Une escarre [pressure ulcer en anglais], parfois appelée plaie de lit ou ulcère de décubitus, ou encore plaie de pression au Québec, est une lésion cutanéed'origine ischémique liée à une compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses.
L'escarre est décrite selon quatre stades, comme une plaie de dedans en dehors de forme conique (une partie des lésions n'est pas visible), à base profonde, ce qui la différencie des abrasions cutanées.
Son origine est multifactorielle, cependant le rôle de la compression tissulaire associée à une perte de mobilité et à la dénutrition est prédominant.
Le traitement de l'escarre peut être chirurgical, bien qu'il soit le plus souvent médical et préventif.
L'escarre peut prendre plusieurs formes de gravité différente : une simple rougeur persistant plus d'une journée, une induration de la peau, une plaie plus ou moins profonde pouvant, dans les cas graves, atteindre les muscles ou l'os sous-jacent. Il existe plusieurs classifications différentes, mais les escarres sont souvent classés en 4 stades :
- Stade 1 : Apparition des rougeurs avec œdème. Cet état survient en général après deux à trois heures de position assise identique. La personne ressent une douleur, des démangeaisons ou un échauffement au niveau de la zone d'appui concernée. Il n'y a pas encore de plaie mais une décoloration de la peau peut être présente. La rougeur de la peau ne disparaît pas lorsque l'on appuie dessus. La température de la peau est différente à celle de la peau environnante. À ce stade les dommages sont encore réversibles ;
- Stade 2 : Apparitions de phlyctène, ou plus simplement de cloques sur la zone rouge. Les cloques peuvent être ouvertes ou fermées (l'ouverture se faisant dès le moindre traumatisme local). Il y a aussi une altération des cellules de l'épiderme (couche superficielle de la peau). La peau devient bleu violacé. Les dommages ne sont pas encore définitifs ;
- Stade 3 : Apparition d'un ulcère et de nécrose. À ce stade, la peau est touchée sévèrement. Il y a des dommages du type nécrose. La peau se noircit, avec quelques couleurs rougeâtres et devient très sèche. Cliniquement, ce stade se manifeste par un cratère, avec ou sans atteinte des tissus environnants. À partir de là, la peau a subi trop de dommages, il est impossible de revenir en arrière ;
- Stade 4 : Extension de l'ulcère : Les dommages subis par la peau au stade 3 s'étendent sur une plus large zone. Une détérioration du tissu peut se produire, ainsi que des lésions en forme de sinus. La plaie peut être fibrineuse ;
Les échelles d'évaluation des risques d'escarres
L'évaluation du niveau de risque de formations d'escarres du patient, doit être régulièrement effectué, mesure où les changements de son état général, risquent d'augmenter ou de réduire la probabilité des risque .
Il est recommandé de faire une première évaluation des risques à l'admission du patient, puis tous les trois mois.
Plusieurs échelles d'évaluation existent et sont adaptées aux différents services dans lesquels elles sont uti Il s'agit notamment des échelles :
- et de BRADEN (non présentée)
L'échelle de NORTON est plus particulièrement utilisée dans les services de gériatrie.
L'échelle de WATERLOW. est trés utilisée au niveau européen.
L'échelle de BRADEN, plus particulièrement utilisée dans les services de réanimation, sert souvent de bt création d'une échelle propre à ces services, en fonction des différents critères spécifiques aux réanimation
ECHELLE DE NORTON
|
CONDITION
PHYSIQUE
|
CONDITION
MENTALE
|
ACTIVITE |
MOBILITE |
INCONTINENCE |
|
trés bonne
score :4
|
alerte
score:4
|
ambulant
score:4
|
compléte
score: 4
|
non
score:4
|
|
bonne
score:3
|
aphathique
score:3
|
marche aidée
score:3
|
peu limité
score:3
|
occasionnelle
score:3
|
|
mauvaise
score:2
|
confus
score:2
|
cloué à la chaise
score :2
|
trés limité
score :2
|
urinaire
score:2
|
|
trés mauvaise
score: 1
|
léthargique
score:1
|
alité
score:1
|
immobile
score:1
|
double
score :1
|
RESULTATS
SCORE NORTON DEGRE DU RISQUE
- 17 - 20 Probablement sans risque
Facteurs majorant le Risque
Tenir compte également des facteurs majorant le risque
- FACTEURS MAJORANT LE RISQUE
- ABSENCE DE PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE SPECIFIQUE
- HYPOTENSION
- TROUBLES HEMODYNAMIQUE
- ALITE EN PERMANENCE
- IMMUNODÉPRESSEURS
- APPAREILLAGE INTERDISANT DES POSTURES ALTERNÉES
- INSUFFISANCE RESPIRATOIRE AIGUË OU CHRONIQUE
- ARTÉRITE
- PATIENT CURARISE
- ATTITUDES VICIEUSES (rétractation, spasticité ...)
