Entretien avec le jury 15 questions/réponses

 

Contrairement à la plupart des autres carrières où vos interactions avec le public ressembleraient davantage à une prestation avec un «client» , votre interaction avec le public correspond à la prestation de soins à un patient.

Cela nécessite un ensemble de compétences interpersonnelles parfaitement affinées et soigneusement élaborées .

Par conséquent, bon nombre de vos questions d’entrevue porteront sur les soins et la satisfaction des patients et sur la manière dont vous répondez à leurs besoins spécifiques dans des situations et des situations extrêmement variées.

Ces questions font partie de la catégorie des questions comportementales et sont posées afin qu'un intervieweur puisse apprendre rapidement et facilement comment vous réagiriez à différentes situations en fonction de vos expériences et de votre comportement passés.

Ils indiqueront également à un intervieweur comment vous allez gérer le travail en équipe et avec d'autres professionnels de la santé, y compris des médecins et des techniciens, ainsi que des proches et des amis de patients.

Soyez prêt à répondre aux questions sur les raisons pour lesquelles vous avez choisi les soins infirmiers et sur la carrière qui vous intéresse.

On vous posera également des questions sur votre travail en équipe, ainsi que sur votre capacité à vous motiver et à travailler seul.

Vous devez également vous préparer aux questions sur la façon dont vous gérez une crise ou sur le stress.

Vous vous sentez un peu fiévreux avec toutes ces questions et réponses éventuelles lors d'un entretien infirmier? Ne t'inquiète pas! Tout ce qu'il faut, c'est un peu de préparation à l'avance.

La première chose à faire lors de la préparation à unentretien est de passer en revue la description de la formation avec un peigne fin.

Faites une liste de tout ce que jury recherche chez son candidat idéal.

Maintenant, asseyez-vous et examinez toutes vos expériences et voyez exactement comment vous avez satisfait à toutes ces exigences auparavant.

Peu importe si vos expériences ne sont pas à 100% liées aux soins . Essentiellement, vous voulez donner au jury des exemples sur mesure de la façon dont vous avez géré des situations dans le passé afin qu'il puisse extrapoler votre réaction probable dans des situations futures ... et dans certains cas, des exemples en dehors du travail comment vous êtes capable de penser et de gérer vous-même au-delà de votre travail. Assurez-vous que, quoi qu’il en soit, vous répondez à leurs questions avec des exemples personnels qui mettent en valeur vos compétences et aptitudes.

CONSEIL : Commencez par décrire votre exemple, expliquez la situation dans laquelle vous vous êtes trouvé, puis décrivez exactement comment vous avez réagi à cette situation en utilisant vos compétences et vos connaissances.

Pendant que vous faites votre préparation et que vous parcourez la formation infirmier , il est judicieux de faire une petite recherche pour savoir à quel IFSI vous postulez. Avoir des détails sur leurs techniques ou leur façon de faire les choses et les relier à la façon dont vous faites ne leur montrera pas que vous êtes déjà en phase avec leur style, mais cela aidera également à renforcer l’idée que vous êtes le candidat idéal. !

Dans la plupart des situations, être infirmier signifie travailler dans une équipe. Par conséquent, votre entretien peut consister à avoir un entretien avec des formateur IFSI. 

Maintenant que nous avons couvert quelques conseils de base, jetons un coup d’œil aux 15 questions les plus fréquemment posées lors des entretiens avec des infirmières.

Les 15 questions les plus courantes en entretien jury infirmier

1. "Pourquoi choisir une carrière d'infirmière?"

Même s’il ne s’agit pas vraiment d’une question de comportement, vous devez être prêt à y répondre à l’avance. Comme il s’agit d’un domaine tellement spécialisé et concret, le jury doit savoir ce qui vous donne envie de faire partie des étudiants de l'IFSI. N'ayez pas peur d'être un peu personnel avec votre réponse… mais n'allez pas trop loin!

Exemple de réponse:

Je viens d'une longue lignée de soignant. Ma grand-mère et ma mère sont des infirmières. Grandir dans cet environnement et voir à quel point ils aiment ce qu'ils font chaque jour est à la fois inspirant et motivant. J'aime les défis et le fait de sortir des sentiers battus pour trouver des solutions me motive et m'engage. Je suis fier de continuer la tradition des soins infirmiers dans ma famille. Par-dessus tout, savoir que je fais vraiment une différence dans la vie des gens est vraiment ce qui en vaut la peine.

2. "Qu'est-ce que vous trouvez gratifiant dans le travail d'une infirmière?"

Un bon travail apporte de nombreuses récompenses; le chèque de paie, la proximité de votre lieu de résidence, les prestations de retraite… mais rappelez-vous que lorsque vous êtes en entretien, ce n'est pas vraiment à vous… c'est à eux et à la satisfaction de leur besoin, qui est de trouver le candidat idéal (indice, c'est vous! ).

Exemple de réponse:

J'aime vraiment aider les gens, et quand ces gens sont des enfants, il n'y a pas de meilleur sentiment dans le monde. Je me souviens d'avoir eu un petit garçon en tant que patient qui avait un problème à long terme entraînant la perte d'une de ses jambes. Au cours de ses traitements, nous avons découvert que nous avions un amour commun pour les films de robots. Je suis resté avec lui tout au long de son opération d'amputation et, lorsqu'il a été équipé de sa prothèse, j'étais là pour l'encourager. Nous avons célébré son premier pas avec sa nouvelle jambe en lançant un marathon de films de robots dans la salle commune. Son père m'a pris à part cet après-midi et m'a dit à quel point toute la famille était reconnaissante de toute notre aide et de tout notre soutien. Ce n’était pas une période facile pour ce garçon ou pour sa famille, mais savoir que c’était un peu plus facile parce que j’étais là et j’avais établi un véritable lien personnel avec eux, c’était humiliant et inspirant.

3. Comment traitez-vous avec une personne qui n'est pas satisfaite de vos soins?

Voici un excellent exemple de question comportementale. Le jury vous demande un exemple concret de la façon dont vous gérez une situation. Rappelez-vous, comme indiqué ci-dessus, donnez aux jury un exemple tiré de votre passé et expliquant comment vous avez géré une situation afin qu'il puisse avoir une idée de la façon dont vous vous comporteriez dans une situation similaire à l'avenir.

Exemple de réponse:

Personne n'aime ne pas se sentir bien, et il est facile que ceux-ci se manifestent sous forme de frustration et de colère. Bien que je m'efforce constamment de faire tout ce que je peux pour un patient, il arrive parfois que cela ne soit pas assez bon et que quelqu'un me conteste. J'ai eu une telle situation une fois avec un patient qui s'est plaint de moi à mon superviseur, en leur disant que je leur refusais des soins spécifiques pour un problème. La première chose que je dois faire dans cette situation est de prendre du recul et d’évaluer réellement ce qui se passe. Sont-ils en colère à cause de quelque chose que je fais ou ne fais pas? Est-ce quelque chose que je peux corriger ou dois corriger? J'ai parlé avec m et je lui ai dit que je suivais les ordres stricts du médecin. Nous avons discuté de la situation avec le médecin traitant et elle a accepté de venir avec moi pour parler à la patiente. Il s'avère que la patiente a mal compris une chose que le médecin lui avait dite, la laissant supposer que je négligeais une étape de son processus de soins. Une fois la confusion dissipée, nous avons pu travailler avec le patient pour trouver une solution satisfaisante. Je travaille dur pour m'assurer de répondre aux questions des patients et lorsque je ne peux pas, j'essaie de trouver les personnes qui le peuvent. Parfois, même avec tout cela, vous trouvez des personnes qui ne sont pas satisfaites de ce que vous faites. Dans ces situations, je fais de mon mieux pour les accommoder sans compromettre leurs soins. Si le problème ne peut vraiment pas être résolu, je collabore avec les autres infirmières et médecins de mon équipe pour trouver une solution alternative. nous avons pu travailler avec le patient pour trouver une solution satisfaisante. Je travaille dur pour m'assurer de répondre aux questions des patients et lorsque je ne peux pas, j'essaie de trouver les personnes qui le peuvent. Parfois, même avec tout cela, vous trouvez des personnes qui ne sont pas satisfaites de ce que vous faites. Dans ces situations, je fais de mon mieux pour les accommoder sans compromettre leurs soins. Si le problème ne peut vraiment pas être résolu, je collabore avec les autres infirmières et médecins de mon équipe pour trouver une solution alternative. nous avons pu travailler avec le patient pour trouver une solution satisfaisante. Je travaille dur pour m'assurer de répondre aux questions des patients et lorsque je ne peux pas, j'essaie de trouver les personnes qui le peuvent. Parfois, même avec tout cela, vous trouvez des personnes qui ne sont pas satisfaites de ce que vous faites. Dans ces situations, je fais de mon mieux pour les accommoder sans compromettre leurs soins. Si le problème ne peut vraiment pas être résolu, je collabore avec les autres infirmières et médecins de mon équipe pour trouver une solution alternative.

4. «Dites-moi quelle est votre plus grande compétence d'un soignant.»

C'est votre opportunité de vraiment montrer ce qui vous rend unique par rapport aux autres candidats! Pensez-y vraiment à l’avance et proposez des exemples concrets qui illustrent cette compétence.

Exemple de réponse:

Je suis très fier de ma capacité à vraiment écouter ce qu'un patient me dit. Rien ne les frustre davantage que de se sentir comme si elles n'étaient pas entendues. Le fait de travailler directement avec les patients au cours des cinq dernières années dans le domaine médical m'a montré à quel point l'écoute active peut aider à mettre quelqu'un à l'aise. Mon dernier poste consistait à travailler avec le patient directement lors des admissions, ce qui voulait dire que j'étais souvent le premier visage à voir quand il entrait, le dernier à en sortir, ainsi que tout ce qui se trouvait entre les deux. À ce moment-là, j'ai appris qu'il était tout aussi important de répondre à leurs préoccupations et de veiller à ce que nous sentions que nous les écoutions réellement, tout autant que de recevoir des soins de qualité. En conséquence, j'ai aidé à établir un programme de défense des droits des patients pour aider à enseigner aux autres infirmières les mêmes compétences d'écoute.

5. "Comment gérez-vous le stress du travail?"

Soyons honnêtes, les soins infirmiers peuvent être extrêmement stressants. Un employeur doit savoir comment vous gérez ce stress et si vous travaillez bien sous pression.

Exemple de réponse:

Je trouve que le meilleur moyen de gérer le stress du travail consiste à faire preuve d'une organisation minutieuse et d'une attention particulière aux détails. En établissant des listes et en hiérarchisant les tâches à accomplir tout au long de la journée, je trouve que les tâches qui peuvent sembler fastidieuses en une fois sont beaucoup plus faciles à gérer. Cela me permet également de rester calme et de rester concentré sur ce qui doit être fait lorsque des situations imprévues se produisent.

6. "Êtes-vous à l'aise pour travailler avec des médecins et infirmières?"

En tant que aide soignant(e) qui doit interagir avec une grande variété de personnes dans le domaine médical, y compris des médecins, des techniciens, d’autres infirmières, ainsi que les amis et les familles de vos patients, pour ne citer que quelques exemples, votre première réponse est: oui. Bien sûr, ce que vous dites après cela est ce qui va vous faire perdre la raison de votre entretien.

Exemple de réponse:

Je trouve que je travaille bien dans diverses conditions et circonstances et je suis fier de ma flexibilité. J'aime beaucoup travailler en équipe, car je trouve souvent que différents points de vue peuvent m'aider à trouver des solutions à un problème auquel je ne penserais peut-être pas seul. J'aime aussi me motiver et je suis tout aussi à l'aise de travailler seul

7. «Selon vous, quelle est la partie la plus difficile de l’infirmière?»

C'est une question piège. Non, le jury ne vous demande pas de lui dire à quel point vous détestez les heures de travail matinales, car vous n'êtes pas du matin et vous détestez vous lever avant le soleil. N'oubliez pas qu'ils sont là pour trouver une personne pour occuper un poste, ils ne sont pas votre thérapeute.

Exemple de réponse:

Je pense que la chose la plus difficile à laquelle j'ai eu à faire face est de me sentir impuissant. Bien que mon travail consiste à fournir autant de soins et de réconfort que possible sur le plan médical, il arrive que vous ne puissiez pas faire plus. Voir la personne la plus difficile que je connaisse est de voir que quelqu'un a mal ou se sent misérable et que rien ne peut être fait pour aider. Je suis infirmière parce que je tiens vraiment aux gens et que je veux aider, et quand je ne peux pas, c'est difficile.

8. «Pourquoi êtes vous le meilleur candidat (e)?

eh mec, cette question est en fait la meilleure question que vous puissiez espérer être posée. Pourquoi? Parce que c’est votre opportunité de vraiment expliquer au responsable du recrutement pourquoi vous êtes le candidat idéal sans réellement dire ces mots (non, vraiment, ne dites pas ces mots…)

Exemple de réponse:

Je travaille comme aide soignante depuis huit ans et j'adore chaque jour. C'est plus qu'un travail, c'est une passion et j'ai utilisé cette passion pour me faire avancer. Je m'assure de rester au courant de toutes les avancées actuelles dans mon domaine, je poursuis mes études et je m'efforce constamment de rester au fait des technologies et des tendances émergentes. J'apprécie les défis associés à ce travail et saisis toutes les occasions d'apprendre et de grandir.

Sensationnel. Cette personne est vraiment le candidat idéal! Ils sont motivés, passionnés, ouverts à de nouvelles choses et ne se contentent pas d'entrer simplement pour frapper la montre. C'est ce que vous voulez être parce que c'est ce que le jury apprécient!

9. "Parlez-moi de vous."

 il est tellement important de répondre correctement que nous allons l'examiner ici aussi.

Rappelez-vous qu'ils ne vous demandent pas l'histoire de votre vie. Un jury vous pose cette question pour savoir ce que vous pensez être important et en quoi cela correspond à ce qu'ils recherchent. Vous souvenez-vous de la liste des qualifications et qualités que vous avez précédemment énoncées lors de votre candidature?

Il est maintenant temps d’en travailler quelques-uns.

Exemple de réponse:

Je suis une personne motivée qui aime vraiment l'aspect pratique et humain de notre industrie. Pour moi, rien n'est plus satisfaisant que d'aider les gens quand ils en ont le plus besoin. Le fait de travailler directement avec les patients au cours des cinq dernières années dans le domaine médical m'a montré à quel point écouter activement un patient peut aider à mettre quelqu'un à l'aise. Mon dernier poste consistait à travailler avec le patient directement lors des admissions, ce qui voulait dire que j'étais souvent le premier visage à voir quand il entrait, le dernier à en sortir, ainsi que tout ce qui se trouvait entre les deux. À ce moment-là, j'ai appris qu'il était tout aussi important pour eux de répondre à leurs préoccupations et de veiller à ce que leurs voix soient entendues. Obtenir des soins de qualité. En conséquence, j'ai aidé à établir un programme de défense des droits des patients pour aider à enseigner les mêmes compétences à d'autres infirmières.

Cette réponse se concentre directement sur vos forces et sur l'impact positif de ces forces sur votre rôle au sein de l'organisation.

10. "Pourquoi quittez-vous votre poste actuel d'aide soignante?"

Cette question est une mine terrestre potentielle. Ne l'utilisez PAS comme une occasion de dénigrer votre poste actuel ou antérieur. Le jury n'a pas besoin de savoir que vous détestez votre lieu de travail ou que votre ancien patron était un tyran. Concentrez-vous plutôt sur les aspects positifs et sur la manière dont vous exploitez ceux qui occupent votre nouvel emploi.

Exemple de réponse:

Mon dernier emploi m'a permis d'apprendre et de grandir à un rythme confortable dans un environnement clinique plus restreint, mais je suis à la recherche de nouveaux défis et d'opportunités pour continuer à élargir mes connaissances dans un environnement hospitalier plus vaste. J'ai hâte d'essayer de nouvelles choses et d'apprendre les compétences acquises en travaillant dans un environnement où le rythme est plus rapide, comme celui-ci.

Cette réponse est bonne parce que vous ne dites rien de négatif à propos de votre emploi précédent et que vous êtes impatient d'apprendre et d'assumer davantage de responsabilités. Pour un article plus détaillé sur la manière de répondre généralement à cette question d’entrevue, 

11. "Pourquoi voulez-vous être admise ?"

Ne dis pas l'argent. Nous savons tous que c'est gagner plus d'argent, mais s'il vous plaît, ne le dites pas. Le jury n'est pas stupides. Ils savent que le chèque de paie explique en grande partie pourquoi vous voulez devenir infirmière, mais ne soyez pas ce type. Parlez de vos objectifs de carrière et de votre vision de votre avenir dans votre secteur et de la manière dont ceux-ci sont directement liés à ce que vous ferez si vous êtes admise.

