ARP Analyse réflexive de pratique

Voici un exemple d'autres seront bientôt disponibles 

Tous va dépendre de vos commentaires, 

Est ce que la trame fournit par votre IFAS correspond 

A vous de me faire des commentaires

Exemple 1

Introduction

Je suis en stage en de  service chirurgie depuis le ???? c'est mon ?????stage

Décrire votre lieu de stage , son organigramme, ( service, personnel, pathologie et intervention chirurgical)

Contexte

La patiente était dans la chambre numéro 442. A l'admission la patiente avait, parmi d'autres éléments, une poche de colostomie à gauche de son abdomen.

Mon analyse de pratique portera sur le soin de la colostomie, réalisé le 3 novembre , dans sa chambre, au environ de 8h.

Présentation de la patiente Sur le plan biologique, la patiente est une dame de 57 ans, elle mesure lm 57 et pèse 57 kg.

Son indice de masse corporelle est d'environ de 22.

Elle a besoin d'une aide partielle pour ses soins d'hygiène est de confort liée à une hémiparésie droite depuis 2005 suite à un Accident vasculaire cérébrale, et à son intervention chirurgicale.

Celle-ci a aussi une mobilité physique réduite liée à son intervention chirurgicale et à son hémiparésie.

Sur le plan psychologique, Madame B apprécie la relation, aime que l'on explique chaque action qu'elle reçoit cela se manifeste par de nombreuses questions.

Celle-ci est coquète cela s'aperçoit par la possession de différents produits cosmétiques personnels et par le souci de son image personnel lorsqu'elle reçoit une visite ou lorsqu'elle doit aller effectuer un examen.

La patiente est volontaire quant à sa prise en charge, elle souhaite rapidement commencer l'éducation quant au soin de la colostomie.

Sur le plan socioculturelle, elle est séparé de son concubin et vit à domicile avec ses deux enfants, l'un a 17 ans et le second a 19 ans.

Celle-ci bénéficie d'une sécurité sociale et à une mutuelle. Elle est également en affection longue durée, en lien avec son Accident Vasculaire Cérébrale de 2005.

 

Description de la situation

Avant de commencer la description du soin, je pense qui serait intéressant de le définir.

La colostomie est un abouchement temporaire ou permanent du côlon à la paroi de l'abdomen pour l'évacuation des gaz et des selles qui se fera dans une poche de recueil.

Il s'agit d'un soin infirmier sur rôle propre : artR.4311-5 Avant administration des traitements médicamenteux, le 3 novembre 2010 au matin je change le support et la poche de colostomie.

Le support doit être changé tous les trois jours.

Et la poche doit être changée lorsqu'elle est remplie de selle, cela revient à environ un ordre de deux fois par jour.

Matériels

Au niveau du matériel j'ai eu besoin :

- Système de recueil en poche : système qui a deux pièces, un support et une poche fermée

- Ciseaux

- Eau pour préparation injectable

- Compresses non stériles

- Gants non stériles à usage unique

- Protection pour le lit

- Sac pour élimination des déchets

En ce qui concerne la réalisation du soin Je dois prendre en compte une perturbation de l'image corporelle qui se manifeste par une inquiétude, une forme d'ennuis à devoir garder au minimum 6 mois la colostomie.

La patiente est habituée quant au fait que l'on lui change la poche tous les matins mais je prends tout de même l'initiative de la prévenir.

Puis je l'installer confortablement en décubitus dorsal.

Je mets une protection sous la patiente afin de ne pas souiller le lit.

J'effectue un lavage antiseptique des mains.

Je mets les gants non stériles

J'enlève la poche souillée :

• du haut vers le bas

• je quantifie les selles

• je vérifie l'aspect des selles

Je nettoie la colostomie avec de l'eau et les compresses.

Rappelons que la colostomie n'est pas une plaie mais une muqueuse.

Elle est insensible, par contre elle peut saigner facilement.

C'est pour cela qu'il ne faut pas la frotter, mais plutôt la tamponner.

Puis je sèche le pourtour de la colostomie par tamponnement avec l'aide des compresses.

Ensuite je jette les gants et j'effectue un lavage antiseptique des mains avec de la solution hydro alcoolique.

Avant de mettre le support, je mesure le diamètre de la colostomie, qui est d'environ 1,5 cm de diamètre, à l'aide des dessins de socle.

Je découpe la partie adhésive du socle en ajoutant 5 mm au diamètre mesuré.

Puis je colle le socle en veillant à ne pas recouvrir une partie de la colostomie.

Cela aurait pour conséquence une occlusion partielle avec arrêt partiel de l'élimination des selles et des gaz.

Autrement, si le socle est mal adapté à la taille et à la forme de la colostomie, cela aura pour conséquence des fuites qui entraineront des irritations cutanées.

Avant de remettre le socle, Je profite de vérifier l'état cutané de la patiente.

Puis je fixe la nouvelle poche sur le socle.

Je réinstalle la patiente. Je ne manque pas à assurer une traçabilité écrite et orale.

Dans laquelle j'indiquerai En données, je relève la quantité des selles, l'aspect des selles, état cutané au pourtour de la colostomie, et la réaction du patient.

Ici la poche était remplie de selles Molles, l'état cutané ne présentait pas de rougeur ni d'irritation, la patiente n'est pas douloureuse.

En actions, je change le support et place une nouvelle poche

. Pour ce qui est du résultat, la patiente observe et pose des questions concernant le soin de la colostomie.

Elle me donne l'impression de vouloir commencer l'éducation, afin de gagner en autonomie et ainsi retourner à son domicile pour retrouver sa famille.

Remarque : Le filtre de la poche comporte un désodorisant qui permet d'éliminer les odeurs des gaz et des selles.

Le voile non tissé absorbe la transpiration, prévenant ainsi tout risque de macération et d'irritation cutanée.

 

Analyse de la situation 

 Le projet de soins L'équipe soignante prend bien conscience du désir éprouvé par la patiente de commencer l'éducation pour le soin de la colostomie. Mais l'équipe soignant pense qu'il est

préférable de commencer, en premier, par une rééducation lié à son hémiparésie.

Cela afin de récupérer les compétences que la patiente avait acquises, avant son intervention chirurgicale.

Car à ce jour, la patiente à des douleurs aiguë au niveau de son bras droit.

Elle présente un syndrome d'immobilité lié à son intervention chirurgicale et à son hémiparésie.

Elle présente également une perturbation de son image corporelle qui est lié à sa colostomie et à son syndrome d'immobilité. La patiente sait qu'elle devra garder sa colostomie au moins 6 mois le temps que l'inflammation s'atténue puis le médecin prévoit une intervention chirurgicale pour une remise en continuité.

 

Cependant cela dépendra de deux examens :

• Le toucher rectal qui permettra vérifier si le sphincter est toujours fonctionnel.

Si celui-ci ne l'est pas et que l'intervention se réalise quand même il peut y avoir un risque d'incontinence fécale. •

Une rectoscopie pour évaluer la longueur du rectum.

La négociation L'équipe soignante et moi-même cherchons à négocier avec la patiente afin d'avoir son accord.

Cette négociation consiste à commercer par la rééducation avant l'éducation du soin de sa colostomie.

A la fin de mon soin je prends donc le temps d'exprimer mon impression (citée ci-dessus) à la patiente.

Celle-ci me répond que mon impression est juste.

Puis, je lui explique le projet qu'il est prévu par l'équipe soignante, et l'intérêt de préférer en premier lieu la récupération ses compétences physiques, afin d'être dans de meilleurc condition pour effectuer ses soins de colostomie seule. Elle comprend le projet de soins et me remercie d'avoir pris le temps de lui expliquer ce qui lui était prévu

 

Conclusion

L'aspect de la colostomie m'a été impressionnant d'une manière visuelle.

J'ai eu dans mes soins peur que ce soit douloureux pour la patiente.

Emotionnellement ce soin a été un peu rebutant au départ, car l'élimination fécale se faisait au niveau de l'abdomen.

De plus, je n'avais aucune connaissance de l'existence de cette pratique chirurgicale, de la possibilité d'avoir une colostomie.

Puis j'ai pensé directement à l'impact psychologique que la patiente pouvait ressentir.

La patiente présentait une perturbation de l'image corporelle, d'autant plus que de nature celle-ci est coquète et très féminine.

Cela est liée à sa colostomie et à son syndrome d'immobilité et ça se manifeste par un sentiment de ne plus être « une vraie femme » une inquiétude exprimée pour le retour à domicile avec la colostomie.

A côté de cela elle est très positive, elle apporte beaucoup d'humour pendant les soins. Alors est-ce un mécanisme de défense ?

 

Bibliographie

Annexes

Exemple 2

Introduction

J'ai effectué un stage de sept semaines en tant qu'accompagnant éducatif et social (AES) dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes Cette EHPAD est situé dans une grande ville c'est un établissement conventionné et agrée d'une capacité de 120 lits elle accueille des personnes âgées en perte d'autonomie. elles bénéficient de l'allocation personnalisée d'autonomie et sont classé en GIR 1 à 4

Le budget de fonctionnement de la maison de retraite est attribué par l' ARS,

Cette structure d'accueil pour personne âgée emploi des aides soignantes, aide médicaux psychologiques, infirmiers qui interviennent auprès de personnes nécessitant l'aide dans les actes essentiels de la vie quotidienne 

Contexte

J'ai choisi de présenter mon analyse de pratique auprès d'une personne qui m'a particuliérement touchée par sa situation personnelle et sa détresse face à sa pathologie.

Je vais dans un premier temps, vous présenter cette personne puis dans un second temps, mes interventions au quotidien.Je terminerai par une analyse personnelle de mon accompagnement

Description de la situation

Monsieur El est un résidant de la maison de retraite, depuis à peu près six mois. Il a 51 ans, est divorcé, a deux enfants avec lesquels il n'a plus de contact. trois jours après mon entrée en stage, il vient me voir, me demande cinq rouleaux de papier toilette ; pensant qu'il voulait se faire une réserve J'n réfère à ma réfèrente de stage qui donne son accord. Je les lui donne.

Le lendemain il revient, me redemande cinq rouleaux de papier toilette. Je lui réponds que la veille je lui en avais déjà donné cinq. Il me dit  "j'en ai besoin, il me les faut". Je ne veux pas le contrarier, je les lui redonne, mais j'avoue rester perplexe.

Je vais voir infirmère coordinatrice et lui raconte l'incident. Elle me fait consulter son proget personnalisé, Elle me dit que ce monsieur à des Tocs et qu'il faut lui donner cinq rouleaux de papier, plus deux bouteilles de savon liquide par jour. Ce qui est devenu un rituel du matin. 

Un après-midi que j'étais de service, il s'approche de moi et chancelle, dans ses yeux je lis de la peur. Je le ramène dans sa chambre et j'essaie de savoir ce qu'il se passe, je lui dis  "je vais appeler l'infirmière" -  "non n'appelle pas, c'est pas la peine, je sais ce que j'ai, c'est ma maladie qui progresse", et là il me raconte :

"Je suis atteint d'une maladie rare qui se nomme la Chorée de Huntington c'est génétique, ma mère est décédée de cette maladie, ma soeur est atteinte et mon frère est en fin de vie".

J'essaie de ne pas montrer mon trouble, mais j'avoue avoir ressenti une peine devant cet homme qui parlait comme si c'était une fatalité. Il me regarde et me dit :

- Je suis fatigué, veuillez me laisser on se reverra plus tard.

Analyse de la situation

Je sors et pense : a-t-il vu mon trouble sur mon visage ?Est-ce que mon expression du visage a laissé transparaître mon émotion, ma peine ?

Cette pensée m'obsède. Je décide de voir la psychologue et me confie. Elle me dit :

- Je comprends ton trouble, c'est une réaction humaine, mais il faut que tu arrives à le surmonter pour que tu puisses dialoguer avec lui avec discernement.

Elle m'explique aussi que les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) que Monsieur El rencontre sont dus à une grande souffrance, une détresse, une peur de la maladie et de son évolution de ses conséquences, dont la mort.

TOC :

Se sont des pensées obsessionnelles, on pourrait dire des rituels. Les personnes qui en sont victimes sont confrontées à des pensées préoccupantes qui reviennent sans cesse.

Monsieur El a des préoccupations sur l'hygiène corporelle et vestimentaire. Il se lave plusieurs fois par jour, à un tel point que sur ses mains, sa peau se détache. Il faut aussi qu'il change ses vêtements à plusieurs reprises dans la journée.

Riche des informations de la psychologue, je commence à comprendre un peu mieux Monsieur El. Le lendemain, le rituel reprend : papier toilette, savons....

Les jours passent et Monsieur El, en raison de la Chorée de Huntington, a de plus en plus de mal à garder son équilibre. Il a des mouvements de bras et de jambes incontrôlés, il risque aussi de faire des fausses routes (problème de déglutition). Il faut le surveiller.

Il ne m'a plus reparlé de sa maladie, mais vient vers moi quand il en éprouve le besoin, on discute de tout et de rien, je le vois sourire et même rire. Je le laisse faire car il lui arrive aussi de ne pas avoir envie de parler, c'est un symptôme de sa maladie. Je sais qu'il a besoin de ses instants de silence ce que je respecte.

Quelques jours passent, Monsieur El ne veut pas descendre manger au restaurant. Je lui demande :

- Que se passe t-il ?

Il me répond :

- Mes membres tremblent trop...

Je lui propose de l'accompagner toutes les fois qu'il aura besoin. Il me répond simplement "ok".

Monsieur El est une personne habituée à ne rien demander. Est-ce de la pudeur ? Un trait de caractère ?

Cela m'oblige à être vigilante, à essayer de voir ce qu'il n'osera pas me demander. Par exemple, j'ai pu remarquer qu'il n'arrive plus à se faire ses tartines de beurre le matin ou à couper sa viande à cause de ses gestes de mouvements incontrôlés. C'est pourquoi maintenant, je dépose son plateau avec ses tartines beurrées ou sa viande déjà coupée, car je sais qu'il n'apprécierait pas que je le fasse devant lui.

La première fois que ça c'est passé, il n'a rien dit mais m'a souri, c'est sa façon à lui de dire merci. J'ai essayé de respecter sa dignité. Pour connaître ses besoins, j'ai voulu savoir exactement ce qu'était la maladie de Chorée et quelle serait son évolution.

« La Chorée de Huntington »:

C'est une affection dégénérative héréditaire du système nerveux central. Elle est due à une perte de neurones. Elle débute très jeune entre 30 et 45 ans. C'est une maladie qui touche aussi bien les hommes que les femmes. Les éléments clé du diagnostic sont les mouvements involontaires, les troubles du comportement (déprime, repli sur soi) et la notion d'antécédent familiaux. A l'heure actuelle aucun traitement n'a été trouvé. Des recherches médicales sont en cours et explorent trois pistes:

Recherche d'une thérapie pharmacologique (médicament) une molécule capable d'éviter la dégénérescence neuronale.

Thérapie cellulaire, il s'agit de greffe de neurone ( ce qui pose beaucoup de problèmes).

Thérapie génétique : essayer de comprendre l'expression du gène.

Monsieur El sait qu'il n'existe pas de médicament miracle, pour avoir plusieurs membres de sa famille atteints, et avoir vu sa maman décéder. Il doit apprendre a vivre avec, sa peur et son anxiété on fait apparaître des tocs.

Pour ma part, je pense que Monsieur El n'a pas sa place dans une maison de retraite car il est avec une population âgée, il n'a que 51 ans. Mais il n'y a pas de structures pour les maladies dites orphelines, donc on "éparpille" les personnes où il y a de la place et dans les lieux où l'on veut bien les prendre.

Monsieur El se rapproche de plus en plus du personnel, il faut faire attention et poser des limites, ne pas laisser trop de place à l'affectivité car je pense que ses besoins vont être toujours de plus en plus grands, sa maladie ne cessant de progresser. Il faut que je reste professionnelle, et cela n'est pas toujours facile.

Après concertation avec la direction, il a été décidé que je pouvais lui accorder environ une heure par semaine de mon temps afin qu'il puisse me raconter tout ce dont il a envie, mais je dois faire remonter notre conversation à la psychologue qui s'occupe de lui une fois par semaine et nous essayons ensemble de faire en sorte que Monsieur El arrive à calmer ses angoisses, ce qui ne lui est pas toujours facile puisqu'il sait qu'il va mourir.

