Les maladies neurologiques

Les maladies neurologiques sont des pathologies qui touchent le système nerveux central (encéphale et moelle épinière) ou périphérique. Ainsi, ce terme regroupe des affections diverses telles que les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, la sclérose en plaques, l’épilepsie, 

La maladie d'Alzheimer

LES DÉMENCES EN GÉNÉRAL :
 7 % de démences selon l’OMS dont 70% sont dus à la maladie d’Alzheimer.
 La maladie débuterait autour de 50 60 ans pour se manifester vers 70 ou 80ans.
 75% des malades ont + de 80 ans.
 Le retard dans l’apparition des symptômes diminuerait de beaucoup la prévalence de la maladie :
- 75% de malades si on retarde l’apparition de 10 ans.
CAUSES DE LA MALADIE :
Neurone min
 
EVOLUTION
Stade 1 : Aucune déficience (fonctions normales) La personne ne présente aucun trouble de la mémoire. Aucun symptôme de démence n’est décelé lors d’un entretien avec un professionnel de la santé.
 
Stade 2 : Déficit cognitif très léger (pouvant être lié à l’âge ou aux premiers signes de la maladie d’Alzheimer)
La personne a parfois l’impression d’avoir des trous de mémoire, d’oublier des mots courants ou l’endroit où se trouvent certains objets de la vie quotidienne.
Mais aucun symptôme de démence n’est détecté lors d’examens médicaux ou par les amis, la famille ou les collègues.
 
Stade 3 : Déficit cognitif léger (ces symptômes permettent de diagnostiquer chez certaines personnes, mais pas toutes, le stade précoce de la maladie d’Alzheimer) Les amis, la famille et les collègues commencent à remarquer certains troubles.
Lors d’un examen médical approfondi, les médecins sont capables de déceler des troubles de la mémoire ou de la concentration.
Les difficultés courantes au stade 3 comprennent :
- des difficultés manifestes à trouver le bon mot ou nom ;
- des difficultés à se souvenir du nom de personnes rencontrées récemment - avoir manifestement plus de difficulté à effectuer des tâches dans un contexte social ou professionnel ;
- oublier quelque chose juste après l’avoir lu ;
- perdre ou ranger au mauvais endroit un objet de valeur ;
- des difficultés accrues à planifier ou à organiser.
 
Stade 4 : Déficit cognitif modéré (stade léger ou précoce de la maladie d’Alzheimer)
À ce stade, un examen médical approfondi permet normalement de déceler des symptômes évidents de la maladie dans plusieurs domaines :
- l’oubli d’événements récents ;
- l’altération de la capacité à résoudre des calculs mentaux, notamment le décompte de 7 en 7 à partir de 100 ;
- des difficultés accrues à exécuter des tâches complexes, telles que la préparation d’un diner pour des invités, le règlement des factures ou la gestion des comptes ;
- l’oubli de son propre passé ;
- des sautes d’humeur ou un effacement, notamment dans des situations socialement ou mentalement éprouvantes.
 
Stade 5 : Déficit cognitif modérément sévère (stade modéré ou intermédiaire de la maladie d’Alzheimer) Des troubles de la mémoire et du raisonnement sont perceptibles et les personnes ont désormais besoin d’aide pour les activités quotidiennes.
À ce stade, les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer peuvent :
- être incapables de se souvenir de leur propre adresse ou numéro de téléphone ou encore du lycée ou du collège qu’elles ont fréquenté ;
- être désorientées sur le plan temporo-spatial
- avoir des difficultés à résoudre des problèmes mathématiques simples, comme effectuer un décompte de 4 en 4 à partir de 40 et de 2 en 2 à partir de 20
- avoir besoin d’aide pour choisir des vêtements adaptés à la saison ou à une occasion particulière
- se souvenir encore d’événements importants de leur vie ou de celle de leur famille
-  être encore autonome pour manger ou aller aux toilettes.
 