- RADIOTHÉRAPIE
- CHIMIOTHÉRAPIE
- STADE TERMINAL
- CHOC INFECTIEUX
- SYNDROME DE GLISSEMENT
- DÉFICIT IMMUNITAIRE
- VASOCONSTRICTEUR PÉRIPHÉRIQUE
- ÉTHYLISME
ECHELLE DE WATERLOW
|
MASSE CORPORELLE
poids par rapport à la taille
|
|
CONTINENCE |
|
ASPECT VISUEL de la PEAU |
|
| |
|
|
|
saine: |
0 |
| |
|
|
|
fine/frêle: |
1 |
| |
|
|
|
séche/déshydraté: |
1 |
| moyenne: |
0 |
total: |
0 |
oedémateuse: |
1 |
| au dessus/moyenne: |
1 |
occasionnellement: |
1 |
état inflamatoire: |
1 |
| obése: |
2 |
incontinence fécale: |
2 |
décoloré: |
2 |
| dessous/moyenne |
3 |
sonde, incontinence double: |
3 |
irritationcutanée: |
3 |
|
MOBILITÈ
|
|
SEXE ET ÂGE |
|
APPÈTIT |
|
| |
|
masculin: |
1 |
|
|
| compléte: |
0 |
féminin: |
2 |
|
|
| agité: 1 |
|
14-49: |
1 |
|
|
| apathique: |
2 |
50-64: |
2 |
moyen: |
0 |
| restreinte: |
3 |
65-74: |
3 |
faible: |
1 |
| immobile/traction: |
4 |
75-80: |
4 |
sonde gastrique: |
2 |
| patient mis au fauteuil: |
5 |
81-+: |
5 |
a jeun, anorexique: |
3 |
RISQUES SUPPLÈMENTAIRES PARTICULIERS
|
MALNUTRITION des TISSUS
|
|
DÈFICIENCE NEUROLOGIQUE
|
|
CHIRURGIE:TRAUMATISME
|
|
| cachexie terminale: |
8 |
diabéte: |
|
orthopédie
partie inférieure
|
|
| dèficience cardiaque: |
5 |
sclérose en plaque: |
|
colonne: |
5 |
|
insuffisance vascul
périphérique
|
5 |
déficit sensoriel |
|
intervention de + de 2 heure |
5 |
| anémie |
2 |
paraplégie: |
4-5 |
|
|
| tabagisme |
1 |
|
|
|
|
| MÈDICAMENTS: |
cytotoxiques, corticïdeà haute dose, anti-inflamatoires: |
4 |
RISQUE D'ESCARRES DU PATIENT
| SCORE > |
10: |
PATIENT A RISQUE |
| SCORE > |
15: |
PATIENT A HAUT RISQUE |
| SCORE > |
20: |
PATIENT A TRÈS HAUT RISQUE |
Tenir compte également des facteurs majorant le risque
- ALITE EN PERMANENCE
- IMMUNODÉPRESSEURS
- APPAREILLAGE INTERDISANT DES POSTURES ALTERNÉES
- INSUFFISANCE RESPIRATOIRE AIGUË OU CHRONIQUE
- ARTÉRITE
- ATTITUDES VICIEUSES (rétractation, spasticité ...)