Conclusion

Je pense avoir appréhendé Monsieur El dans sa globalité, j'ai pris en compte sa personnalité, sa pathologie, ses émotions j'ai pu le prendre en charge d'une manière adapté, faire le lien entre ma pratique et la théorie

Afin de m'informer sur l'état de Monsieur El j'ai fais appel à différents intervenants de la structure un réflexe qui doit devenir évident qui m'a fait prendre conscience qu'une bonne prise en charge ne peut se faire que si il y a une connaissance de la personne dans la totalité

Mon principale problème que je vais rencontrer dans ma pratique professionnelle est de trouver la bonne distance avec les patients, ne pas trop s'investir émotionnellement, m’identifier afin de rester professionnelle, prendre du recul par rapport aux résidents demande du travail et c'est un travail en soi que je vais entreprendre par des remises en questions

Bibliographie

Annexes 

Exemple 3

Introduction

Contexte

Description de la situation

Monsieur P. est une personne non voyante qui se trouve au quatrième étage de la maison de retraite.

Il est 11H30, l'heure à laquelle le repas est servi en salle à manger au rez-de-chaussée.

Je vais chercher monsieur P. afin de l'accompagner, je lui donne le bras, le conduit, et l'installe à table, et je m'éloigne.

Il m'appelle et me demande d'aller chercher sa casquette qu'il a oublié dans sa chambre. Je lui réponds : "ce n'est pas très correct de manger avec une casquette, j'irai vous la chercher après le repas et vous pourrez la mettre pour aller aux animations".

Il s'énerve et me dit : "Je ne mangerai pas !" ; je ne comprends pas sa réaction et lui dis "mais enfm ce n'est pas si grave que ça de dîner sans sa casquette ?"

Il me répond : "pour moi si, car je suis israélite" et il m'explique que dans sa religion, garder sa casquette n'est pas de l'impolitesse, mais que cela est pour se rappeler qu'il y a quelque un au dessus de lui et que c'est un signe d'humilité. J'avoue avoir eu honte, je remonte alors et prends sa casquette, la lui donne. Il me remercie et commence à manger, je m'excuse et il me sourit.

Analyse de la situation

J'ai pensé qu'il ne faut pas faire de conclusions hâtives, Monsieur P. avait des raisons de vouloir sa casquette. De quel droit j'ai pu penser que cette personne était impolie ? J'aurai pu simplement lui demander pourquoi voulez-vous votre casquette ?

Conclusion

Concernant la religion, on se limite à ne pas donner de porc aux musulmans ou de mener les catholiques à la messe. La charte dit bien qu'il faut respecter la religion de chacun, c'est un Droit et par mon ignorance j'aurai pu aller contre la volonté de cette personne. J'aurai du être plus ouverte, plus attentive à ses propos, demander à Monsieur P.

Bibliographie

Annexes charte des droit de la personne agée en institution

Exemple 4

Introduction

Contexte

Description de la situation

Mr V. et Mme L. vivent dans la maison de retraite où je suis en stage.

Elle, âgée de 70 ans, a été placée par ses filles qui ne pouvaient plus s'occuper d'elle.

Elle se mettait en danger chez elle car perdait l'équilibre souvent.

Lui est «jeune» par rapport aux autres résidents (58 ans). Il souffre d'alcoolisme et est atteint de la maladie de Korsakoff.

Cela se traduit par des troubles de mémoire très importants qui ne lui permettent plus de vivre seul sans se mettre en difficulté. Il n'est là que depuis 2 ans. Elle, depuis quelques années.

Ils se sont rencontrés et aiment à être ensemble.

Un après-midi, après le repas, ils se retrouvent dans le salon et échangent des gestes tendres. Une dame âgée, assise non loin d'eux, surprend un « baiser furtif ».

Elle se dirige rapidement vers l'A.S. qui est là et lui dit: « oh, ils peuvent pas faire ça ailleurs, c'est dégoûtant et c'est plus de leur âge ».

Le couple l'entend et Mr V. répond : « et alors, si on s'aime... » La personne repart en bougonnant. Je passe à ce moment là et je vois ce qu'il se passe. Je souris intérieurement. Je me pose quand même la question : «pourquoi y a-t-il un âge où les manifestations de la tendresse sont indécentes?>'

Analyse de la situation

Il est vrai que ces 2 personnes vivent leur bonheur sans se rendre compte de ce qu'elles renvoient aux autres comme manques.

Ceci dit, elles vivent dans des chambres séparées où elles ne peuvent monter parce que le ménage a été fait. Alors où est l'espace privé - intime qu'on leur accorde ?

D'autre part, cette tendresse chez les adultes renvoient, clairement ou non, à leur sexualité qui peut aboutir. Comment envisage-t-on chacun (résident - soignant) la sexualité des personnes âgées ?

En fonction de notre ouverture d'esprit : on l'imagine plus ou moins, avec plus ou moins de tolérance. La sexualité chez la personne âgée est

- vécue comme une obscénité par leurs pairs et par les plus jeunes aussi...

Pourquoi cette barrière ? Dans l'établissement, il n'y a pas de chambre pour couple. C'est cela qui engendre que la tendresse de Mr V. et Mme L. soit étalée, au vu et au su de tout l'établissement.

Ceci est (<dangereux » pour leur épanouissement, pour ce que cela peut provoquer comme agressivité chez le personnel désemparé (une A.S. a séparé leurs mains jointes une fois) et chez les résidents agacés, gênés ou jaloux aussi peut-être.

 

Conclusion
C'est à l'établissement d'accueil de réfléchir à l'épanouissement relationnel, amoureux, sexuel des personnes âgées qu'il accueille. Aimer est un droit légitime qui ne vise pas qu'une catégorie d'âge.

La Maison de Retraite est un lieu de vie et l'Amour n'est-il pas un des moteurs de la Vie ?

Alors à nous personnel, direction, de réfléchir à ce qu'on permet ou non de l'expression de l'Amour.

 

Bibliographie

Annexes

 

Exemple 5

Structure.
Mon premier stage, se dérouler au service USIC (unité de soins intensif cardiologie ), à l’hôpital privé en région Parisienne , Cet hôpital est composé de six étages.
Niv.1   Unité de soins Intensif cardiologique(19 chambres)
Niv.2   Angiologie Cardiologie Interventionnelle
Niv.3   Hospitalisations chirurgie cardiaque (34 chambres)
Niv.4   Hospitalisation cardiologie médicale (25 chambres)
Niv.5   Hospitalisation chirurgie générale (24 chambres)
J’ai été affecté au service USIC (unité de soins intensif cardiologique) au niveau 2 avec une équipe pluridisciplinaire : 5 infirmiers, 4 aides-soignants, et 2 agents de services hospitaliers, 3 médecins cardiologue dont un interne, cadre de santé, psychologue, kinésithérapeute, ergothérapeute. 

SITUATION :

JEUDI à 9h30  comme tous les matin, après les transmissions avec l’équipe de nuits , je prépare le chariots du petit déjeuner, quand soudain ma tutrice m’a affirmé que je vais avoir une MSP, après la réunion avec les médecins , j'étais pris un peu de cour, à la fin du service du petit déjeuner, je suis allée informer ma patiente que c'était moi qui allée faire sa toilette, c’est une patiente qui est hospitalisé pour un SCA (syndrome coronarien aigu ) FA: fibrillation auriculaire, fait habituellement de l’hypertension artérielle depuis déjà quelque années et présente 4 cotes fracturé lors du massage cardiaque ce qui a provoqué une insuffisance respiratoire  et des hématome sur le thorax, bras  droit ensuite sous oxygène 2l, un état asthénique, puis scopé pour surveiller la fréquence cardiaque, sans oublier que Mme DJ est une femme très exigeante, sa fille est médecin son papa l’était aussi, souvent elle appelle sa fille pour se plaindre constamment
Etant donnée l’état asthénique de ma patiente j’ai demandé les informations auprès de l’IDE qu’est-ce-qui serait préférable pour Mme DJ une au lit ou bien une douche, l’IDE m’a bien précisé de faire une toilette partielle au lit.
de ce fait, je suis allé préparer mon chariot, et désencombrer la  chambre, désinfecter la table et fauteuil  , j’ai débarrassé la table de chevet, et puis j' ai averti ma tutrice que j’étais prête. Je me suis senti stressée car ma patiente est très douloureuse, elle crie pour tout, elle est scopé perfusion bras droit   et ma tutrice très exigeante également. Ensuite j’ai procédé à la toilette pour une durée 45 minutes. J’avais la tremblote, mon cœur battait tellement, ma tutrice qui me reprenais quand elle estimé qu’il le fallait ,la patiente qui hurlais quand je faisais un mouvement, au bout de 20 minute, je suis prise de sueur.   
à la fin de la toilette , j’ai voulu installer la patiente au fauteuil mais ma tutrice a pris le relais car elle a estimé que la durée du soins été  trop longue, je me suis sentis gênée et déstabilisé  par son choix   j’ai tout de même participé à l'installation, une fois installé l’AS a rescoppé pour le contrôle du rythme cardiaque  Me DJ.
Au moment où j’ai voulu préparer  le soin buccal (haricot, brosse à dent dentifrice ) j’ai vu  le visage de Me DJ blanchir et les yeux qui tombés  j' ai sentis quelques chose d'anormal , avant même de prendre l'initiative de faire part de mon inquiétude, j'entends un bruit resurgir, Me DJ était nauséeuse, toute de suite je lui tendu le haricot pour qu’elle puisse vomir, l’AS c’est rapprocher d’elle pour la rassurer et je suis allé chercher l’IDE en lui expliquant l’effet en dehors des regards , l’IDE était dans le bureau à transmettre les transmissions écrit. Arrivé dans la chambre l’IDE me demande de prendre la pression artérielle et l’ide la température l’AS la saturation 96% 
Pression artérielle 21/mmg et température 37°1.
Nous l’avons recouché et par la permission de l’IDE j’ai remonté les pieds de Me DJ. Repris la pression artérielle est là 15mmg elle reprend ses esprits.
Le médecin est intervenue et a fait un examen rien d’anormal le rythme cardiaque était stable la saturation est bonne, le médecin a jugé que les manipulations pendant le transfert a fait que Me DJ à eu une pression artérielle élevée  d'où elle a vomit et qu’il lui faut du repos. 
ANALYSE DE LA SITUATION :
J’ai culpabilisé en me disant que c’étais peut-être de ma faute ? étant donné que la toilette à elle-même a duré longtemps, ou est-ce que je ne l’ai pas trop bousculé ? Je me suis posé beaucoup de questions, ais-je bien fait ?

CONCLUSION :
Il faut que j’apprenne à gérer le stress, faire la part des choses savoir me positionner, est avoir confiance en moi.
Je me suis rendu compte que la communication verbale est très importante lors de ces situations. Elles permettent de mettre en confiance la patiente, de le réconforter face à la situation qu'elle traverse. J’espère que grâce au prochains cours théoriques sur la communication me permettra de corriger mon erreur face à ces différentes situations.

Malgré l’exigence la patiente a pris conscience de l’efficacité des soignant et la rapidité de la prise en charge 

Les patients sujet à faire de l’hypertensions 
Dans la plupart des cas, l’hypertension artérielle est silencieuse et détectée lors d’un examen médical ou d’une consultation pour une autre maladie. Parfois, des maux de tête, une nervosité, des insomnies ou la survenue d’une complication conduisent au diagnostic.
ANNEX :

  https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/hypertension-arterielle-hta/symptomes-diagnostic

Mon avis et mes recommandations

Bonjour

Mon avis 

Il faut que vous employez des termes  positifs face à la situation à laquelle vous avez été confronté.

 

Vous êtes sur un service de pointe , c'est un service technique et performant ou les agents doivent se préparer constamment à l'imprévu, c'est à mon sens ce qu'a voulu tester votre tutrice de stage.

 

L'introduction

Quel est le niveau du stage ( le premier , le deuxième , ) intitulée du stage.

 

Le contexte

la date de démarrage du stage , donner un cadre à la situation, vous avez seulement précisé le jours de la situation jeudi à 9 h vous êtes à combien de jours de stage?

Par exemple, j'ai démarré le stage le......et nous somme le ......

Décrire l'organigramme du service

 

Description de la situation

Commencer à remplacer certains termes, par des termes positifs car vous faites des jugements de valeur :

 

Exemple

Patiente exigeante par patiente en demande d'écoute constante

Tutrice exigeante par tutrice qui à voulu tester ma réactivité par rapport à une situation imprévu

 

Donner un peu plus de précisions à ces phrases

Vous préparez seul le petit déjeuner ou vous êtes accompagné du personnel du service

 

Le vocabulaire doit être professionnelle , la patiente est devenue blanche remplacée par pâleur, les yeux sont tombés, qu'est ce que ce terme veut dire.?....., j'entent un bruit surgir ????

 

 

L'analyse de la situation 

Elle n'est pas assez exhaustive

Votre tutrice (est ce votre référente de stage dans le service?) vous a-t-elle transmis la technique d'une toilette au lit ou au lavabo, vous a t on accompagné, montré comment faire une toilette technique au lit ou au lavabo, ce serait bien de l'évoquer dans votre document.par le questionnement suivant :

Est ce que mon savoir théorique est suffisant pour me  permettre d'être plus efficace dans ma pratique en stage,  de quel autres savoir j'ai besoin pour progresser

 

Ou

 

Comment expliquer que… ? Qu’est ce qui fait que …?

 

Il ne faut pas écrire des phrases qui mettent en porte à faux votre tutrice, ce n'est pas le but de l'analyse réflexive de pratique, c'est votre attitude entre la progression de votre savoir et la corrélation avec votre pratique.

 

Vous pouvez aussi vous poser la question suivante :

 

Comment allez-vous réagir si vous êtes à nouveau confronté à une nouvelle situation imprévue?

 

Préciser si vous faite un bilan à mi stage pour réajuster votre progression durant ce stage

 

Il aurait été judicieux de consulter  le dossier médical de Md, avant de procéder à la toilette.

 

Conclusion

Vous pensez que la longueur de votre intervention à pu provoquer un malaise chez cette patiente, peut être qu'elle ressent votre stress accentuée par la présence de votre tutrice, posez vous le questionnement suivant : 

Votre attitude (stress) durant le soin a-t-elle à pu influencer la finalité de la situation

Quel action auriez vous pu mettre en place pour justement éviter cela

 

Malgré l’exigence la patiente a pris conscience de l’efficacité des soignant et la rapidité de la prise en charge 

Pouvez vous développer cette phrase , que cherchez vous à exprimé ?

 

Ce n'est que des recommandations, vous êtes libre d'en tenir compte ou pas, ce n'est pas une obligation.

 

Faite vous confiance, plus vous progressez dans votre formation et stages plus vous serez en confiance.

 

Je reste à votre disposition

 

Bonne journée

Gisele-cabre

Exemple 6

Je suis actuellement élève aide‐soignante au centre de formation IFAS au sein de la promotion 2020 .Depuis le 16 novembre 2020, j'effectue un second stage au sein d'un hôpital xxxxxx dans le service cardiologie de l'hôpital x est situé au 1er étage.   

Les installations sont très modernes et parfaitement adaptées aux besoins des patients. 

L'équipe pluridisciplinaire se compose de 3 cardiologues,d'un médecin interne et un externe, d'une carde de santé qui gère l'organisation, la qualité et la sécurité des soins,de 18 Infirmières d''État, de 16 aides soignantes,et de 8 ASH.

Un kinésithérapeute, une diététicienne, un psychologue et une assistante sociale sont aussi présents tous les matins et participent au bien être des patients.Le service dispose de 24 lits dont 3 sont doubles.

 Le service cardiologie accueille des personnes dépendantes et semi-dépendantes dans un environnement familial de grand confort. Les patients accueillis peuvent être: -Autonomes -Semi valides -Dépendants -Désorientés pressentant des pathologie telles que: Avc, infarctus, détresse respiratoire,décompensation cardiaque, hypertension artérielle,trouble du rythme,maladies des artères coronaires ou encore la thromboembolie.

J'ai choisi de présenter mon analyse de pratique auprès d'une personne qui m'a particulièrement touchée par sa situation personnelle et sa détresse face à sa pathologie.