Stade 6 : Déficit cognitif sévère (stade modérément sévère ou intermédiaire de la maladie d’Alzheimer) Les troubles de la mémoire continuent de s’aggraver, des modifications de la personnalité peuvent apparaitre et les personnes ont besoin d’une aide importante pour les activités quotidiennes.
À ce stade, les personnes peuvent :
- ne plus se souvenir d’événements récents de leur vie ou de celle de leur entourage
- se souvenir de leur propre nom, mais avoir du mal à se souvenir de leur passé
- faire la différence entre des visages familiers et inconnus, mais avoir du mal à se souvenir du nom de leur conjoint ou du personnel soignant
- avoir besoin d’aide pour s’habiller convenablement et, sans supervision, faire des erreurs (par exemple, mettre leur pyjama par-dessus leurs vêtements ou inverser leurs chaussures)
- avoir des troubles majeurs au niveau du rythme de sommeil (dormir le jour et être actif la nuit) ;
- avoir besoin d’aide pour certains gestes liés à la toilette (par exemple, tirer la chasse d’eau, s’essuyer ou jeter le papier usagé) 
- souffrir de plus en plus souvent d’incontinences urinaires ou fécales
- subir des modifications majeures de la personnalité ou du comportement, notamment ressentir de la défiance, avoir des hallucinations (croire, par exemple, que les membres du personnel soignant sont des imposteurs) ou présenter des troubles obsessionnels compulsifs comme se tordre les doigts ou déchirer du papier
- avoir tendance à errer ou à se perdre.
 
Souvenez-vous : Les différents stades pouvant se chevaucher, il est difficile de déterminer à quel stade de la maladie se trouve une personne.
 
Stade 7 : Déficit cognitif très sévère (stade sévère ou avancé de la maladie d’Alzheimer)
Au cours de la phase terminale de la maladie, la personne n’est plus capable d’interagir avec son entourage, d’avoir une conversation, ni de contrôler ses gestes.
Elle peut encore prononcer des mots ou des phrases.
À ce stade, la personne requiert une aide importante pour les activités quotidiennes telles que manger ou aller aux toilettes.
Elle peut ne plus être capable de sourire, de se tenir assise et de lever la tête.
Ses réflexes deviennent anormaux. Ses muscles se raidissent.
Elle commence à avoir des troubles de la déglutition.
 
RESISTANCE ET PREVENTION : les 5 clés pour repousser l'apparition de la maladie Le mécanisme :
 
1 "Passe ton bac, ton cerveaux vieillira mieux !"
Une scolarité longue conférerait en effet une protection contre les manifestations cliniques d’une démence ou d’Alzheimer. 
Elle favorise le maintien de la réserve cérébrale (somme des neurones et des connexions cérébrales).
Ainsi, atteindre ou dépasser le certificat d’études serait associé à un moindre risque de démence.
Ce qu’appuie une étude canadienne: effectuer moins de six années de scolarité (à partir du CP) doublerait le risque par rapport à ceux dont la scolarité a dépassé treize années (bac +1).
Même constat après observation de 20.658 Européens de plus de 50 ans (3) : chaque année supplémentaire passée sur les bancs de l’école compensera quatre ans de vieillissement cognitif. De plus, parler deux langues couramment repousserait de cinq ans l’apparition des symptômes.
Les diplômes ne font cependant pas tout. Un travail non répétitif et stimulant est associé à un risque moindre de démence.
 
