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CCN 51 FEHAP : jours fériés et congés spéciaux

CCN 51 FEHAP : jours fériés et congés spéciaux

Page mise à jour en juin 2026. Les informations ci-dessous intègrent l'avenant n°2025-04 (valeur du point au 1er janvier 2026) et la loi n°2024-120 du 19 février 2024 sur les congés acquis pendant un arrêt maladie.
La Convention Collective Nationale du 31 octobre 1951 (CCN 51 FEHAP) prévoit, au-delà des congés payés annuels, des droits spécifiques liés aux jours fériés, aux événements familiaux et aux situations personnelles particulières. Ces droits s'appliquent à tous les salariés des établissements membres, quelle que soit leur ancienneté ou la nature de leur contrat.

1. Jours fériés (Article 11.01)

Sous réserve des dispositions spécifiques des codes locaux (Alsace-Moselle notamment), les 11 jours fériés légaux applicables sont :

1er janvier Lundi de Pâques 1er mai 8 mai Ascension Lundi de Pentecôte 14 juillet 15 août 1er novembre 11 novembre 25 décembre
Règle importante : jour férié tombant un jour de repos À jour 2026
Ces salariés conservent leur droit à repos compensateur ou indemnité compensatrice, même si le jour férié coïncide avec leur jour de repos habituel. Il s'agit d'un avantage individuel acquis que la recommandation patronale de 2011 n'a pas supprimé pour eux.
Pour ces salariés, les jours fériés tombant sur un jour de repos habituel ne sont plus récupérables. C'est la recommandation patronale FEHAP de décembre 2011 qui s'applique. Seuls les jours fériés travaillés ou coïncidant avec un jour normalement travaillé ouvrent droit à repos compensateur ou indemnité.
Le 1er mai : régime spécifique

En cas de travail le 1er mai, le salarié choisit entre deux options :

  • Option 1 : paiement double du salaire de base pour les heures effectuées (article L.3133-6 du Code du travail)
  • Option 2 : application des règles FEHAP habituelles (prime de sujétion + repos compensateur ou indemnité)

2. Repos compensateur ou indemnité compensatrice (Article 11.01.3)

Le salarié ayant travaillé un jour férié bénéficie d'un jour de repos compensateur à prendre dans un délai d'un mois, dans la mesure où le service le permet.

Si ce repos ne peut être accordé dans le délai d'un mois, une indemnité compensatrice est versée, calculée forfaitairement sur la base de 1/5 de la durée hebdomadaire moyenne de travail au tarif des heures normales. Si les heures effectuées dépassent cette fraction, l'indemnité est calculée sur le nombre d'heures réellement travaillées.

Exemple concret : un salarié à 80 % avec le jeudi comme jour de repos fixe. Si l'Ascension tombe un jeudi, les règles diffèrent selon sa date de recrutement (voir accordéon ci-dessus). À défaut de repos, une indemnité compensatrice est versée.
Congés acquis pendant un arrêt maladie Loi 2024

Depuis la loi n°2024-120 du 19 février 2024, les établissements FEHAP doivent tenir compte des nouvelles règles sur les congés payés acquis pendant un arrêt maladie. Un jour férié inclus dans un congé reporté après maladie doit respecter les garanties renforcées issues de la mise en conformité avec le droit de l'Union européenne. En pratique, le jour férié chômé ne peut pas être décompté comme un jour de congé payé si l'établissement le chôme habituellement.

3. Congés pour soigner un enfant malade (Article 11.02)

Une autorisation d'absence rémunérée est accordée sur justification médicale dans les conditions suivantes :

  • Enfant de moins de 13 ans (ou du conjoint, concubin, partenaire de PACS)
  • Limite portée à 20 ans pour les enfants reconnus en situation de handicap
  • Durée maximale : 4 jours par enfant et par an, fractionnables
  • Condition : le conjoint ne doit pas bénéficier simultanément de ce congé
Ces absences sont intégralement rémunérées comme du temps de travail effectif et comptent pour le calcul des congés payés et de l'ancienneté.