En tant que soignant, outre la pathologie à traiter, une personne soignée se trouve face à nous. Il convient donc de la prendre en considération. Cette personne est singulière de par son histoire de vie, ses caractéristiques, ses attentes ou encore ses besoins.D’après Virginia HENDERSON « tout individu est «un être entier,complet et indépendant»: le rôle de l'aide soignant consiste à l'aider à satisfaire ses besoins et,si nécessaire, à reconquérir son autonomie et son indépendance le plus rapidement possible. Si un seul de ses besoins n’est pas satisfait, il n’est plus entier, il n’est plus en santé. C'est une définition qui me semble me pertinente dans la mesure où Lorsque la maladie fait irruption dans la vie d’une personne, cela bouleverse tout. C'est dans cet état d' esprit que j'ai accompagné le patient en respectant son autonomie , son indépendance

 

Je vais dans un premier temps, vous présenter cette personne puis dans un second temps, mes interventions au quotidien.Je terminerai par une analyse personnelle de mon accompagnement.

 

Description du patient

Monsieur G est âgé de 87 ans , il vit à domicile,il a été hospitalisé suite à une décompensation cardiaque ,il est eupnéique, ne pressente pas de douleur thoracique cependant on note de volumineux œdèmes des membre inférieures ,il a des antécédents d’hypertension artérielle, de diabète non insulinodépendant, de cholestérol , il est il pèse 82 kg et mesure 1,68 cm son indice corporelle est 29. Une surveillance du poids, bilan hydrique et diurèse est mise en place ainsi qu'une surveillance des constantes (TA/ Pouls/douleur/Sat)

Avant de commencer la description il convient de définir :

L'autonomie : c’est la capacité et/ ou le droit d'une personne à choisir elle même les règles de sa conduite, l'orientation de ses actes et les risques qu'elle court.

L'indépendance : Un niveau de satisfaction des besoins de la personne qui accomplit elle- même des actions sans l'aide d'autrui ( selon Virginia HENDERSON)

respect :Sentiment qui porte à accorder à quelqu'un de la considération en raison de la valeur qu'on lui reconnaît.

Description

 

 Le 30 novembre à 6h30, au moment de la transmission, l'aide soignante qui est ma référente me demande prendre en charge monsieur G de la chambre 115 , un monsieur qui a été admis le 27/11 suite à une décompensation cardiaque .Il est autonome et très gentil rajoute- t-elle.

Je prépare mon chariot,en posant sur la partie supérieure tout ce qui est propre (2 draps,une taie d’oreiller, une serviette, une serviette de table,un masque pour le patient, une crème hydratante,un paquet de gant à usage unique, mon gel hydroalcoolique) et sur la partie inférieure je dispose un sac poubelle,le sceau contenant la solution détergent-désinfectante et deux lingettes.Ensuite je vais voir monsieur G vers 7h15 car il doit passer une échographie abdominale à 9h00. Je le trouve allongé dans son lit, il avait finit de prendre son petit déjeuner. Monsieur G tourne la tête et me sourit avec difficulté.Son regard traduit une lassitude, je m'approche de son lit et lui:»bonjour monsieur G» ,avez vous bien dormi ?Il me répond qu'il est fatigué.Je lui annonce que c’est moi qui l'aiderais pour la toilette et lui propose de revenir plus tard.s'il le souhaite»Je veux bien et c'est très aimable de votre part » me répond -t-il. A ce moment je comprends que j'avais affaire à une personne agréable ,ce qui me rassure beaucoup.

 

A 8 heures tard je frappe à la porte de monsieur G, il m'invite à entrer,j'entre,active ma ma présence, et je me frictionne les mains avec la solution hydroalcoolique accrochée sur le mur de sa chambre . Monsieur est réveillé , il me demande de lui apporter ses deux cannes. Je l'aide à sortir du lit, et l'accompagne dans la salle de bain et il s’installe sur une chaise.Il me demande de sortir sa tondeuse électrique, il se rase, se lave le visage, le buste et les parties intimes , une fois la toilette terminé je lui donne sa serviette pour qu'il s’essuie.Je lui propose ensuite de lui laver son dos et ses pieds ce qu'il accepte facilement . Il me remercie et me dit qu'il est dans l'incapacité de le faire au vu de sa pathologie . Je lui fais comprendre que j’étais là pour l'aider et l’accompagner dans ses choix. Après la toilette,il s’habilla tout seul , je l'aide à mettre ses bas de contention , il était douloureux au moment de les enfiler,je l'aida à mettre son pantalon et ses chaussures avec sa participation, je le raccompagne ensuite dans la chambre, le pèse à la chaise, et l'aide à installer dans le fauteuil confort .Je refait le lit ,désinfecte l’environnement , transcris mes actions sur l’ordinateur, puis prrends congé auprès du patient en lui souhaitant une bonne journée.

Le lendemain,lorsque je reviens pour les soins je trouve monsieur G fatigué et se plaint de douleurs diffuses .Il a du mal à marcher. L’œdème avait atteint ses mains avec une présence de clonies liées à une perte de vigilance et de contact qui ressemble à des crises d’épilepsie. Je décide alors d'adopter mon soin en fonction de la pathologie du patient (un de mes objectifs de stage).Je lui propose donc de réaliser la toilette génito -anale au lit ,il accepte de bon cœur. Je pars alors chercher une bassine et un pichet, la remplie puis réalise la toilette en terminant par le lavage des pieds, ensuite je les essuie,lui fais un effleurage délicatement avec l'huile de soin pour hydrater ses pieds,je lui mets les bas de contention ,son pantalon en pyjama qu'il me demande de sortir de l’armoire , et ses chaussons.

Je fais intervenir une aide soignante pour m’aider à le lever et à le mettre au Montauban car il est continent, puis je fais la toilette du haut et le rasage.Je l'aide à mettre son maillot et une chemise ,il a beaucoup de difficultés à lever ses bras. Par moment je lui demande si ça va ou si je lui ai fais mal mais il est toujours positif dans ses réponses. ll apporte beaucoup d'humour pendant les soins et m’appelle parfois « son infirmière ».

J n'oublie pas de le peser, je fais ma transmission du poids noté, de la diurèse (,odeur,aspect,quantité vidée), l’état cutané (l’œdème des membres inférieures et supérieures),sur ses douleurs, et l’altération dans sa mobilité.

Je continue donc à accompagner le patient dans les gestes de la vie quotidienne pendant deux semaines au cours desquelles,il m'apprend que sa femme est atteinte d’Alzheimer et vit dans un EHPAD .Il me parle de sa passion de jardiner, de ses deux bergers allemands, de ses deux filles et de son défunt fils aîné.

Plus les jours passent, plus la perte de l'autonomie se manifeste à l'ensemble de ses besoins , au point d’être confiné au lit . Il ne peut alors effectuer le moindre changement de position de son corps et de ses extrémités sans aide.

Dorénavant l’infirmière lui donne une gélule de SKENAN ( la morphine) trente minutes avant la réalisation de la toilette pour soulager ses douleurs.

On me demande aussi de faire une réévaluation du risque d’escarre avec l’échelle de BRABEN.( humidité atteinte à l'intégrité de la peau).

On lui installe un matelas à air . Il devient incontinent et présente des troubles de déglutition. On modifie la texture des aliments en mixé pour éviter les fausses routes, et lui prescrit de l'eau pétillante fraîche. le Dr lui posa une sonde vésicale , pour limiter les transferts et le risque d'humidité.

Un matin dans le couloir, j’entends le Dr dire que mon patient est en fin de vie.Les infirmières sollicitent une visite pour ses enfants et sa femme mais Dr s'y oppose pour la femme pour une raison de cas de covid survenus dans l’établissement de l'Ehpad. Je suis attristée par cette nouvelle.Je me surprends en train d'implorer la grâce du seigneur pour lui. Dans son lit,, il m'entend . Je le vois faire le signe de la croix et dit par la suite:» Que Dieu vous accompagne dans votre formation «.

 

Analyse

 

Mes difficultés dans cette prise en charge sont d'ordre morale et émotionnelle.sur le plan moral,je me suis sentie moins accompagnée face à la pathologie du patient.le cas de monsieur nécessitait deux aides soignantes pour toute intervention .J’étais aidée que pendant la levée.Je me suis sentie abandonnée.

Sur le plan émotionnelle, je me suis laissée guider par ce que je ressentais. Cependant je sais que dans ce métier il faut prendre du recul et ne pas s 'attacher à nos patients.

je pense avoir appréhendé Monsieur G dans sa globalité, j'ai pris en compte sa personnalité, sa pathologie, ses émotions j'ai pu le prendre en charge d'une manière adaptée, faire le lien entre ma pratique et la théorie. Rejoindre l'autre dans ce qu'il est,percevoir le monde «comme si» on était cette personne,avoir la capacité de ressentir avec justesse le sentiment de celui qu'on écoute.

Je rencontrerais beaucoup d'autres situations qui me poseront questions, et je ferais peut être pas l'analyse de suite mais en rentant chez moi ou lors des pauses

 

 

 

 

 

 

 

Xxxxxxxx

 

Bonjour

 

 

 

Dans l'ensemble votre document est cohérent, on arrive à se projeter dans la chronologie de la situation

 

 

 

Le plan remis par votre ifas est respectée

 

 

 

Si vous avez le temps essayer de transcrire ou (de mettre en guillemets) ces différentes compétences que l'on retrouve dans votre document :

 

 

 

Compétence 1 accompagnement de la personne au Quotidien

 

Compétence 2 l'état clinique

 

Compétence 5 la communication

 

Compétence 7 les transmissions

 

 

 

Exemple compétence 1 : quand vous préparez votre matériel et que vous procédez à la toilette (mettre en guillemets compétence 1)

 

 

 

Exemple compétence 2 : quand vous constatez sont état cutanée, ( mettre en guillemets compétence 2)

 

 

 

Exemple compétence 5 : quand vous établissez une relation de communication avec la personne ( compétence 5)

 

 

 

Exemple module 7 les transmissions ( compétence 7)

 

 

 

Ce n'est pas une obligation de tenir compte de mes recommandations

 

 

 

C'est l'échelle de Braden pas de BRANBEN

 

 

 

 

 

Je vous recommande d'ajouter les interventions des autres professionnels auprès de la personne, énumérés les professionnels qui interviennent auprès de la personne.

 

 

 

Je vous recommande au niveau de l'analyse de vous recentrer sur le thème imposé par votre formateur , le respect de l'autonomie et de l'indépendance? exemple de questionnement qu'avez vous fait pour respecter ses deux notions? votre accompagnement a-t-il été efficient pour la personne? avez vous préservé sont autonomie et de facto sont indépendance? faite intervenir des notions reçu en cours Virginia H exemple le besoin d'être propre et de protéger ses téguments ce besoin à-t- il à t il été atteint?

 

Avait -il- t- émis des souhaits pour sa fin de vie? , avait- t- il désigné une personne de confiance? tous ces éléments peuvent représenter les notions que vous recevez en cours

 

Essayer de vous questionner sur vos actions sur le thème du respect de l'autonomie et de l'indépendance de la personne

 

 

 

Ce que vous avez écrit sur le paragraphe de l'analyse peut devenir votre conclusion

 

 

 

C'est pas mal du tout, c'est un bon travail

 

 

 

Bonne journée

 

Gisele-cabre

Analyses de pratique

Thème Respect de l'autonomie, et de l'indépendance

 

Bonjour 

Commencer par évoquer votre progression dans la formation AS

Quel classement chronologique du stage? intitulée du stage?

 

Décrivez l'organigramme de la structure d'accueil ainsi que le service ou vous effectuer votre stage.

Ensuite passer à la description de la situation et de la personne.

 

La description de la situation est nécessairement une observation de l'accompagnement d'une personne dans la vie quotidienne afin que vous soyez en raccord avec le thème du sujet respect de l'autonomie et de l'indépendance.

 

Vous pouvez prendre comme exemple un accompagnement à la toilette ou lavabo

Une aide à l'alimentation ou une aide au coucher, ou l'animation

 

Commencer par décrire la personne, sa pathologie, donner les raisons de votre choix.

Relater une observation que vous avez eu cours de votre stage , sur les toilettes faites aux patient.

Exemple une toilette et faite sans prendre en compte les possibilités de la personne, l'aide soignante fait tous les soins sans tenir compte des potentialités de la personne, elle ne participe pas au choix de ses vêtements , elle ne participe pas à la toilette, toutes les actions de soins sont faite à sa place sans tenir compte de ses possibilités, de ce quel est capable de faire seul, 

 

Analyse de la situation

Définir l'autonomie, citer les différentes formes d'autonomie, ( psychique, physique, sociale, juridique) 

Définir l'indépendance

Définir le respect

Ensuite parler de la compétence aide-soignant:  la compétence de l'aide soignante se situe dans le maintien ou la restauration de l’autonomie de la personne soignée comme une priorité des soins.

 

Exposez votre questionnement, votre étonnement, 

Exemple 

Ne pas tenir compte de l'autonomie d'une personne,de ses possibilités, tous faire à sa place , le soignant respecte -t- il la dignité de  la personne, quel ressenti à la personne vis à vis de la soignant qui ne prend pas en compte son indépendance, 

Vous pouvez continuer à développer le questionnement et l'étonnement

 

Ensuite vous pouvez faire un parallèle avec le savoir que vous recevez en cours

Concernant le projet personnalisé , les attentes, les besoins, les capacités de la personne

Ensuite la grille AGGIR qui permet de mesurer ce que la personne et capable de faire

 

Ensuite écrirez sur le rôle soignant dans l'autonomie et l'indépendance de la personne qui est : 

L’aide-soignant veillera au respect:

de la dignité, de la vie privé, respecter les goûts de la personne ( vêtements)

-Respecter sa responsabilité (droit de refuser, droit de désigner une personne de confiance, droit d’être informé).

-aider à faire faire, et non "faire à la place" de la personne;

-stimuler l'autonomie restante afin de pallier la dépendance;

-laisser aux personnes le temps d’agir elle-même

-Avoir une attitude encourageante et stimulante, valoriser l'estime de soi de la personne

 

Vous pouvez aussi citer en Annexe 

Charte des droits de la personne âgée dépendante

 

Vous pouvez aussi citer Bibliographie

Faire un lien sur un site internet sur la grille AGGIR et le projet personnalisé de la personne en institution

 

En conclusion vous pouvez écrire que: 

La personne soignée:

- doit être considérée dans sa globalité (tous les domaines de l’autonomie )

-Est l’actrice principale. Elle n’est en aucun cas une « personne» qui attend et qui subit mais nécessite de l’impliquer, de la laisser choisir, la laisser faire ou faire avec.

 

 

Définition : 

L’autonomie: est la capacité et/ou le droit d’une personne à choisir elle-même les règles De sa conduite, l’orientation de ses actes et les risques qu’elle est prête à 

courir. 

 

Je reste à votre disposition pour vous donner un avis et des recommandations une fois votre document terminé

 

 

Bon dimanche

Gisele-cabre


Je suis actuellement élève aide‐soignante au centre de formation IFAS au sein de la promotion 2020 .Depuis le 16 novembre 2020, j'effectue un second stage au sein d'un hôpital  xxxxxx dans le service cardiologie de l'hôpital  x est situé au 1er étage.   
Les installations sont très modernes et parfaitement adaptées aux besoins des patients. 
L'équipe pluridisciplinaire se compose  de 3 cardiologues,d'un médecin interne et un externe, d'une carde de santé qui gère l'organisation, la qualité et la sécurité des soins,de 18 Infirmières d''État, de 16  aides soignantes,et de 8 ASH.
Un kinésithérapeute, une diététicienne, un psychologue et une assistante sociale sont aussi présents tous les matins et participent au bien être des patients.Le service dispose de 24 lits dont 3 sont doubles.
 Le service cardiologie accueille des personnes dépendantes et semi-dépendantes dans un environnement familial de grand confort. Les patients  accueillis peuvent être: -Autonomes -Semi valides -Dépendants -Désorientés  pressentant des pathologie telles que: Avc, infarctus, détresse respiratoire,décompensation cardiaque, hypertension artérielle,trouble du rythme,maladies des artères coronaires ou encore la thromboembolie.
J'ai choisi de présenter mon analyse de pratique auprès d'une personne qui m'a particulièrement touchée par sa situation personnelle et sa détresse face à sa pathologie.
En tant que soignant, outre la pathologie à traiter, une personne soignée se trouve face à nous. Il convient donc de la prendre en considération. Cette personne est singulière de par son histoire de vie, ses caractéristiques, ses attentes ou encore ses besoins.D’après Virginia HENDERSON « tout individu est «un être entier,complet et indépendant»: le rôle de l'aide soignant consiste à l'aider à satisfaire ses besoins et,si nécessaire, à reconquérir son autonomie et son indépendance le plus rapidement possible.  Si un seul de ses besoins n’est pas satisfait, il n’est plus entier, il n’est plus en santé. C'est une définition qui me semble me pertinente dans la mesure où  Lorsque la maladie fait irruption dans la vie d’une personne, cela bouleverse tout. C'est dans cet état d' esprit que j'ai accompagné le patient en respectant son autonomie , son indépendance

Je vais dans un premier temps, vous présenter cette personne puis dans un second temps, mes interventions au quotidien.Je terminerai par une analyse personnelle de mon accompagnement.

