Travail de nuit aide soignante
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Bonjour, je travaille en EHPAD de nuit et je suis seule (normalement on doit être 4 personnes de nuit )
de 20 heures à 7h j’ai 100 résidents à ma charge
. Est-ce que c’est normal ?
Je ne suis même pas diplômé aide soignante je suis juste une auxiliaire de vie . Je n’ai jamais fais des jours dans cette Ehpad je suis passé directement de nuit .
J’ai demandée à passer de jours ils m’ont dit que ce n’était pas possible car s’ils avaient des contrôles ils auront des avertissements et moi je risquerai de perdre mon travail
Je me demande comment ça se passe pour passer le diplôme d’aide soignant
Bonjour,
Ce que tu vis n’est ni normal, ni conforme à la législation. Voici une réponse en plusieurs parties pour t’éclairer et t’orienter au mieux :
1. La situation actuelle : est-elle légale ?
Non, ce que tu décris n’est pas conforme à la réglementation.
Ce qui pose problème :
Tu es seule de nuit pour 100 résidents : c’est une mise en danger, à la fois pour les résidents et pour toi.
Tu es auxiliaire de vie (et non diplômée aide-soignante), et on te confie des responsabilités qui ne devraient pas reposer sur ton poste.
Tu es en poste sans avoir été formée aux jours ni accompagnée correctement : c’est une rupture d’accompagnement qui va à l’encontre de l'obligation de sécurité de l'employeur.
Selon la réglementation :
Une astreinte d’au moins un personnel diplômé (IDE ou AS) est nécessaire de nuit en EHPAD, avec un nombre de personnels adaptés au nombre de résidents.
Le Code du travail et le Code de l’action sociale et des familles imposent à l’établissement d’organiser le travail en assurant la santé et la sécurité des salariés.
2. Quels sont les risques pour toi ?
Si un incident survient (chute, décès, erreur de soins...), tu peux être tenue pour responsable, même si tu n’as pas le diplôme.
L’établissement peut aussi être mis en cause pour manquement grave à ses obligations (ce que tu peux signaler à l’ARS, voir plus bas).
Le fait qu’on te refuse un passage de jour sous prétexte de contrôle est une preuve que l’établissement a conscience qu’il agit illégalement.
3. Que peux-tu faire maintenant ?
Voici quelques options concrètes et complémentaires :
Discuter avec ton employeur :
Tu peux (par écrit de préférence) :
Demander à être accompagnée d’un personnel diplômé de nuit.
Refuser de réaliser des actes relevant du rôle propre de l’AS, puisque tu n’es pas diplômée.
Demander une formation ou un accompagnement adapté.
Faire un signalement :
Tu peux contacter :
L’ARS (Agence Régionale de Santé) de ta région via un signalement anonyme ou non (sur signalement.social-sante.gouv.fr).
L’Inspection du travail, qui peut enquêter sur les conditions de travail et les effectifs.
Un syndicat, même sans être adhérente, pour être informée de tes droits.
4. Comment devenir aide-soignante ?
Tu peux passer le diplôme d’État d’aide-soignante (DEAS) :
Deux grandes options :
La formation complète en IFAS (10 mois) : après admission via un oral de sélection (pas de concours écrit).
La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) si tu as au moins 1 an d’expérience (1607h) dans le soin, auprès de personnes dépendantes (ce qui semble être ton cas).
De nombreuses auxiliaires de vie comme toi ont réussi leur reconversion en devenant aide-soignantes. -
Gérer la fatigue nocturne
Pour une aide-soignante travaillant de nuit, gérer la fatigue nocturne est essentiel pour préserver sa santé et assurer la qualité des soins. Voici quelques conseils pratiques :
1. Avant la prise de poste :
Repos préalable : Essayez de faire une sieste avant de commencer votre nuit de travail, même si elle est courte (1 à 2 heures).
Alimentation équilibrée : Optez pour un repas léger, riche en protéines et pauvre en sucres rapides pour éviter les coups de fatigue.
2. Pendant la nuit :
Hydratation : Buvez de l'eau régulièrement pour rester alerte. Évitez les excès de caféine, qui peuvent perturber votre sommeil plus tard.
Petits repas ou collations : Privilégiez des collations saines (fruits, noix, yaourt) pour maintenir votre énergie sans alourdir votre digestion.
Courtes pauses actives : Si possible, prenez des pauses pour marcher ou vous étirer. Cela aide à stimuler la circulation et à réduire la somnolence.
3. Après le travail :
Transition progressive : À la fin de votre poste, portez des lunettes de soleil pour réduire l’exposition à la lumière, ce qui facilite l'endormissement une fois chez vous.
Routine de sommeil : Aménagez une chambre sombre, calme et fraîche (rideaux occultants, bouchons d’oreilles si nécessaire). Respectez une routine pour améliorer la qualité de votre sommeil.
4. En général :
Écoute de votre corps : Si vous ressentez des signes de fatigue excessive, parlez-en à votre responsable pour ajuster vos horaires si possible.
Hygiène de vie : Maintenez une alimentation saine et pratiquez une activité physique modérée, qui favorisent un meilleur sommeil.
Moments de récupération : Planifiez des jours de repos complets où vous pouvez recharger vos batteries sans sollicitations extérieures.
Avec une organisation adaptée et des habitudes équilibrées, il est possible de minimiser la fatigue nocturne et de mieux vivre les rythmes décalés. -
[u][/u]Concilier vie professionnelle et vie personnelle en tant qu’aide-soignante de nuit
Concilier vie professionnelle et vie personnelle en tant qu’aide-soignante de nuit peut être un défi, mais c’est aussi une opportunité de mieux organiser son quotidien.
Les horaires de nuit demandent une bonne gestion du sommeil et des moments de repos pour préserver son bien-être.
Il est essentiel de planifier des temps de qualité avec ses proches pendant les jours de repos, tout en respectant ses besoins physiologiques.
Une communication claire avec sa famille et une routine bien établie permettent de maintenir un équilibre entre les obligations professionnelles et la vie personnelle.
Enfin, l'entraide entre collègues et une organisation efficace des tâches peuvent alléger la charge de travail et favoriser un climat serein, tant au travail qu’à la maison.
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