Exemple de réponse:

Je suis fasciné par les technologies nouvelles et émergentes impliquées dans les soins continus aux patients, en particulier dans le domaine de la pédiatrie. Votre hôpital est classé parmi les cinq meilleurs hôpitaux du pays depuis sept ans en raison de ses innovations et je suis enthousiasmé par la possibilité d’y prendre part et d’apprendre de vos experts.

Bien dit! Vous complimentez tous les deux votre employeur potentiel tout en déclarant que vous êtes ouvert à l'apprentissage continu et à la croissance. Pour un article plus détaillé sur la manière de répondre généralement à cette question d’entrevue, consultez notre article Pourquoi voulez-vous travailler ici? .

12. "Diriez-vous que vous êtes un joueur d'équipe?"

En tant qu’aide soignant(e) qui doit interagir avec une grande variété de personnes dans le domaine médical, y compris des médecins, des techniciens, d’autres infirmières, ainsi que les amis et les familles de vos patients, pour ne citer que quelques exemples, votre première réponse est: oui. Bien sûr, ce que vous dites après cela est ce qui va vous faire perdre la raison de votre entretien.

Exemple de réponse:

Je trouve que je travaille bien dans diverses conditions et circonstances et je suis fier de ma flexibilité. J'aime beaucoup travailler en équipe, car je trouve souvent que différents points de vue peuvent m'aider à trouver des solutions à un problème auquel je ne penserais peut-être pas seul. J'aime aussi me motiver et je suis tout aussi à l'aise de travailler seul.

C'est une bonne réponse parce que cela couvre le fait que vous soyez un joueur d'équipe, mais permet également à l'employeur de savoir que s'il y a un moment où vous allez devoir être seul, vous pouvez le gérer.

13. «Décrivez une situation où vous avez eu à traiter avec un patient difficile et comment vous avez géré cela.»

Les patients difficiles feront partie de votre quotidien, et aucun employeur ne veut engager une infirmière qui ne sera pas en mesure de gérer ce type de personnage.

Exemple de réponse:

Travailler avec des patients âgés présente toujours des défis uniques, car vous avez affaire à des personnes habituées à être indépendantes et qui dépendent désormais totalement d'étrangers. Je me souviens d'un homme qui avait la réputation d'être extrêmement difficile. Il était en colère et argumentait et se disputait souvent avec les autres infirmières pour des choses aussi peu importantes que la température de sa chambre. J'admets que je n'étais pas excité quand j'ai découvert que j'allais travailler avec lui. Alors, pour me préparer, j'ai jeté un œil à ses cartes. J'ai découvert que sa femme était décédée il y a plusieurs années et qu'il n'avait pas d'amis ni de famille dans la région et qu'il n'avait pas eu de visiteur depuis très longtemps. Plutôt que de le traiter comme un patient, j'ai fait de mon mieux pour communiquer avec lui en tant qu'être humain. Je lui parlerais, pas seulement à lui. Ça a pris un peu,

Cela montre à un employeur potentiel que vous êtes à l'aise pour faire face aux situations difficiles et que vous êtes fier de résoudre les problèmes que d'autres ont abandonnés.

14. "Pourquoi devrions-nous vous prendre?"

Oh mec, cette question est en fait la meilleure question que vous puissiez espérer être posée. Pourquoi? Parce que c’est votre opportunité de vraiment expliquer au responsable du recrutement pourquoi vous êtes le candidat idéal sans réellement dire ces mots (non, vraiment, ne dites pas ces mots…)

Exemple de réponse:

Je travaille comme aide soignant(e) depuis huit ans et j'adore chaque jour. C'est plus qu'un travail, c'est une passion et j'ai utilisé cette passion pour me faire avancer. Je m'assure de rester au courant de toutes les avancées actuelles dans mon domaine, je poursuis mes études et je m'efforce constamment de rester au fait des technologies et des tendances émergentes. J'apprécie les défis associés à ce travail et saisis toutes les occasions d'apprendre et de grandir.

Sensationnel. Cette personne est vraiment le candidat idéal! Ils sont motivés, passionnés, ouverts à de nouvelles choses et ne se contentent pas d'entrer simplement pour regarder la montre. C'est ce que vous voulez être parce que c'est ce que le jury apprécient ! 

15. "Avez-vous des questions?"

Oui. Oui vous faites. Et vous avez réfléchi à ces questions avant d’arriver. En fait, vous avez réfléchi à ces questions si soigneusement que vous les avez écrites et vous les avez maintenant sur un bout de papier pour que vous puissiez demander au jury un ou deux avis bien réfléchis. Vous pouvez poser des questions sur la durée de l'orientation des nouveaux employés et sur ce que vous feriez exactement si vous étiez embauché. Vous pourriez poser des questions sur le ratio étudiant / formateur ou sur les horaires d’une journée type.

Mettre tous ensemble

Maintenant que nous avons passé en revue les types de questions qui pourraient vous être posées, des conseils d’entretien avec un jury infirmières, quelques questions pratiques et quelques exemples de réponses, en vous permettant de réfléchir à vos propres questions, je pense qu’il est prudent de dire: vous avez la prescription parfaite pour clouer cet entretien. (Gémissement!)

Bonne chance!

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  • Entretien N° 1

Présentation du professionnel

L1 : Nadjat : Bonjour

L2 : IDE 1 : Bonjour

L3 : Nadjat : Pouvez- vous vous présenter, et me parler de votre parcours professionnel

L4 : IDE : Alors concernant mon parcours professionnel, je suis infirmière depuis 12 ans, j’ai L5 : débuté ma carrière dans des EHPAD, euh… auprès de la personne âgée, ensuite j’ai fait 3 L6 : ans de… d’intérim, donc en tant que remplaçante dans différent service, euh j’ai touché à L7 : peu près à tous les services, toutes les spécialités euh Oncologie, Cancérologie, Chirurgie, L8 : euh…. La petite enfance aussi, donc les enfants souffrants d’épilepsie à l’Hôpital Henri

L9 : Gastaut à Marseille (blanc) euh….  Donc ensuite euh…. Un contrat de CDI m’a été

L10 : proposée dans une MAS euh…  Pour personnes euh… souffrants d’handicap moteur et j’y L11 : suis depuis euh... 10 ans et… voilà.

 

Question 2 :

L12 : Nadjat : Ok, pouvez-vous me parler d’une situation de soin qui vous aurait marqué sur le L13 : plan émotionnel

L14: IDE : Alors une situation de soin qui m’aurait marqué sur le plan émotionnel, donc en fait L15 : la plus récente c’était auprès d’une résidente, euh… qui était rentré très tard le soir après L16 : une sortie, et euh… qui m’évitait en fait, mais je comprenais pas pourquoi elle ne voulait L17 : pas que je la couche, donc euh… j’avais pas compris au début euh… c’était plus par donc L18 : elle était resté avec, euh... ma binôme, donc elle détournait un peu, elle me détournait du L19 : regard, donc y’avait cette distance entre nous deux donc elle m’a pas trop regarder, elle L20 : m’a pas trop considérer, et je ne comprenais pas pourquoi en fait, je ne savais pas, elle a L21 : pas verbaliser sur le coup, sur le champ elle a pas verbaliser, mais par la suite, j’ai appris L22 : par ma collègue qu’elle ne voulait pas que je la couche, qu’elle ne voulait pas que je.. que L23 : je  m’occupe d’elle. Donc ensuite ma collègue euh… donc euh… elle a essayé de, de parler L24 : avec elle en lui disant que j’étais prévu pour, pour la coucher pour m’occuper d’elle, pour, L25 : pour l’installer confortablement etc.… euh…  Comment j’ai géré ça, euh…au départ ça L26 : m’a beaucoup affecté, j’ai même eu les larmes aux yeux parce que je comprenais pas euh... L27 : mmm… Ce refus parce que je j’ai eu un sentiment d’injustice et euh… donc j’ai pleuré, L28 : donc j’avais un peu les les larmes aux yeux, ça m’a beaucoup affecté, donc j’ai essayé de L29 : mettre de la distance par rapport à ça donc je suis sortie, j’ai pris une bouffée d’oxygène, L30 : je me suis reprise, en me disant euh... que je ne suis qu’une professionnelle, que elle a le L31 : droit aussi de refuser le soin. C’est euh... c’est pas une obligation que ce soit moi, donc L32 : euh… après en me voyant je pense qu’elle a dû voire que ça m’a affecté quelque part, donc L33 : elle est revenu vers moi, pas vers moi elle a été voire euh... ma binôme en lui disant

L34 : qu’euh... c’est bon qu’euh... qu’elle m’accepte donc à ce moment-là, pour remettre un

L35 : cadre, et euh… remettre les choses euh… à leur place, j’ai demandé à ma collègue de lui L36 : déléguer ce soin et de la laisser la coucher elle, et qu’elle puisse aussi réfléchir sur ça et L37 : qu’euh…que j’ai , par rapport à ce sentiment d’injustice, je voulais qu’elle comprenne

L38 : euh… d’elle-même donc euh…  je l’ai pas très bien vécu j’ai laissé passer un peu de temps, L39 : donc de temps en temps je, je la revoyez pour d’autre soins, mais je suis plutôt resté dans, L40: dans la neutralité, donc c’est elle qui a essayé de revenir vers moi , pour essayer de créer L41 : une relation plus euh, plus, plus  proche euh, voilà donc après ça été fini, donc euh… je L42 : pouvais la soigner, je pouvais la coucher, je pouvais m’occuper d’elle, mais sans reparler L43 : de cette situation, où euh… elle n’a pas voulu que je m’occupe d’elle, donc j’ai respecté L44 : son choix, mais c’est vrai que sur le moment , je ne comprenais pas et euh… ça m’avait L45 : beaucoup affecté donc euh… parce que on est que des êtres humains après tout et avant L46 : d’être des soignants, on est des êtres humains et euh… y’a des fois des choses qui nous L47 : blessent, surtout que  quand c’est sans raison parce que elle disait que elle ne voulait pas L48 : de moi mais y’avait pas de raison valable d’autant plus (rire) ce qui est aussi drôle c’est L49 : que je ne l’avais jamais couché auparavant  je m’occupais d’elle dans d’autres d’autres L50 : circonstances, c’est à dire lui faire  des, des changes tout ça, mais je pense aussi qu’elle L51 : voulait être peut-être avec ma binôme, mais la façon dans elle a détourné les choses ça L52 : m’a ça m’a blessé voilà

L53 : Nadjat : D’accord

Question 3 :

L54 : Nadjat : Ok, comment faites-vous pour gérer vos émotions lors d’une situation

L55 : émotionnellement intense ?

L56 : IDE 1 : euh… j’ai pu rencontrer différentes situations qui étés difficiles, où il fallait gérer L57 : ses émotions, celles qui m’a le plus marquer, c’était face à une personne handicapée, euh, L58 : en fait qui parler d’euh, de ses parents, et qui disait euh, clairement que c’était, de leur L60 :  faute qu’elle soit handicapée, que c’était des anciens toxicomanes, et euh, comme je

L61 : m’attendais pas du tout à ça euh, j’ai été heurté, donc d’autant plus que c’était une personne L62 : qui nécessitait énormément de soins techniques, comme le sondage, elle était

L63 : trachéotomisé, euh parfois, on n’a pas les mots, face à ses situations, on n’est pas obligé

L64 : d’euh, de verbaliser, euh, donc ce que j’ai fait, c’est que je l’ai juste écouté, on peut pas L65 : tout le temps avoir une réponse à tout, parce que c’est très délicat de parler de sa famille, L66 : euh, cette situation était très délicate, je lui ai dit que je pouvais la comprendre, mais tous L67 : simplement , il faut avoir aussi une philosophie de la vie donc ce que j’ai pu trouver comme L68 : phrase, si, c’est lui dire, qu’on choisit pas ses parents. Donc on choisit pas ses parents, L70 :  donc il y’a très peu de choses qu’on choisit dans la vie, mais en tout cas, pas ses parents, L71 : euh avec lesquels aujourd’hui elle garde une relation plus ou moins, parent enfant, donc, L72 : c’est vrai que ce jour-là, elle avait besoin de parler, et on peut pas avoir réponse à tout, L73 : donc ce que j’ai fais , je n’ai fait que l’écouter, mais comme il fallait quand même, dire L74 : quelque choses répondre à ça parce que sinon la personne elle pense qu’on… ressent pas L75 : ce qu’elle ressent, euh, qu’on arrive pas à la comprendre, donc il fallait que je lui dise, L76 : quelque chose, pas pour la rassurer, parce que je peux pas la rassure, ce qui est fait, est L77 : fait, elle a 30 ans mais euh, pour lui dire les choses de la vie que c’est fatale,  que c’est L78 : comme ça et pas autrement , donc on lui répondant qu’on allait pas les choisir, et qu’elle L79 : pouvait pas les rejetés, malgré ça , des parents, c’est précieux, donc euh, voilà, malgré sa L80 : situation d’handicap, malgré ça peut-être elle a hérité autre choses, parce que elle avait L81 : beaucoup de potentiel, euh parce que elle a développé autre chose par rapport à son

L82 : handicap, on sait très bien, qu’une personne handicapé peut développer certaines capacités L83 : que nous qui sommes valides, qui sommes des personnes valides, on ne peut pas , on ne L84 : peut pas développer, donc euh, mais c’est vrai que, euh, ce jour-là, je m’attendais pas à ce L85 : qu’elle me parle de ça, je n’étais pas préparer à ça, c’était tard le soir, et euh, je ne pouvais L86 : que lui dire , qu’on ne choisissait pas ses parents, et qu’euh, voilà que j’étais là pour elle, L87 : que elle pouvait me parler, qu’elle pouvait euh, s’exprimer, tout ça , donc il fallait qu’elle L88 : parle à ce moment-là, et c’est à ce moment-là que je l’ai écouté, mais euh, on peut pas L89 : répondre à toutes questions, à toutes demandes, à toutes problématiques, face à ça.

L90 : Nadjat : ok

Question 4 :

L91 : Nadjat : que représente pour vous le refus de soin ?

L92 : IDE : alors, le refus de soin, donc ça dit bien ce que ça dit, une personne qui refuse euh, L93 : de se faire soigner, ou elle refuse un soin euh, particulier en particulier, euh, il faut savoir L94 : que, quand elle refuse en tant que soignant, il faut essayer de négocier, donc on est dans L95 : une démarche, euh, de, de soin aussi donc en lui expliquant, l’intérêt de ce soin, l’intérêt L96 : pour elle, euh, le risque si ce soin n’est pas dispenser dans un premier temps, si la personne L97 : euh, on voit que la personne insiste sur ce refus, on essaye de voire avec que d’autres

L98 : soignants si ça peut passer, si ce soin peut être déléguer à une autre infirmière, peut-être L99 : que des fois ça peut mieux ce passer, parce que des fois, ses personnes-là ont une relation, L100 : plus euh , plus euh,  on vas dire personnaliser où ils ont le choix, moi je parle notamment L101 : des personnes dont je m’en occupe, notamment les résidents qui sont dans un lieu de vie, L102 : euh le cas échéant, c’es de respecter surtout le choix de la personne, si la personne refuse L103 : le soin, euh, euh, après toutes négociation, c’est, on vas respecter, mais on ne peut pas L104 : euh, accepter tout de suite,  ce refus de soin, donc on essaye toujours, de , de, de, de

L105 : négocier, de voir si elle peut l’avoir un peu plus tard, euh, de voir avec elle le moment L106 : propice, pour l’accepter, si cette personne euh, ne, ne le veut pas elle est tout à fait en L107 : droit, de respecter de, de, de, de,  de refuser ce soin, euh, le soin il faut un consentement, L108 : la personne, il faut qu’elle soit consentante, si la personne n’est pas consentante , euh, on L109 : ne peut pas, euh le prodiguer, donc ce n’est pas possible, mais on ne peut pas euh, baisser L110 : les bras, en tant que soignant, face à ça on peut pas tout de suite dire euh, bon elle refuse, L111 : bon voilà c’est fini, non il faut essayer de voir, être dans une démarche éducative, pour L112 : lui expliquer le soin, euh, pourquoi on prodigue ce soin , quel est son intérêt, euh, qu’est L113 : ce qui aurait comme risque, euh comme par exemple, il y’a eu une idée qui me vient, par L114 : exemple les lavements, au niveau de ses personnes qui sont en mobilité réduite, quels L115 : sont les risques, les risques, de, de, de constipation de sub-occlusion, voir d’occlusion, L116 : donc tout ça, donc on essaye toujours de négocier. Mais après tout, il y’a aussi ce respect, L117 : de la charte de la personne (gratte la gorge) pardon, de la personne accueillie qui peut L118 : aussi refuser ce, ce soin.