Description du patient
Monsieur G est âgé de 87 ans , il vit à domicile,il a  été hospitalisé suite à une décompensation cardiaque ,il  est eupnéique, ne pressente pas de douleur thoracique cependant on note de volumineux œdèmes des membre inférieures ,il a  des antécédents d’hypertension artérielle, de diabète non insulinodépendant, de cholestérol , il   est  il pèse 82 kg et mesure 1,68 cm  son indice corporelle est    29. Une surveillance du poids, bilan hydrique et diurèse est mise en place ainsi qu'une surveillance des constantes (TA/ Pouls/douleur/Sat)
Avant de commencer la description il convient de définir :
L'autonomie : c’est la capacité et/ ou le droit d'une personne à choisir elle même les règles de sa conduite, l'orientation de ses actes et les risques qu'elle court.
L'indépendance : Un niveau de satisfaction des besoins de la personne qui accomplit elle- même des actions sans l'aide d'autrui ( selon Virginia HENDERSON)
respect :Sentiment qui porte à accorder à quelqu'un de la considération en raison de la valeur qu'on lui reconnaît.
Description

 Le 30 novembre à 6h30, au moment de la transmission, l'aide soignante qui est ma référente me demande prendre en charge monsieur G  de la chambre 115 , un monsieur qui a été admis le 27/11 suite à une décompensation cardiaque  .Il est autonome et très gentil rajoute- t-elle.
Je prépare mon chariot,en posant sur la partie supérieure  tout ce qui est propre (2 draps,une taie d’oreiller, une serviette, une serviette de table,un masque pour le patient, une crème hydratante,un paquet de gant à usage unique, mon gel hydroalcoolique) et sur la partie inférieure je dispose un sac poubelle,le sceau contenant la solution détergent-désinfectante et deux lingettes.Ensuite je vais voir monsieur G vers 7h15 car il doit passer une échographie abdominale à 9h00. Je le trouve allongé dans son lit, il avait finit de prendre son petit déjeuner. Monsieur G tourne la tête et me sourit avec difficulté.Son regard traduit une lassitude, je m'approche de son lit et lui:»bonjour monsieur G» ,avez vous bien dormi ?Il me répond qu'il est fatigué.Je lui annonce que c’est moi qui l'aiderais pour la toilette et lui propose de revenir plus tard.s'il le souhaite»Je veux bien et c'est très aimable de votre part » me  répond -t-il. A ce moment je comprends que j'avais affaire à une personne agréable ,ce qui me rassure beaucoup.

A 8 heures tard je frappe à la porte de monsieur G, il m'invite à entrer,j'entre,active ma  ma présence, et je me frictionne les mains avec la solution hydroalcoolique accrochée sur le mur de sa chambre . Monsieur est réveillé , il me demande de lui apporter ses deux cannes. Je l'aide à sortir du lit, et l'accompagne dans la salle de bain et  il s’installe sur une chaise.Il me demande de sortir sa tondeuse électrique, il se rase, se lave le visage, le buste et les parties intimes , une fois  la toilette terminé je lui donne sa serviette pour qu'il s’essuie.Je lui propose ensuite de lui laver son dos et ses pieds ce qu'il accepte facilement . Il  me remercie et me dit qu'il est dans l'incapacité de le faire au vu de sa pathologie . Je lui fais comprendre que  j’étais là pour l'aider et l’accompagner dans ses choix. Après la toilette,il s’habilla tout seul , je l'aide à mettre ses bas de contention , il était douloureux au moment de les enfiler,je l'aida à mettre son pantalon et ses chaussures avec sa participation,  je le raccompagne ensuite dans la chambre, le pèse à la chaise, et l'aide à installer dans le fauteuil confort .Je refait le lit ,désinfecte l’environnement , transcris mes actions sur l’ordinateur,  puis prrends congé auprès du patient en lui  souhaitant une bonne journée.
Le lendemain,lorsque je reviens pour les soins je trouve monsieur G fatigué et se plaint de douleurs diffuses .Il a  du mal à marcher.  L’œdème avait atteint ses mains avec une présence de clonies liées à une perte de vigilance et de contact qui ressemble à des crises d’épilepsie. Je décide alors d'adopter mon soin en fonction de la pathologie du patient (un de mes objectifs de stage).Je lui propose donc de réaliser la toilette génito -anale au lit ,il accepte de bon cœur. Je pars alors chercher une bassine et un pichet, la remplie puis réalise la toilette en terminant par le lavage des pieds, ensuite  je les essuie,lui  fais un effleurage délicatement avec l'huile de soin pour hydrater ses pieds,je lui mets les bas de contention ,son pantalon en pyjama qu'il me demande de sortir de l’armoire , et ses chaussons.
Je fais intervenir une aide soignante pour m’aider à le lever et à le mettre au Montauban car il est continent, puis je fais la toilette du haut et le rasage.Je l'aide à  mettre son maillot et une chemise ,il a beaucoup de difficultés à lever ses bras. Par moment je lui demande si ça va ou si je lui ai fais mal mais il  est toujours positif dans ses réponses. ll apporte beaucoup d'humour pendant les soins et m’appelle parfois « son infirmière ».
J n'oublie pas de le peser, je fais ma transmission du poids noté,  de la diurèse (,odeur,aspect,quantité vidée), l’état cutané (l’œdème des membres inférieures et supérieures),sur ses douleurs, et l’altération dans sa mobilité.
Je continue donc à accompagner le patient dans les gestes de la vie quotidienne pendant deux semaines au cours desquelles,il m'apprend que sa femme est atteinte d’Alzheimer et vit dans un EHPAD .Il me parle de sa passion de jardiner, de ses deux bergers allemands, de ses deux filles et  de son défunt fils aîné.
Plus les jours passent, plus la perte de l'autonomie se manifeste à l'ensemble de ses besoins , au point d’être confiné au lit . Il ne  peut alors effectuer le moindre changement de position de son corps et de ses extrémités sans aide.
Dorénavant l’infirmière lui donne une gélule de SKENAN ( la morphine) trente minutes avant la réalisation de la toilette pour soulager ses douleurs.
On me demande aussi de faire une réévaluation du risque d’escarre avec l’échelle de BRABEN.( humidité atteinte à l'intégrité de la peau).
On lui installe un matelas à air . Il devient incontinent  et présente des troubles de déglutition.  On modifie la texture des aliments en mixé pour éviter les fausses routes, et lui  prescrit de l'eau pétillante  fraîche. le Dr lui  posa une sonde vésicale ,  pour  limiter les transferts et le risque d'humidité.
Un matin dans le couloir, j’entends le Dr dire que mon patient est en fin de vie.Les infirmières sollicitent une visite pour ses enfants et  sa femme mais Dr s'y oppose pour la femme pour une raison de cas de covid survenus  dans l’établissement de l'Ehpad. Je suis attristée par cette nouvelle.Je me surprends en train d'implorer la grâce du seigneur pour lui. Dans son lit,, il m'entend . Je le vois faire le signe de la croix et dit par la suite:» Que  Dieu vous accompagne dans votre formation «.

Analyse

Mes difficultés dans cette prise en charge sont d'ordre morale et émotionnelle.sur le plan moral,je me suis sentie moins accompagnée face à la pathologie du patient.le cas de monsieur nécessitait deux aides soignantes pour toute intervention .J’étais aidée que pendant la levée.Je me suis sentie abandonnée.
Sur le plan émotionnelle, je me suis laissée guider par ce que je ressentais. Cependant  je sais que dans ce métier il faut prendre du recul et ne pas s 'attacher à nos  patients.
je pense avoir appréhendé Monsieur G dans sa globalité, j'ai pris en compte sa personnalité, sa pathologie, ses émotions j'ai pu le prendre en charge d'une manière adaptée, faire le lien entre ma  pratique et la théorie. Rejoindre l'autre dans ce qu'il est,percevoir le monde «comme si» on était cette personne,avoir la capacité de ressentir avec justesse le sentiment de celui qu'on écoute.
Je rencontrerais beaucoup d'autres situations qui me poseront questions, et je ferais peut être pas l'analyse de suite mais en rentant chez moi ou lors des pauses

 

 

 

Xxxxxxxx

Bonjour

 

Dans l'ensemble votre document est cohérent, on arrive à se projeter dans la chronologie de la situation

 

Le plan remis par votre ifas est respectée

 

Si vous avez le temps essayer de transcrire ou  (de mettre en guillemets)  ces différentes compétences que l'on retrouve dans votre document :

 

Compétence 1 accompagnement de la personne au Quotidien

Compétence 2 l'état clinique

Compétence 5 la communication

Compétence 7 les transmissions

 

Exemple compétence 1 : quand vous préparez votre matériel et que vous procédez à la toilette (mettre en guillemets compétence 1)

 

Exemple compétence 2 : quand vous constatez sont état cutanée, ( mettre en guillemets compétence 2)

 

Exemple compétence  5 : quand vous établissez une relation de communication avec la personne ( compétence 5)

 

Exemple module 7 les transmissions ( compétence 7)

 

Ce n'est pas une obligation de tenir compte de mes recommandations

 

C'est l'échelle de Braden pas de BRANBEN

 

 

Je vous recommande d'ajouter les interventions des autres professionnels auprès de la personne, énumérés les professionnels qui interviennent auprès de la personne.

 

Je vous recommande au niveau de l'analyse de vous  recentrer sur le thème imposé par votre formateur , le respect de l'autonomie et de l'indépendance? exemple de questionnement qu'avez vous fait pour respecter ses deux notions? votre accompagnement a-t-il été efficient pour la personne? avez vous préservé sont autonomie et de facto sont indépendance? faite intervenir des notions reçu en cours Virginia H exemple  le besoin d'être propre et de protéger ses téguments ce besoin à-t- il à t il été atteint?

Avait -il- t- émis des souhaits pour sa fin de vie? , avait- t- il désigné une personne de confiance? tous ces éléments peuvent représenter les notions que vous recevez en cours

Essayer de vous questionner sur vos actions sur le thème du respect de l'autonomie et de l'indépendance de la personne

 

Ce que vous avez écrit sur le paragraphe de l'analyse peut devenir votre conclusion

 

C'est pas mal du tout, c'est un bon travail

 

Bonne journée

Gisele-cabre

Introduction ........................................................................................................................... 3

Contexte de la situation relationnelle ............................................. 3

Événement de la situation relationnelle ..................................... 4

Conclusion ............................................................................................................................. 8

Questionnements ........................................................................................................ 9

Introduction

Dans le cadre ma formation d’Aide-Soignant dispensée par l’I.F.A.S., promotion 2020 /

2021, j’ai réalisé mon premier stage à l’hôpital dans un service de médecine. Les patients

arrivent dans cette unité de tuberculose ne nécessitant pas de chirurgie.

J’ai travaillé, le temps de quatre semaines, avec une équipe multidisciplinaire. J’ai pris en

charge deux patients, dont Monsieur R.

Je vais donc vous présenter cette situation relationnelle qui m’a interpellé avec ce patient.

Comment établir une communication avec un patient socioculturellement différent ?

Dans un premier temps, je vais vous présenter le contexte de cette situation. Ensuite, je

décrirai cet épisode en lui-même. Enfin, j’analyserai ma pratique professionnelle en m’ap-

puyant sur des sources théoriques.

Contexte de la situation relationnelle

Monsieur R. est un homme noir d’origine Nigérienne ne parlant pas ou peu le français. Il

mesure un mètre soixante seize et pèse 48 kilogrammes. Il sera un des patients dont «j’ai la

charge» pour mon premier stage de 1 mois en milieu hospitalier. Il a été admis à l’hôpital

depuis une quinzaine de jours.

Âgé de 42 ans, divorcé, il a 1 enfant qui vit avec sa mère en Espagne où il a vécu 18 ans,

avant de venir en France en 2018. Monsieur R. est alcoolique et toxicomane, sans domicile

fixe, sans emploi, et son histoire est un peu floue.

Souffrant de plusieurs pathologies, et après un long parcours dans différents établissements

médicaux, Monsieur R. a été admis dans l’unité de médecine pour atteinte d’une tuber-

culose disséminée et détresse respiratoire aiguë. Il souffre de plus d’une hémiplégie du

membre supérieur et inférieur du côté droit en lien avec un AVC hémorragique gauche ainsi

que d’un escarre au sacrum de stade 3.

Monsieur R. est très algique aux déplacements et quelques fois au moindre effleurage (allody-

nie), il réussit néanmoins, avec sa main gauche valide, à venir chercher sa main droite afin de

déplacer son bras, prendre la poignée de la potence de lit et pousser sur sa jambe valide pour se

remonter dans le lit avec moultes sollicitations et encouragements, (n’étant pas à l’abri d’une

injure ou insulte franco-anglo-hispano-nigérien et quelques emportements agressifs).

De par son AVC ayant laissé des séquelles frontale sévères, les réactions de Monsieur R.

(troubles du comportement) ne sont pas gérables de sa part et, de temps en temps, il s’en

excuse, comme ayant repris ses esprits et n’en ayant pas conscience.

Sa prise en charge se fait généralement à deux, d’une part, de par son état algique, pour les

déplacements (lève personne et transfert au fauteuil, s’il accepte) et d’autre part, pour né-

gocier les soins (surtout en anglais) car il est souvent dans le refus et essayons de lui faire

comprendre leurs bienfaits.

Heureusement, j’ai encore quelques restes d’anglais et moi et mon binôme, pouvons tenter

de nous faire comprendre avec plus ou moins de réussites.

Pour plus de praticité, je ne mettrai que la version en français et ferai abstraction de

l’anglais.

Événement de la situation relationnelle

Le matin vers 08H00, après les transmissions, et après lui avoir servi son petit déjeuner je

le prend en soins en dernier.

Il est fréquemment très compliqué de comprendre ce que veut Monsieur R., et son impa-

tience me met mal à l’aise et me déstabilise. Même si je lutte pour trouver mes mots en

anglais et les bafouiller, j’ai un sentiment d’impuissance et de soumission et je me juge

insuffisant et gauche… Bref, je perd tout mes moyens.

Je sais pourtant à quoi m’en tenir au vu de son dossier sur ses antécédents médicaux.

Monsieur R. est capable de dire oui à 10H00 et non à 10H01. Mais c’est son choix…

• Pouvons nous aller à son encontre ?

• Avons-nous tous les droits pensant que c’est pour son bien ?

J’arrive quand même à de petites victoires quand au bout de quelques soins je lui demande

si tout va bien :

- « C’est bon pour vous ? Avez-vous besoin d’autre chose ? »

- « Non merci, c’est bon… »

- « Vous êtes bien installé ? »

- « Oui, Merci… » SOULAGEMENT !

À 08H15 avant son petit déjeuner, une infirmière me demande de venir l’aider pour lui faire

une prise de sang car elle sentait qu’elle n’y arriverait pas et s’inquiète de ses réactions. Elle

souhaitait donc que je vienne tenir le bras de Monsieur R. (au cas ou)… Elle réuni donc tout

le matériel nécessaire à son acte sur un plateau et nous y allons. Devant la chambre nous-

nous désinfectons les mains au SHA, ajustons nos masques et mettons des gants jetables.

Nous frappons à la porte et entrons. Monsieur R. nous regarda sans rien dire mais d’un

regard interrogateur et méfiant.

- « Bonjour Monsieur R. Comment allez-vous ce matin ? » lui demandai-je sans réponse.

