Cas clinique 22
Vous êtes en poste dans un service de médecine.
. Au moment du goûter, elle repousse le plateau en disant qu’elle se sent barbouillée et qu’elle n’a pas envie de manger.
Un peu plus tard, en entrant dans sa chambre, vous la trouvez assise au bord du lit, très pâle, en sueurs, avec les mains qui tremblent. Elle vous dit qu’elle se sent faible, qu’elle a des vertiges et qu’elle a du mal à se concentrer.
Ses constantes sont :
- Tension artérielle : 9/6 cmHg
- Pouls : 108 battements/min
- Mme L. est diabétique. Elle n’a presque rien mangé depuis le déjeuner et sa glycémie capillaire n’a pas encore été contrôlée.
❓ Question 1 Module 3 : Évaluer l’état clinique d’une personne
Repérez les changements de l’état clinique à transmettre à l’IDE, avec les mots médicaux.
✅ Réponse + guide pas à pas intégré
J’observe les signes suivants :
- Mme L. est très pâle.
- Elle présente des sueurs.
- Ses mains tremblent.
- Elle dit se sentir très faible.
- Elle signale des vertiges.
- Elle a du mal à se concentrer.
- Elle est diabétique et n’a presque pas mangé.
Je traduis avec les mots médicaux :
- Pâleur cutanée.
- Sueurs profuses.
- Tremblements des extrémités.
- Asthénie importante.
- Vertiges.
- Troubles de la concentration.
Contexte de diabète avec apport alimentaire insuffisant = risque d’hypoglycémie.
Je formule la transmission :
« Mme L., 79 ans, diabétique, présente une pâleur cutanée, des sueurs profuses, des tremblements, une asthénie importante, des vertiges et des troubles de la concentration. Elle a très peu mangé. Il existe une suspicion d’hypoglycémie. »
➡️ Suspicion médicale : hypoglycémie.
❓ Question 2 Module 4 : Mettre en œuvre des soins adaptés à l’état clinique
Quelles actions réalisez-vous et pourquoi ?
✅ Réponse + guide pas à pas intégré
Je réfléchis à la situation :
- Mme L. est diabétique.
- Elle a très peu mangé.
- Elle présente plusieurs signes évocateurs d’une hypoglycémie.
C’est une situation qui nécessite une réaction rapide.
Actions à réaliser dans le rôle de l’aide-soignant(e) :
- J’alerte immédiatement l’infirmière car il s’agit d’une situation urgente.
- Je reste auprès de la patiente pour assurer une surveillance rapprochée.
- Je la rassure et je lui parle calmement pour limiter son anxiété.
Si elle est consciente et capable d’avaler, je peux lui proposer du sucre rapide selon le protocole du service et les consignes de l’équipe : jus de fruit, sucre, compote sucrée.
- Si elle présente un trouble de conscience ou si elle ne peut pas avaler, je ne donne rien par la bouche pour éviter une fausse route.
- Je surveille l’évolution de son état : conscience, respiration, coloration, pouls.
- Je prépare le matériel nécessaire pour la glycémie capillaire afin d’aider l’IDE dans la prise en charge.
Pourquoi ?
Parce qu’une hypoglycémie peut s’aggraver rapidement et entraîner un malaise sévère, voire une perte de connaissance.
Le sucre rapide peut corriger la baisse de glycémie si la personne est consciente.
La surveillance permet de repérer une aggravation de l’état clinique.
L’alerte rapide à l’IDE permet une prise en charge adaptée et sécurisée.
Mon rôle d’aide-soignant(e)
« J’alerte immédiatement l’IDE, je reste auprès de Mme L., je la surveille, je la rassure et, si elle est consciente et peut avaler, je lui donne du sucre rapide selon le protocole du service. Je prépare aussi le matériel nécessaire pour le contrôle de la glycémie. »
Petit plus pédagogique pour l’étudiant aide-soignant
Dans ce type de cas, il faut penser rapidement à trois éléments :
Le terrain : ici, la patiente est diabétique.
Le contexte : elle n’a presque pas mangé.
Les signes cliniques : pâleur, sueurs, tremblements, faiblesse, vertiges.
L’ensemble oriente vers une hypoglycémie, qui est une urgence relative à signaler sans délai.