2 Pratiquer un sport régulièrement 30 à 60 minutes d’activité physique quotidiennes (marcher, monter les escaliers…) plus deux séances de 20 à 60 minutes par semaine d’exercices (randonnée, vélo…), telle est la prescription des scientifiques pour un cerveau en pleine forme.
Une méta-analyse, incluant 15 études prospectives sur 33.816 patients non déments de plus de 55 ans, a montré que les personnes ayant une activité physique faible à modérée ont 35% de risque en moins de développer des troubles cognitifs que des sédentaires, et jusqu’à 38% pour une activité intensive.
L’activité physique maintient une bonne santé des vaisseaux, ce qui entretient un fonctionnement optimal du cerveau", explique le neurologue Bernard Croisile.
Elle aurait aussi un effet anti-inflammatoire, antioxydant et, surtout, favoriserait la libération de neurotrophines.  
Ces facteurs de croissance stimulent la neurogenèse au niveau de l’hippocampe [structure cérébrale impliquée dans la mémorisation].
Sur 120 adultes de plus de 66 ans, un an d’exercices réguliers est associé à un accroissement du volume de l’hippocampe de 2 %, avec de meilleurs taux de facteurs de croissance cérébraux alors que chez le groupe témoin (inactifs) l’hippocampe rétrécissait de 1,4 %.
 
3 Soigner cholestérol, hypertension et diabète Le traitement de l’hypertension artérielle permet de réduire le risque d’Alzheimer.
En 1998, une étude (Syst-Eur) sur plus de 2000 personnes de plus de 60 ans dévoilait que deux ans de traitement de l’hypertension artérielle réduisaient de moitié le nombre de cas de démence.
Une personne d’âge moyen hypertendue a un risque accru de connaître une démence liée à l’âge.
Selon l’étude Honolulu Asian Aging, ce risque serait associé à une baisse de peptide A-bêta circulant dans le plasma.
Le cholestérol est aussi un facteur de risque.
Celui-ci est réduit de 29 % chez les patients traités contre le cholestérol par statines.
Un excès de cholestérol en milieu de vie est lié à un risque accru de la maladie.
Le diabète favorise aussi l’apparition des troubles cognitifs par perte de neuroplasticité de l’hippocampe.
L’association entre indice de masse corporelle trop élevé en milieu de vie et risque d’Alzheimer est aussi avérée.
Enfin, une étude (5) montre que plus on fume, plus le risque d’Alzheimer augmente, avec un accroissement du nombre de plaques amyloïdes dans le cerveau.
 
4  Bien composer son assiette Manger des fruits, légumes, poissons, céréales, huiles riches en omégas 3, vin, c’est bon pour le cerveau. Selon une étude  menée sur 2.000 personnes, pour celles qui ont suivi ce régime, le risque de démence est diminué de 40 %.
La consommation régulière de poissons riches en omégas 3 réduirait ce risque dans les sept ans qui suivent.
En revanche, un manque de vitamines B9 et B12 (présentes dans la levure, le foie, le melon, les épinards…) multiplie par deux le risque de développer Alzheimer.
Une étude sur des personnes de plus de 65 ans a révélé que celles dont le taux de vitamine D dans le sang était inférieur à 25 nmol/l présentaient un risque multiplié par 2,22.
Il faut savoir aussi que deux à quatre tasses de café par jour réduiraient le risque d’Alzheimer.
La caféine protège les neurones, chez la souris du moins, réduit les plaques amyloïdes et atténue certains mécanismes inflammatoires.
Enfin, une relation positive a été démontrée entre une consommation de vin modérée (de l’ordre de 25 à 50 cl par jour) et une moindre incidence de la maladie d’Alzheimer.
 
5 Stimuler son cerveau par des activités variées Il vaut mieux peindre, bricoler, faire de la musique, des puzzles, jouer aux cartes, etc., que regarder la télévision.
Des activités mentales variées quotidiennes, sociales et de loisirs diminuent le risque de démence.
Pourvu qu’elles soient stimulantes et non répétitives. Le mieux, d’ailleurs, est de ne pas attendre la retraite, précise Bernard Croisile.
Ces pratiques doivent être développées et entretenues entre 20 et 60 ans."
Elles maintiennent en effet la réserve cérébrale en activant la plasticité du cerveau.
Deux méta-analyses ont été menées sur 29.000 et 47.000 sujets.
La première montre qu’une activité mentale complexe durant toute la vie est corrélée à une baisse de 46% de l’incidence de la démence.
La seconde que l’entraînement cognitif aide à lutter contre la survenue d’Alzheimer puis ralentit sa progression. 
Dix patients atteints d’Alzheimer (de 76 ans) et 11 témoins ont été étudiés de 2005 à 2011 :
les individus ayant une activité cognitive importante développent moins de plaques amyloïdes que les seniors moins actifs.
D’autant plus si les activités ont été effectuées durant la vie entière.
Sources : Sciences et Avenir

 
 

La maladie de Parkinson

Décrite pour la première fois en 1817 par un médecin anglais qui lui donna son nom, la maladie de Parkinson est une affection dégénérative du système nerveux central.
 