Puis l’infirmière lui indique que c’est l’heure de sa prise de sang me demande de traduire

pour elle.

- «Nous sommes ici pour votre prise de sang… Ce ne sera pas long. C’est bon pour vous ?»

Monsieur R. avait l’air contrarié, les yeux noirs et les sourcils froncés, tout en balbutiant un

mélange de mots que ni moi ni l’infirmière n’arrivions à comprendre.

L’infirmière commença son installation tout en continuant à rassurer Monsieur R. et de lui

indiquer qu’il devrait me donner son bras que je tiendrai pendant qu’elle le piquerait.

Il déplia son bras et je le pris par le poignet. Il me regardait comme affolé, agacé mais rési-

gné.

Avec un sourire je lui redis :

- « Tout va bien, ce ne sera pas long. »

Nous n’étions pas très bien installé. En effet, sa chambre un peu exigu, son lit est séparé du

mur par la table de nuit et c’est justement de se côté que se trouve son bras valide, le gauche

qu’il faudra piquer.

Il n’y a pas la place nécessaire pour nous mettre à l’aise et faire le soins dans de bonnes

conditions. Nous-nous faufilons presque pour être à la bonne place.

L’infirmière commença à chercher une veine sur le bras de Monsieur R., choisit la meilleure

pour elle et commença à piquer.

- « J’y vais » dit-elle.

La réaction n’a pas manqué, Monsieur R. ne voulait pas de cette prise de sang et l’a fait

savoir quand l’infirmière, l’ayant raté une première foi, cherchait désespérément à rentrer

l’aiguille dans la veine une deuxième foi.

Il s’est débattu, a crié en nous insultant, l’infirmière a retiré l’aiguille. Un peu déboussolé,

je le lâchai au même moment surpris et embarrassé.

Monsieur R. dans ses mouvements mit du sang sur ses draps.

Je me suis senti gêné de lui tenir le bras alors qu’il ne le voulait pas, surtout quand nous

avons réussi à comprendre qu’il avait déjà eu plusieurs soins depuis son réveil et que ce-

lui-ci était celui de trop :

- « Vous me faites mal ! Je n’en veux pas ! J’ai déjà eu une piqûre ce matin ! Revenez un

autre jour ! Je n’en veux pas ! Laissez-moi tranquille ! Partez ! Partez !… »

Agacée, l’infirmière par mon intermédiaire tente de négocier un autre jour pour sa prise de

sang et celui-ci à accepté par un : - « Oui ! Plus tard, plus tard ! Demain ! »

J’ai eu le sentiment d’être un «tortionnaire» et m’en voulais de cette piètre expérience…

• N’étions-nous pas à la limite de la «maltraitance» ?

• Était-il prêt pour ce soin, même s’il savait qu’il devait le faire ce matin ?

• Le planning de soins passe t-il avant les souhaits du patient ?

• Quelle est sa situation, son état d’esprit ?

• Un compromis avec lui est-il réellement envisageable et tenable ?

Monsieur R. est tuberculeux et hémiplégique du côté droit (membre inférieur et supérieur)

avec algie plus prononcée de l’épaule. Il se place donc fréquemment sur le côté opposé ou

essaie seul de trouver une position confortable et antalgique.

Vers 08H30 nous commençons à distribuer les petits déjeuners.

Il est fréquent que la sonnette de Monsieur R. retentisse afin de réclamer le sien avec

impatience.

Je lui indique donc qu’il sera servi prochainement après que les autres, dans l’ordre des

chambres, aient été servi.

Arrivant devant sa porte, je prépare son plateau : un café noir, un bol de lait avec six

sucrettes dans l’un et deux dans l’autre. Deux mini pains que je lui prépare et que je coupe

en deux afin d’étaler le beurre et la confiture en plaçant à gauche du plateau une grande

cuillère à soupe.

Après avoir frappé, j’entre.

- « Vous avez vu ? Elle m’a fait mal ! » me lance t-il, « Ce n’est pas bien de me faire ça !

Pourquoi m’a-t-elle fait mal ? Je n’ai rien demandé ! »

Posant son plateau, je pris le temps de lui expliquer que l’infirmière ne cherchait pas à lui

faire mal, mais faisait son travail qui consistait à faire des soins qui, de temps en temps

n’étaient pas agréables.

- « C’est pour votre bien Monsieur R., pour votre santé et votre guérison, vous me compre-

nez ? ».

 Il ne me répond pas mais esquisse un sourire. Est-ce pour moi ou pour son plateau ? Je lui

dépose sur son adaptable mais il le veut sans tarder :« J’ai faim ! Plus vite ! »

Je lui explique que je vais tout d’abord l’installer.

Je fais le tour de son lit car la commande se trouve du côté de son bras valide, je monte le lit

à mon niveau en lui expliquant que je vais le remonter dans le lit et l’installer pour le petit

déjeuner.

Il acquiesce d’un mouvement agacé de la main et se prépare.

Je baisse la barre de sécurité, lui demande de prendre de sa main gauche valide la potence de

lit, et de plier sa jambe gauche valide et de pousser dessus à 3. Je place mon bras sous son

épaule gauche et l’autre sous sa cuisse gauche en lui demandant s’il était prêt et si je ne lui

faisais pas mal, comptant 1, 2 en le regardant, 3 je le tire vers le haut.

Il aura poussé sur sa jambe et tiré sur son bras pendant que je le soulageai pour le remonter.

Je le félicite de cet effort et demande s’il allait bien.

- « C’est bon ! C’est bon ! J’ai faim ! Mon plateau, vite ! » me dit-il comme excité.

- « Tout va bien je vous l’amène tout de suite » lui répondis-je calmement tout en replaçant

correctement son oreiller, drap et couverture, remonté la tête du lit selon sa volonté en pre-

nant soin qu’il n’ai pas de douleurs à son escarre sacré, descendu le lit à hauteur de l’adap-

table et placé celui-ci de telle façon que tout soit à portée de sa main déjà en action.

Après avoir pris soin de regarder si tout était en ordre, je me tourne vers lui et lui demande

si tout va bien.

Mangeant de bon appétit, il me regarde furtivement et acquièsce d’un : « It’s OK! It’s OK! ».

Je lui souhaite bon appétit, sors de la chambre et passe au patient suivant.

Tous les petits déjeuners débarrassés et après les transmissions avec les infirmiers(es) et

médecins, je vais prendre en charge les soins de toilette de Monsieur R.

Ce qui ressortait des transmissions le concernant : Patience et calme.

Je frappe à sa porte, entre et mets la présence.

- « Bonjour Monsieur R. êtes-vous prêt pour faire votre toilette ? » lui demandai-je.

Sans réponse, il me lança un «regard noir».

Tout se passe bien pendant la toilette et a ma grande surprise, il est coopératif.

Je lui demande si il a des selles. - « Yes! Yes! Caca! », me dit-il.

Je le préviens donc que je vais regarder, seul bémol : son escarre au sacrum et son panse-

ment qui se décolle. Mais il m’aide comme il peu et le nettoyage s’effectue sans problème.

Pendant le soin, je m’aperçois quand-même qu’il grimace de douleur :

- «Je vous fais mal Monsieur R. ? » demandais-je.

- « Non, ce n’est pas vous ! J’ai mal ici, là » me dit-il en m’indiquant ses épaules et son cou.

- « Voulez vous un massage Monsieur R. ? » Et son visage s’éclaire :

- « Oui, oui ! Massage ! Massage ici !»

Je profite de sa position pour lui passer de la crème hydratante que j’étale entre mes mains

et commence à le frictionner en insistant au niveau du cou sur sa demande et en descendant

tout le long du dos.

Il avait, me semble t-il, l’air d’apprécier ce moment.

- « Ça va ? Ça vous bien du bien ? Je n’appuie pas trop fort ? »

- « Non ça va, c’est agréable, ça fait du bien, merci… »

Depuis, il m’’arrive de proposer à Monsieur R. s’il souhaite un massage simple du dos.

À ma grande surprise, il accepte.

Et l’aidant pour se placer sur le côté de son bras valide, je lui masse la nuque puis le long de

la colonne vertébrale lui demandant fréquemment si ce n’est pas trop fort pour lui.

Bien sur, par sa position et ses douleurs je ne lui fait pas un massage complet et profond,

mais Monsieur R. par ses réactions apprécie ce soin et se détend, jusqu’à esquisser un sou-

rire de satisfaction.

J’ai même eu droit à plusieurs : « Good ! Thank you ! See you tomorow ! ».

Une infirmière revenant de sa chambre pour un pansement m’a même dit qu’il lui avait

confié qu’il était content de ce que je lui avait fait, et avait pu faire son soin de pansage sans

problème.

Il me semble d’ailleurs que depuis ce moment, Monsieur R. est peut-être « un peu plus

patient » et « un peu plus ouvert » avec moi et qu’une relation de « confiance » s’est tissée.

Mais ce n’est que du ressenti.

Pourtant, les aides soignantes trouvent que je passe trop de temps et que je m’occupe trop de

lui, pouvant même porter préjudice à leurs futurs soins, lorsque je ne serai plus là.

Et que le patient sait très bien ce qu’il fait et « en joue un peu trop ».

Il est vrai que quand nous sommes deux pour ses soins, il se braque facilement contre la

deuxième et va même jusqu’à lui dire qu’elle est trop brusque et devrait prendre modèle sur

moi, la rejetant relativement violemment.

Ce qui me met, bien sur, mal à l’aise par rapport à ma « collègue » et vis et versa.

Elle a beau me dire que je fais bien… Je sens bien au fond d’elle une tension.

• En joue-t-il vraiment ?

Et si c’est le cas :

• Dois-je passer moins de temps avec ce patient compliqué ?

• Devrai-je exécuter les actes de soins sans me préoccuper de leur bien être ?

• Ne suis-je pas la, dans une situation privilégiée de mes attributions de soins ?…

Le midi, Monsieur R. doit être transféré de son lit au fauteuil avec lève personne pour le

repas et ainsi, plus tard, être pris en charge par un kinésithérapeute.

Une aide soignante du service m’alterque me demandant de l’aider pour lever Monsieur R.

à le mettre debout pour un transfert au fauteuil.

- « Lever ? » Lui demandai-je interloqué. « Mais il est hyperalgique, ne tient pas debout et

depuis ce matin j’ai eu du mal mais réussi à le tranquilliser ».

- « Mais si il peut tenir debout ! » M’assure t-elle. « Il nous prend pour des bourriques et

peut très bien se tenir debout tu vas voir ! ».

Inquiet et déconcerté, je la suis dans la chambre. Monsieur R; surpris la regarde les yeux

écarquillés, me regardant par intermittence pour savoir ce qui ce passe.

Pétrifié, je restai en arrière et n’osais me mettre en travers d’une collègue décidée à en dé-

coudre.

- « Aller ! Debout ! » lui dit-elle. « Vous allez vous asseoir sur le bord du lit pour vous ins-

taller dans le fauteuil ». Elle se dirige vers lui, le découvre et le prend sous les épaules et les

jambes pour le faire pivoter sur le lit.

Quand il fût assis, il cria en se débattant et en l’injuriant tout en tendant la main vers moi en

appelant à l’aide :

- « Mais qu’est-ce qu’elle fait ? Mais qu’est-ce qu’elle veut ? J’ai mal !!!… J’ai mal !!! ».

Et retomba sur le lit, les pieds au sol.

Son pied hémiplégique droit était coincé dans le pied du lit et il pleurait de douleur.

Je couru lui débloquer le pied et lui reposer sur son lit, puis le remettre confortablement en

position.

Sa colère était tel que l’aide soignante dut sortir de la chambre, vexée.

Nous étions seul et il se livra une nouvelle fois :

- « Non mais elle est complètement folle celle là ! Qu’est-ce qui lui prend ? Ça va pas bien

dans sa tête ! Je ne veux plus la voir ! Et de toutes façon je ne veux plus toutes les voir ! Ce

sont toutes des sorcières ! ».

Pendant ce temps je lui pris le pied entre mes mains en massant doucement sa cheville;

tentant de calmer sa colère et sa douleur.

- « Je suis désolé Monsieur R., elle ne l’a pas fait exprès. Ça va ? Vous avez moins mal ? ».

Le calme est revenu doucement et mon sourire a refait naître le sien.

Apaisé, je l’ai laissé tranquille se reposer.

Mauvaise journée pour Monsieur R. !!!

Avant mon départ, le dernier jour de mon stage et lui faisant mes adieux, Monsieur R. m’a

demandé :

- « Mon ami, comment allez-vous ? ».

Finalement, il s’occupait peut-être de moi plus que moi de lui.

Depuis mon arrivée, j’ai vu de grands progrès en lui, et l’encourageant de jour en jour dans

ses efforts :

- « Vous êtes fort Monsieur R. Vous y arriverez, j’en suis sur !»

Il m’a sourit et de sa main gauche fait un pouce en l’air, j’ai vu de l’enthousiasme et il m’a

remercié.

- « Dieu soit avec toi mon ami, merci et peut-être à bientôt ! Inshallah ! ».

Sacré souvenir ! Merci…

Analyse de la situation relationnelle

Mécanisme actif, la communication est un lien qui met en relation au moins deux acteurs

dans le but de dialoguer et de se comprendre. Toutes colères peuvent être assimilées à un

manque de communication ou une incompréhension.

Par la relation verbal et non verbale, nous sommes capable d’exposer des émotions à

l’autre afin d’annoncer des actes, des attitudes et des comportements.

Dans cette situation, ma relation avec Monsieur R. a été respect et écoute avec certainement

un atout majeur de la langue qui ne devenait plus une barrière de communication.

Mais la communication est aussi le touché et dans ce cas précis, les massages ou soins de

confort sont devenu entre lui et moi, un moyen de dialoguer et de créer une relation de

confiance.

Conclusion

J’ai beaucoup appris sur moi en prenant soins de Monsieur R.

Appris sur mes aptitudes à être patient et attentif.

A avoir une empathie inconditionnelle envers des personnes issus d’un « autre monde » et

en acceptant leurs différences sans jugement d’aucunes sortes dans leur entièreté.

C'est un bon document qui permet à la profession de s'intéresser et surtout de s'interroger sur la prise en charge de population culturelles différentes de la culture judéo-chrétienne.

 

Pourtant tous professionnel de santé devrait se poser les mêmes questions et remise en cause que celle que vous évoquez.

 

La réponse que je peux apporter à vos questionnements est la suivante : 

 

Il est essentiel de faire abstraction de ses jugements pour accepter le patient et le respecter avec ses différences.Avoir connaissance des différentes cultures est un pré-requis nécessaire pour adapter une prise en soins de qualité.

 

Par vos observations :

 

J'aurais apprécié que vous puissiez apporter votre contribution à la prise en charge de ce patient.

 

une fiche de localisation de la ou des douleurs mise à la disposition des autres soignants .

 

Demander au service de nuit de lui fournir une collation, afin de réduire son stress lorsque vous lui apporter son petit déjeuner, l'écart de temps entre le dîner de la veille et le petit déjeuner est trop important.

 

Lui planifier les soins de la journée en lui indiquant les heures de vos interventions.

 

Etc...

Tous ces éléments peuvent parfaitement être inclus dans le dossier du patient et donnent une réponses aux personnes qui peuvent penser que une fois que vous aurez fini votre stage , il vont rencontrer des problématiques avec ce patient.

 

Je regrette également le manque de référence à vos cours théoriques

 

Charte du patient hospitalisé par exemple

 

Fiche de communication https://www.aphasieapary.org/outils/

 

Sur ce lien des références https://www.soignantenehpad.fr/pages/prepa-concours-paramedical/aides-soignantes-module-1-a-8/page.html#gsc.tab=0

 

Cela dit je trouve que votre document interpelle et ne laisse pas indifférent

 

C'est un document clair, soigné, structuré, il répond aux attendus du module 5

 

Pour ma part je valide votre compétence 5

Pertinence du choix de la situation et de sa description,

Pertinence du questionnement et de l’analyse

L’ARP est une méthode de compréhension d’une situation vécue et qui vise à en améliorer le résultat

Développer un questionnement pour faire évoluer et 
améliorer une pratique
 Favoriser la construction de savoirs en situation complexe
 S’entrainer à mobiliser des acquis de formation (savoirs, savoir faire, savoir être)

Définition de l'ARP : Définition : Il s’agit d’une posture (attitude) intérieure au sujet qui lui permet de considérer dans l’action son rapport à soi, aux autres, au travail et au réel.
 Objectifs et intérêts : Faire évoluer sa propre pratique, questionner les habitudes routinières et les acquis d’une formation, produire des savoirs et développer des compétences.