L119 : Nadjat : d’accord

Question 5 :

L120 :  Nadjat : alors, comment adaptez-vous votre positionnement, face à une relation de soin L121 : difficile ?

L122 : IDE :   blanc, (réfléchis) donc, euh, face à une relation de soin difficile, euh, mon

L123 : positionnement, euh, on peut pas avoir tout de suite un positionnement face à une

L124 : situation donnée, on peut euh, essayer euh, comme je disais tout à l’heure, euh, de voir L125 : comment on peut dispenser ce soin, choisir le moment propice, euh, peut-être si possible, L126 : laisser le choix à la personne, donc tout, tout d’abord, il faut au préalable créer une

L127 : relation de confiance, entre soignant-soigné. On peut pas d’emblée ne pas connaître, la L128 : personne, entrer dans sa chambre, faire le soin, donc il faut euh, justement, commencer L129 : par ce présenter, peu importe qui est la personne qui est en face nous, ça peut-être une L130 : personne euh, âgée, une personne handicapé, une personne souffrante, on peut répondre L131 : au préalable à ses besoins, euh, qui sont euh, y’a une idée qui me vient, si c’est une

L132 : personne qui souffre de douleurs, je vais dans un premier temps gérer sa douleur, donc L133 : y’a tous ses soins là, répondre à ses besoins là, ensuite envisager le soin par la suite, donc L134 : qui est dans le diagramme de soin, ou bien qui est prescrit par, par le médecin, qui est L135 : sous le rôle propre, ou bien sous le rôle prescrit. Mais au préalable il faut créer cette

L136 : relation d’aide, qui vas nous faciliter euh, la dispense de ce soin, euh, par la suite donc si L137 : on peut, si possible euh, voir à quel moment la personne elle est d’accord pour que ce L138 : soin, soit dispensé, euh, donc il faut être à son écoute, on peut avoir des personnes qui L139 : ont besoin de parler, euh, qui ont besoin  de, d’exprimer certaines angoisses, qui arrive L140 : peut-être la première fois, dans, dans , dans un hôpital, euh, tous soin, est personnalisé, L141 : y’a pas deux soins qui se ressemble, y’a pas deux personnes qui se ressemble, même si L142 : les personnes souffrent de la même pathologie, je pense que dans un premier temps, il L143 : faut créer une relation de confiance, ensuite répondre à ses premiers besoins. Si une

L144 : personne, elle est souffrante, donc répondre à sa souffrance que ce soit psychologique, L145 : physique, ou euh, par exemple une douleur, ou peu importe, ensuite donc on peut

L146 : l’installer tout ça, et ensuite, envisager, lui expliquer l’intérêt du soin, lui expliquer

L147 : comment vas se dérouler, lui expliquer le résultat du soin et le risque si y’a un refus par L148 :rapport à ce soin, au niveau du positionnement, euh, donc on peut pas se positionner, tout L149 : de suite, il n’ya pas de soin figer, il n’ya pas de soin fait, donc chaque soin est unique, L150 : chaque soin euh, peut se passer d’une manière différente, par rapport à d’autre, donc c’est L151 : à nous , de le mettre, euh, euh,  en qualité, faut que ce soit un soin de qualité, mais pour L152 : que ce soit un soin de qualité, il faut des étapes, et euh, ensuite donc si le résultat, est L153 : bénéfique, parce que on peut lui dire aussi, les risques, y’a aussi certains soins qui

L154 : présente aussi des risques, donc il faut aussi en parler, la personne doit être au courant, L155 : doit être informé, à ce moment-là si la personne refuse, après toutes ses étapes, elle est L156 : tout à fait en droit, soit on fait, intervenir d’autres personnes, d’autres professionnels L157 : infirmiers, ou parfois ça peut-être aussi une aide-soignante, euh, qui peut-être aussi

L158 : parfois plus présente parce que voilà, parce que, peut-être elle la voit plus régulièrement L159 : sur une durée plus longue, parfois je dis bien parfois, euh, et parfois, on peut passer par L160 : le médecin, donc c’est un travail d’équipe, il faut en parler, voire trouver une solution, L161 : mais si la personne continue à refuser son soin, il faut qu’elle sache qu’elle est en droit L162 : aussi de le refuser.

L163 : Nadjat : d’accord

Question 6 :

L164 : Nadjat :  comment envisagez-vous le refus de soin ?

L165 : IDE : euh, un refus de soin n’est  toujours, n’est pas facile à vivre pour une infirmière L166 : parce que,  elle est face à un échec donc euh, son but c’est d’arriver à réaliser ce soin euh, L167 : mais tout en respectant, euh, tout en respectant le choix du patient, donc une fois que L168 : vraiment, euh, il y’a pas d’autres moyens, pour essayer de convaincre cette personne à, à L169 : avoir ce soin, il faut rester dans le respect de la personne, essayer euh, de lui apporter L170 : euh, d’autre soins, d’autre soutien, notamment des soins relationnels, pour qu’elle puisse L171 : verbaliser, parce qu’une personne euh qui refuse un soin qu’euh, tous les moyens ont étés L172 : utilisés pour qu’elle accepte, c’est une personne quelque part qui souffre, donc il faut L173 : entendre cette souffrance, et essayer de répondre à cette souffrance, euh par euh, par une L174 : relation soignant-soigné, euh être à l’écoute de la personne répondre à ses angoisses, être L175 : dans l’empathie, et non pas dans le jugement nous sommes pas là en tant que soignant , L176 : nous sommes pas là pour juger les personnes qui viennent euh, qui sont accueillies euh, L179 :  en structure, euh, nous sommes là pour les soigner, si ces personnes-là acceptent, donc L180 : si la personne refus nous n’avons pas de, de notre positionnement euh, il peut être

L181 : personnel, mais il y’aura pas de jugement, donc on vas être plus dans les soins

L182 : relationnels. Y’a une idée qui me vient, par exemple une personne qui est en fin de vie, L183 : qui vas  plus accepter euh, des HBPM, des injections parce que elle , elle veut plus vivre, L185 : donc on vas plus l’accompagner, euh, on vas plus l’accompagner , on vas être dans une L186 : relation d’aide, donc pour essayer de la faire verbaliser, si elle a envie de parler euh, si L187 : elle a pas envie de parler, y’a d’autres moyens aussi de communication, on passe pas que L188 : par la parole, on peut passer par le toucher de la personne, poser sa main sur la personne, L189 : être euh, empathique avec elle, être à l’écoute, notamment son entourage, parce que

L190 : l’entourage compte énormément, on peut avoir aussi des personnes, qui entoure euh, la L191 : personne, euh, âgée ou la personne en structure, qui peut aussi ne pas comprendre son L192 : refus donc, leur expliquer aussi, on vas être aussi dans une autre démarche parce que la L193 : personne euh, elle pense que euh, le personnel soignant n’a pas fait ce qu’il fallait, donc L194 : il faut aussi prendre en charge l’entourage de la personne, en lui expliquant que vraiment L195 : elle refuse, et qu’on peut vraiment pas euh, la forcer parce que , on est pas là pour forcer, L196 : mais on est dans une relation de, de, de, de, de confiance, et euh, d’empathie, donc on L197 : laisse verbaliser la personne, euh, et on la prend euh, entièrement, donc même si le soin, L198 : est refusé catégoriquement, euh on essaye de rester euh, soignant euh, sans la jugé.

L199 : Nadjat : d’accord, avez-vous d’autre choses à ajouter

L200 : IDE : alors ce que ce que,  le conseil que je donnerai à tout soignant, c’est essayer de L201 :faire, le maximum euh, de soins de qualités , parce que plus on est dans la qualité, plus on L202 : vas aimer ce métier plus le résultat est bon , est bénéfique, et formidable, euh, et plus on L203 : s’améliore et c’est en, en  voulant changer les choses, dans le bon sens du terme, donc L204 : prendre le temps avec la personne, chaque personne est unique, les personnes ne sont pas L205 : des objets, donc on, on appréhende une personne euh, avec le sourire si possible, on

L206 : appréhende les personnes, parce que les personnes, peu importe que ce soit des enfants, L207 : des personnes handicapées, des personnes âgées, ressentent, donc tout ceux qui est non-L208 : verbale, tout ce qui est mimique, mais ressentent les choses, donc il faut être authentique, L209 : et ce métier, a besoin de, de personnes, qui sont dans, plus dans l’humain entre

L210 : parenthèse, donc avoir le sourire avoir de l’empathie, euh, ces personnes-là peut-être, L211 : qu’on est les seules personnes qu’ils voient, peut-être, qu’on est leur seule visite, donc le L212 : minimum, c’est le sourire, et le maximum, c’est optimisé les soins. Merci

L213 : Nadjat : merci euh, de m’avoir reçu, voilà

L214 : IDE 1 : Je vous en prie

  • Entretien n° 2

Présentation du professionnel :

Nadjat : Bonjour, comme vous le savez je suis étudiante en soins infirmiers en troisième année et dans le cadre de ma formation je réalise un travail de fin d’étude sur les émotions des soignants lors d’un refus de soins. Sachez que cet entretien est anonyme, et va être enregistré afin de retranscrire vos réponses de façon plus précise.

IDE 2 : Mmmm…

Question 1 :

L1 : Nadjat : Alors pouvez-vous vous présenter et me parler de votre parcours professionnel.

L2 : IDE 2 : Alors euh, je suis infirmière depuis à peu, depuis 2010, j’ai 30 ans euh, j’ai

L3 : principalement travaillé à l’hôpital en chirurgie pendant à peu près 4-5 ans. Après j’ai fait L4 : un peu d’intérim, et ce qui m’a emmené à découvrir le MAS, et à travailler au MAS depuis L5 : maintenant à peu près 4 ans, presque 4 ans.

L6 : Nadjat : D’accord

Question 2 :

L7 : Nadjat : Pouvez-vous me parler d’une situation de soin qui vous aurait marqué sur le plan L8 : émotionnel ?

L9 : IDE 2 : Mmm…, y’en a plusieurs, après une des dernières dont je me souviens, parce que L10 : c’était une des dernières avant de quitter l’hôpital. C’était euh, lors d’une intervention d’un L11 : patient qui se faisait opérer euh, d’un cancer des, qui est situé au niveau des os. En fait, il L12 : y’avait toute la famille dans la chambre, c’était une intervention très longue qui durait à L13 : peu près 9h, et, ce qui s’est passé, au bloc, ils nous ont appelés pour nous signaler que le L14 : patient était décédé, et, que j’ai dû aller voir la famille entre temps, pour les prévenir que L15 : le chirurgien et l’anesthésiste aller venir les voir, sans pouvoir bien sur leur annonçait euh, L16 : le décès de leur papa, et de leur mari qui avait 50 ans, mais en même temps, je, j’étais face L17 : à eux, à leur sourire, tout en sachant que ce qui c’était passé au bloc opératoire voilà

L18 : Nadjat : D’accord.

Question 3 :

L19 : Nadjat : Alors comment faites-vous pour gérer vos émotions lors d’une situation

L20 : émotionnellement intense ?

L21 : IDE 2: Comment je fais, mais après c’est sûre que ça dépend des situations des patients, L22 : des familles, si y’a un patient, si y’a une famille aussi à prendre en charge, après euh, ben L23 : y’a toujours un principe, l’empathie qui arrive avant tout, d’être vrai avec les gens, et d’être L24 : dans l’empathie, mais en même temps, si on veut pouvoir aussi être aidant, dans la relation L25 : d’aide avec les familles, et le patient, il faut quand même avoir un certain, une certaine L26 : euh, fin du professionnalisme quoi, mettre la distance un peu avec ce qui se passe, donc L27 : euh, le tout c’est de pouvoir essayer de, de lier.

L28 : Nadjat : D’accord, (Relance). Et que mettez-vous en place, pour gérer vos émotions ?

L29 : IDE 2 : Euh, (silence), ça dépend après euh, c’est toujours pareil, ça dépend toujours des L30 : situations, mais euh, quand il y’a des émotions euh, moi j’essaie de pas me laisser

L31 : submerger, parce que, si comme je le disais tout à l’heure, si on veut prendre en charge L32 : correctement euh, le patient et sa famille, ben il faut pouvoir être euh, ben être fort on va L33 : dire, mais après il y’a toujours cette notion d’empathie qui est là, après euh, on peut aussi L34 : par exemple pour le cas de cette famille euh, je me suis aussi un peu énervé, en me disant

L35 : que par exemple, je voulais plus savoir la prochaine fois qu’un patient décédé et que, parce L36 : que ça me mettait en porte à faux vis-à-vis de la famille qui attendait, et donc voilà, on L37 : développe aussi après des mécanismes de défense, parce qu’il y’a des situations qui sont L38 : trop compliquées à gérer, donc euh, selon ce que, à ce dont elles nous renvoient, et ben,

L39 : on va réagir d’une manière ou d’une autre.

L40 : Nadjat : D’accord

Question 4 :

L41 : Nadjat : Que représente pour vous le refus de soin ?

L42 : IDE 2 : Alors, le refus de soin, pour moi c’est, c’est vague déjà, c’est-à-dire que, ça, y’a

L43 : pleins de notions, ça peut-être un refus de soin quotidien, un patient qui va euh, qui va être L44 : dans le refus de soin tous les jours, qui va refuser soit un traitement, soit une toilette. Par L45 : exemple, en MAS, là je suis plus confrontée au refus des soins d’hygiènes, éventuellement L46 : de certains thérapeutiques, des traitements. Alors qu’à l’hôpital, c’était plus un refus de L47 : soin des fois ponctuels. On va dire un patient, qui en a marre, qu’on lui fasse son pansement

L48 : qui va dire, ben même si on sait nous, qu’il a besoin d’avoir son pansement refait, qui va L49 : refuser, nous dire non là j’en ai marre et j’en peux plus, euh, ou un, ou par exemple, on a L50 : déjà aussi eut des patients témoins de Jéhovah, qui refusaient d’être transfusés absolument.

L51 : Alors qu’il y’avait une chirurgie importante à risque qu’ils allaient subir, et donc après ben

L52 : tout ça, ça se gère, ben y’a, ça se gère en équipe, mais ça se gère aussi fin vis-à-vis de soi-L53 : même quoi.

L54 : Nadjat : D’accord, que pensez-vous de l’évolution des droits des patients ?

L55 : IDE 2 : Alors, après euh, pour revenir par exemple sur le, sur le, la patiente euh, en

L56 : chirurgie qui avait refusait la transfusion, après c’est à nous d’être, on est censé être, être L57 : dans les choses laïques, et après il y’a l’éthique qui, entre en compte aussi. C’est-à-dire en

L58 : tant que soignants, ben, on peut on est obligés aussi de, d’accepter toutes religions, tous L59 : les choix, toutes les valeurs que le patient veut, et le patient à des droits aussi, donc là

L60 : personne par exemple, elle à signer une décharge pour, pour stipuler qu’elle refusait cette L61 : transfusion sanguine mêle si elle était en danger.

L61 : Nadjat : D’accord

Question 5 :

L62 : Nadjat : Comment adaptez-vous votre positionnement face à une relation de soin difficile ?

L63 : IDE 2 : Ben, euh, pour moi principalement, ça va passer par euh, la communication avec L64 : le patient, comme, ce qu’on va lui dire, comment on va se comporter avec lui euh, est-

L65 : qu’on va le forcer de par nos, notre posture physique ou de par nos paroles, ou est-ce qu’on

L66 : vas le laisser le mener à nous, je vais déjà essayer de comprendre moi ce qui se passe, de L67 : comprendre la situation et, et pourquoi, on est arrivé là, et après, ça va aider ben selon

L68 : après l’expérience qu’on a, selon comment on voit les choses, euh, à pouvoir euh, aider le L69 : patient euh, dans ce, dans cette, dans le problème qui se poserai dans, une relation de soin L70 : difficile.

L71 : Nadjat : D’accord, (relance) et selon vous, quels sont vos qualités professionnelles face à    une situation difficile ?

L72 : IDE 2 : Euh, ben je dirais en tant que soignant, principalement et, et que moi en tant

L73 : qu’infirmière, j’ai été confronté plusieurs à plusieurs situations difficiles, que ce soit des L74 : violences très importantes, d’euh, ou d’autres, de décès dans des conditions assez

L75 : difficiles, et quels sont mes qualités pour les gérer, ben c’est à force peut-être d’avoir vécu L76 : un peu ses situations, on a un peu d’expérience qui permet aussi, de, de recadrer les choses, L77 : de savoir aussi, se connaître, de voir comment nous, on va réagir, pour mieux réagir avec L78 : le patient et da famille.