Les zones spécifiquement atteintes sont les neurones producteurs de dopamine (système dopaminergique).
Une maladie du système dopaminergique Région cérébrale qui dégénère dans la maladie de Parkinson.
Trois corps de Lewy (l'un situé au centre, très caractéristique) qui confirment le diagnostic de la maladie de Parkinson.
C'est dans ces corps que l'on trouve du fer et de l'aluminium en quantité anormalement élevée.
La dopamine est un neurotransmetteur, c’est-à-dire une molécule chargée de transmettre l’information entre les neurones.
Lorsque la production ou la circulation de la dopamine est diminuée, les cellules nerveuses communiquent mal.
Cela se traduit par de nombreux troubles, dont ceux de la maladie de Parkinson.
 
Symptômes et évolution
Les trois principaux symptômes permettant d’établir un premier diagnostic sont une akinésie (lenteur et difficulté du mouvement), une hypertonie musculaire (rigidité dite "extrapyramidale", touchant à la fois le rachis et les membres) et les tremblements (au repos, de manière régulière à 4 à 7 cycles par seconde).
À côté de ces trois troubles majeurs, la maladie de Parkinson se manifeste par des symptômes secondaires :
douleurs, crampes, fourmillements, constipation, mictions urgentes, chute de tension à l’occasion d’une levée trop brusque (hypotension orthostatique), sueurs et salivations abondantes, anxiété, déprime, irritabilité, manies.
 
Cinq stades d'évolution   
Stade I : premiers signes unilatéraux, ne gênant pas la vie quotidienne.
Stade II : signes encore unilatéraux, mais entraînant une gêne.   
Stade III : signes bilatéraux, posture modifiée, pas de handicap grave, autonomie complète.   
Stade IV : handicap plus sévère, marche encore possible, autonomie limitée.   
Stade V : marche impossible (fauteuil roulant, alitement), perte complète de l’autonomie.
 
L’espérance de vie des malades est variable. Dans les meilleurs cas (survenue tardive, repérage précoce, traitement efficace), la durée de vie peut être normale, c’est-à-dire identique à la moyenne de la population.
Pic de fréquence vers 70 ans Rarissime avant 45 ans, la maladie de Parkinson atteint les sujets plus âgés :
1 % de la population est concernée après 65 ans, et le pic de fréquence se situe autour de 70 ans. On compte environ 100 000 malades en France, et 8 000 nouveaux cas se déclarent chaque année.
Avec le vieillissement de la génération du « baby-boom » et les gains réguliers d’espérance de vie, le pic épidémiologique est devant nous.
Les hommes sont légèrement plus touchés que les femmes.
 
Des causes génétiques et environnementales
Les causes de la maladie de Parkinson font probablement intervenir une interaction entre gènes et environnement.
Plusieurs pistes sont étudiées :
exposition aux métaux lourds, pesticides et herbicides, chocs à la tête (traumatismes crâniens comme chez les boxeurs), micro-infarctus cérébraux, neurotoxines qui pourraient être d’origine virale…
Plusieurs gènes de prédisposition ont été identifiés, d’abord dans les cas (très rares) de forme précoce de la maladie, survenant avant 50 ans, parfois même avant 40 ans.
Mais la forme la plus courante (plus de 95 % des cas) n’a pas encore livré tous ses secrets génétiques, et les études familiales ou de jumeaux ne montrent pas une héritabilité très élevée.
Des traitements innovants de stimulation cérébrale La L-Dopa (lévodopa ou traitement dopaminergique) est la thérapie de référence, efficace sur la triade symptomatique.
Mais elle entraîne souvent des effets secondaires de fluctuation motrice, que n’ont pas d’autres molécules parfois utilisées en thérapie (agonistes dopaminergiques).
Modopar, Sinemet…
 