L’entrainement réflexif est une exigence de la formation permettant aux AS de comprendre la liaison entre savoirs et actions, d’intégrer les savoirs dans une logique de construction de compétences

Le lieu : C’est le contexte de la situation (hôpital, service, 
discipline médicale, pathologie…)
 Situation ou activité : Description claire, précise de la situation 
 Observations ou étonnements: Questionnement à partir d’un ou plusieurs champs disciplinaires (socio, soins infirmiers, législation, éthique, psycho…)
 Difficultés et points à approfondir : C’est l’analyse de la situation avec les lunettes des champs disciplinaires retenus.
 Suffisamment autonome : Il s’agit de votre capacité à transférer ou pas cette nouvelle compétence dans une autre situation

Lieu

Situation et activité vécu

Analyse : observations étonnement, difficultés et point à approfondir

Une synthèse :
 Une APP doit se référer à une situation et pas à un protocole ou un acte de soins isolé
 La description doit se baser sur une situation qui interroge l’étudiant (positivement ou négativement). Une situation réussie peut faire l’objet d’une APP pour en comprendre les raisons.
 La situation doit provoquer un questionnement sans réponse évidente d’emblée (si la réponse se trouve dans un protocole par ex. il n’ya pas de questionnement possible).
 La situation doit relever de la compétence aide soignante

Structuration de l'ARP: 

3.1 Le choix de la situation :
 Elle doit être professionnelle
 Située dans un contexte précis
 Cadré dans un temps court
 Relationnelle, pédagogique, éducative, technique sans être un protocole
 Représenter un enjeu important pour la personne
 La personne doit y être impliquée
 La responsabilité même partielle de l’étudiant doit être engagée

Méthode : QQOQCP
 Méthode : Schéma narratif (je raconte une histoire, un récit avec une situation initiale, les acteurs, la complication, les actions, la résolution et situation finale)
 Schéma du raisonnement clinique (Situation, contexte, moyens, acteurs, actions, problème, résolution…)
La description doit être précise et contenir des éléments utiles à la compréhension, elle doit être chronologique, objective (pas de jugement de valeurs), suffisante, permettre le questionnement en mobilisant les diverses connaissances de l’étudiant, le vocabulaire doit être professionnel.

3.3 Le questionnement :
 La description doit conduire à un questionnement
Ex. Comment se fait-il que…? En quoi…? Comment expliquer que… ? Qu’est ce qui fait que …?
Plutôt que Pourquoi ? Comment faire pour ? (le risque est de se cantonner dans une réflexion fonctionnelle et non analytique.)
La question doit être une porte d’entrée permettant de clarifier la situation, le problème. Elle doit permettre de faire sentir quels sont les enjeux derrière la situation décrite.

3.4 L’analyse :
 Elle s’élabore à partir des champs disciplinaires retenus qui construisent un cadre conceptuel (socio, psycho, anthropo, soins aide soignante, législation etc… )
 Faire appel à des références théoriques documentaires (bibliographiques, articles, Web…)
 Citer des auteurs 
 S’appuyer sur les Modules les TP et autres enseignements vus en IFAS
 Faire appel à sa propre expérience

La forme
 Un document à part (Portfolio très limité en terme de place)
 Une page maximum (hors bibliographie)
 Respecter les règles de présentation standard (marge, interligne, police …)
 Faire attention à l’orthographe
 Bibliographie

CONTEXTEDécrivez ici le service où vous êtes en stage, le lieu en préservant l’anonymat, le moment et votre avancée dans la formation

QUIDécrivez ici les protagonistes principaux :

 

Patient : âge, motif d’hospitalisation/consultation, environnement, traitements significatifs

Entourage du patient (si utile)

Equipe pluridisciplinaire (IDE, AS, Interne, Médecin, Kiné, ESI,…)

Cadre législatif (optionnel)Notez ici les textes de loi en référence avec votre situation

Compétence(s) mobilisée(s)Notez ici les compétences mobilisées par votre situation

Déroulement de l’activité, de la situation rencontréeDécrivez ici la situation ou l’activité vécue. Pour les activités, détaillez pourquoi ; le déroulement chronologique factuel, et toutes les informations que vous jugez nécessaires, les modalités de réalisation (procédure, technique, matériel…).

 

Notez également les éléments qui vont préciser vos limites d’actions et de prises de décisions/réactions.

Connaissances utiliséesNotez ici vos savoirs théoriques, pratiques, relationnels et méthodologiques mobilisés.

Observations

 

& étonnements

Posez vous ici toutes les questions qui vous sont venues suite à cette situation, tous les étonnements et toutes les informations que vous jugerez nécessaires.

 

 

Difficultés rencontrées et points à approfondir // AutoévaluationExpliquez ici tout ce qui a pu vous gêner pour la réalisation et le déroulement de la  situation, et vos lacunes

Mesures correctives envisagées

Inscrivez ici ce que vous mettriez en oeuvre, ce que vous changeriez si la situation se représente ou dans votre pratique quotidienne pour ne pas être confronté de nouveau à ces difficultés.

SOMMAIRE I.

Introduction Page 1 à 2

II. Première partie : Page 3 à 6

1/ Présentation de la personne

2/ Description de la situation

3/ Questionnement III.

Deuxième partie : Cadre conceptuel et Analyse de la situation Page 7 à 17

1/ Cadre conceptuel :

1.1. Dément, démente

1.2. Le refus

1.3. L’agressivité

1.4. Trouver ma place

1.5. Relation de confiance

1.6. Anticiper

1.7. Atténuer

1.8. Mal-être

2/ Analyse de la situation

IV. Plan d’actions Page 18 à 20

V. Conclusion Page 21 à 22

Bibliographie

Annexes

La situation que je vais évoquer s’est déroulée lors d’un de mes stages, pendant la formation AS dispensée par I.F.A.S. de Mende. Elle a eu lieu dans une Unité Alzheimer, le service qui prend en charge les personnes dépendantes, de manière temporaire ou définitive à condition qu’elles présentent des symptômes de démence ou de la maladie d'Alzheimer.
J’ai travaillé, le temps de ces quatre semaines, avec une équipe formée pour prendre en charge ce type de pathologie dans une ambiance familiale. Cet environnement a assuré ma rapide intégration au sein de l’équipe.

Sous la responsabilité de mes collègues AS, j’ai pris en charge quatre patients dont Madame P.
Je vais vous présenter une situation relationnelle qui m’a particulièrement interpellée auprès de cette patiente, car elle m’a poussé à réfléchir à la question :

Comment établir une communication adaptée auprès d’une patiente « démente » ?

Dans un premier temps, je vais vous parler de la patiente, l’actrice de mon travail de réflexion. Je vous exposerai, de la manière la plus objective possible, la situation vécue auprès d’elle et je ferai ressortir mon questionnement.

Dans une deuxième partie, grâce à des recherches et des sources théoriques, je développerai les différents mots clés et je prendrai du recul sur la situation afin de l’analyser.
Pour la troisième partie de mon mémoire, je me positionnerai en tant que future professionnelle et je proposerai un plan d’actions cohérent, personnalisé et adapté.
En conclusion, après avoir mis en avant mon point de vue et mon implication
personnelle, je reprendrai les points forts de mon travail avant de proposer une ouverture en vue de l’oral.

II. PREMIERE PARTIE

1/ Présentation de la personne :
Madame P. a intégré l’unité Alzheimer suite aux difficultés croissantes qu’elle rencontrait au quotidien.

Vivant seule, son maintien à domicile s’est avéré impossible malgré le dispositif d’aides mis en place. Après quelques accidents domestiques répétitifs qui mettaient en danger sa vie ainsi que son intégrité, le diagnostic de sa démence a été prononcé et a accéléré son placement en EHPAD (Unité Protégée).
Il s’agit d’une dame de 86 ans, petite (elle mesure un mètre cinquante-trois) et menue (elle pèse quarante-et-un kilos).

Elle a les cheveux blancs, plutôt clairsemés, mi-longs, coupés au carré et les yeux gris-bleus.

Elle est assez énergique dans sa démarche déambulante,
se déplace seule et est relativement autonome dans la prise de ses repas, même si l’ordre des plats servis n’a pas réellement d’importance à ses yeux.

Elle est incontinente urinaire et fécale et demeure tributaire des autres pour les soins de toilette au quotidien.

Elle présente de fréquents épisodes de violence verbale et peut même être agressive physiquement à certains moments de la journée. Madame P. n’a pas beaucoup de famille.
A part sa sœur plus âgée, totalement dépendante et malade, elle n’a que son neveu qui lui rend visite de temps à autre.

2/ Description de la situation :
Aujourd’hui nous sommes le jeudi de ma première semaine de stage.

Il est huit heures du matin et les toilettes vont débuter dans le service.

C’est le jour de la douche de Madame P. et c’est moi qui suis désignée pour l’accompagner dans ce soin. Madame P. a pris le petit déjeuner dans sa chambre et elle est prête pour sa toilette.

La porte de sa chambre est entrouverte. Je toque et en entendant son invitation, j’entre dans sa chambre avec tout le matériel nécessaire au soin de nursing. Madame P. a l’air contente de me voir.

Elle aime beaucoup la compagnie, même si elle a parfois du mal à reconnaitre ses interlocuteurs.
Je me présente : « Bonjour Madame P., je suis Ewa, l’élève AS, comment allez-vous ? » Je suis ravie qu’elle me réponde « Bien ». Je lui explique alors « Je vais m’occuper de votre toilette ce matin et c’est le jour de votre douche.

Je vais préparer vos affaires et allumer le radiateur dans la salle de bain ». Après avoir tout préparé, je me positionne face à elle et lui propose « Voulez-vous me suivre ? »

C’est alors que Madame P. me répond « Non ». Je suis très surprise par sa réaction.

Elle paraissait jusque-là sereine et plutôt intéressée par ce soin. Et tout d’un coup, le corps si frêle et si fragile de cette dame âgée reprend de la hauteur et de l’autorité. Son visage est dur, ses lèvres se crispent et ses dents se resserrent.

Son attitude et sa posture deviennent menaçantes. Surprise et déstabilisée par ce changement soudain, je lui pose aussitôt la question : « Mais qu’est-ce qu’il se passe Madame P. ? Vous ne voulez pas faire votre toilette ? » Elle me répond immédiatement : « Ça ne sert à rien ».

Persuadée du bienfait que la douche peut lui apporter, je ne compte pas abdiquer facilement. J’essaie de lui expliquer que c’est un moment agréable, qu’elle sera contente après ce soin, que ça fait du bien et qu’elle en a l’habitude.

Je la rassure en lui disant que tout va bien se passer et lui demande une nouvelle fois si elle veut bien me suivre jusqu’à la salle d’eau. Cette fois-ci sa réponse est positive. Je sens sa tension retomber. Je suis soulagée.
Madame P. décide de me suivre dans la salle de bain. Je reprends alors mon assurance.
Je suis persuadée que ce moment va être plaisant pour elle et pour moi.
Madame P. se laisse faire et j’arrive même à solliciter son aide pour le déshabillage. Nous échangeons quelques phrases. Je la félicite pour son autonomie retrouvée et pour le soudain enthousiasme concernant sa toilette. Je lui explique le déroulement du soin, les gestes que je vais effectuer et son éventuelle participation. Une certaine complicité s’installe entre nous.

Madame P. a bien pris place sur la chaise douche et semble être réellement contente.

J’actionne le jet d’eau, je règle la température et, au moment où je lui demande si la pression et la chaleur d’eau lui conviennent (je passe au préalable le jet d’eau sur ses pieds et ses mollets), l’ambiance change totalement.
Madame P. commence à s’agiter sur sa chaise. Ses yeux me lancent soudainement des éclairs.

Elle veut se lever, elle m’ordonne d’arrêter en me disant que je fais n’importe quoi et qu’elle n’a pas besoin d’une douche.

Son visage devient de plus en plus crispé et elle, de plus en plus colérique. Elle se tourne à plusieurs reprises, se débat, repousse la paume de douche.

Je poursuis tout de même le soin et j’essaie de la rassurer en lui expliquant chacun de mes gestes.

Prise de panique, j’accélère mes mouvements. Au moment de passer au shampooing, je lui propose le gant de toilette pour qu’elle puisse couvrir ses yeux.

Madame P. refuse de se laver les cheveux, devient de plus en plus agacée et utilise son gant comme une arme, braquée contre moi.

Elle commence à m’insulter, à lever la voix tout en m’infligeant des grands coups de gant mouillé.

J’ai de plus en plus de mal à maîtriser la  situation. Je suis perdue et découragée. Je me concentre au maximum pour pouvoir terminer le soin, je veux à tout prix lui rincer la tête.
Au moment où je stoppe le jet d’eau, Madame P. retrouve son calme.

Sa colère s’amenuise progressivement et sa voix redevient naturelle.

Elle se laisse faire et m’autorise à l’essuyer, à l’habiller et à la coiffer.

Le mauvais moment semble être passé. La tension est retombée.
La toilette se termine en douceur. Madame P. a l’air satisfaite et apaisée.
Après le soin, je l’accompagne dans la salle commune, sans laisser paraître mon bouleversement. Qu’a-t-il bien pu se passer pour que Madame P. puisse se mettre dans cet état ? Ai-je réalisé le soin correctement, techniquement et relationnellement parlant ?
Comment aurais-je dû m’y prendre pour éviter la crise de la patiente et ne pas ressentir ce sentiment d’échec ?
Toutes ces questions se bousculent dans ma tête...

3/ Questionnement :
• Le changement soudain de comportement de Mme P est-il lié à sa démence ou est-il le reflet d’un mal-être plus profond ?
• Mes doutes et ma difficulté à gérer la situation n’ont-ils pas accentué l’agressivité de Mme P ?
• Comment établir une relation de confiance afin d’anticiper son changement de comportement et de lui apporter une aide adaptée ?

Question principale :

Face à un résident dément présentant des moments de refus et d’agressivité, comment trouver ma place et établir une relation de confiance qui me permettrait d’anticiper son changement de comportement et d’atténuer son mal-être ?

III. DEUXIEME PARTIE

1/ Cadre conceptuel : 1.1. Dément, démente (adj.) Il s’agit d’un « terme de médecine. Qui est atteint de démence ; qui concerne cette affection.

Personne qui est ou semble folle, aliéné. Un dément (1) ». « Autrefois, démence et folie étaient des synonymes, et les malades mentaux étaient qualifiés de déments (2) ».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la démence comme « une altération progressive de la mémoire et la formation des idées, suffisamment marquée pour handicaper les activités de la vie de tous les jours depuis au moins 6 mois, et être associée à un trouble d’au moins une des fonctions suivantes : le langage, le calcul, le jugement, la pensée abstraite, les praxies, les gnosies ou modifications de la personnalité ». « On retrouve diverses étiologies : les démences dégénératives sont les plus fréquentes, mais il existe aussi les démences vasculaires ou d’origine diverse. […]

Les démences dégénératives peuvent être corticales telles que la maladie d’Alzheimer, la démence à corps de Lewy, la démence de Korsakoff ou la démence fronto-temporale, mais aussi souscorticales comme la Chorée de Huntington, la maladie de Parkinson et la démence supranucléaire (3) . »

La maladie d’Alzheimer (MA) – une des principales pathologies démentielles « Le Dr Aloïs Alzheimer a donné son nom à cette pathologie identifiée en 1906.

C’est une maladie neurodégénérative qui détruit progressivement et de façon irréversible l’ensemble des fonctions intellectuelles.

Elle conduit à la perte de la mémoire (amnésie) et des fonctions cognitives (apraxie, agnosie, aphasie) (4) » . « C’est la plus fréquente des démences : elle représente 45% des démences toutes étiologies confondues et 75% des démences dégénératives (3) » . « Le début de la maladie est insidieux et les troubles sont d’évolution lente et progressive.

(1) définition de dément et synonymes de dément (français) https://www.leparisien.fr consulté le 13/02/2021 (2) https://www.dictionnaire-medical.fr/definitions/737-demence consulté le 13/02/2021 (3) COTILLEAU I., Di PASQUAL M. et al. Démence du sujet âgé et rééducation. Kiné Scientifique 2004, 449, 15-21. (4) MICHEL BF, BECKER H, PELLISSIER JF. Démence à corps de Lewy. (EMC), Neurologie, 17-057-A-40, 2007.