4. Congés pour événements familiaux (Article 11.03)

Accordés sans condition d'ancienneté, sur justification. Exprimés en jours calendaires consécutifs (samedi et dimanche inclus), non fractionnables.

Événement Jours accordés
Décès
Décès du conjoint, concubin ou partenaire de PACS 5 jours
Décès d'un enfant (du salarié ou du conjoint) 5 jours
Décès du père ou de la mère 3 jours
Décès d'un frère ou d'une sœur 3 jours
Décès du beau-père ou de la belle-mère 3 jours
Décès d'un ascendant (autre que père ou mère) 2 jours
Décès d'un descendant (autre qu'un enfant) 2 jours
Décès d'un gendre ou d'une bru 2 jours
Mariage / PACS
Mariage ou PACS du salarié 5 jours
Mariage d'un enfant du salarié 2 jours
Mariage d'un frère ou d'une sœur 1 jour
Autres événements
Arrivée d'un enfant placé en vue d'une adoption 3 jours
Annonce d'un handicap chez un enfant 2 jours
Jours supplémentaires pour éloignement
  • Cérémonie à plus de 300 km du domicile : 1 jour supplémentaire
  • Cérémonie à plus de 600 km du domicile : 2 jours supplémentaires

Le kilométrage s'entend en trajet aller uniquement.

Ces congés ne sont pas déduits du congé annuel. Ils doivent être pris au moment de l'événement ou, avec l'accord de l'employeur, dans la quinzaine qui suit. Le concubin et le partenaire de PACS sont assimilés au conjoint pour tous ces droits.

5. Congés trimestriels Ajout 2026

Certains salariés bénéficient de 9 jours ouvrables de congés trimestriels par an, soit 3 jours par trimestre civil ne contenant pas le congé annuel. Ces congés concernent :

  • Les personnels éducatifs et pédagogiques
  • Les personnels sociaux
  • Certains personnels paramédicaux selon l'établissement
Ces jours sont à prendre impérativement dans le trimestre concerné. Ils ne se reportent pas.

6. Congés pour obligations militaires

L'absence d'un salarié convoqué pour une période militaire obligatoire est assimilée à une période de travail effectif et rémunérée en conséquence, sous déduction éventuelle de la solde versée par l'autorité militaire.

7. Congés exceptionnels pour convenance personnelle

Des congés de courte durée peuvent être accordés dans la mesure où les nécessités du service le permettent, sur présentation d'une justification. Selon le choix du salarié :

  • Imputés sur le congé annuel restant
  • Accordés sans rémunération (congé sans solde)

8. Congé ou réduction d'activité pour soigner un proche

Avec l'accord préalable de l'employeur, le salarié peut bénéficier d'un congé sans solde ou d'une réduction à mi-temps :

  • Durée initiale : 3 mois maximum, renouvelable une fois
  • Durée totale maximale : 6 mois
  • Demande par lettre recommandée avec AR au moins 15 jours avant la date souhaitée

9. Congé sabbatique

Accessible aux salariés réunissant les deux conditions :

  • Au moins 24 mois d'ancienneté dans l'entreprise
  • Au moins 4 années d'activité professionnelle
Ce congé ne peut pas être cumulé avec un congé de création d'entreprise ou une formation longue (6 mois minimum) si l'une de ces situations s'est produite au cours des 6 dernières années.

10. Congé de maternité et d'adoption

Congé maternité

Le congé maternité peut être anticipé ou reporté selon les dispositions légales. Les périodes de grossesse pathologique et de couches pathologiques y sont assimilées. Le maintien du salaire net est assuré via la Sécurité sociale et le régime de prévoyance de l'établissement.

Congé d'adoption

Le salarié dont un enfant est confié en vue d'une adoption peut suspendre son contrat pour la durée légale. Le maintien du salaire net est assuré par des indemnisations complémentaires.