La stimulation cérébrale profonde (intervention à haute fréquence sur le noyau subthalamique) est utilisée avec succès depuis une quinzaine d’années dans le traitement de la maladie de Parkinson.
Le tremblement résistant au traitement médicamenteux et les complications motrices liées à la lévodopa constituent les principales indications de ce traitement neurochirurgical. Plus récemment s’est développée la stimulation corticale (électrode sur la dure-mère au niveau du cortex moteur), moins invasive et donnant des résultats comparables à la stimulation cérébrale profonde sur les symptômes des patients.

La sclérose en plaques

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune de l'adulte jeune touchant le système nerveux central. Des facteurs génétiques associés à des facteurs environnementaux prédisposent à la maladie. Son évolution, le plus souvent par des poussées, est source de handicap à long terme.

QU’EST-CE QUE LA SCLÉROSE EN PLAQUES ?

La sclérose en plaques est une maladie auto immune chronique du système nerveux. Elle ne touche que le système nerveux central qui comporte l'encéphale contenu dans la boîte crânienne (cerveau, cervelet, tronc cérébral et bulbe rachidien) et la moelle épinière située dans le canal rachidien formé par la colonne vertébrale.

Elle se manifeste par des troubles moteurs, sensitifs, de l’équilibre, visuels…pouvant être responsables à long terme d'un handicap.

La sclérose en plaques évolue, le plus souvent, par poussées en nombre variable d'une personne à l'autre. Parfois, elle évolue en continu.

QUELLES SONT LES LÉSIONS DE LA SCLÉROSE EN PLAQUES ?

La myéline est une substance qui forme une gaine protectrice autour des axones des nerfs (ou prolongements du nerf qui assure la conduction de l'influx nerveux

Dans la sclérose en plaques, les cellules qui fabriquent la myéline sont attaquées par un processus auto-immun (le corps attaque ses propres constituants). La myéline est endommagée et laisse place à des lésions épaisses et dures dispersées dans le système nerveux central. Ces lésions sont dénommées sous le terme de « plaques ».

Selon la localisation et l'importance de ces plaques, les informations qui transitent par le système nerveux sont plus ou moins perturbées. Les symptômes de la sclérose en plaques sont le reflet de ces anomalies.

LES CAUSES DE LA SCLÉROSE EN PLAQUES

Les causes exactes de la sclérose en plaques restent inconnues à ce jour. Différents facteurs sont à l'origine de cette maladie, notamment la prédisposition génétique. La probabilité d'apparition de la sclérose en plaques est plus grande dans les familles déjà concernées par la maladie. Ces facteurs génétiques auraient un rôle sur l'immunité de la personne.

D'autres facteurs, associés à cette prédisposition génétique, pourraient favoriser l'apparition de la maladie :

  • le climat. Le manque d'ensoleillement (surtout pendant les 15 premières années de vie) est un facteur connu. Ainsi, la maladie est d'autant plus fréquente qu'on s'éloigne de l'équateur ;
  • le tabagisme actif ou le tabagisme passif dans l'enfance.

Le rôle des agents infectieux (virus ou bactéries) dans la survenue d'une sclérose en plaques est toujours à l'étude.