La maladie d’Alzheimer est caractérisée par des troubles mnésiques, des troubles praxiques, des troubles du langage, du jugement, du raisonnement, ainsi qu’une altération de l’humeur et du comportement. Incontinence, agressivité et perturbation des fonctions exécutives vont contribuer à perturber les activités quotidiennes et sont responsables de la plupart des admissions en institution, dues à un maintien à domicile devenu impossible (5) ».

Magdeleine Molines, psychologue clinicienne au Centre mémoire ressources et recherche (CMRR) du CHU de Grenoble-Alpes tient à préciser que « les troubles du comportement dans la maladie d’Alzheimer ont, pour la plupart, deux composantes : ce qui tient purement à la maladie et ce qui est de l’ordre des réactions en fonction de la personnalité ».

Elle rajoute ensuite que « l’agressivité est en général une réaction psychologique à un environnement perturbant et non un trouble du comportement dû à l’avancée de la maladie. Elle peut apparaître dans des cas où la situation du patient change de façon brutale. « »

Ainsi, ces réactions vives, de colère, d’opposition, voire de violence, prennent place quand le patient se sent lui-même agressé par la maladie et par ses conséquences sur sa vie et ses capacités : perte de contrôle, impossibilité de dire, inquiétude ou véritable angoisse par rapport à un environnement inadapté ou mal compris. (6) ».

1.2. Le refus : « Refuser, vient du latin « refutare ». Il se définit comme le fait de «ne pas accepter ce qui est proposé, présenté ».

Très fréquents chez les patients atteints de maladie d’Alzheimer, ou maladies apparentées.

Il est parfois expliqué comme le seul moyen pour la personne malade d’exprimer ce dont elle a besoin, envie, ou de montrer son mécontentement.

Le refus peut être explicite, exprimé verbalement ou implicite, exprimé par des comportements d’opposition, d’agitation, de cris, d’agressivité, etc. (7) ».

(3) COTILLEAU I., Di PASQUAL M. et al. Démence du sujet âgé et rééducation. Kiné Scientifique 2004, 449, 15-21. (5) https://www.kinedoc.org/work/kinedoc consulté le 13/02/2021 (6) Alzheimer et crises de colère : quelles en sont les raisons ? (https://www.hizy.org) consulté le 14/02/2021 (7) http://www.meilleuravenirengeriatrie.org/ consulté le 14/02/2021

Selon l’Association France Alzheimer et maladies apparentées, auteur du livre « 100 idées pour accompagner une personne malade d'Alzheimer », […] « dans le cadre des refus de soins de la vie quotidienne exprimés par la personne malade, la première étape consiste à en comprendre le motif et à en évaluer l’importance relative : ce refus n’est-il pas lié à une incompréhension ?

Masque-t-il un inconfort, une douleur physique ou un épisode dépressif ?

Il est ainsi toujours important de connaître et de respecter les habitudes de vie et les rituels de la personne.

La solution à un refus de soins résidera donc bien souvent dans la recherche d’un compromis. Il faut aussi pouvoir comprendre le refus comme la seule façon dont la personne dispose pour s’affirmer dans une situation de maladie qui la rend de plus en plus dépendante ».

1.3. L’agressivité : « Alain Peyrefitte, alors ministre de la justice du gouvernement du Président Giscard d'Estaing écrivait dans son "Rapport sur la violence" (Le Monde du 3 août 1977) : « Quand il n'est plus possible de parler, ni de comprendre, quand on ne veut plus subir, alors naît la violence, pour affirmer que l'on existe. » Le mot « agressivité » vient de l’expression latine ad-gressere, signifiant aller vers, marcher vers, ce qui est synonyme de contact, émotion qui renvoie à un moyen d’entrer en communication.

Intéressant car terme galvaudé que l’on utilise ou entend de manière péjorative : la colère, l’agressivité est nécessaire, elle sert un instinct de survie, elle sert un ego qui se sent menacé, elle apparait dans la nécessité de l’individu de se protéger. […]

Être agressif, c’est s’affirmer devant l’autre en « marchant vers lui ». […] Faire preuve d’agressivité, c’est accepter le conflit avec l’autre en refusant de se soumettre à sa loi. ≠ violence […].

L'agressivité ou la violence d’une personne : - ne sont que le produit de la frustration de ses besoins, c'est-à-dire de souffrances depuis trop longtemps refoulées. - est toujours le résultat de quelque chose qui n'a pas été entendu chez quelqu'un et qui veut se faire entendre (8)».

Deuxième étape après l’acceptation est la reconnaissance de l’agressivité. La validation.

(8) Maltraitance, violence et agressivité » « La notion de distance » Cours Module 5 IFSI – Madame MARTIN Noémie – 2021

Selon Naomi Feil : « Valider : c’est reconnaître les émotions et les sentiments d’une personne.

C’est lui dire que ses sentiments sont véritables.

Ne pas reconnaître ses émotions, c’est nier la personne.

La Validation utilise l’empathie pour se brancher sur le monde intérieur de l’autre et ainsi construire la confiance.

La confiance amène la sécurité, la sécurité amène la force, la force renouvelle chez l’individu la conscience de sa propre valeur, cette conscience réduit le stress (9) » .

Le conflit et l’agressivité qui ne peuvent pas s’exprimer, comme c’est souvent le cas des personnes Alzheimer, risquent d’engendrer le mal-être et la souffrance. Dans son article « Maladie Alzheimer. Démences ou pertinences » Thierry Tournebise nous explique que les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer ne peuvent être raisonnées.

Chez les personnes « saines », quand il y a une montée d’agressivité, on remarque que tenter de les calmer ne fait qu’accroitre leur agacement ou leur violence.

Face à une personne en colère nous obtiendrons plus d’apaisement en reconnaissant cette colère qu’en tentant de la calmer.

Chez une personne souffrant de la maladie d’Alzheimer, c’est encore plus vrai.

La reconnaissance et la validation de ces colères, de ces rejets ou de ces oppositions sont les clés de ces échanges (10) ». « Et puis les réactions de colère, agressives ou pas, sont aussi une question de personnalité, la maladie ne gomme pas les traits de caractère développés durant toute une vie. Certaines personnes seront fatalistes, impuissantes, découragées devant les empêchements provoqués par la maladie, d’autres les refuseront farouchement, en particulier celles qui ont toujours mis un point d’honneur à prendre leur vie en main (11) ».

1.4. Trouver ma place : La définition de ce terme stipule : « Avoir, trouver sa place quelque part : mériter d'être quelque part, de figurer quelque part ; se sentir bien intégré dans un milieu (12) ».

(9) « Validation, Mode D’emploi ; Techniques élémentaires de communication avec les personnes atteinte de démence sénile de type Alzheimer ». Naomi Feil (10) Maladie d'Alzheimer Démences ou pertinences ? article décembre 2009 Thierry TOURNEBISE (11) Alzheimer et crises de colère : quelles en sont les raisons ? (https://www.hizy.org) consulté le 14/02/2021 (12) https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais consulté le 13/02/2021

[…] Pour trouver sa place, il ne faut jouer aucun rôle. Au contraire, il est judicieux faire preuve de beaucoup d’honnêteté et d’affirmer sa personnalité.

Trouver sa place, c’est se faire accepter des autres, tout en s’acceptant soi-même. […]

Bien que l’exercice soit plutôt naturel, il faut savoir s’exprimer et montrer sa personnalité pour y parvenir (13) ». Dans le cadre du soin, trouver sa place peut se faire au moment de la rencontre patient– soignant. « Entre le soignant et le soigné se crée une rencontre de deux identités. Le soignant est là pour soigner, apaiser, accompagner le patient dans la maladie.

Mais le soin ne peut faire fi des différences identitaires de chacun. […]

Chaque identité se nourrit de la rencontre des autres et en cela elle est en perpétuelle évolution. […]

Prendre le temps de rencontrer la personne, c’est déjà être dans le soin. Dans l’idée de soin, il y a l’idée de bientraitance qui est, elle aussi, une question socioculturelle. Il est donc nécessaire de rencontrer la personne, de l’observer, de l’écouter […] et lui faire comprendre que nous sommes là pour elle dans un cadre professionnel.

Le soignant doit alors pouvoir mettre de côté ses propres convictions et attentes pour essayer de comprendre celles du patient. Il se met en écho émotionnel (14) ».

1.5. Relation de confiance : « Empruntée tout d’abord du latin confidentia puis adaptée d’après le vocalisme de l’ancien fiance, se fier, la confiance est attestée au XVIIe e siècle comme avoir foi en quelque chose, en quelqu'un. La confiance implique à la fois une conviction personnelle et une relation à l’autre ou à quelque chose.

Elle est produite le plus souvent par une expérience relationnelle ou acquise naturellement en lien avec des valeurs partagées, spontanées ou réfléchies.

Cette estime de l’autre ou d’un groupe favorise la parole, l’abandon de soi, de façon ponctuelle, durable, fraternelle ou regrettée. L’individu qui donne volontairement sa confiance ne peut supposer la moindre trahison (15) ».

L’étymologie du mot confiance signifie […] se fier à, car il s’agit bien de cela : se fier à un (13)

https://www.passeportsante.net/fr/psychologie consulté le 13/02/2021 (14) https://www.cairn.info/revue-jusqu-a-la-mort-accompagner-la-vie-2015-4-page-47 article consulté le 14/02/2021 (15) Paillard Christine. Dictionnaire des concepts en soins infirmiers. Setes editions. 2016

autre, à l’inconnu, se confier pleinement. Les arcanes de cette confiance seront propres à chaque relation, implicitement liée aux deux êtres en présence.

Il s’agit d’une attitude face à une situation inconnue, […] mise en présence de la demande, de la réponse, de la capacité à croire en l’autre, et de s’en remettre à lui. En ayant cette confiance mutuelle, aucune des deux rationalités ne peut être remise en cause, ni celle du malade venu chercher une aide, ni celle du soignant apportant ses compétences en réponse.

Donner sa confiance au soignant c’est accepter la démarche clinique, permettre à ce même soignant de travailler. Accorder sa confiance au malade c’est, entre autres, comprendre sa demande de soins, la respecter.

Demander la confiance du malade sans lui donner la sienne serait pernicieux et délétère à cette relation fragile. Seule la réciprocité permet de s’engager mutuellement, de s’en remettre à l’autre, de collaborer. […]

Ne pas faire confiance à celui qui est partie prenante dans cette relation la rendrait à sens unique et perdrait de fait son sens d’échange. […]

Si la confiance est nécessaire à l’établissement de la relation, elle n’est pas suffisante à elle seule. Respect, écoute, attention, honnêteté sont autant d’arcanes non exhaustives qui viennent sceller non seulement la rencontre, mais deviennent éléments majeurs de la relation.

Avoir confiance c’est également réussir à faire abstraction de ses attentes et accepter d’entendre la réponse de l’autre sans occulter ou annihiler la possibilité de critiquer cette réponse le cas échéant. (16) ». « W.Hesbeen définit huit qualités requises pour tisser des liens de confiance fondés sur le respect de la personne : chaleur, écoute, disponibilité, simplicité, humilité, authenticité, humour, compassion.

Le territoire sur lequel s’exercent ces qualités fondamentales soignantes trouve un écho dans le terme de sollicitude qui a une place importante dans la philosophie de P. Ricoeur (17) ». « La relation de confiance c’est le moment où l’autre va pouvoir se confier, s’épancher, se livrer sans la peur du jugement ni du regard extérieur.

C’est cet instant merveilleux où vous sentez que vous pouvez être accueilli dans votre intégrité, sans devoir masquer ou modifier les détails de ce que vous êtes, de ce qui vous préoccupe (18) ».

(16) https://www.espace-ethique.org/ consulté le 13/02/2021 (17) cadredesante.com/spip/profession/profession-cadre/Une-ethique-infirmiere consulté le 14/02/2021 (18) Relation de confiance soignant/soigné (confiance-en-soin.com) consulté le 14/02/2021

Pour Carl Rogers la condition prioritaire de la relation de confiance est l’authenticité ce qu’il décrit de la manière suivante :

« Dans mes relations à autrui, j’ai découvert qu’il ne servait à rien, à long terme, de me conduire comme si j’étais ce que je ne suis pas. »

1.6. Anticiper – définitions :

• « Agir comme si on pouvait disposer de quelque chose qui n'existe pas encore.

• Révéler ce qui, dans un discours, un récit, ne doit être connu que plus tard.

• Prévoir, supposer ce qui va arriver et adapter sa conduite à cette supposition.

• Rendre moins forts, moins intenses, moins graves une sensation, un sentiment.

• Rendre un énoncé moins violent, moins brutal ». Penser, d'après certaines données, qu'un fait futur est très probable. Concevoir quelque chose par la pensée, l'envisager comme possible, et, en particulier, prendre des dispositions en vue de son éventualité. Penser faire telle chose, l'organiser par la pensée à l'avance et prendre ses dispositions dans cette intention (19) ».

• « Exécuter avant la date prévue, payer avant le terme.

• Prévoir ce qui va arriver (20) ». « ANTICIPER, C’EST LIRE AUJOURD’HUI UN LIVRE QUI S’ECRIRA DEMAIN (21) »

1.7. Atténuer : « Rendre moins forts, moins intenses, moins graves une sensation, un sentiment. Rendre un énoncé moins violent, moins brutal. Diminuer la force, l'importance ou la valeur de quelque chose Enlever à quelqu'un une partie de ses forces physiques ou morales ; diminuer (19) «.

(19) https://www.larousse.fr (20) https://la-conjugaison.nouvelobs.com consulté le 15/02/2021 (21) https://citation-celebre.leparisien.fr/citations consulté le 15/02/2021

1.8. Le mal-être : Le mal-être est un sentiment général de malaise, qui peut s’exprimer de différentes façons en fonction de chacun. […]

On peut définir le mal-être comme un vécu douloureux, qui dure et qui empêche de mener sa vie comme on l’entend. Il est parfois appelé « détresse ».

Le mal-être peut se manifester à différents niveaux :

Au niveau physique : troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie : on dort trop ou pas assez par rapport à nos besoins), fatigue, problèmes de concentration, modification de l’alimentation (perte ou augmentation de l’appétit), prise ou perte de poids, etc.

Au niveau psychologique : angoisse, perte d’estime de soi ou de confiance en soi, peur face aux difficultés, sentiment permanent d’être en situation d’échec, irritabilité, agressivité, colère, sentiment de solitude, impression de n’être compris ou soutenu par personne, goût à rien, désintérêt pour les activités habituelles, idées noires, voire suicidaires, envie d’en finir, etc. Au niveau du comportement : repli sur soi, abandon d’activités, consommation excessive de tabac, d’alcool, consommation de drogues, recherche de sensations (sports extrêmes, conduite à grande vitesse, etc.), automutilations, conflits avec les autres, etc. (22) ».

2/ Analyse de la situation : Madame P. est au stade très avancé de la maladie Alzheimer.

La pathologie a fait son cheminement depuis plusieurs années et, a probablement atteint le troisième stade de sa forme, stade sévère qui se caractérise par la progression des lésions et l’impossibilité de récupération des informations. Les évènements, les situations et les épisodes relevant du passé disparaissent insensiblement de sa mémoire.

Elle a perdu son autonomie pour presque tous les actes de sa vie quotidienne.

Ses troubles du comportement sont parfois déconcertants et affectent la qualité de la relation avec les soignants et les autres résidents. L’évolution de la maladie d’Alzheimer a provoqué chez Madame P. des épisodes de l’agressivité vis-à-vis de son entourage, sous les différentes formes : l’irritabilité souvent (19)

https://www.larousse.fr (22) fredericarminot.com/anxiété/mal-être consulté le 16/02/202

réitérée, l’affrontement gestuel, les déferlements verbaux et les violences physiques.

Je n’ai pas vraiment été préparée, avant mon stage, à rencontrer de l’agressivité et des refus de soins de la part des résidents. Avec ma toute petite expérience concernant cette pathologie d’un côté et ma bienveillance de l’autre, je croyais avoir tout compris. J’ai pensé pouvoir affronter les situations compliquées, être capable de trouver les solutions aux problèmes qui pouvaient se poser.