L79 : Nadjat : D’accord

Question 6 :

L80 : Nadjat : Comment envisagez-vous le refus de soin ?

L81 : IDE 2 : C’est -à-dire

L82 : Nadjat : (Question de relance) c’est-à-dire, que mettez-vous en œuvre devant un refus de soin ?

L83 : IDE 2 : Ben ça regroupe, un peu ce qu’on disait tout à, depuis tout à l’heure, c’est la

L84 : communication, ben de comprendre pourquoi euh, le patient il refuse se soin, est ce que

L85 : c’est à un moment donné, est-ce-que c’est récurrent, et notre manière après, selon si, c’est L86 : tout le temps, ou si c’est ponctuel, euh, ça va nous permettre de, d’ajuster euh, notre

L87 : comportement, c’est-à-dire quelqu’un qui aura un refus de soin, ben qu’est-ce-que je lui L88 : dirait, ben je répèterai ma demande, je reformulerai pour qu’il puisse comprendre, si par L89 : exemple, je vois que le soin est important à ce moment-là et qu’on peut vraiment pas faire L90 : autrement, et ben j’essaie de lui réexpliquer d’une autre manière, pour qu’il comprenne L91 : l’utilité, l’utilité de ce que, de ce dont, de ce soin. Après en MAS, voilà comme je disais, L92 : on est surtout confronté au refus d’euh, de soins d’hygiènes et de, de traitements.

L93 : Nadjat : D’accord, avez-vous d’autres question ?

L94 : IDE 2 : Mmmm non

L95 : Nadjat : Alors, je vous remercie pour cet entretien

  • Entretien n° 3

Présentation du professionnel

Nadjat : bonjour, comme vous le savez, je suis étudiante en soins infirmier en 3ème année, et dans le cadre de ma formation, je réalise mon travail de fin d’étude sur les émotions des soignants lors d’un refus de soin. Sachez que cet entretien est anonymisé et vas être enregistré afin de retranscrire vos réponses de façon plus précise.

IDE :  d’accord Nadjat bonjour

Question 1 :

Nadjat : Pouvez-vous me parler et…vous présenter et me parler de votre parcours professionnel

IDE : alors euh… j’ai 26 ans je suis infirmière depuis euh… bientôt 3 ans en juin euh… j’ai travaillé uniquement euh… dans ma globalité en EHPAD, j’ai fait quelques euh… quelques services à l’Hôpital mais euh… je me suis vraiment centré sur l’EHPAD parce que c’est ce que je préfère euh... avant ça euh… j’ai eu un BAC économique et sociale mais ça ne me plaisait plus donc je me suis orienté euh… vers la santé.

Nadjat : D’accord

Question 2 :

Nadjat :  pouvez-vous me parler d’une situation de soin qui vous aurait marqué sur le plan émotionnel ?

IDE : alors une situation de soin euh… je me rappelle quand j’ai commencé, euh… j’avais une résidente qui allait très bien et du jour au lendemain, euh… elle a décidé de plus  plus s’alimenter. Du coup euh… en fait, on se sent impuissant euh… face à la résidente, et face à la famille.  Puis j’étais nouvelle diplômée du coup ça m’a beaucoup marqué parce que cette dame en fait c’est c’était un syndrome de glissement, elle voulait elle voulait en finir, elle voulait elle voulait partir. Mais après voilà y’a le dilemme entre nous nos devoirs, et euh… et respecte le choix de la résidente. Donc cette situation m’a beaucoup marqué

Nadjat : d’accord

Question 3 :

Nadjat : comment faites-vous pour gérer vos émotions lors d’une situation émotionnellement intense ?

IDE  : euh… quand il y’a euh… une situation qu’euh… qui me dépasse je passe la main, mais après voilà euh... on est quotidiennement, on est, on est infirmière quand même on est professionnel donc euh… je garde une certaine distance euh… je reste professionnel et j’essaie d’euh… de faire mon travail du mieux que je peux, en évitant de de rentrer dans l’affect pour éviter euh… parce que on a on a beaucoup de situation difficile au quotidien et c’est notre devoir d’euh… de les mener à bout.

Nadjat : d’accord

Question 4 :

Nadjat : que représente pour vous le refus de soin ?

IDE  : euh… fhh  … le refus de soin euh… pour moi c’est euh…(…) ben c’est euh… un petit peu euh… un échec de notre prise en charge quand on a, on a un soin à faire, c’est une prescription médicale souvent, et quand  le patient refuse ben, c’est comme un échec après on respecte euh… son choix, on essaie d’euh… on essaie d’euh… de pallier à ça, d’essayer de comprendre mais euh… pour moi c’est et en même temps un échec de la prise en charge , et en même temps le choix du patient.

Nadjat : ok

Question 5 :

Nadjat : Comment adaptez-vous votre positionnement face à une relation de soin difficile ?

IDE : euh… d’abord euh…, d’abord j’essaie de comprendre, j’essaie de comprendre qu’est ce qui se passe, pourquoi, pourquoi on est arrivé à cette situation-là, parce qu’il y’a toujours quelque chose de cacher euh… derrière un refus de soin ou derrière euh… derrière une personne qui est, qui est pas, qui a pas, qui est pas de bonne humeur, ou qui a pas trop le moral. Euh… ensuite on essaie de remédier à ces problèmes-là, on essaie de faire comprendre euh… que certaines choses sont importantes, et qu’euh… et j’essaie de, de mener à bien euh… à bien mes euh… mes actions, c’est pas toujours facile c’est euh… c’est pas toujours euh… réussi (rire) mais euh… mais après fin faut respecter aussi euh…y’a des raisons valables faut les respecter et se mettre à la place des patients de temps en temps.

Nadjat : daccord

Question n° 6 :

Nadjat : alors, comment envisagez-vous le refus de soin ?

IDE : euh… alors, comment j’envisage le refus de soin, alors euh… d’abord je me remets en question moi-même, euh… je regarde si dans ma manière de faire euh… j’ai pas euh… j’ai pas mal fait les choses. Tout d’abord je me remets en question moi-même, et euh… j’essaie de comprendre, puis après euh… je regarde un peu euh… comment les réactions un peu du patient si euh… si il est énervé si il est triste, j’essaie de voire avec le non verbale euh… si euh… si je peux capter quelqu’euh… quelque chose quand il arrive pas à trop s’exprimer euh… après quand quelqu’un sait s’exprimer je reste à l’écoute j’euh… j’essaie d’euh…  de distinguer le problème et pour pour  pouvoir y remédier, euh… après je, je demande aussi si il a vraiment bien compris euh… ce que j’attendais de lui, ce que j’allais faire, donc du coup je reformule, j’essaie d’euh… d’utiliser d’autre mots pour euh… pour assurer, parce que il y’a certaines personnes qui comprennent pas ce qu’on leur fait, surtout les personnes âgées euh… qui sont souvent euh…on a tendance à oublier euh… qui ont pas eu la même formation que nous (rire) euh… puis voilà j’ai , je reste un peu dans le relationnel, j’essaie de faire oublier euh… j’essaie un peu de faire oublier euh… ce que j’étais en train de faire au départ euh…, de le calmer, et de voire ensuite qu’elle est sa réaction, voilà.

Nadjat : d’accord

Nadjat : avez-vous d’autre question ?

IDE : non j’ai pas de question

Nadjat : tousse, excusez-moi

IDE : y’a pas de problème

Nadjat : ben je vous remercie pour cet entretien de m’avoir accordé du temps

IDE : merci à vous, c’était avec …

  • Entretien n° 4

Présentation du professionnel

Nadjat : bonjour, comme vous le savez, je suis étudiante infirmière en 3ème année, et dans le cadre de ma formation, je réalise mon travail de fin d’étude sur les émotions des soignants lors d’un refus de soin. Sachez que cet entretien est anonymisé et vas être enregistré afin de retranscrire vos réponses de façon plus précise.

IDE : d’accord

Question 1

Nadjat : Pouvez-vous vous présenter et me parler de votre parcours professionnel ?

IDE : euh… je m’appelle …  je m’appelle (…) j’ai 47 ans je suis infirmière depuis 6 ans, et avant d’être infirmière, j’étais diététicienne pendant 17 ans en maison de retraite aussi. Voilà et là je suis infirmière depuis 6 ans depuis que je suis diplômée en maison de retraite.

Nadjat : d’accord

Question 2

Nadjat: Donc euh… pouvez-vous me parler d’une situation de soin qui vous aurait marqué sur le plan émotionnel ?

IDE : une seule situation ? ou plusieurs ?

Nadjat : euh…

IDE : euh… les choses qui me marquent sur le plan émotionnel c’est souvent,  c’est les fins de vies très difficiles, euh… où souvent on fait appel auh… au HAD sur la sur euh… sur vraiment les fins de vies, où les soins deviennent en fait, on vas dire plus complexes, et plus long, où nous on manque de temps, donc c’est vrai que souvent je euh… donc euh… voilà j’ai l’impression de délaisser le résident en fait dans ses moment-là donc j’euh… sur le plan émotionnel c’est un peu compliqué pour moi à gérer, et évidemment certains décès parce que ben forcément en 6 ans ben on s’attache à certains résidents plus qu’à d’autres ça dépend de la relation qu’on a avec eux aussi avec leurs familles et y’a certains décès que j’ai assez mal vécu euh… voilà et d’autres décès que j’ai mal vécu parce que justement j’étais pas là au moment du décès, et des décès que je vis mal parce que  je suis là au moment du décès, mais je suis heureuse d’être là au moment du décès, c’est souvent voilà , c’est souvent ses moment-là en fait qui me sont difficiles. C’est le décès où a avant le décès je sais que le décès approche où je vais quand même, même prendre sur moi, je vais passer plus de temps avec le résident à lui parler même quand il est plus là, c’est surtout ça.

Nadjat : mmmm d’accord

Question 3

Nadjat : comment faites-vous pour gérer vos émotions lors d’une situation émotionnellement intense ?

IDE : comment je fais ? euh… j’arrive quand même à me recentrer à me dire bon je suis infirmière euh… c’est mon résident, ce n’est pas mon grand-mère ma grand-mère ni mon grand-père euh… même si c’est quelqu’un auquel je suis attachée j’arrive à me re recentrer sur le… ce que je dois faire professionnellement euh… par exemple enfin un exemple lors d’un décès qu’est-ce que je dois faire donc euh… y’a donc euh… donc euh… la toilette euh… l’appel au médecin euh faire les papiers pour le décès la famille à gérer je me recentre sur le côté professionnel.

Nadjat : d’accord

IDE : c’est parfois un peu compliqué, mais c’est là où on fait appel en fait aux collègues, où les collègues vous disent de d’aller faire autres choses et euh… et euh…  en fait on fait appel aux collègues en fait  quand en faute on reste bloqué, y’a une situation où je suis restée bloqué, mes collègues m’ont dit de sortir de la chambre la cadre, et une autre infirmière m’ont dit sort de la chambre parce que elles voyaient qu’euh… en fait j’euh… j’euh… je tournais en rond dans la chambre, je voulais faire quelque chose, mais en fait j’y arrivais pas , donc elles m’ont dit de sortir, ce qui a été une très bonne initiative, voilà et à chaque fois en générale je me recentre sur qu’est-ce que je dois faire, en fait  quel est , qu’est-ce que je dois faire professionnellement , je dois faire quoi euh… euh.. je dois faire voilà, ce que je dois faire au niveau professionnel

Nadjat : d’accord

Question 4 :

Nadjat : que représente pour vous le refus de soin ?

IDE : quel que soit le soin ? peu importe le soin

Nadjat : le refus de soin

IDE : le refus de soin euh… que ce soit la toilette où euh… je le vis assez mal le refus de  soin, en fait parce que je me dit (gratte la gorge) en fait  il faut le faire, c’est toujours pour le bien du résident en fait ce qu’on vas faire c’est-à-dire faire la toilette, c’est pour pas qu’il soit souillé, sil il est souillé euh… il y’a un risque de de mycoses, euh… si il refuse ses traitements, euh… en fonction des traitements, euh… bon  après pour une seule fois , c’est pas non plus très très grave souvent il refuse une seule fois on trace le refus de  so…, … le refus de …. de prise, euh… je me dit bon ça vas je me dit bon le lendemain vas falloir quand même les prendre et euh… alors on essaie différents techniques euh… ( gratte la gorge),  euh… alors, après  euh… après refus par exemple de pansement , alors refus d’injection , en fait l’injection je me dit , en fait ça vas très vite en fait une injection, malheureusement, euh… voilà en fait appel à un collègue parce que ça peut-être un antibio, une héparine enfin peu importe, si c’est une perf sous-cut je vais laisser un peu passé, en fait ça dépend du soin. Je le vis mal en fait je me dit c’est toujours pour le bien du résident, donc j’essaie toujours de le faire, et je vais accepter certains refus en fonction de ce que c’est où je me dit bon c’est bon  je peux laisser passer ce soin-là, je peux le laisser passer, et y’en à d’autre je me dit non il vas falloir que ben que je fasse appel à euh… donc en générale c’est à l’aide-soignante, du service qui vas venir m’aider en fait pour que se soin soit , soit réaliser parce que , c’est pas possible de pas le faire .

Nadjat : d’accord

Question 5 :

Nadjat : Comment adaptez-vous votre positionnement face à une relation de soin difficile ?

IDE : alors, comment j’adapte, alors euh…. (blanc) d’abord, j’essaye de commencer en fait  euh… euh… on commence toujours à négocier à être gentil, mais si euh… bon en prend exemple de euh… d’un traitement, mais le médicament il faut le prendre c’est important, on explique pourquoi même si c’est une personne désorienté, j’explique toujours en fait euh… à quoi ça sert, pourquoi je le fait, à quoi ça sert on fait un pansement mais si, y’a du sang vous saigné, y’en a sur les draps, c’est pas propre ça peut s’infecté euh… je je commence toujours pas l’explication calmement.  euh… après voilà après il arrive un moment où il faut que je colle je colle un pansement je colle un pansement, il faut être très rapide et euh… voilà il faut il faut le faire, donc d’abord la négociation, après on revient aussi , on revient une deuxième fois, une troisième fois, où euh… une toilette euh… l’aide-soignante elle vas y aller , euh… moi je vais y aller euh… après on y retourne après on décale dans le temps y’a des choses que l’aide-soignante vas pas pouvoir faire bon les injection, y’a que moi euh… voilà on essaie de de s’adapter en fait après on les connait un peu par cœur quand même les résidents on sait qui est en opposition et sur quoi, donc euh… en fait on prévoit le coup ;

Nadjat : d’accord

Question 6 :

Nadjat : alors, comment envisagez-vous le refus de soin ?

IDE : comment je l’envisage, c’est ce que je disais tout à l’heure, je l’envisage , assez mal (rire) puisque euh… en fait voilà c’est ça, il faut le faire après, c’est un droit hein, le refus de soin est un droit on est d’accord, mais en tant que soignant, c’est compliqué d’avoir, quelqu’un en face de soi, qui refuse le soin auquel il a droit, alors qu’on sait que on vas dire ce soin , c’est pour son bien, c’est, c’est  très compliqué à accepter pour un soignant euh… au bout de 6 ans je l’accepte toujours euh… enfin assez mal après, en plus c’est des personnes âgées, c’est bon je je suis pas en service , euh… de chir, ou, là, ça doit être encore plus compliqué, des fois je me dit c’est bon , fou, laisse le tranquille, il veut pas, il veut pas, c’est  c’est pas non plus c’est pas catastrophique, sauf effecti, comme je disais certains soins, euh, c’est après c’est délicat quoi, c’est un droit, mais là  comme il sont là en fait depuis des années tous les jours, on les voit tous les jours, donc le refus de soin c’est c’est quelqu’un qui vas me refuser la toilette par exemple tous les jours qui vas refuser tous les jours sur la contre équipe, à un moment, y’a il vas quand même falloir faire la toilette et c’est la effectivement voilà sa pose , euh voilà sa pose euh,  euh, des questions de maltraitance, parce que ben on vas forcer une personne à se doucher par exemple hein tout bêtement parce que on peut pas si commence à faire 3 jours , 4 jours, que la personne euh, est souillé euh, on peut pas la laisser comme ça , après on vas contourner son droit on se donnant bonne conscience à nous, voilà

Nadjat : d’accord

Nadjat : avez-vous d’autres questions ?