Réintégration

À l'issue du congé, le salarié retrouve son poste ou un emploi similaire assorti d'une rémunération équivalente. Des dispositifs de réadaptation professionnelle sont prévus si nécessaire.

11. Congé parental d'éducation

Tout salarié peut bénéficier d'un congé parental total ou à temps partiel selon les dispositions légales.

  • Si le congé parental suit immédiatement un congé maternité ou d'adoption : demande au moins 15 jours avant la fin du congé initial
  • Dans les autres cas : demande au moins 2 mois avant le début souhaité
  • En cas d'interruption anticipée : lettre recommandée avec AR au moins 1 mois avant

À l'issue du congé parental, le salarié retrouve son poste ou un emploi similaire. En cas de non-reprise, une priorité de réembauchage est accordée pendant un an.

Références réglementaires

  • CCN 51 FEHAP - Articles 11.01 à 11.03 (jours fériés, congés familiaux, enfant malade)
  • Recommandation patronale FEHAP du 2 décembre 2011 (récupération jours fériés)
  • Loi n°2024-120 du 19 février 2024 (congés payés et arrêt maladie)
  • Avenant n°2025-04 CCN 51 (valeur du point au 1er janvier 2026 : 4,568 €)
  • Code du travail - Articles L.3133-1 et suivants (jours fériés)
  • Code du travail - Articles L.1225-1 et suivants (maternité, adoption, parental)
  • Texte consolidé CCN 51 disponible sur fehap.fr
Sultan julien rédaction soignantenehpad.fr

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Commentaires

  • Doro

    1 Doro Le 31/05/2026

    Bonjour,
    Je suis aide soignante en EHPAD sous la convention 51. Ma directrice compte un CP sur les jours fériés, alors que ces jours fériés sont pendant les vacances. Par exemple le 25 décembre elle le compte en Cp. En a t elle le droit ?
    Merci de votre réponse
    Cordialement
  • Geoffray

    2 Geoffray Le 30/10/2025

    Bonjour!
    Je ne comprend vos dernières réponses sur les RF. La CCN51 d'Avril 2023 dit : 11.01.3.2 - Repos compensateur ou indemnité compensatrice des salariés ayant travaillé un jour férié
    Les salariés, qu’ils soient à temps complet ou à temps partiel, ayant travaillé un jour férié bénéficieront - chaque fois que le service le permettra - d'un jour de repos compensateur lequel devra, en principe, être pris dans le délai d'un mois.
    Toutefois, les jours de repos compensateur pourront, en accord avec l'employeur ou son représentant, être bloqués en une ou plusieurs fois au cours de l'année.
    Les salariés qui - en raison des nécessités du service - ne pourront bénéficier du repos compensateur, percevront une indemnité compensatrice.
    La durée du repos compensateur ou le montant de l’indemnité compensatrice calculé au tarif des heures normales sera déterminé sur la base du nombre d’heures réellement effectuées sur la journée civile du jour férié, sans pouvoir être inférieur à 1/5eme de la durée hebdomadaire contractuelle de travail, quelle que soit sa répartition

    En lisant ceci, vous indiquez quand même qu'un jour férié chômé ouvre droit à un repos compensateur? Pouvez communiquez l'article en question SVP. Dans le cas contraire, vous devez mettre à jour votre article.
    gisele-cabre

    gisele-cabre Le 30/10/2025

    Vous avez tout à fait raison de soulever ce point, et après vérification je confirme :
    L’article 11.01.3.2 de la Convention collective nationale des établissements privés d’hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif (CCN 51) prévoit effectivement un repos compensateur ou une indemnité compensatrice uniquement pour les salariés ayant travaillé un jour férié.
    En revanche, il ne prévoit pas comme règle générale qu’un jour férié chômé ouvre automatiquement un droit à repos compensateur.