- RADIOTHÉRAPIE
- CHIMIOTHÉRAPIE
- STADE TERMINAL
- CHOC INFECTIEUX
- SYNDROME DE GLISSEMENT
- DÉFICIT IMMUNITAIRE
- VASOCONSTRICTEUR PÉRIPHÉRIQUE
- ÉTHYLISME
Toilette au lit
Matériel
Pour la réalisation du soin (sur un chariot décontaminé)
- savon doux,
- cuvette remplie d'eau à température adaptée à la personne,
- serviettes et gants de toilette,
- un tablier à usage unique,
- gants à usage unique,
- lingettes à usage unique,
- bouteille en plastique emplie d'eau à température adaptée à la personne,
- bassin sauf contre indication,
- matériel pour la prévention d'escarres,
- nécessaire pour l'hygiène buccale,
- nécessaire pour la coiffure,
- nécessaire de rasage.
Pour le patient
- nécessaire au change,
- eau de toilette,
- vêtements de rechange,
- nécessaire pour la réfection de lit,
- paravent si besoin.
Matériel spécifique
- Couche et protection de lit si C.I. au bassin.
Pour la gestion des déchets
- Haricot,
- sac poubelle,
- sac à linge sale.
Déroulement du soin
Préparation du patient:
- Planifier le soin en fonction de l'état du patient de l'organisation du service.
- Prévenir la personne du soin, expliquer si besoin.
- Demander à la personne si besoin d'uriner ou d'aller à la selle avant la toilette.
Technique:
- Lavage des mains simple.
- Enlever le couvre lit et la couverture.
- Enlever oreiller et monter la partie supérieure du lit.
- Déshabiller partiellement la personne et maintenir drap sur le torse.
- Utiliser le gant de toilette pour le haut du corps. : laver le visage, les yeux puis rincer, sécher ; savonner le cou, les oreilles puis rincer, sécher.
- Découvrir les membres supérieurs.
- Savonner les membres supérieurs l'un après l'autre, rincer, sécher.
- Renouveler eau de rinçage si besoin.
- Découvrir le torse puis savonner, rincer, sécher.
- Recouvrir le haut du corps avec une serviette ou un drap propre et sec.
- Renouveler eau de rinçage.
- Découvrir les membres inférieurs.
- Enlever bas de pyjama et maintenir le drap au niveau des organes génitaux.
- Utiliser le gant de toilette pour le bas du corps.
- Savonner, rincer et sécher les membres inférieurs.
- Renouveler eau de rinçage.
- Mettre les gants à usage unique.
- Découvrir les organes génitaux.
- Déborder le drap et l'alèse ; les replier sous les fesses..
- Installer la personne sur le bassin sauf C.I.
- Avec des lingettes ou gant de toilette à usage unique, savonner l'intérieur des cuisses et le pubis.
- Rincer le pubis et la face interne des cuisses.
Femme:
- Savonner la vulve de haut en bas jusqu'à la zone anale.
- Rincer de haut en bas avec la bouteille d'eau.
Homme:
- Décalotter le gland et savonner la verge et le scrotum jusqu'à la zone anale.
- Rincer avec bouteille d'eau. Re-calotter le gland.
- Sécher, retirer le bassin.
- Installer la personne en décubitus latéral.
- Savonner, rincer et sécher les fesses et le pli inter fessier puis retirer les gants à usage unique.
- Renouveler eau de rinçage.
- Utiliser le gant de toilette du haut du patient pour savonner, rincer et sécher le dos.
- Effectuer la prévention d'escarres au niveau des points d'appui.
- Habiller la personne soignée.
- Refaire le lit.
- Procéder au soin de bouche.
- Procéder aux soins esthétiques.
- Réinstaller la personne.
- Réaménager l'environnement du patient. (sonnette, tablette , barrières).
- Nettoyer et ranger le matériel.
Soins de bouche
Matériel
Un plateau,
compresses,
abaisse-langue en bois ou pince de Kocher,
la solution, selon protocole du service, ou prescription, - gants à usage unique,
lubrifiant pour les lèvres,
haricot à usage unique.
Déroulement du soin
Informer le patient du soin et le faire participer.
Installer la personne en position demi assise, ou bien relevée avec des coussins.
Le patient inconscient est installé en décubitus dorsal, la tête sur le côté ou PLS.
Après lavage des mains, préparer les tampons c'est à dire déplier la compresse et l'enrouler serrée autour de l'abaisse-langue.