L'épilepsie

Maladie neurologique
C'est un syndrome qui a pour manifestation clinique un dysfonctionnement cérébral lié à une décharge électrique anormale d'un groupe de neurones du cortex cérébral.
Les formes les plus classiques associent:
- Une perte de connaissance qui peut entrainer une chute
- Une phase tonique, avec raidissement des membres
- Une phase clonique, avec secousses rythmées des membres, hyper salivation
- Une phase de relâchement avec retour à la normale et relâchement sphinctérien 
Crises partielles : la décharge électrique ne touche qu’une partie du  cerveau, il y a convulsion d’un seul membre sans perte de connaissance.
L’absence: crise caractérisée par une suspension de l’activité, de brèves  durée, sans chute ni secousses, avec fixité du regard. Répétition fréquente dans la journée.
Causes : souffrance cérébrale
CONDUITE À TENIR  PAR LES AES
- garder son calme
- éloigner les curieux
- éloigner tout objet potentiellement dangereux
- après la chute :
ne pas chercher à le remettre debout ou assis ou sur un lit
- ne pas chercher à le maîtriser, à le mobiliser
- ne rien mettre dans la bouche (mouchoir interdit) sauf si canule de Guedel
- faciliter la respiration : desserrer  la cravate, ceinture, collections - protection derrière la tête (oreiller, coussin)
Phase résolutive
- mise en PLS  (mais si possibilité avant c'est mieux) pour dégager les voies respiratoires, évite d'avaler la salive, résidus alimentaires (fausses routes)
- ne pas donner d'eau - couvrir la personne durant la crise (hypersudation puis refroidissement)
- nettoyer les blessures occasionnées
- nursing et soins d'hygiène après la crise (perte d'urines)
- prise en charge psychologique : le rassurer à son éveil
- prévenir les secours ou médecins, pompiers
- observer le déroulement de la crise pour en rendre compte aux secours (les clonies:
mouvements amples, particularités, tremblements, morsures pour signaler avec le + d'exactitude. Noter l'heure du début et de la fin de la crise et la fréquence (si ceux sont des crises répétées))
- dédramatiser la situation (impressionnante en général)
- réinstaller le patient dans son lit
- mettre les barrières pendant quelques heures
Hygiène de vie de l'épileptique
- alcool déconseillé car est un facteur déclenchant
- lunettes de soleil pour les patient fragilisés à la lumière (pour certain est un facteur déclenchant)
- éviter les nuits blanches: dormir un peu durant la journée: ne pas accumuler la fatigue
- avoir un rythme de sommeil régulier
Sport :- facteur déclenchant :
hyperventilation donc éviter les sport où l'on s'essouffle, le sport est un facteur d'intégration sociale mais qui nécessite d'avoir un traitement équilibré - prévenir l'entraîneur
Physiopathologie :
- hyperventilation pulmonaire
- hypoxie: Plongée
- hypoglycémie
- trauma crânien répétés : boxe / rugby
- facteur émotif (phase de relaxation)