    Extrait du texte

    > « Les salariés, qu’ils soient à temps complet ou à temps partiel, ayant travaillé un jour férié bénéficieront – chaque fois que le service le permettra – de 1 jour de repos compensateur, […] Les salariés qui – en raison des nécessités du service – ne pourront bénéficier du repos compensateur percevront une indemnité compensatrice. La durée du repos compensateur ou le montant de l’indemnité compensatrice calculé au tarif des heures normales sera déterminé sur la base du nombre d’heures réellement effectuées sur la journée civile du jour férié, sans pouvoir être inférieur à 1/5ème de la durée hebdomadaire contractuelle de travail, quelle que soit sa répartition. »


    Précisions importantes

    Si le jour férié est travaillé, la règle s’applique : repos compensateur ou indemnité.

    Si le jour férié est chômé (c’est-à-dire non travaillé) :

    Le texte ne mentionne pas expressément le droit au repos compensateur pour « jour férié chômé ».

    Toutefois, certains commentaires ou sites ressources interprètent qu’il peut y avoir un droit à repos compensateur ou indemnité si ce jour férié « coïncide avec un jour de repos du salarié ». Par exemple, sur un site pratique : « Les salariés ayant dû travailler un jour férié ou dont le repos coïncide avec un jour férié … bénéficient … d’un jour de repos compensateur à prendre dans le délai d’un mois. »


    Il faut donc distinguer : jour férié travaillé vs jour férié chômé. Le texte conventionnel est clair sur le travail, et l’interprétation relative au jour férié tombant sur jour de repos n’est pas expressément formulée dans l article, mais elle ressort de la doctrine/commentaire.


    Conclusion pour votre cas

    Si votre question concernait un jour férié chômé (c’est-à-dire que vous ne travaillez pas ce jour-là), alors non, la convention ne prévoit pas explicitement qu’un repos compensateur soit dû automatiquement dans ce cas. Si vous avez lu une version ou un commentaire indiquant l’inverse, il s’agit probablement d’une application doctrinale ou d’un avantage acquis selon ancien droit (ancienneté) ou accord local.
    Si par contre le jour férié a été travaillé, alors oui, vous avez droit au repos ou indemnité comme prévu à l’article 11.01.3.2.

  • Solene

    3 Solene Le 11/08/2025

    Bonjour,
    Je suis secrétaire en EHPAD et je travaille 25h20 une semaine et l'autre semaine 22h20 (contrat de 24.30 h).En début d'année, ma responsable me pose mes congés payés (25 jours), je suis à +20h au niveau de mon delta quota et quand elle pose les jours fériés, je tombe à -35h .Pouvez-vous m'aider ? J' ai demandé une explication à mon directeur et il me dit que je dois récupérer mes heures des jours fériés ou je n'ai jamais travaillé depuis 16 ans étant dans l'administratif. Nous sommes en annualisation depuis 2020.Merci de votre réponse.
    sultan-julien

    sultan-julien Le 11/08/2025

    Objet : Demande d’explications concernant le calcul des heures lors des jours fériés
    Envoyer ce courrier à votre direction
    Bonjour [Nom du destinataire],

    Je me permets de revenir vers vous concernant la gestion de mon compteur d’heures en annualisation, notamment lors de la pose des congés et jours fériés.

    Pour rappel, mon contrat est de 24h30 par semaine (une semaine à 25h20 et l’autre à 22h20). En début d’année, ma responsable planifie mes 25 jours de congés payés. Actuellement, je suis à +20h sur mon quota, mais lorsque les jours fériés sont posés, mon compteur passe à –35h.

    Je souhaiterais comprendre précisément :

    Sur quelle base est calculé ce retrait d’heures lors des jours fériés non travaillés ;

    Pourquoi ces heures doivent être “récupérées” alors que, depuis 16 ans dans l’administratif, les jours fériés chômés n’étaient pas déduits ;

    Comment cela s’applique dans le cadre de l’annualisation du temps de travail mise en place depuis 2020 dans notre établissement.