Avant même d’avoir trouvé ma place dans le service et, avant même d’avoir tissé les liens de confiance avec les patients, je pensais pouvoir prodiguer les soins comme une vraie professionnelle. Je n’ai pas réfléchi au fait que la maladie d’Alzheimer était une pathologie très complexe et qu’elle demandait beaucoup de préparation théorique et pratique en amont.

J’aurais dû, auparavant, me renseigner auprès de mes collègues expérimentés, les observer lors des soins dispensés aux patients, les écouter parler aux résidents, détailler leurs postures, leurs paroles, leurs attitudes.

Au lieu de cela je me suis lancée la tête baissée dans l’exécution des soins, sans me poser trop de questions, cachant par fierté ou par honte, mes effrois, et mes doutes de stagiaire. Ma volonté de vouloir bien faire toute seule occultait sans doute l’incertitude et les difficultés d’une personne inexpérimentée.

En « agrémentant » le soin de Madame P. de ces sentiments, je n’ai pas su instaurer le climat de confiance indispensable à la bonne communication et à la création d’une ambiance propice à la toilette.

Croyant bien faire, en continuant le soin de la douche à Madame P. je n’ai pas été attentive à ses réactions et ses changements d’attitude. Je cherchais juste à accomplir mon travail, à apporter, coûte que coûte, le bien-être à la résidente. Le bien-être vu à travers mon interprétation, bien évidemment.

A aucun moment je n’ai essayé d’analyser le comportement de Madame P. Je n’ai pas tenté non plus d’arrêter le soin et changer les idées de la résidente.

Avec du recul, j’ai compris que très souvent l’agressivité jaillissait d’une succession d’incompréhensions. Fréquemment, il s’agissait d’une réaction secondaire aux difficultés que ressentait la personne à assimiler un environnement qui ne concordait plus aux messages venant de sa mémoire malade.

Maintenant, je suis capable d’admettre que le mal-être de Madame P. était plutôt issu du fait qu’elle avait oublié l’usage de la douche, se souvenant exclusivement de la toilette au lavabo au temps de sa jeunesse.

Ou alors, en voulant communiquer avec moi à travers son agressivité, la résidente cherchait à exprimer ses difficultés, ses peurs, ses « démons », son insatisfaction.

En effet, les travaux de Louis Ploton et de François Blanchard nous ont bien démontré « qu’il persiste une vie psychique chez le patient souffrant de maladie d’Alzheimer ou de syndrome apparenté, ainsi qu’une grande richesse émotionnelle et affective : au-delà du déficit intellectuel et de la désorientation, il exprime par son attitude et son comportement ce qu’il ne peut exprimer verbalement. »

Il est également bien connu que les personnes présentant les troubles de la pathologie Alzheimer, peuvent passer brusquement d’un état émotionnel à un autre (une labilité émotionnelle). Je pense que c’est ce comportement déroutant de Madame P., depuis le début de nos échanges qui a façonné inconsciemment, notre relation ce matin-là.

Au fur et à mesure que le temps passait, je me rendais compte que l’instant de bien-être que je devais procurer à Madame P. prenait l’allure des négociations instables et, ceci faisait monter en moi une angoisse inconsciente, ébranlait mes certitudes et faisait perdre mes propres moyens. Le soin chaotique que j’ai proposé par la suite à Madame P. ne pouvait en aucun cas anticiper les changements de son comportement, ni atténuer ses réactions agressives.

Mon manque d’expérience et de connaissance de la maladie a réussi à voiler mes capacités relationnelles et ma bienveillance. L’échec était évident.

IV. PLAN D’ACTIONS

Ma question principale était : Face à un résident dément présentant des moments de refus et d’agressivité, comment trouver ma place et établir une relation de confiance qui me permettrait d’anticiper son changement de comportement et d’atténuer son mal-être ?

Comprendre les particularités des maladies neurodégénératives, connaître les différents stades des pathologies et les réactions des malades, apprendre des bons gestes et avoir des réponses adéquates aux demandes des résidents, constituent les bases d’un accompagnement professionnel.

Un meilleur discernement des origines de l’agressivité m’aurait permis d’adopter un comportement plus rassurant et sécurisant pour la personne malade. Avec du recul, je me rends compte que pour travailler dans les services protégés il faut obligatoirement suivre des formations ciblées.

Une personne démente n’est pas un patient lambda. Il a besoin de l’attention particulière, de capacités d’adaptation singulières, de disponibilité morale et physique « très larges ». A ces qualités il faut encore rajouter une curiosité bien développée et un esprit explorateur. Les recherches des mots clés m’ont conduit aux sites et aux sources très intéressants et instructifs. J’ai découvert entre autres le concept de l’Humanitude® qui constitue une approche des soins basée sur l’adaptation du soignant au patient.

Le patient qui doit toujours être estimé à sa juste valeur : comme une personne. Il s’agit également, selon Yves Gineste et Rosette Marescotti qui ont popularisé et adapté ce concept aux soins des personnes âgées il y a 30 ans, « d’une philosophie du lien, du soutien et de l’accompagnement dans laquelle chacun est considéré comme quelqu’un d’autonome à vie, qui peut faire ses propres choix et sait ce qui est mieux pour lui ». Une méthode qui tend à redonner à la personne sa dignité d’être humain et s’inscrit de cette façon dans une démarche de bientraitance.

Ce concept est par ailleurs devenu ma prochaine cible dans le parcours d’apprentissage de mon métier de soignant. En explorant les profondeurs du WEB à la recherche des informations en lien avec la pathologie Alzheimer, j’ai eu également le plaisir de découvrir la Validation® que j’ai déjà évoqué dans les pages précédentes. Selon son auteur Naomi FEIL, cette technique « concerne une approche humaniste et globale.

C’est une méthode de communication pratique, qui permet d’instaurer et de maintenir la communication avec des personnes très âgées désorientées chez lesquelles a été diagnostiqué une Démence de Type Alzheimer (D.T.A). C’est un outil pratique dans la boîte à outils. « Valider » est utilisé dans son sens premier : c’est reconnaître, approuver, prendre acte ».

Un atout « de taille » pour un professionnel intéressé qui permettra apaiser les patients déments par la reconnaissance de leurs émotions et leurs sentiments. Humanitude®, Validation®, autres…

Nous pouvons tous nous inspirer de ces méthodes, de ces concepts.

Néanmoins, ce qui fera de nous des bons professionnels capables d’accompagner les personnes âgées et, principalement démentes, ce sont : le respect, l’attention, la patience, intérêt pour les autres, la sensibilité, l’ouverture d’esprit (pas des préjugés ou idées préconçues), la fiabilité, la capacité d’écoute et le sens de responsabilités.

A nous maintenait savoir montrer nos atouts, l’amour des autres et l’intérêt pour le métier d’aide-soignant.

V. CONCLUSION

« Les lésions cérébrales ne sont pas le seul facteur déterminant le comportement du très grand âge.

Le comportement est la combinaison des changements physiques, sociaux, et psychiques survenus durant toute l’existence «, écrivait Adrian Verwoerd. Karl G. Yung définissait le comportement de personnes agressives comme suit :

« Le chat ignoré devient tigre » ; Les émotions réprimées gagnent intensité ».

Grace à mon stage, mon travail de recherche et d’analyse, j’ai eu l’opportunité de mieux comprendre les difficultés que j’ai ressenties lors de mon expérience en Unité Alzheimer.

J’ai également ouvert les yeux à l’accompagnement des personnes âgées, des personnes démentes.

Je me suis rendue compte de l’importance de la communication, de l’impact qui avaient les attitudes du soignant sur la qualité de vie du soigné et, comment les professionnels de santé pouvait redonner la dignité à la personne atteinte par la maladie Alzheimer.

Lorsque je serai confrontée dans ma future vie professionnelle je n’aborderai plus la relation soignant/soigné de la même manière.

Je porterai une attention particulière aux émotions exprimées par le patient, à son comportement non verbal et, je tenterai de réaliser mes soins en maintenant la meilleure qualité de vie du patient possible pour éviter les échecs et les frustrations dus à l’ignorance.

Mais en fait, est-il vraiment possible d’éviter les échecs et les frustrations dans le métier de soignant ?

 

ANNEXES

BIBLIOGRAPHIE : (1) définition de dément et synonymes de dément (français) (https://www.leparisien.fr) consulté le 13/02/2021 (2) https://www.dictionnaire-medical.fr/definitions/737-demence consulté le 13/02/2021 (3) COTILLEAU I., Di PASQUAL M. et al. Démence du sujet âgé et rééducation. Kiné Scientifique 2004, 449, 15-21. (4) MICHEL BF, BECKER H, PELLISSIER JF. Démence à corps de Lewy. EMC (Elsevier Masson, SAS, Paris), Neurologie, 17-057-A-40, 2007. (5) https://www.kinedoc.org/work/kinedoc consulté le 13/02/2021 (6) Alzheimer et crises de colère : quelles en sont les raisons ? (https://www.hizy.org) consulté le 14/02/2021 (7) http://www.meilleuravenirengeriatrie.org/ consulté le 14/02/2021 (8) Maltraitance, violence et agressivité » « La notion de distance » Cours Module 5 IFSI – Madame MARTIN Noémie - 2021 (9) « Validation, Mode D’emploi ; Techniques élémentaires de communication avec les personnes atteinte de démence sénile de type Alzheimer ». Naomi Feil (10) Maladie d'Alzheimer Démences ou pertinences ? décembre 2009 Thierry TOURNEBISE (11) Alzheimer et crises de colère : quelles en sont les raisons ? (https://www.hizy.org) consulté le 14/02/2021 (12) https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais consulté le 13/02/2021 (13) https://www.passeportsante.net/fr/psychologie consulté le 13/02/2021 (14)https://www.cairn.info/revue-jusqu-a-la-mort-accompagner-la-vie-2015-4-page-47 consulté le 14/02/2021 (15) Paillard Christine. Dictionnaire des concepts en soins infirmiers. Setes editions. 2016. (16) https://www.espace-ethique.org/ consulté le 13/02/2021

17)https://www.cadredesante.com/spip/profession/profession-cadre/Une-ethiqueinfirmiere consulté le 14/02/2021 (18) Relation de confiance soignant/soigné (https://www.confiance-en-soin.com) consulté le 14/02/2021 (19) https://www.larousse.fr consulté le 14/02/2021 (20) https://www.la-conjugaison.nouvelobs.com consulté le 15/02/2021 (21) https://www.citation-celebre.leparisien.fr/citations consulté le 15/02/2021 (22) fredericarminot.com/anxiété/mal-être consulté le 16/02/2021 « 100 Idées pour accompagner une personne malade d’Alzheimer-France Alzheimer & maladies apparentées » BIBLIOGRAFIE DES ILLUSTRATIONS (dans l’ordre d’apparition) : https://www.fr.shopping.net/ https://www.inpersona.net/ https://www.clipground.com/pic/get cargocollective.com https://www.cliniquemutualisteamberieu.fr/ leblogphoto.net

ANNEXES :

ANNEXE 1

– LA LOI DU REFUS ANNEXE 2

– HUMANITUDE® ANNEXE 3

– LA VALIDATION® ANNEXE 4

– MALADIE D’ALZHEIMER

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Commentaires (4)

Rania
  • 1. Rania | 17/04/2021
bonjour je vais passer l'orale vous pouvez m'aider a préparer mon orale merci
julien sultan
  • julien sultan | 18/04/2021
Bonjour Votre oral va durer entre 20 et 30 minutes Il vous suffit de vous appuyez sur le plan de votre document Commencez par parlez de vous quel AS vous êtes, identité âge, à quel niveau de votre formation as vous êtes En suite dire que pour valider votre module "5 intitulé du module " vous souhaitez relater une situation de communication difficile avec une patiente. Annoncer votre plan Je suis actuellement en formation initiale d'aide-soignante à l'institut de formation depuis ??????. Dans ce cadre, je dois valider le Module 5 « Relation et Communication » en décrivant et en analysant une situation relationnelle qui m'a interpellée en stage. La situation que j'ai choisie de vous présenter, s'est passée lors de mon ......indiquer la position du stage dans la formation... dans la période de..... indiquer le mois....en ..... indiquer le type de structure...... . Elle m'a interpellée et posée question car elle concerne aussi bien la personne soignée que moi même, ma position en tant que future professionnelle aide-soignante. C'est pour cela que j'ai décidé de vous la proposer et de l'approfondir en effectuant ce travail. Je vais commencer cet oral en vous présentant la structure où ma situation s'est passée. Puis dans un second temps, je présenterais la personne soignée dans tout ses aspects . Je continuerais en vous décrivant ma situation puis en l'analysant. Commencez vpar le paragraphe qui commence par ......Ce lundi 12 mars à 8h30, jusqu'à ....... Mme K reste septique mais finalement accepte....... Ensuite parler des questions que vous développez : Qu’est-ce la pudeur ? L’adhésion de la patiente face aux soins dans cette situation ? Le refus de soin dans cette situation ? Comment pouvons-nous faire de sorte à faire comprendre que la divulgation du corps lors des soins ne doit pas être perçue comme une intrusion ? En conclusion La formation aussi nous apporte les clés pour une bonne communication, le travail d'équipe, notre histoire de vie tout ce qui nous entoure. Dans ce métier j'en apprendrais tous les jours et j'ai hâte, car c'est pour des situations comme celle que je vous ai décrite que j'ai voulu devenir aide-soignante. Le jury vous demandera certainement si vous avez trouvé une réponse à votre question ce que vous pouvez alors répondre Je pense qu'il est essentiel de faire abstraction de ses jugements pour accepter le patient et le respecter avec ses différences.Avoir connaissance des différentes cultures est un pré-requis nécessaire pour adapter une prise en soins de qualité.
julien sultan
  • julien sultan | 18/04/2021
Bonjour Votre oral va durer entre 20 et 30 minutes Il vous suffit de vous appuyez sur le plan de votre document Commencez par parlez de vous quel AS vous êtes, identité âge, à quel niveau de votre formation as vous êtes En suite dire que pour valider votre module "5 intitulé du module " vous souhaitez relater une situation de communication difficile avec une patiente. Annoncer votre plan Je suis actuellement en formation initiale d'aide-soignante à l'institut de formation depuis ??????. Dans ce cadre, je dois valider le Module 5 « Relation et Communication » en décrivant et en analysant une situation relationnelle qui m'a interpellée en stage. La situation que j'ai choisie de vous présenter, s'est passée lors de mon ......indiquer la position du stage dans la formation... dans la période de..... indiquer le mois....en ..... indiquer le type de structure...... . Elle m'a interpellée et posée question car elle concerne aussi bien la personne soignée que moi même, ma position en tant que future professionnelle aide-soignante. C'est pour cela que j'ai décidé de vous la proposer et de l'approfondir en effectuant ce travail. Je vais commencer cet oral en vous présentant la structure où ma situation s'est passée. Puis dans un second temps, je présenterais la personne soignée dans tout ses aspects . Je continuerais en vous décrivant ma situation puis en l'analysant. Commencez vpar le paragraphe qui commence par ......Ce lundi 12 mars à 8h30, jusqu'à ....... Mme K reste septique mais finalement accepte....... Ensuite parler des questions que vous développez : Qu’est-ce la pudeur ? L’adhésion de la patiente face aux soins dans cette situation ? Le refus de soin dans cette situation ? Comment pouvons-nous faire de sorte à faire comprendre que la divulgation du corps lors des soins ne doit pas être perçue comme une intrusion ? En conclusion La formation aussi nous apporte les clés pour une bonne communication, le travail d'équipe, notre histoire de vie tout ce qui nous entoure. Dans ce métier j'en apprendrais tous les jours et j'ai hâte, car c'est pour des situations comme celle que je vous ai décrite que j'ai voulu devenir aide-soignante. Le jury vous demandera certainement si vous avez trouvé une réponse à votre question ce que vous pouvez alors répondre Je pense qu'il est essentiel de faire abstraction de ses jugements pour accepter le patient et le respecter avec ses différences.Avoir connaissance des différentes cultures est un pré-requis nécessaire pour adapter une prise en soins de qualité.
edwigeG
  • 2. edwigeG | 06/02/2021
merci pour ces etudes cas tres contructifs

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Date de dernière mise à jour : 17/04/2021