IDE : est-ce que j’ai d’autres questions ?  Peut-être moi euh, moi euh, je te pose des questions, sur euh, sur euh, par rapport à ça

Nadjat : par rapport à l’entretien si il y’a pas d’autres questions

IDE : oui y’a la législation, du refus de soin par exemple, bon je pense que s’en ai toujours au fait au même plan, hein

Nadjat : (rire)

IDE : la législation, donc le patient à le droit au refus de soin, mais, qu’est-ce qu’on fait de ce refus de soin ? euh et qu’est-ce qu’on en fait oui, c’est ,voilà c’est, euh, après on peut pas distinguer dans euh, on peut pas séparer je pense euh, l’EHPAD d’un service de chirurgie, euh, de Réa euh, c’est par exemple si on se situe dans un service de pédiatrie, le refus de soin, qu’est-ce qu’on en fait bon alors c’est peut-être les parents, mais en attendant, le patient ben on vas dire que c’est, on vas dire le bébé ou l’enfant, qui peut-être vas s’agiter, vas pas exprimer son refus, euh, une personne après, qui est en réanimation, le refus de soin il peut pas l’exprimer euh qu’est-ce qu’on en fait de ce refus de soin ?  et oais il faut je pense qu’il faut adapter en fait, il faut adapter  au soin à mon avis et à la personne, on peut pas faire une généralité d’un refus de soin, voilà c’est bon c’est juste, c’est ma vision

Nadjat : (rire) d’accord, ben merci de m’avoir reçu pour cet entretien.

IDE : de rien

  • Entretien 5

Présentation du professionnel

Nadjat : bonjour, comme vous le savez, je suis étudiante en soins infirmier en 3ème année, et dans le cadre de ma formation, je réalise mon travail de fin d’étude sur les émotions des soignants lors d’un refus de soin. Sachez que cet entretien est anonyme, et vas être enregistré afin de retranscrire vos réponses de façon plus précise.

Question 1 :

L1 : Nadjat :  Alors, Pouvez-vous vous présenter, et me parler de votre parcours professionnel

L2 : IDE 5 : Alors moi j’ai 26 ans, j’ai été diplômé il y’a un an et demi, euh, j’ai fait mes études L3 : en Belgique, donc euh, voilà un cursus de 3 ans euh.

L4 : Nadjat : (relance), et votre expérience en tant qu’infirmier ?

L5 : IDE 5 : Oais, mon expérience, ben j’ai travaillé en service cardio en Belgique et en gériatrie L6 : aussi dans le même Hôpital de Mongoline, et, là je suis redescendu sur Marseille, donc là L7 : je suis en maison de repos, ça fait un mois et demi à peu près. Donc voilà pour mon

L8 : expérience, l’EHPAD.

Question 2 :

L9 : Nadjat : D’accord euh, pouvez-vous me parler d’une situation de soin qui vous aurait marqué sur le plan émotionnel.

L10 : IDE 5 : Euh, alors moi c’était en stage, donc en Belgique, où l’euthanasie est autorisée. L11 : Donc c’était, un patient assez jeune, enfin assez jeune, qui avait environ une quarantaine L12 : d’années, qui avait, fin qui avait demandé l’euthanasie, alors se patient, moi je l’avais, L13 : c’était un stage de, un mois et demi, donc euh, c’était un patient que je prenais en

L14 : charge tous les jours, et puis voilà, la demande a été faite par lui et sa famille. Donc euh, L15 : euh, voilà, fin, ça c’est une situation qui a été, fin, qui était très délicate, et voilà quoi,

L16 : donc.

Question 3 :

L17 : Nadjat : d’accord euh, comment faites-vous pour gérer vos émotions lors d’une situation émotionnellement intense ?

L18 : IDE 5 : Euh, ben par exemple, fin, pour la situation précédente, où le patient avait

L19 : demandé l’euthanasie, ben moi, je, fin lors de, du jour où il a été euthanasié, ben moi je L20 : me souviens, que je m’étais vraiment mis à l’écart, que ça m’avait vraiment affecté, donc L21 : euh, moi j’avais mis, on va dire de la distance, et, et puis voilà oais, j’ai, ça été en fait

L22 : mon mécanisme de défense quoi en tous les cas, je me suis un peu, euh, retiré et, et

L23 : j’évitais de passer dans sa chambre, donc euh, voilà.

L24 : Nadjat : D’accord, très bien.

Question 4 :

L25 : Nadjat : Mmmm excusez-moi, que représente pour vous, le refus de soin ?

L26 : IDE 5 : Ah le refus de soin ? ben c’est le droit du patient, donc euh, je le respecte, mais L27 : bon c’est aussi, un échec pour le soignant, donc euh, voilà, on respecte le patient, et

L28 : essayé de comprendre pourquoi.

L29 : Nadjat : D’accord, (relance) que pensez-vous de l’évolution des droits du patient ?

L30 : IDE 5 : EUH, ben moi je trouve que tant que, tant que ça va dans le sens du patient, je L31 : trouve que y’a du bon et puis euh, euh, le patient il est, je vais dire quoi, je vais dire qu’il L32 : est, voilà.

Question 5 :

L33 : Nadjat : Comment adaptez-vous votre positionnement face à un refus de soin ?

L34 : IDE 5 :  Comment quoi ?

L35 : Nadjat : Adaptez-vous votre positionnement face à une relation de soin difficile ?

L36 : IDE 5 : Silence, réfléchis.

L37 : Nadjat : Positionnement, en tant qu’infirmier, quel est votre positionnement, lors d’une L37 : situation qui vous semble difficile ?

L38 : IDE 5 :  Ben moi, vu que je suis euh, fin, jeune diplômé, je vais dire, euh, je vais dire, je L39 : vais mettre une petite distance, fin une distance de sécurité mais.

L 40 : Nadjat : (feuille tombée au sol) excusez-moi.

L 41 : IDE 5 : Je vais dire, je vais être empathique, fin oais plus de l’empathie, essayer de me

L42 : mettre à la place du patient, don euh, écouter ce qu’il a à me dire, et, et puis voilà je pense. L43 : L’empathie, l’écoute.

L44 : Nadjat : (relance) Selon vous, ce sont vous, selon vous, quels sont vos qualités professionnelles face à une situation difficile ? Vos qualités professionnelles ?

L45 : IDE 5 : Euh, alors euh, au niveau de la communication, moi je pense que, voilà, (silence) L46 : la communication, euh, euh, et puis, (silence), on va dire ma dispo, ma dispo, ma

L47 : disponibilité, euh, je sais me mettre à l’écoute des patients, et, communiqué avec eux,

L48 : donc voilà quoi.

L49 : Nadjat : D’accord.

Question 6 :

L50 : Nadjat : Et enfin, comment envisagez-vous le refus de soin ?

L51 : IDE 5 :  Euh, moi je l’envisage comme un échec. Euh, donc euh, pour ce, fin, pour le

L52 : refus de soin, je vais essayer de comprendre le euh, le pourquoi de ce refus. Euh, je vais L53 : essayer d’euh, de comprendre aussi le patient, et fin, et essayer fin par d’autres moyens, par d’autres moyens on va dire, par d’autres moyens, euh, de le faire accepter ce soin quoi.

L52 : Nadjat : D’accord, que mettez-vous en œuvre devant se refus de soin ?

L53 : IDE5 :  Mmm (silence)

L54 : Nadjat ; Que mettez-vous en place ?

L55 : IDE 5 : Euh.

L56 : Nadjat : Face à un refus de soin, que mettez-vous en place ?

L57 : IDE 5 : Alors euh, je vais écouter le patient, euh, euh, je vais essayer oais, de comprendre, L58 : le pourquoi il refuse se soin, et puis euh, et puis essayer de reformuler euh, de reformuler, L59 : euh, de reformuler fin mes, mes propos quoi qu’il comprenne pourquoi on doit faire le L60 : soin, et de ne pas négliger un soin quoi.

L61 : Nadjat : D’accord, avez-vous d’autres questions ?

L62 : IDE 5 : Non

L63 : Nadjat : Je vous remercie pour cet entretien.

                

TFE

 

Institut de Formation en Soins Infirmiers - Hôpital Nord Mémoire de fin d’études Unité d’enseignement 5.6 Semestre 6 : Analyse de la qualité et traitement des données scientifiques et professionnelles 

L’IMPACT DU REFUS DE SOIN DANS LA RELATION SOIGNANT-SOIGNE 

SOMMAIRE

Introduction. 3

I. De la situation d’appel à la question de départ. 4

1.     Situation d’appel 4

2.     Premier questionnement et recherche d’articles. 6

3.     Question de départ provisoire. 7

Phase de problématisation. 8

II. L’approche théorique. 9

1.     Les émotions. 9

a)     Définitions : 9

b)     Les émotions du soignant. 10

c)     L’intelligence émotionnelle. 11

2.     Le refus de soin. 12

a)     Définition. 12

b)     L’éthique et les valeurs professionnelles. 13

3.     La relation-soignant soigné. 14

a)     Définition. 14

b)     Mécanisme de défense du soignant. 15

c)     La distance professionnelle. 15

4.     Personne âgée. 16

a)     Définition. 16

b)     Vieillissement. 16

5.     Analyse de l’approche théorique. 17

III.  L’approche pratique. 19

1.     Choix de la population. 19

2.     Choix des structures. 19

3.     Choix et construction de l’outil 19

4.     Choix des méthodes d’analyse. 20

5.     Résultats de la pré enquête. 20

6.     Analyse de l’approche pratique. 22

IV. Problématique. 23

Conclusion. 24

Bibliographie. 25

Annexes. 27

 

 

Introduction

Il y a 3 ans, lorsque j’ai intégré l’institut de formation en soins infirmiers, je n’avais pas idée à quel point mes émotions seraient mises à rude épreuves. Entre les cours théoriques intenses, et la diversité des stages, j’ai pu appréhender la gestion du stress. J’ai bien conscience que ce fut un choix déterminant, mais cette expérience très enrichissante m’a apportée une très grande satisfaction sur le plan personnel.

           

            Lors de l'entrée en IFSI, il nous est demandé de rédiger un travail de fin d'étude en lien avec une situation vécue en stage.

             En deuxième année, j'ai effectué un stage dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, où j'ai pris en soin une patiente avec qui la relation était naturelle au début de sa prise en soin. Ensuite, elle a cessé de s'alimenter, ce qui a rendu cette prise en charge difficile par la suite, car je ne comprenais pas ce refus soudain.

Peut-on laisser une personne mourir de faim parce qu'elle l'a décidé ainsi ?  En effet, un patient peut refuser des soins, c'est un principe fondamental du droit du patient. (Art L 1111-4 du Code de la Santé Publique).

            Je me suis souvent questionnée sur la place des émotions lors d’un accompagnement d'un patient réfractaire aux soins. Quelles relations devons-nous créer pour affronter ses craintes ?

            Au cours de mes différents stages, j’ai pu constater les multiples réactions des soignants lors de la prise en soin d’un patient.

            J'ai en souvenir lors de ce stage, de l'infirmière essayant d'administrer les thérapeutiques à Mme B. Celle-ci maintenait la bouche fermer, malgré les explications de l'infirmière avec une voix douce et calme, sur l'importance de ce traitement. J'ai observé dans le regard de l'infirmière du désarroi, et de la tristesse devant Mme B qui ne prendra pas son traitement.

            En effet, avant d’être des professionnels, nous sommes des personnes avec notre propre histoire.

            Interpellée et émue par cette situation, j’ai tenu à développer un sujet qui entraine une réflexion sur mon positionnement en tant que future infirmière. Il a émergé lors de mes contacts avec les patients, et combien leurs histoires de vie pouvaient me toucher. De plus, il m’a semblait important d’étudier ce concept qui fera partie de mon quotidien d’infirmière.         

            La réalisation de ce travail de fin d’étude, se composera de trois parties. Dans un premier temps, je vous exposerai ma situation d’appel, accompagnée de mon questionnement initial et de ma question de départ provisoire. Je développerai par la suite la synthèse de mes recherches.

Dans un second temps, nous aborderons l’approche pratique, grâce à des entretiens auprès de professionnels afin d’approfondir mes recherches et faire le lien avec celle-ci.

Et pour clore ce travail, nous confronterons ses deux parties afin de saisir la problématique de mon thème et ainsi définir ma question de départ définitif.

I. De la situation d’appel à la question de départ

  1. Situation d’appel

J’effectue mon stage du 3e semestre dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EPHAD). C’est ma septième semaine de stage et j’ai en charge une patiente Mme B âgée de 85 ans. Son admission dans l’établissement date du 18 Mars 2015, en raison d’un maintien à domicile compromis lié à une perte d'autonomie. Elle est veuve, a une fille qui est très présente à ses côtés qui lui rend visite chaque jour.

            Mme B est atteinte de multiples pathologies telles que l’insuffisance cardiaque, l’insuffisance respiratoire, l’hypertension artérielle, et présente de légers troubles cognitifs dus au vieillissement.

Il est important de souligner que Mme B est une résidente agréable et souriante mais depuis quelques jours son état de santé s’altère, malgré son traitement antalgique par dispositif transdermique. Elle est asthénique et présente une dysphagie, ainsi qu’une escarre sacrée de stade 4.

            Durant mon stage, l’état de santé de la patiente a été fluctuant mais c’est pendant ma septième semaine de stage que son état s’est sérieusement aggravé.

Lors d’un soin en présence de l’infirmière, j’installais la patiente face à son repas et tout en l’aidant à prendre ses comprimés, la patiente posa son mouchoir sur sa bouche et s’écria : « je n’ai pas faim, j’ai envie de vomir, laissez-moi tranquille ».

Face à cette situation, je me suis sentie totalement démunie. Ne sachant pas quoi dire, j’ai terminé mon soin et quitté la chambre sans dire un mot. Par la suite, l’infirmière m’expliqua que Mme B « ne veut plus se battre » et que je ne devais pas le prendre pour moi.

Bien que je ne souhaitais rien laisser paraître face à cette situation, j’ai été surprise par le comportement de la patiente.

            Le jour suivant, lors du STAFF (réunion de service) avec l’équipe pluridisciplinaire, le cas de Mme B a été évoqué suite à l’évolution clinique de la patiente qui rencontre des difficultés à s’alimenter, dû à un reflux gastrique qui la faisait énormément souffrir, ainsi qu’à la difficulté de sa prise en charge.

Le médecin coordinateur nous a expliqué qu’elle s’est longuement entretenue avec la patiente. De cet entretien il en est ressorti que la patiente a manifesté sa volonté de vouloir mourir car elle ne supportait plus ces allers-retours à l’hôpital, et que tous les soins prodigués devenaient insupportables. De plus, le fait d’avoir ses barrières de lit en continu lui donnait l’impression d’être privée de toute liberté.

Le médecin nous informe qu’une réunion collégiale a eu lieu et que la décision de mise en place de soins dit palliatifs fut prise.

A l’annonce de cette décision, nous étions très angoissés car une relation privilégiée s’était installée avec la patiente. En effet, je me montrais toujours disponible pour écouter Mme B, me parlait de son passé. Elle m'expliquait qu'elle avait perdu son mari à 40 ans à la suite d'une maladie, et quel n'a jamais pu faire son deuil. Elle avait une fille qu’elle aimait, mais il y'avait ce manque de ne pas être grand-mère qui la pesait. Ses moments de partages étaient devenus un rituel pour Mme B et moi-même, et là voire renoncer me peinais.

Nous pensions qu’il s’agissait juste d’un mauvais passage, que les actions mises en place par équipe pluridisciplinaire, ainsi que l’intervention de la fille lors des repas pour la stimuler auraient pu changer le comportement de celle-ci mais en vain.

           

Au fil des semaines, la prise en charge de Mme B devenait de plus en plus difficile, malgré le rôle important de l’équipe pluridisciplinaire dans l’amélioration du confort de la patiente. Elle n’était plus réceptive aux soins, elle ne prenait plus ses repas, et ses traitement    Sa fille était au courant de la décision concernant la prise en soin de sa mère, et lors de ses visites, elle venait toujours à notre rencontre pour qu’on lui apporte du réconfort. Elle aimait discuter avec nous et nous parlait très souvent de sa mère durant de longues minutes avant de se mettre à pleurer.

 Durant ces discussions, je restais à l’écoute mais en retrait, cette situation me mettait mal à l’aise car au départ j’avais l’impression de ne pas trop m’impliquer émotionnellement afin de me protéger, mais au fil du temps, un attachement s’est créé.

 

            Dans cette situation, j’avais conscience que je devais prendre en soin la patiente, mais également la fille qui souffrait de voir sa mère se diminuait jour après jour.

            Dix semaines s’étaient déjà écoulées, et mon stage prenait fin. Le moment difficile du départ arriva. Lors de la distribution des thérapeutiques à la patiente, je me suis approchée d’elle, je lui ai pris la main, et lui ai expliqué que mon stage arrivait à son terme. Je me souviens encore de son regard derrière son masque à aérosol, elle a cligné des yeux puis m’a serrée la main.