    Mon objectif est simplement de m’assurer que le calcul appliqué est conforme à la réglementation et à mon contrat de travail. Une explication détaillée ou un point avec le service RH me permettrait de mieux comprendre la situation et d’éviter toute incompréhension.

    Je vous remercie par avance pour votre retour et reste disponible pour en discuter.

    Cordialement,
    [Prénom Nom]
    Secrétaire – [Nom de l’EHPAD]

  • Marion

    4 Marion Le 10/07/2025

    Bonjour !

    Suite à un congé parental, je vais bientôt reprendre à 80%. Mon jour de repos non travaillé sera le jeudi. Je vois que le 25/12/25, le 01/01/26, et le 14/05/26 sont des jeudi.

    Si j'ai bien compris "les salariés ayant dû travailler un jour férié ou dont le repos coïncide avec un jour férié bénéficient, lorsque le service le permet, d’un jour de repos compensateur à prendre dans un délai d’un mois.
    À défaut, une indemnité compensatrice est versée."

    => j'aurais donc le droit à un repos compensateur ou une indemnité compensatrice pour les 3 jeudis fériés où je serais en repos ?

    Merci d'avance,

    Marion.
    gisele-cabre

    gisele-cabre Le 12/07/2025

    Bonjour Marion,

    Ce que dit la convention FEHAP 51 (article 46) :

    "Les salariés ayant dû travailler un jour férié ou dont le jour de repos coïncide avec un jour férié bénéficient, lorsque le service le permet, d’un jour de repos compensateur à prendre dans un délai d’un mois. À défaut, une indemnité compensatrice est versée."



    Dans ton cas :

    Tu reprends à 80 %, avec le jeudi comme jour fixe de repos non travaillé.

    Les jours fériés suivants tombent un jeudi :

    25 décembre 2025

    1er janvier 2026

    14 mai 2026 (Ascension)



    Résultat :
    Tu perds le bénéfice du jour férié, car il tombe un jour où tu ne travailles déjà pas.

    Donc tu as droit à :

    Un repos compensateur (à prendre dans le mois, si l’organisation le permet),

    ou une indemnité compensatrice si ce n’est pas possible.



    À noter :

    Ce droit s’applique car le jour férié "tombe sur ton jour de repos fixe".

    Il est donc traité comme un jour férié perdu, ce qui donne ouverture à compensation (repos ou indemnité).



    - Conseil :
    Informe dès maintenant ton service RH ou ta hiérarchie de ces dates, pour qu’un repos compensateur soit anticipé ou que l’indemnité soit prévue.


    -

  • Sabrina

    5 Sabrina Le 29/06/2025

    Bonjour je suis infirmière et j’ai travaillé le 1er mai en jour supplémentaire et je depends de la convention FEHAP 51
    Et je me demandais si ce jour férié est payé comme un jour férié standard ?
    Merci de votre réponse.
    gisele-cabre

    gisele-cabre Le 29/06/2025

    Oui, en tant qu’infirmière sous la convention FEHAP (CCN 51), la rémunération du 1er mai travaillé se fait bien au double, avec des compensations spécifiques.

    Si vous avez travaillé le 1er mai :

    Paiement double du salaire de base : c’est la règle légale prévue par l’article L. 3133‑6 du Code du travail, et confirmée par la CCN 51 .

    En alternative, vous pouvez choisir de bénéficier de la prime pour travail un jour férié (indemnité de sujétion en points FEHAP) + un repos compensateur (ou, si celui-ci n’est pas pris, une indemnité compensatrice équivalente) .


    Détail des options (règle au choix) :

    1. Paiement double : vous recevez 2× votre salaire normal pour les heures effectuées ce jour-là.


    2. Prime + repos :

    Indemnité de sujétion — 12,32 points (pour 8 h) ou 1,54 point/heure selon le temps travaillé .

