Animation en unité de vie spécialisée : type Alzheimer

 

La priorité dans le travail est la présence aux résidents.

Toute activité de la journée doit s’envisager dans un objectif de maintien de l’autonomie.

 Nous sommes face à des malades en perte de facultés, mais qui, même à un stade avancé de la maladie, conservent une vie mentale.

 Même si leur pensée ne s’organise plus correctement, ces personnes continuent à vivre des émotions, même si elles ne parviennent plus à les exprimer correctement (ce qui est source de souffrance).

Ainsi, même si la personne perd une part de sa cohérence intellectuelle, sa cohérence affective et émotionnelle reste très présente, malgré les apparences.

Le projet d’animation: l’occasion de rendre aux personnes un statut,

Digne de respect et de considération.

L’animation doit faire partie à part entière de la prise en charge quotidienne. Il s’agit de temps de rencontre, sur la base d’activités, avec pour objectifs : restructuration d’un statu consolidation ou le maintien des acquis (en fonctions pertes liées à la maladie évolutives)

Le malade Alzheimer a besoin d’être écouté et d’être reconnu comme une personne.

  • Il s’agit de l’aider à donner du sens à ce qu’il vit, à ce qu’il fait.
  • Il s’agit de l’aider à se sentir accepté, malgré sa maladie.

C’est grâce au regard qui va être porté sur elle que la personne va pouvoir garder sa dignité.

La personne âgée démente a un besoin de réalisation, au travers des tâches qu’elle est encore capable d’accomplir.

La restructuration d’un statut social

           La personne atteinte de la maladie d’Alzheimer s’est progressivement désengagée d’un processus de vie sociale (famille, amis, réseau relationnel...). Et l’arrivée en institution peut accélérer, dans un premier temps, le processus des pertes et notamment des pertes de repères, ou au contraire être source de progrès. Elle a besoin d’aide pour retrouver des repères.

           Une participation en groupe (ou individuelle), répétitive, va permettre de conserver des acquis

          Le groupe est régi par des règles de vie communes : sécurité, droits, présence de l’autre, vie en communauté, différenciation et reconnaissance de l’autre, construction ou reconstruction des temps sociaux ...

Face à la perte d’autonomie, il s’agit d’adapter l’animation

De plus, c’est à l’animateur de s’adapter à la personne et non l’inverse.

Les activités proposées

  • doivent être accessibles et stimuler les acquis
  •  ne doivent pas mettre la personne en échec

  • doivent respecter les rythmes et les désirs de chacun

L’animateur doit prendre en compte

  • l’échange
  • le regard
  • le toucher
  • la stimulation de l’affectif et de l’émotionnel
  • la mise en mots (pour redonner du sens)
  • la réassurance et le revalorisation du malade
  • l’importance de l’investissement de la relation pour le malade en lui proposant des échanges, des activités susceptibles de lui procurer du plaisir, de la satisfaction.

Il s’agit de renoncer à une mise à l’épreuve des facultés intellectuelles et à une recherche de performances.

          Ce qu’il s’agit de stimuler, c’est l’intérêt de chaque malade, son désir propre et sa confiance en lui et par conséquent, ses acquis.

          Importance des lieux, de leur aménagement, avec un souci constant de propreté et de convivialité. Le Cèdre doit rester, à chaque instant, un lieu de vie et de rencontre, pour le résident, pour les familles et pour le personnel.

Consolidation / Maintien des acquis

La diminution des acquis, au niveau physique et intellectuel, impose de proposer des supports thérapeutiques stimulants.

Objectif: retarder les pertes liées à la maladie évolutive.

 

Auteur : Isabelle Fabre

Aide médicaux psychologique

Animatrice EHPAD

        

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Date de dernière mise à jour : 26/01/2020