Démence fronto temporale

La démence fronto-temporale est une maladie neurodégénérative.
Il y a donc une aggravation des symptômes au fur et à mesure de l’avancée de la maladie.
Fonctionnement cognitif :
  • Au début de la maladie, il n’y pas d’altération de la mémoire,  c’est avant tout les troubles du comportement qui sont significatifs.  
  • Au niveau du langage il y a une économie du discours spontané mais la compréhension est bien préservée.
Caractéristiques comportementales : comportement qui n’est pas la continuité du comportement antérieur :
  • Changement d’humeur
  • Apparition de somatisation et d’anxiété
  • Pertes des convenances sociales
  • Manque d’hygiène
  • Comportement alimentaire compulsif : tendance à aimer la sucrerie.
  • Perte du contrôle et désinhibition qui se traduisent par des stéréotypies verbales et motrices, des rituels, des persévérations, de l’impulsivité voir même de l’agressivité.
  • Apathie et Aspontanéité
La démence fronto-temporale est une maladie dégénérative et n’est donc pas à confondre avec les syndromes frontaux qui sont  liés à des traumatismes crâniens ou à des accidents vasculaires.
Les symptômes sont cependant proches puisqu’ils touchent la même zone cérébrale.
Ils se caractérisent par :
  • Un syndrome dysexécutif (atteintes des fonctions exécutives qui permettent de planifier, d’avoir des initiatives, de  contrôler ses actes, de faire preuve de logique, de porter un jugement….)
  • un syndrome de déshinhibition :
  • Le lobe frontal permet de mettre en place les processus permettant à une personne de continuer à avoir un comportement adapté par rapport aux règles personnelles  et aux usages de la société. Lorsqu’il est atteint la personne n’est plus capable d’avoir le contrôle de soi, ce qui va se traduire par de la labilité émotionnelle (va pleurer pour un oui ou pour un non, puis rire) de l’impulsivité, de la distractibilité….
  • Un syndrome apathique : la personne va être démotivée, déprimée et cherchera a éviter l’effort.   Les symptômes peuvent aller jusqu’au mutisme, à l’immobilité
3- La personne démente possède-t-elle encore des capacités ?
  • Les praticiens de la prise en charge du dément remarqueront qu’il y a une grande variabilité chez un sujet dément à réaliser au cours de la journée une même activité (contrairement à ce que l’on pense).
  • Sur le plan neurologique nous oublions souvent que tout individu possède 100 milliards de neurones avec plus d’un million de milliards de connexions (on ne connaît pas de limite de stockage du cerveau humain en bonne santé)
  • Des autopsies ont montré que nombre de vieillards survivent à des lésions importantes de leur cerveau et restent relativement orientés (Charles WELLS)
  • Les capacités de langage ne disparaissent pas en quelques années, ni complètement, même en fin de démence (effet locutoire du discours, de compréhension…).
  • Le sujet dément devient un expert de l’émotion : si le langage recule, l’émotion (première forme de relation acquise) se replace au premier plan. Le sujet dément apprend et mémorise encore des informations de manières automatiques et inconscientes par le canal émotionnel : il mémorise l’émotion ressentie dans la relation avec une personne même si il ne peut retenir son nom. 
  • Les personnes démentes sont perméables au climat relationnel et, sans comprendre finement ce qui se dit, ils en comprennent le sens global. Ce qui se passe ou se dit à propos d’eux, l’essence de ce qui se joue, de l’avis unanime des observateurs attentifs, semblent perçus par eux. A titre d’exemple, il peut ne pas parvenir à nommer ses enfants et pourtant se conduire avec eux de façon adaptée. De même, s’il ne retrouve pas le nom de son médecin, il peut être tout à fait capable de l’identifier comme tel et de l’appeler « docteur ».
  • Il est intéressant de pointer la capacité des personnes démentes à respecter et donc à intégrer et mémoriser d’une certaine façon, les usages, les règles des groupes dans lesquels ils sont amenés à vivre, que cela concerne les lieux des repas, des rituels de coucher, ou des interdits comme ne pas mettre de désordre dans le bureau de l’infirmière…pourtant toujours ouvert !
  • L’observation permet de vérifier que les patients déments cherchent, avec leurs capacités restantes à exprimer leurs préoccupations, des sentiments, et d’une certaine façon leur point de vue.
4- Traits psychologiques communs aux déments
  • Une grande vulnérabilité narcissique. Toute situation d’échec génère au mieux un repli et une position mutique, au pire de l’agressivité et de l’agitation (surtout en situation publique, en début et milieu de démence). La prise en charge d’une personne démente nécessite d’éviter au maximum l’échec et les jugements négatifs.
  • Une ambivalence décisionnelle (incapacité décisionnelle) Il s’agit d’une véritable difficulté à faire des choix lorsque l’on propose au sujet dément des possibilités multiples, voire même à s’impliquer. Cela conduit d’ailleurs, si l’on n’y prend pas garde à un repli sur soi et donc une baisse des investissements d’objet (activités, relations…)
  • Un vécu d’abandon. Toujours prêt à poindre, les conduisant à développer des symptômes pour exprimer leur incapacité à rester seuls (agitations, stéréotypies, déambulations…).
  • Une angoisse plus ou moins consciente de mort Celle-ci, affleure parfois dans ses discours, dans ses symptômes, surtout lors de ses mises en échec.

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Date de dernière mise à jour : 25/06/2019

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