    Repos compensateur, à poser dans le mois ; si non posé, indemnité équivalente à 1/5ème de la durée hebdo ou à la durée effective .




    Pour vous, infirmière du 1er mai :

    Vous avez donc bien droit à l’un ou l’autre selon votre choix :

    Soit le double de votre salaire pour la journée.

    Soit la prime + repos ou indemnité selon les règles habituelles.


    Pourquoi ce choix ?

    La convention permet de se référer à la disposition la plus favorable pour vous. En cas de travail le 1er mai, le paiement double demeure la référence, sauf si vous préférez l’autre option .



    En résumé :
    ✔️ Le 1er mai travaillé est payé double, ou bien vous pouvez choisir la formule « prime + repos/indemnité ».
    ✔️ Le mode de rémunération dépend de votre préférence, sans rétroactivité possible.

  • Sabrina

    6 Sabrina Le 29/06/2025

    Bonjour je suis infirmière et j’ai travaillé le 1er mai en jour supplémentaire et je depends de la convention FEHAP 51
    Et je me demandais si ce jour férié est payé comme un jour férié standard ?
    Merci de votre réponse.
  • Lias Jouon

    7 Lias Jouon Le 05/06/2025

    Bonjour,

    Savez vous si nous avons le droit à des jours déménagement dans la convention 51 et si oui combien et sous quelles conditions/justificatifs ? Merci de votre retour
    sultan-julien

    sultan-julien Le 07/06/2025

    Bonjour
    Dans le cadre de la Convention Collective 51 (FEHAP), il n'existe pas de disposition spécifique accordant des jours de congé rémunérés pour un déménagement.
  • FABIOLA

    8 FABIOLA Le 10/05/2025

    Bonjour,

    Il y a eu 4 jours fériés pendant mon arrêt maladie. Est-ce que je pourrai récupérer ces quatre jours ?
    sultan-julien

    sultan-julien Le 10/05/2025

    Bonjour,

    Non, en principe les jours fériés pendant un arrêt maladie ne sont pas récupérables. Ils sont considérés comme faisant partie intégrante de la période d’arrêt, sauf si une disposition plus favorable est prévue par votre convention collective ou un accord d’entreprise.

    Autrement dit :

    Si vous êtes en arrêt maladie, les jours fériés tombant pendant cette période sont couverts comme les autres jours (sans incidence spécifique).

    Vous ne pouvez pas les récupérer, sauf cas particulier (ex : si vous êtes en temps partiel thérapeutique ou selon un accord spécifique).
  • Marlène

    9 Marlène Le 02/04/2025

    Bonjour
    Je travaille comme aide soignante en EHPAD sous la Convention 51. Je cumule des jours fériés toute l année mais ma cadre ne me laisse pas les poser quand je le souhaite et ne me les donne que rarement.mon compteur d heures ne fait qu augmenter et on ne me les paye pas non plus....quels sont mes recours?
    sultan-julien

    sultan-julien Le 02/04/2025


    Tu travailles donc en EHPAD sous Convention 51 (FEHAP), et tu cumules des jours fériés travaillés non récupérés et non payés, ton compteur d’heures explose, et ta cadre ne t’autorise pas à les poser librement . Voilà ce que tu peux faire


    --1. Tes droits selon la Convention 51

    Dans la Convention collective nationale 51 (FEHAP), les jours fériés travaillés doivent être récupérés ou payés :

    Repos compensateur : tu dois pouvoir poser ces jours au choix du salarié dans la mesure du possible, sinon en accord avec l’employeur.

    Indemnisation : si ce n’est pas possible dans les délais, ils doivent être payés (majoration ou indemnité compensatrice selon l'accord local).

    Un compteur d'heures qui monte sans récupération ni paiement est illégal si ça dépasse la durée maximale du travail ou si tes heures sup ne sont pas traitées.