Cet instant fut difficile pour moi, décrire les émotions que j’ai ressenties à ce moment-là me semble compliqué à définir.

            Pendant les congés d’été, j’ai été amenée à travailler dans cet EHPAD.  Dès mon arrivée le matin à 7h, je me suis empressée d’aller voir si la patiente était toujours dans le service. A mon grand regret l’infirmière m’a annoncée que la patiente s’était éteinte quelques temps après la fin de mon stage.

  1. Premier questionnement et recherche d’articles

L’analyse de la situation d’appel m’a emmené au questionnement suivant :

  • Pourquoi est-ce si difficile de verbaliser ses émotions ?
  • Pourquoi la communication naturelle au départ, devient-elle difficile par la suite ?
  • Pourquoi ai-je mis une distance avec la fille de la patiente ? Ai-je adopté la bonne posture professionnelle ?
  • Pourquoi est-ce si difficile de répondre aux attentes d'un patient qui refuse un soin ? 

Pour débuter ce travail de recherche, ma situation d’appel m’a permis de m’interroger sur les émotions des soignants lors d’un refus de soin. Pour ce faire, j’ai consulté plusieurs articles et ouvrages pour avoir des réponses.

Un article sur « l’intelligence émotionnelle » de Margot PHANEUF (2003)[1] professeure de sciences infirmières, nous explique que pour gérer ses émotions nous devons apprendre à les maitriser, et que pour prendre en soins des malades nous devons être capables de développer plusieurs capacités émotionnelles pour maitriser la gestion de soi. Selon elle « c’est l’intelligence émotionnelle qui permet d’humaniser les soins », car cette forme d’intelligence, complémentaire au raisonnement et à la logique doit faire partie intégrante de la formation des soignants.  Elle permet au soignant de rechercher des informations sur la vie de son patient, afin de lui apporter les meilleurs soins et répondre à ses attentes. Cette forme d’intelligence qui est la capacité à connaître et à réguler ses propres émotions est nécessaire pour avoir une communication adaptée et ainsi faciliter nos rapports avec les patients.

Un autre article « Comment faire face à un refus de soin d'un usager[2] », d'Anne-Sophie MOUTIER juriste et formatrice en droit sanitaire et sociale, démontre que dans les établissements pour personnes âgées dépendantes, le refus de soin est une pratique courante. Même si ce refus peut avoir de lourdes conséquences sur l'état de santé du patient, il faut privilégier sa volonté de respecter ses droits fondamentaux, comme le stipule l'article L.111-4 du Code de la Santé Publique. Sachant que d’un point de vue éthique, ce refus est un droit essentiel, il est souvent très mal vécu par le corps soignant, qu’ils l'assimilent à un échec.  Voir le patient dont il a la charge diminuer jour après jour est une situation difficile à gérer en particulier sur le plan émotionnel.

L’article « L’attention aux rôles sociaux des personnes âgées accueillies en EHPAD », de Véronique VERGOZ, (2009)[3], explique que l’entrée en institution est toujours difficile pour les personnes âgées. Même si à l’arrivée le règlement stipule qu’elles peuvent emménager leur chambre comme chez eux, et recevoir les personnes qu’elles souhaitent, la rupture avec leur passé est souvent brutale.

Bien que chez certaines personnes âgées, l’arrivée en institution peut avoir des aspects positifs sur leur qualité de vie, ils ressentent une privation de leurs droits fondamentaux comme la liberté de décider par exemple.

  1. Question de départ provisoire

 « En quoi la gestion des émotions du soignant impacte sur la relation soignant-soigné, lors d’un refus de soin d'une personne âgée » ?

Phase de problématisation

II. L’approche théorique

  1. Les émotions
  1. Définitions :

Afin d’approfondir ma question de départ, je vais me pencher dans un premier temps sur les émotions qui sont le sujet de ma réflexion.

Le mot clé émotion fait référence aux champs disciplinaires des sciences techniques infirmière et intervention.

Étymologiquement le terme émotion a été créé au XIIIème siècle, il vient du latin « motio » qui signifie mouvement en ancien français. Au XVème siècle, il est utilisé dans le sens de « trouble moral ».

Il existe de nombreuses définitions « des émotions ».

Fernandez, L., professeur des universités en philosophie et sciences humaines, définit une émotion comme une « réaction   affective brusque et momentanée, agréable ou pénible, souvent accompagnée de manifestations physiques ou de troubles physiologiques[4] ».

Plusieurs études de disciplines confondues, apportent leurs propres conceptions des émotions. La première étude est née en 1872 avec Darwin un naturaliste britannique. Dans son analyse, il nous montre qu’une émotion est innée, et que selon lui elle ferait parti d’une adaptation dès la naissance et serait indispensable à la survie. Selon son hypothèse l’être humain est doté de six émotions de base, « la joie, la surprise, la colère, la tristesse, le dégout et la peur ». Elles sont dues à une réaction inconsciente suite à un évènement externe, et chaque expression du visage a une explication rationnelle.

Selon Ekman, P., psychologue comportementaliste « les émotions sont des entités psychophysiologiques et comportementales discrètes en nombre fini : « les émotions de base qui ont en commun un déclenchement rapide, une courte durée, une survenue spontanée, une évolution automatique, et des réponses cohérentes. Ce qui les distinguent des « autres émotions » telles les « attitudes émotionnelles » (ex : amour, haine) les humeurs (ex : dépression, manie…), les « traces émotionnelles », « émotions complexes » liées à des situations particulières et à une histoire relationnelle (ex : jalousie, rancune…)[5] ». 

Derouesné, C[6]., constate qu’une émotion est au même titre que la mémoire, l’intelligence ou la perception. Ceux sont des hypothèses qui repose sur un certain nombre de facteurs physiologiques, cognitifs et situationnels.

Phaneuf, M[7]., pense plutôt qu’une émotion se manifeste à la suite d’une agitation passagère interne ou externe, et peut prendre la forme d’une surprise, joie, colère ou douleur, et peut ainsi donner des symptômes physiques. Selon elle, nos émotions influencent et guides nos décisions et permettent de nous adaptés à chaque situation.

  1. Les émotions du soignant 

En tant que soignant, nous ressentons tous des émotions parfois très intenses, certains d’entre eux préfèrent ne pas les extérioriser, et les ignorés, alors que d’autres, ont besoin de les extérioriser pour favoriser une relation de qualité et de confiance.

Selon Formarier, M. et Jovic, L. Dans la pratique infirmière les émotions occupent une place différente en fonction de chaque situation. Certaines infirmières, pensent qu’une émotion est nécessaire dans une relation de soin, d’autres sont capables de les régulés pour ne pas être dans l’affect, puis il y’a celles qui préfèrent les combattre pour ne pas être submergé et perdre le contrôle. En effet, la proximité avec le patient, peut nous conduire à la compassion et par la suite nous amène à supporter sa souffrance.

Pour compléter cette réflexion, j'ai lu l'ouvrage « Le travail émotionnel des soignants à l'hôpital [8]» Catherine MERCADIER, fait le constat que l’infirmier en formation initial, doit être capable de « masquer » ses émotions, et ainsi trouver une juste proximité dans la relation de soin avec le patient. L’analyse qui en découle, est comment un soignant peut prendre en soin un patient jour après jour, en lui accordant de l’attention par un regard, un sourire, une caresse, et ainsi dissimuler ses émotions. En effet, un soignant qui dissimule ses émotions, n’apprend pas à tenir compte de ce que lui ou les autres ressentent. Il ne développe pas d’empathie, pas de bienveillance envers la personne soignée.

En poursuivant mes recherches, j’ai lu un article « La régulation des émotions [9]» de Sylvia KRAUT-GRUBER (2009), qui explique que « les émotions que nous ressentons, qu’elles soient positives ou négatives, ne sont pas toujours désirables et exprimées ». L’être humain est parfois amené à réguler ses émotions pour ne pas montrer de faiblesse par exemple. La régulation émotionnelle varie selon le sexe de l’individu. La femme éprouve toujours le besoin de montrer une image positive afin de faciliter ses rapports avec les autres et ainsi s’adapter.

A contrario, l’homme préfère renvoyer une image négative comme la colère par exemple afin de ne montrer aucun signe de faiblesse. En effet, réguler ses émotions, empêche d'être submergé par une situation douloureuse. Grâce à son vécu, une personne peut donc réguler ses émotions, c'est une « stratégie préventive ». Par conséquent, plus la personne sera capable de réguler ses émotions, plus elle se sentira mieux dans ses relations avec le patient.

  1. L’intelligence émotionnelle 

L’intelligence émotionnelle est un concept citer en 1920 par Thorndike, il la définit comme « l’habilité à identifier ses propres états internes, motivations et comportements ainsi que ceux des autres et à intégrer avec autrui de manière optimale sur la base de ces informations[10] ».

Ce concept a été repris en 1990 par les psychologues Salovey et Mayer en apportant leur propre définition qui est « la capacité à identifier les émotions, à générer les émotions adéquates pour faciliter la pensée, à comprendre les émotions et à gérer ses émotions de manière à promouvoir la croissance émotionnelle et intellectuelle ». Ils sont les premiers à développer ce concept et élaborent un test pour mesurer l’intelligence émotionnelle.

Sans l’intervention de Goleman en 1995, les travaux de Salovey et Mayer seraient tomber aux oubliettes. Il a popularisé l’intelligence émotionnelle en publiant son ouvrage qui fut un best-seller, il désigne l’intelligence émotionnelle comme « Notre capacité à apprendre les diverses aptitudes pratiques qui sont fondés sur cinq composantes : La conscience de soi, la maitrise de soi, la motivation, la perception des émotions d’autrui, et la maitrise des relations humaines ».

  • La conscience de soi : C’est la capacité à comprendre ses émotions, à reconnaître leurs influencent pour guider nos décisions.
  • La maîtrise de soi de soi : Elle consiste à maîtriser ses émotions et ses impulsions
  • La motivation : Elle englobe la capacité à détecter et comprendre les émotions d’autrui
  • La perception des émotions d’autrui : L’empathie est le fondement d’une bonne relation.
  • La maîtrise des relations humaines : Elle correspond à la capacité à inspirer et influencer les autres, tout en favorisant les développements à gérer les conflits.

Dans la profession infirmière, il arrive que nous soyons submergés par nos émotions qui affect notre qualité de vie et notre activité professionnelle. En effet, les émotions ont une très grande influence sur notre vie, prendre conscience de ce que l’on vit permet de mieux se préparer à gérer nos émotions face à des situations difficiles. Il est important de faire preuve d’empathie et d’écoute envers le patient lorsqu’il ne se sent pas bien. Par conséquent, prendre conscience de soi permet de mieux se préparer à gérer ses émotions face à une situation difficile.

En outre, les émotions ont un rôle important dans notre vie et sur notre performance professionnelle, mieux les connaître et savoir les exprimées, permet de garantir une relation de soin de qualité et authentique.

  1. Le refus de soin
  1. Définition

Le mot clé refus de soin fait référence aux champs disciplinaires des sciences humaines, sociales et droit.

Le CNRTL définit le refus comme : « Action de refuser ce qui est demandé, exigé ». Et le soin comme : « Intérêt, attention que l’on a pour quelqu’un ».

Selon Hesbeen, W., le soin est « L’ensemble des actes par lesquels on soigne, par lesquels on entretient le corps aux différentes étapes de la vie. Lorsque ceux-ci s’inscrivent dans une perspective soignante, il s’agit du soin qui porté à la personne [11]».

Un patient peut refuser de se soigner, à partir du moment qu’il a émis cette volonté, il s'agit d'un principe fondamental du droit des patients. L’article L. 1111-4 CSP a inscrit le droit au refus de soins par le patient au rang des libertés fondamentales. Il énonce : « Toute personne prend, avec le professionnel de santé et compte tenu des informations et des préconisations qu'il lui fournit, les décisions concernant sa santé ». « Toute personne a le droit de refuser ou de ne pas recevoir un traitement. Le suivi du malade reste cependant assuré par le médecin, notamment son accompagnement palliatif [12]».

L'article 16-3 du Code Civil stipule que : « le consentement doit être recueilli préalablement à tout acte de soins hors le cas où l'état du patient rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle il n'est pas à même de consentir ».

Le consentement aux soins est défini par la loi n° 2002- 303 du 4 mars 2002 relative aux droits des patients et à la qualité́ du système de santé qui stipule que : « Toute personne prend, avec le professionnel de santé les décisions concernant sa santé. Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé́ de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment[13] ».

J’ai lu un article « Le refus de soins de la personne âgée en EHPAD. Groupe de travail avec les aides-soignantes [14]». Diane FLOQUET psychologue spécialisée dans le domaine de la gériatrie, a suivi un groupe d’aides-soignants exerçant en EHPAD. En travaillant auprès d’elles, elle a tenté de comprendre le ressenti de celle-ci face au refus de soins du résident et comment elles l’interprétaient. Selon certaines aides-soignantes, plusieurs facteurs entrent en jeu. En effet, le résident à ses habitudes de vies bien ancrées depuis de nombreuses années, et devoir les modifier sous prétexte qu’il est institutionnalisé est un sentiment difficile à admettre. Ensuite vient la pathologie démentielle, le résident ne comprend pas cette relation corps à corps, et se sent agressé. Chaque soignant vit ce refus de soin en fonction de sa personnalité, et sa capacité à s’adapter à une situation parfois complexe.

En m’intéressant d’avantage au refus de soin, j’ai lu un article, « De la confrontation à la négociation [15]». Corvol, A., gériatre au CHU de Rennes nous explique que dans le milieu du soin, les soignants se retrouvent souvent confrontés au refus de soins. Ce refus est divers, il peut aller d’un refus de toilette, au refus de traitement. Ce refus de soin est parfois difficile à accepter de la part des soignants. Ils se posent la question de savoir comment soigner un patient qui refuse un soin. Dans ce même article, l’anthropologue Balard, F., démontre que dans un premier lieu, il est important de comprendre le refus de soin. En effet, les personnes qui avancent en âge, refuser un soin, permet de conserver son identité afin d’éviter d’entrer dans une forme de dépendance. C’est à ce moment précis que le rôle du soignant est d’accompagné le malade, et favoriser une relation de confiance, pour éviter une relation conflictuelle. Dans un deuxième lieu, le soignant doit s’interroger sur ce refus pour pouvoir évaluer la situation de soin à mettre en place. Face au refus, le soignant doit adopter une posture professionnelle envers le soigné. Il a la responsabilité de lui apporter toutes les informations nécessaires et les conséquences de ce refus. Selon la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, « le refus d’une personne informée, qui comprend les conséquences de son refus, doit s’imposer au soignant [16]».

  1. L’éthique et les valeurs professionnelles

Le refus de soins est un conflit entre le médecin et le malade qui oppose un dilemme entre la volonté de soigner, et l’obligation de respecter les droits du patient. La difficulté dans le soin, est que le refus pose un problème d’éthique. Le comité consultatif national d’éthique (CCNE), a rédigé en 2005 un avis intitulé « refus de traitement et autonomie de la personne[17] ». Cet avis a pour fin de rechercher les différents obstacles au consentement, particulièrement les raisons extérieures souvent peu prises en considération comme par exemple, les cultures, les religions, les raisons familiales etc.

En effet, bien que le malade apporte son consentement aux soins, il est nécessaire de ne pas s’en satisfaire. La recherche doit être réalisée afin de comprendre ce refus et ainsi apporter toutes les informations au malade afin d’adapter sa prise en charge.

Selon le code déontologique, le patient doit bénéficier d'une information loyale, claire et appropriée, essentielle à sa détermination et à l'expression de ses choix, en toute autonomie.

Pour en savoir davantage, sur ce code de déontologie, j’ai consulté l’ouvrage, de Blondeau, A., « Éthique et soins infirmiers [18]». L’auteur, explique que la profession infirmière demande de nombreuses exigences tels que des principes moraux, et une protection en matière d’éthiques.

La déontologie représente un ensemble de règles et de conditions que régit cette profession, et cette condition morale est le respect de la personne. Par définition, « La déontologie est une précision de l’éthique ».

Dans un autre ouvrage « droit, responsabilité et pratique du soins [19]», Devers, G.,

« La marque du droit infirmier, c’est l’alliance de la maîtrise des techniques et d’un savoir relationnel centré sur le respect de la personne humaine ».

C’est de ce sens qu’il s’agit dans la relation de soin. Comme l’explique si bien l’auteur, « derrière la maladie, il y a la personne malade, et pas n’importe laquelle, mais celle-ci avec ses besoins, ses douleurs, ses craintes, ses espoirs, etc. ».