    2. Ce que tu peux faire immédiatement

    Démarche interne :

    1. Note tout par écrit (jours fériés travaillés, demandes de repos, refus, heures sup).


    2. Envoie un mail ou courrier recommandé à ta cadre ou DRH, en demandant officiellement :

    la récupération ou le paiement des jours fériés dus

    un planning de récupération

    et un relevé clair de ton compteur



    3. Contacte un représentant du personnel (CSE) :

    S’il y en a dans ta structure, va le voir : c’est leur rôle de défendre les droits des salariés. Ils peuvent :

    Servir d’intermédiaire

    Monter un dossier collectif s’il y a d’autres collègues concernés



    4. Si ça ne bouge pas : recours externe

    Inspection du travail :

    Tu peux faire un signalement anonyme ou demander un rendez-vous.

    Ils peuvent rappeler à l’ordre ton employeur s’il ne respecte pas la convention ou le Code du travail.


    Prud’hommes (en dernier recours) :

    Si tu as une accumulation de jours non récupérés, tu peux demander un rappel de salaire (paiement des jours non pris ou des heures).

    C’est rétroactif sur 3 ans



    À retenir :

    Tu n’es pas obligée de "perdre" ces jours.

    C’est soit repos, soit argent, mais pas ni l’un ni l’autre.

    La Convention 51 protège les salariés, mais faut faire valoir tes droits
  • Lili

    10 Lili Le 28/03/2025

    Bonjour,
    je travaille actuellement dans un multi accueil qui est sous la convention Fehap. Mon employeur me dit qu'il faut poser le samedi pour avoir une semaine de congés complète soit 6j. Comment cela se passe lorsque le vendredi est férié? Dois-je quand même poser le samedi? Et combien de samedi peuvent-ils nous imposer de poser par an ?
    Merci d'avance pour vos réponses.
    sultan-julien

    sultan-julien Le 28/03/2025

    Bonjour Aurélie,

    Votre employeur applique la convention collective de la FEHAP, qui décompte les congés payés en jours ouvrables, c'est-à-dire du lundi au samedi inclus. Ainsi, pour poser une semaine complète de congés, il est nécessaire de poser 6 jours, incluant le samedi.

    Concernant le cas où un jour férié, tel qu'un vendredi, tombe pendant votre période de congés, l'impact dépend de la pratique de votre établissement. Si le vendredi férié est habituellement chômé dans votre entreprise, ce jour n'est pas décompté de vos congés payés. Ainsi, si vous posez une semaine de congés incluant un vendredi férié chômé, seuls 5 jours seront décomptés (lundi, mardi, mercredi, jeudi et samedi).

    En ce qui concerne l'obligation de poser des samedis lors de la prise de congés, certaines entreprises adoptent la règle des 5 samedis pour assurer l'équité entre les salariés. Cela signifie que, sur vos 5 semaines de congés annuels, 5 samedis sont décomptés. Cette pratique vise à éviter des situations inéquitables entre les salariés, notamment pour ceux qui ne travaillent pas habituellement le samedi.

    Il est recommandé de consulter votre convention collective et de discuter avec votre service des ressources humaines pour obtenir des précisions adaptées à votre situation spécifique.

    Cordialement,
  • meli

    11 meli Le 22/03/2025

    Bonjour,

    J'ai travaillé des jours fériés en 2024 convention 51 - j'ai perçu la prime férié mais ces jours n'ont pas donné lieu à versement compensatoire (1/5) du salaire hebdo. Que puis-je demander à mon employeur ?
    merci d'avance
    sultan-julien

    sultan-julien Le 22/03/2025

    Objet : Demande d’information sur la compensation des jours fériés – Convention 51

    Bonjour

    Merci pour votre message.

    Selon la Convention collective 51, lorsqu’un salarié travaille un jour férié, il peut bénéficier de différentes compensations :

    Une majoration de salaire ou une prime férié (ce que vous avez déjà perçu).

    Un repos compensateur, généralement équivalent à 1/5e du salaire hebdomadaire pour chaque jour férié travaillé.

    Si vous n’avez pas reçu cette compensation en repos ou en salaire, vous pouvez :
    ✔ Vérifier votre bulletin de paie pour voir si une ligne mentionne une compensation autre que la prime férié.
    ✔ Consulter votre employeur ou le service RH pour demander si cette compensation est appliquée différemment dans votre établissement.
    ✔ Faire valoir vos droits en demandant l’application de l’article correspondant de la Convention 51. Vous pouvez leur adresser un courrier ou un mail en précisant les jours concernés et en demandant soit le versement de la compensation, soit l’octroi du repos compensateur.

    Si besoin, vous pouvez aussi consulter un représentant du personnel ou un Syndicat pour vous aider dans votre démarche.

    N’hésitez pas à me tenir informé(e) de la réponse de votre employeur.

    Cordialement,
  • ANDRE

    12 ANDRE Le 14/08/2024

    Bonjour
    je suis sous la convention 51
    on m a repris mon ancienneté mais on ne veut pas me donné mon conges d ancienneté car on me dit que je ne les ai pas acquis dans l etablissement
    Serait il possible d avoir des texte de loi ?
    pour pouvoir faire un courrier
    Bonne journée
    soignant

    soignant Le 15/08/2024

    Bonjour,La question que vous posez touche à l'interprétation des dispositions spécifiques de la Convention collective nationale de l’hospitalisation privée à but non lucratif du 31 octobre 1951, souvent appelée "Convention 51". Selon cette convention, l'ancienneté d'un salarié est prise en compte pour le calcul des avantages liés à l'ancienneté, y compris les congés supplémentaires d'ancienneté.Reprise d'ancienneté et congés supplémentairesReprise d'ancienneté : Lorsque vous changez d'employeur au sein d'un établissement relevant de la convention 51, votre ancienneté peut être reprise. Cela signifie que votre nouvelle entreprise doit tenir compte de vos années d'expérience précédentes dans le calcul de votre ancienneté.Congés d'ancienneté : La convention collective prévoit des jours de congés supplémentaires en fonction de l'ancienneté. Cependant, ces jours supplémentaires sont souvent octroyés en fonction de l'ancienneté acquise dans l'établissement actuel. En général, les jours de congés supplémentaires ne sont octroyés qu'après une période de travail continue dans l'établissement actuel.Textes de référenceVous pouvez consulter les textes suivants pour plus de précisions :Article 18 de la Convention collective nationale de l’hospitalisation privée à but non lucratif : Cet article traite des conditions d'acquisition des congés d'ancienneté.Article 32 : Il est question de la reprise de l'ancienneté en cas de changement d'employeur au sein des établissements régis par la convention.Proposition de courrier
    Voici un modèle de courrier que vous pouvez adapter :[Votre nom]
    [Votre adresse]
    [Nom de l'établissement]
    [Adresse de l'établissement]Objet : Demande de clarification sur l'attribution des congés d'ancienneté
    Madame, Monsieur,Je vous écris afin de vous demander des précisions concernant l'attribution des congés d'ancienneté dans le cadre de mon contrat de travail régit par la Convention collective nationale de l’hospitalisation privée à but non lucratif du 31 octobre 1951 (Convention 51).Je tiens à souligner que mon ancienneté a été reprise lors de mon embauche. Cependant, il m'a été indiqué que cette reprise d'ancienneté ne me permettait pas de bénéficier des congés d'ancienneté, car ceux-ci ne seraient acquis qu'au sein de l'établissement actuel.Je souhaiterais obtenir une confirmation écrite des dispositions en vigueur concernant la reprise d'ancienneté et les critères d'attribution des congés d'ancienneté, notamment en vertu des articles 18 et 32 de la convention collective.Dans l'attente de votre retour, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.[Votre nom]Bonne journée à vous aussi !

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