  1. La relation-soignant soigné
  1.  Définition

Le mot clé relation soignant-soigné fait référence aux champs disciplinaires des sciences techniques infirmière et intervention.

Le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL) définit la relation comme un « Rapport, liaison qui existe, est conçu comme existant entre deux choses, deux grandeurs, deux phénomènes[20] ». Le soignant est défini comme celui « qui donne des soins, qui soigne ». Le soigné reçoit des soins.

La relation soignant-soigné est une relation « asymétrique » pour le dictionnaire des concepts en sciences infirmières cette relation est un échange entre deux personnes, le soignant et le soigné possédant deux rôles différents.

Elle nécessite trois conduites : l’engagement personnel de l’infirmier dans sa relation avec la personne soignée en émettant aucun jugement de valeur. Il doit se montrer objectif afin de ne pas déformer ce qu’il a vu ou entendu, et enfin avoir un minimum de disponibilité envers la personne soignée[21]. En outre, le soignant doit se montrer respectueux à l’égard du soigné.

Dans leurs ouvrages, Manoukian, A., et Masbeuf, A., définissent la relation comme : « Une relation, c’est une rencontre entre deux personnes au moins, c'est-à-dire deux caractères, deux psychologies particulières et deux histoires[22] ». Selon les auteurs, de nombreux facteurs entrent en jeu dans cette relation.

  • Facteurs psychologiques : ses valeurs, ses représentations, ses émotions, ses désirs.
  • Facteurs sociaux : son appartenance à une classe professionnelle, sa classe d’âge, sa culture.
  • Facteurs physiques : ses aspects, ses perceptions de son corps et de celui des autres.

Pour la personne soignée, l’hospitalisation est un lieu qui le sépare de ses habitudes de vies, et peut susciter certaines angoisses, et anxiétés. Effectivement, le patient se voyant dans cet état de diminution, se montre parfois en refus de soin. Par conséquent, il est important pour le soignant, d’avoir une attitude relationnelle adaptée qui facilitera cette relation de soin difficile.

La relation soignant-soigné est le lien qui permet au patient de se sentir aider, accompagner et soutenu par un professionnel qui lui apporte de l’aide. Selon Manoukian et masboeuf, « Le fait de prendre en considération » peut ainsi amener la relation soignant-soigné à devenir une relation d’aide ».

Cependant, si cette relation d’aide est mal gérée sur le plan affectif, elle peut conduire le soignant à trop s’impliquer, et de ce fait, le mener à douter de son rôle, de ses capacités et engendrer chez celui-ci de fortes émotions difficiles à maitriser.

 Manoukian, A., et Massebeuf, A., suggèrent que l’affectivité est la fondation et le cœur de la relation. Or, il y’a quand même un risque dans cette relation lorsqu’elle devient trop personnelle. Les risques sont les mécanismes de défenses que nous sommes tous susceptibles de déployer afin de favoriser une bonne relation de soins.

  1. Mécanisme de défense du soignant

Le dictionnaire des concepts en sons infirmières définit les mécanismes de défenses comme des « manœuvres psychologiques inconscientes au service du « moi » qui ont pour fonction de protéger la personne de son anxiété. Elles servent en quelque sorte d’écran pour falsifier la réalité en la cachant ou en la rendant davantage acceptable aux yeux de la personne »[23].

Freud père de la psychanalyse fût le premier à les décrire, comme des actes involontaires et inconscients qui consistent à diminuer les tensions internes et externes pour nous prémunir contre la souffrance.

En effet, lorsque la relation avec le patient devient difficile sur le plan émotionnel, le soignant met en place des mécanismes de défense qui sont inconscients, et instinctifs. Ces mécanismes vont lui permettre de gérer certaines situations difficiles qui seront sources de stress et serait amené à déstabiliser le soignant.

Un article « soignants soignés, un rapport complexe, une réflexion chemin faisant quant au statut émotionnel du soignant[24]» de Marie DELHAYE et Françoise LOSTRA, nous explique que dans sa profession, le soignant entrant fréquemment dans une relation de soin difficile avec le patient, peut-être affecté émotionnellement. La confrontation permanente à la souffrance du patient, conduit le soignant à déployer des mécanismes de défenses. Cette proximité avec le patient souffrant, rend la prise en soin difficile, et pourrait à long terme compromettre cette relation. Pour éviter une charge émotionnelle importante, qui pourrait le déstabiliser, le soignant prend une distance avec le patient afin de se protéger.

  1. La distance professionnelle

Le CNRTL définit la distance comme un « Intervalle mesurable qui sépare deux objets, deux points dans l’espace ; qu’on franchit pour aller d’un lieu à un autre ».

Selon Prayez, P., docteur en psychologie clinique et sociale, la distance est « La séparation de deux points dans l’espace, de deux objets éloignés l’un de l’autre par un écart mesurable[25] ».

L’auteur apporte une autre définition de la juste distance « La capacité à être au contact d’autrui malgré la différence des places ». Par cette définition, il souligne que le soignant doit maintenir sa place auprès du patient pour lui apporter les soins dont il a besoin tout en respectant son rôle de soignant.

En effet, pour exercer sa profession, le soignant a besoin de maintenir « une juste distance » avec le soigné pour se protéger et éviter de s’impliquer dans une relation difficile qui pourrait à long terme nuire sa pratique professionnelle et l’affecté émotionnellement. Phaneuf., Margot, dans son ouvrage explique qu’il est nécessaire, « d’apprendre à gérer une situation difficile et établir, une distance de protection professionnelle[26] ».

Cependant, il n’est pas facile, de trouver cette juste distance. En effet, si on met une distance trop importante les besoins du patient ne seront pas satisfait, par contre si cette distance n’est pas respectée, elle peut conduire à une relation trop personnelle et à long terme conduire à un épuisement. Il est important de réconforter un patient et lui accorder de l’aide mais, il est parfois nécessaire d’instaurer des limites en trouvant la bonne distance.

  1. Personne âgée 
  1. Définition

La personne âgée étant au cœur de ce travail de recherches, je vais la développer par le mot clé qui fait référence aux champs disciplinaires des sciences biologiques et médicales.

Le dictionnaire des concepts en sciences infirmières définit la personne âgée comme : « Étape de la vie d’adulte en continuité du processus de transformation physiologique, définie plus ou moins l’âge de la retraite professionnelle et qui a pour objet de catégoriser une classe sociale ».

L'organisation mondiale de la santé (OMS) définit une personne âgée à partir de 60 ans. Selon les données du ministère des solidarités et de la santé, les personnes âgés de plus de 60 ans s'élèvent à 15 millions et sera de 20 millions en 2030.

Sur le plan biologique, elle définit le vieillissement comme une accumulation de molécules cellulaires conduites dans le temps avec une dégradation physiques et mentales engendrant des maladies allant jusqu'au décès. Le vieillissement est une préoccupation mondiale en raison de l’amélioration de l’espérance de vie aux grands âges. Les plus de 60 ans ne cessent d’accroissent, et est en partie dut à une meilleure qualité de vie.

  1. Vieillissement

Selon le CNRTL, le vieillissement se traduit comme : « Fait de vieillir ou d'avoir vieilli, d'avancer en âge, de s'affaiblir en perdant progressivement ses forces physiques ou morales, ses capacités intellectuelles ».

Dans son ouvrage, « Gériatrie compétences et rôles infirmiers [27]», Avet, S., présente le vieillissement comme « un processus lent et progressif qui rapproche chaque être humain de l’état de vieillesse mais aussi ce que toute personne subit durant la dernière période de sa vie ». Ce même auteur nous parle de deux vieillissements, « un vieillissement normal », qui est l’ensemble des modifications qui apparaissent sur le plan psychique et physique. Puis, « un vieillissement réussi ». Par ce terme, il entend une absence d’altération due à une affection sans aucune pathologie. En somme, un vieillissement en bonne santé.

Dans un article, sur les représentations liées aux vieillissements, les auteurs distinguent deux aspects de la vieillesse. En premier lieu, nous avons une vieillesse active qui exprime autonomie et liberté. Dans ses études réalisées, Blaxter, M., constate que, « chez les personnes âgées, la santé ne se définit pas comme absence de maladie, mais plutôt en référence au maintien de capacités fonctionnelles permettant d’assumer des tâches domestiques[28] ». En effet, préserver son autonomie, et un moyen de vivre en bonne santé afin de se préserver de la vieillesse le plus longtemps possible. En deuxième lieu, nous avons cette vieillesse dépendante qui sollicite l’aide d’autrui pour satisfaire ses besoins quotidiens. De ce fait, être dépendant d’autrui est un pas vers la vieillesse, par conséquent, une perte d’autonomie est le signe du vieillissement.

En poursuivant mes recherches sur le vieillissement et son mécanisme, j'ai lu un article « Vieillir [29]» de Claude Bersay sur lequel il définit la vieillesse comme un état biologique et psychologique que l'on atteint à un certain âge. Il nous explique que l'on peut différencier deux catégories de vieillesses, les retraités actifs, et ceux qui s'affaiblissent progressivement vers un état de dépendance. L'étape de la vieillesse est un processus difficile dans la vie d'une personne. En effet, vieillir est assimilé à l'arrêt de l'activité professionnelle, de la fragilité du corps humain, et des rapports avec les autres. Il est évident que le vieillissement est inéluctablement un passage avide de la vie avec tous les agréments liés à celui-ci.

A travers ces différentes recherches, nous pouvons constater que la personne âgée est par nature vulnérable, soumise au processus du vieillissement, au cumul des pertes sur le plan sociale et économique.

  1. Analyse de l’approche théorique

Ma question de départ était de faire le lien entre les émotions et le refus de soin dans la relation soignant-soigné. Mes recherches théoriques m’ont permis de mettre en avant le travail émotionnel des soignants devant un refus de soin.

En effet, le questionnement qui a découlé de ma situation d’appel, et les différentes lectures m’ont aidé à comprendre le fonctionnement des émotions, et comment réussir à ne pas se laisser submerger par celles-ci. Nos émotions influencent sur notre vie professionnelle, d’où l’importance de bien les maitrisés, pour permettre une relation soignant-soigné de qualité.

Nous pouvons constater que la relation soignant-soigné, est une relation asymétrique qui demande un échange entre deux personnes, ayant un rôle bien distinct. Cependant chaque relation est unique, et pour être bien vécu, le soignant doit être capable de bien la gérer pour ne pas se retrouver en difficulté.

La relation soignant-soigné c’est donc donner du sens, de ce fait, se montrer empathique est nécessaire dans l’exercice infirmier, mais parfois il faut savoir mettre une distance avec la personne soignée, afin de favoriser une bonne relation d’aide.

En effet, selon certains auteurs, chaque soignant doit, avec sa propre personnalité, son éthique, et ses valeurs, être en mesure de contrôler ses affects dans sa relation avec le soigné. Nous parlons ici d’une intelligence émotionnelle pour favoriser une relation authentique.

Dans ma situation, j’ai été confronté à un refus de soin, et je n’ai pas compris cette décision soudaine. Le refus de soin est très souvent mal interprété pas le soignant qui le voit surtout comme un échec de prise en charge. En parcourant mes recherches sur le concept du refus de soin, j’ai compris qu’au regard de la législation, le refus de soin, doit toujours être considéré comme un acte de liberté individuelle, car la personne soignée est sujet et non objet de soins.

Par ailleurs, même si face à un refus de soin, nous nous trouvons confronter à un dilemme de soigner, et de respecter les droits du patient, la priorité reste avant tout, le confort de la personne soigné.

III.  L’approche pratique

  1. Choix de la population

Pour mon enquête, les entretiens se feront auprès d’infirmiers, et d'aides-soignants exerçant en EHPAD, puisqu’ils sont à même de porter un regard de façon plus globale sur mon sujet. En effet, ils sont confrontés à la prise en soin difficile des personnes âgées.

Lors de cet entretien je souhaiterai interroger des infirmiers exerçant depuis de nombreuses années au sein de l’établissement et puis de jeunes infirmiers nouvellement diplômés pour confronter leur avis et ainsi orienter mes recherches.

A mon sens l’expérience est peut-être un facteur favorisant dans la gestion des émotions lors de la prise en charge des patients en détresse.

  1. Choix des structures

Pour mes entretiens, j’ai décidé d’interviewer des infirmières exerçant en EHPAD (établissement d’hébergement pour personne âgée dépendantes), car ma situation d’appel c’est déroulé dans un EHPAD. Puis dans un MAS (maison d’accueil spécialisé) où j’ai effectué mon stage de troisième année, car le refus de soin était très présent.

Afin de pouvoir réaliser mes différents entretiens, j’ai présenté mon questionnaire, accompagné d’une demande d’autorisation aux directeurs des établissements de santé retenus.

  1. Choix et construction de l’outil

Pour mon enquête j’ai choisi d’utilisé comme outil, l’entretien semi-directif, car il est plus adapté à mon travail de recherche. Pour ce faire, j’ai lu un article « l’entretien semi-directif : à la frontière de la santé publique et de l’anthropologie[30] ».

Geneviève Imbert nous explique que l’entretien semi directif permet une approche qualitative qui s’inscrit dans une « logique compréhensive en privilégiant la description des processus plutôt que l’explications des causes ».

L’entretien semi-directif me semble pertinent, il s’agit d’un dialogue qui a lieu entre deux personnes, c’est un moment d’écoute et de partage. Il permet à mon interlocuteur d’apporter des réponses à mes questions en lien avec ma question de départ. Je chercherai à comprendre le vécu et le ressenti des soignants dans leur quotidien professionnel.

Cet entretien a pour but de recueillir des informations de manière ordonnée auprès de professionnels de santé́. Les entretiens sont plus adaptés au regard du sujet que je souhaite traiter, car je pourrai analyser les émotions des soignants qui sont confrontés au quotidien à la souffrance de leurs patients.

Grace à ses entretiens, je pourrai échanger avec mon interlocuteur, de façon à approfondir mes recherches par la suite.

  1. Choix des méthodes d’analyse

Mes entretiens réalisés, ont été retranscrits de manière précise avec une numérotation de chaque entretien et question.

L’analyse de mes résultats a été réalisée à partir de mon tableau présentant les réponses attendues et inattendues, de chaque entretien.

  1. Résultats de la pré enquête

La présentation des résultats a été faite par thème afin que les questions posées et les questions de relance soient regroupées. Quant aux professionnelles, j’ai utilisé « entretien n° suivi de question n° ».

  • Thème n°1 : Profil professionnel.

Les infirmières rencontrées sur le terrain, ont une ancienneté de diplôme allant de 18 mois à 12 ans. Les 5 infirmiers(e) interrogés, ont exercés en intérim après l’obtention de leurs diplômes, sauf l’infirmière n°3 et n°4 qui ont travaillées uniquement en EHPAD.

  • Thème n°2 : Les émotions

Les cinq infirmiers(e), racontent leurs expériences d’une situation difficiles, sur leurs lieux de travail, sauf l’infirmier n°5 qui raconte son expérience en tant qu’étudiant. Ils ont tous été marqués par une situation, qui les a beaucoup affectés, notamment l’infirmière n°1 qui a pleuré, tellement l’émotion était forte, et préféré mettre une distance avec la résidente, afin de ne pas impacter sur la qualité du soin. L’infirmière n° 4 éprouve toujours des difficultés lors d’une émotion intense tel qu’un décès entre autres.

  • Thème n°3 : La gestion des émotions

Les quatre infirmiers(e), arrivent à maitriser leurs émotions pour se concentrer sur leur travail, sauf l’infirmier n°5 qui revient sur son expérience en tant qu’étudiant qu’il l’a marqué. Il nous dit : « je m’étais vraiment mis à l’écart ». Nous pouvons constater par ces dires qu’il a mis en place des mécanismes de défenses, car cette situation nouvelle le mettait mal à l’aise, dans un premier temps du fait que c’était un patient donc il avait la charge de plus d’un mois, et dans un second temps pour l’euthanasie qui est légalisé en Belgique est non en France. L’infirmière n°1 pour gérer ses émotions, se montre à l’écoute, et disponible envers la personne soignée et fait preuve d’empathie. L’infirmière n° 3 malgré la difficulté émotionnelle, arrive à se recentrer sur son travail, et nous dit « ce n’est ni ma grand-mère, ni mon grand-père ». Nous pouvons émettre l’hypothèse, que c’est sa manière de gérer la situation et ainsi la mener à bien, sur le plan professionnel. En effet, pour certains soignants, développer des mécanismes de défense semblent parfois nécessaires pour éviter de se trouver en situation douloureuse.

  • Thème n°4 : le refus de soin

Les cinq infirmiers(e) sont unanimes, sur le fait que le refus de soin est le choix du patient, et doit être respecter, même si pour certaines ce refus est souvent mal vécu, l’important est de préserver la dignité de la personne. L’infirmière n°1 nous dit, que le soin avant d’être accepté, passe toujours par la négociation, et s’il persiste, faut respecter le choix du patient. En effet, bien que les soignants soient conscients de l’impact du refus, ils gardent toujours en vue qu’un soin quel qu’il soit, est important, et doit être réalisé en passant par une négociation en première intention, en s’assurant que les informations données au résident soient claires. L’infirmière n°2 explique qu’un refus de soin est vague. Elle fait le constat par son expérience, que le refus de soin en MAS est quotidien, alors qu’à l’hôpital est ponctuel. Par ses propos, nous pouvons comprendre qu’un résident en MAS, et un patient à hôpital par leur refus, apportent un message au soignant qu’il doit être capable d’interprété afin d’adapter le soin. Pour l’infirmière n°3 le refus de soin, représente un échec de sa prise en charge, d’abord elle essaie de comprendre ce refus, puis elle se trouve confronté entre un échec de prise en charge et le choix du patient. Par conséquent, elle privilégie sa relation avec le patient. Quant à l’infirmière n°4, le refus de soin représente toujours une difficulté sur le plan émotionnel « je le vis mal en fait je me dis, c’est toujours pour le bien du résident, donc j’essaie toujours de le faire et accepter certains refus ». En outre, c’est en confrontant ses propres valeurs à la réalité de la situation, que l’infirmière peut donner du sens à son travail.

  • Thème n°5 : La relation soignant-soigné

Les cinq infirmiers(e) citent la relation soignant-soigné différemment. Néanmoins, quatre infirmiers(e) sur cinq abordent la relation d’aide qui semble fondamentale dans cette relation. L’infirmière n°1 explique qu’il est important « dans un premier temps, de créer une relation d’aide, qui vas faciliter le soin ». L’infirmière n°2, nous dit que sa relation avec le soigné passe principalement par la communication, et que son expérience professionnelle et sa connaissance de soi son un atout pour elle. En effet, selon certains auteurs, l’expérience professionnelle a toute son importance dans la gestion des émotions. L’infirmière n°3 cherche à comprendre la situation, en laissant place à la communication et l’empathie. L’infirmière n°4 essaie toujours de négocier le soin par des explications apportés au soigné sur le soin. L’infirmière n°5 éprouve toujours des difficultés par rapport à sa jeune expérience dans la profession. Il essaie toujours de mettre une distance pour se protéger, mais il se montre empathique avec le résident et disponible.

  • Thème n°6 : La posture professionnelle

Les cinq infirmiers(e) envisagent assez mal le refus de soin, et le voit comme un échec. Néanmoins, elles sont d’accord pour dire que le refus de soin avant d’être envisagé, passe par plusieurs étapes qui sont des explications au résident, et la compréhension de ce refus pour le soignant. Malgré le positionnement du résident face au refus de soin, le soignant doit respecter ce choix. C’est alors que les infirmiers(e) laissent place à la communication et aux soins relationnels. L’infirmière n°1 parle de la difficulté du refus de soin, qui représente un échec de sa prise en charge. Cependant, elle respecte le choix du patient et entretient une relation d’aide, afin d’accompagné le résident au mieux. L’infirmière n°2, adopte toujours le même positionnement qui est la communication afin de comprendre ce refus. Nous pouvons voire, qu’elle tente à plusieurs reprises de faire comprendre au soigné, l’utilité d’un soin. Quant à l’infirmière n°3, elle est dans la remise en question de son savoir-faire, et observe le résident afin de détecter des mécanismes de défenses comme la colère, la tristesse etc… puis met en place les soins relationnels.

  1.  Analyse de l’approche pratique 

Les entretiens réalisés dans différentes structures auprès d’infirmiers(e) m’ont permis de considérer les dires des auteurs, avec celles des pratiques infirmier(es).  Nous pouvons constater, qu’en tant que soignant, les émotions sont très révélatrices dans la relation soignant-soigné. En effet, dans la profession infirmière, gérer ses émotions relève parfois de difficultés émotionnelles, notamment lors d’un refus soin.

Quand l’infirmier(e) propose un soin, il y vas toujours pour le bien-être du patient. Cependant, quand le refus de soin est exprimé, il est très mal accepté par les soignants, qu’il l’envisage comme un échec. Comment soigné une personne qui refuse un soin ? La difficulté pour l’infirmier(e) et d’accepter ce refus qui est le choix et le droit du patient. En effet, depuis la mise en place de la loi du 4 mars 2002 destiné à améliorer l’information du patient et à faciliter l’expression de sa volonté, elle offre la possibilité au patient de décider de sa prise en charge grâce aux directives anticipées.

En outre, certains infirmiers(e) essaient d’abord de comprendre le refus de soin, puis entre alors en négociation avec le résident pour essayer de le convaincre d’accepter le soin. Comment essayer de le convaincre tout en respectant le principe de son libre choix ? L’une des infirmières nous dit dans son entretien « on est dans une démarche de soin ». En effet, l’infirmier(e) doit se montrer bienveillant(e), à l’écoute et disponible, faire preuve d’empathie, et doit adopter une posture professionnelle avec chaque résident et respecter ses volontés, et ses droits.

Comme l’explique l’anthropologue Balard, F., le refus de soin doit être compris afin d’adapter la prise en charge et favoriser la relation soignant-soigné. Il est donc important d’analyser ce refus. Il faut souvent réexpliquer au résident, et s’assurer, s’il a bien compris. L’enjeu est d’adapter les soins avec le résident, tout en tenant compte de son identité, son histoire.

Nous pouvons donc comprendre, que le refus de soin est un droit du patient, comme le stipule l’auteur. « La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, le refus d’une personne informée, qui comprend les conséquences de son refus, doit s’imposer au soignant ».

Pour les infirmiers(es), la communication dans la relation soignant-soigné est essentiel, c’est le fondement d’une bonne relation, elle permet d’envisager le refus de soin, et de l’adapter. Dans leur pratique au quotidien, les infirmiers(es) sont très souvent confrontés à des résidents dans le refus de soin. Elles nous expliquent qu’elles adaptent toujours leur communication en fonction du résident, et en tenant compte de sa pathologie.

Concernant la distance thérapeutique, les infirmiers(e) doivent parfois mettre une certaine distance pour éviter d’entrer dans l’affect afin de ne pas rendre la relation difficile. En effet, les infirmières exerçant avec les personnes âgées sont très souvent amenées à développer des mécanismes de défenses. Pour certains infirmiers(e), il est difficile de ne pas se montrer empathique, quand elles connaissent les résidents depuis de nombreuses années. L’une des infirmières rencontrées, nous dit : « ben forcément en 6 ans ben on s’attache à certains résidents ».

Pour faire le lien avec ma situation d’appel, je n’ai pas réussi à comprendre ce refus, et je me suis retrouvée en difficulté dans ma posture professionnelle. En effet, je n’ai jamais été confronté à un refus de soin, et je l’ai pris comme une attaque dirigée contre moi. L’une des infirmières, s’est retrouvé dans la même position que moi, bien qu’elle l’ait très mal vécu, elle s’est montrée professionnelle. Elle nous dit, « c’est pas une obligation que ce soit moi ». En effet, le résident en tant que malade se voit très souvent comme un objet de soin dont nous ne tenons pas compte de ses désirs.

Manoukian, A., et Masbeuf, A., expliquent que « pour la personne soignée, l’hospitalisation est un lieu qui le sépare de ses habitudes de vies, et peut susciter certaines angoisses, et anxiétés. Effectivement, le patient se voyant dans cet état de diminution, se montre parfois en refus de soin. Par conséquent, il est important pour le soignant, d’avoir une attitude relationnelle adaptée qui facilitera cette relation de soin difficile ».

Concernant, mon positionnement, je n’aurai pas dû adopter cette posture. En tant que future infirmière, il convient de rester professionnel. Néanmoins, j’aurais dû parler de ce malaise avec l’infirmière, afin de comprendre cette situation et favoriser ma relation avec Mme B.

Je me rends compte de l’importance et la complexité du travail infirmier, et d’où l’importance d’une bonne communication soignant-soigné. J’ai pu, prendre du recul sur ma situation, et prendre conscience de l’importance de ma pratique professionnelle.

IV. Problématique

Les recherches entreprises auprès des différentes lectures d’ouvrages, et d’articles, ainsi que la rencontre avec les professionnels de santé, montrent que le refus de soin est une pratique courante dans la relation soignant-soigné.

Les infirmier(es), et les auteurs sont d’accord pour dire que le refus de soin même s’il met les infirmiers dans une position difficile, il est important d’en tenir compte, et d’adapté le soin en fonction du résident. Néanmoins, il existe des situations dans lesquelles les infirmiers(e) estiment que le résident se met en danger à travers son refus de soin. Comment, alors, rester « soignant » dans ces situations ? C’est dans ces situations que les soignants, peuvent être conduits à imposer des soins au résident. Nous pouvons constater, que les infirmiers(e) cherchent toujours à comprendre ce refus de soin et le pourquoi de ce refus.

Certains auteurs, ont montré que de nombreux refus de soin traduisaient la revendication d’un droit de choisir, et une volonté d’exister. En effet, face au refus, il est important que l’infirmier(e) cherche d’abord à entrer en communication et ainsi éviter la confrontation.

Dans la relation soignant-soigné, la communication joue un rôle important. C’est un échange à double sens, qui permet de comprendre la situation. La communication, qu’elle soit verbale ou non verbale, doit être privilégié afin d’instauré une relation de confiance entre les deux protagonistes. Les infirmiers(e) nous disent qu’il est parfois important de mettre une distance pour éviter d’entrer dans une relation difficile à gérer. Les auteurs nous parlent de « juste distance ». En effet le soignant a besoin de cette distance dans le soin, pour ne pas rendre le travail difficile et ainsi le nuire à long terme.

Certains infirmiers(e) nous parlent de mécanismes de défenses qu’ils développent pour se protéger, et font preuve d’empathie. L’empathie qui est fondée sur l’attention à l’autre, l’écoute, est à mon sens, celle qui permet le mieux de trouver la bonne distance dans la relation soignant-soigné. Cette posture est importante dès les premiers contacts entre le patient et les soins. Nous pouvons donc constater que la juste distance et l’empathie sont nécessaire dans la prise en soin d’un résident.

Grâce aux recherches théoriques, et les entretiens sur le terrain, j’ai pu comprendre l’intérêt du positionnement infirmier. Lors d’un refus de soin, il est important de ne pas le négliger, l’équipe pluridisciplinaire doit se concerter avec le résident sur les raisons de ce refus de soin.

En tant que future professionnelle de santé, il me semble important de prendre conscience de l’importance de la communication dans la relation soignant-soigné.

Le cadre législatif sur les droits du patient et du consentement aux soins, nécessite une réflexion dans ma future pratique professionnelle.

Ce travail de recherche m’a permis de modifier la question de départ provisoire, en question de départ définitive.

Question de départ définitive

« En quoi le refus de soin impact -il la relation soignant-soigné »

Conclusion

En réalisant ce travail de fin d’étude, j’ai pu comprendre, et réaliser la complexité du travail émotionnel des soignants, lors d’un refus de soins. En effet, dans ma situation d’appel j’ai rencontré des difficultés de prise en charge avec une résidente en refus de soin.

Mon incompréhension de ce refus soudain a suscité en moi de nombreuses interrogations sur ma propre conception des soins et ma posture professionnelle quant à ma future profession.

Les différentes recherches et lectures entreprises m'ont permis de mettre en avant la gestion des émotions lors d’une situation difficile, accompagnant un refus de soin, mais également d’approfondir, des textes législatifs quant à l’exercice de la profession infirmière et des droits relatifs aux patients.

Ma question de départ provisoire a été approfondie lors de ma phase de recherche grâce aux ouvrages étudiés. Elle m’a permis de comprendre certains mécanismes qui se mettent en place dans la relation soignant-soigné.

Une prise en charge continuelle mène le soignant à se confronter avec le temps sur ses implications personnelles et émotionnelles. Il parvient alors à rester congruent avec ce qu’il ressent tout en conservant une distance professionnelle.

Ce travail a révélé que les émotions et la communication de celles-ci sont fondamentales pour avoir une relation de qualité entre le soignant et le soigné.

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  • Bersay, C. « Vieillir » Dans études sur la mort 2004/2 n° 126 p. 37 à 42.

  • Imbert, G. « L’entretien semi-directif : A la frontière de la santé publique et de l’anthropologie ». 2010/3 N° 102 | pages 23 à 34 ISSN 0297-2964

Annexes

 

        [1]  Phaneuf, M. Dossier le vécu émotionnel ; l'intelligence émotion. Revue santé mentale /177/ Avril 2013

[2] Moutier, A-S. Comment faire face au refus de soins d'un usager ? Article TSA mensuel n°75 pages 1 sur 3 ;08/09/2016

[3]Vergoz, V. ; « L'attention aux rôles sociaux des personnes âgées accueillies en ehpad » Dans VST- Vie sociale et traitements 2009/4 (n° 104), pages 99 à 106,

[4] Formarier, M. Jovic, L. Les concepts en sciences infirmières. 2ème édition. Édition Mallet 2012, pages 164 à 167.

[5] Cosnier, P., (2015) Psychologie des émotions et des sentiments, p4.

[6] Derouesné C. Qu’est-ce qu’une émotion ? Une introduction à l’étude des émotions. Ger Psychol Neuropsychiatr Vieil 2011 ; 9(1) :69-81 doi :10.1684/pnv.2010.0249

[7] Phaneuf, M. Intelligence émotionnelle et sociale des outils par la relation. Janvier 2010

[8] Mercadier, C. (2002,2008). Le travail émotionnel des soignants à l’hôpital, chapitre 4. La gestion des émotions par les   soignants, p. 213 ; éditions Seli arslan

[9]Krauth-Gruber, S. (2009). La régulation des émotions. Revue électronique de Psychologie Sociale, 4, 32-39.

[10] Mikolajezak, M., Quoidbach, J., Kostoi, I., Nelis, D., « Les compétences émotionnelles » (2009) p.5

[11] Hesbeen, W., Prendre soin à l’Hôpital, inscrire le soin infirmier dans une perspective soignante, Masson, 1998, p.9.

[12] https://www.legifrance.gouv.fr

[13] https://www.legifrance.gouv.fr

[14] Floquet, D. « Le refus de soins de la personne âgée en EHPAD. Groupe de travail avec les aides-soignantes ».

Lettre de psychogériatrie (2013).

[15] Corvol, A., « Refus de soins : de la confrontation à la négociation » publié le 28 juillet 2014

[16] https://www.legifrance.gouv.fr

[17] https://www.ccne-ethique.fr/sites/default/files/publications/avis087.pdf

[18] Blondeau, D., « Éthique et soins infirmiers ». (2013) deuxième édition p.

[19] Devers, G., « droit, responsabilité et pratique du soin », (2004), édition Lamarre, p.

[20] http://www.cnrtl.fr/definition/relation

[21] Paillard, C. dictionnaire des concepts en sciences infirmières 4ème édition (2018). La relation soignant-soigné p. 348 à 349.

[22] Manoukian, A., & Masbeuf, A., « la relation soignant-soigné » (2008) Paris, édition Lamarre. P. 223

[23] Paillard, C., dictionnaire des concepts en sciences infirmières 4ème édition (2018). Les mécanismes de défense p. 271.

 [24] Delhaye, M. & Lotstra, F.  « Soignants... soignés, un rapport complexe. Une réflexion chemin faisant quant au statut    émotionnel   du soignant » dans cahier de psychologie clinique 2007/1 (n°28), p. 49 à 59

[25] Prayez, P., Distance professionnelle et qualité du soin.  3ème édition Lamarre 2017 p.5

[26] Phaneuf, M., la relation soignant-soigné, l’accompagnement thérapeutique. 2ème édition Chenelière éducation 2011, p. 17

[27] Avet, S., « gériatrie compétences et rôles infirmiers », Med-Line éditions, p.23.

[28] Moliner, P., Ivan-Rey, M., Viadal, J., « Trois approches psychosociales du vieillissement. Identité, catégorisations et représentations sociales », Psychol NeuroPsychiatr Vieil, vol. 6, no 4, décembre 2008

[29] Bersay, C. « Vieillir » Dans études sur la mort 2004/2 n° 126 p. 37 à 42.

[30] Imbert, G. « L’entretien semi-directif : A la frontière de la santé publique et de l’anthropologie ». 2010/3 N° 102 | pages 23 à 34 ISSN 0297-2964

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Date de dernière mise à jour : 22/02/2021