Imbiber le tampon de solution.
Éliminer le surplus de liquide en pressant le tampon sur le bord du verre.
Nettoyer la cavité buccale : les gencives, les dents, les faces internes des joues, le palais, la langue.
Répéter plusieurs fois l'opération, en changeant de tampons.
Pratiquer le soin en maintenant avec le pouce l'extrémité de la compresse, ce qui permettra de dérouler pour la jeter, sans toucher la partie sale.
Faire rincer la bouche avec la fin de solution, excepté pour le patient qui a perdu ses réflexes de déglutition.
Essuyer la bouche et réinstaller le patient.
Informer et éduquer le patient sur l'utilité du soin de bouche régulier, sur la technique du soin, sur l'action du produit que l'on utilise.
Transcrire que le soin est accompli, et noter l'état de la cavité buccale: présence de dépôts blanchâtre, de saignements, de douleur localisée.<
>
Une escarre [pressure ulcer en anglais], parfois appelée plaie de lit ou ulcère de décubitus, ou encore plaie de pression au Québec, est une lésion cutanéed'origine ischémique liée à une compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses.
L'escarre est décrite selon quatre stades, comme une plaie de dedans en dehors de forme conique (une partie des lésions n'est pas visible), à base profonde, ce qui la différencie des abrasions cutanées.
Son origine est multifactorielle, cependant le rôle de la compression tissulaire associée à une perte de mobilité et à la dénutrition est prédominant.
Le traitement de l'escarre peut être chirurgical, bien qu'il soit le plus souvent médical et préventif.
L'escarre peut prendre plusieurs formes de gravité différente : une simple rougeur persistant plus d'une journée, une induration de la peau, une plaie plus ou moins profonde pouvant, dans les cas graves, atteindre les muscles ou l'os sous-jacent. Il existe plusieurs classifications différentes, mais les escarres sont souvent classés en 4 stades :
- Stade 1 : Apparition des rougeurs avec œdème. Cet état survient en général après deux à trois heures de position assise identique. La personne ressent une douleur, des démangeaisons ou un échauffement au niveau de la zone d'appui concernée. Il n'y a pas encore de plaie mais une décoloration de la peau peut être présente. La rougeur de la peau ne disparaît pas lorsque l'on appuie dessus. La température de la peau est différente à celle de la peau environnante. À ce stade les dommages sont encore réversibles ;
- Stade 2 : Apparitions de phlyctène, ou plus simplement de cloques sur la zone rouge. Les cloques peuvent être ouvertes ou fermées (l'ouverture se faisant dès le moindre traumatisme local). Il y a aussi une altération des cellules de l'épiderme (couche superficielle de la peau). La peau devient bleu violacé. Les dommages ne sont pas encore définitifs ;
- Stade 3 : Apparition d'un ulcère et de nécrose. À ce stade, la peau est touchée sévèrement. Il y a des dommages du type nécrose. La peau se noircit, avec quelques couleurs rougeâtres et devient très sèche. Cliniquement, ce stade se manifeste par un cratère, avec ou sans atteinte des tissus environnants. À partir de là, la peau a subi trop de dommages, il est impossible de revenir en arrière ;
- Stade 4 : Extension de l'ulcère : Les dommages subis par la peau au stade 3 s'étendent sur une plus large zone. Une détérioration du tissu peut se produire, ainsi que des lésions en forme de sinus. La plaie peut être fibrineuse ;
Les échelles d'évaluation des risques d'escarres
L'évaluation du niveau de risque de formations d'escarres du patient, doit être régulièrement effectué, mesure où les changements de son état général, risquent d'augmenter ou de réduire la probabilité des risque .
Il est recommandé de faire une première évaluation des risques à l'admission du patient, puis tous les trois mois.
Plusieurs échelles d'évaluation existent et sont adaptées aux différents services dans lesquels elles sont uti Il s'agit notamment des échelles :
- et de BRADEN (non présentée)
L'échelle de NORTON est plus particulièrement utilisée dans les services de gériatrie.
L'échelle de WATERLOW. est trés utilisée au niveau européen.
L'échelle de BRADEN, plus particulièrement utilisée dans les services de réanimation, sert souvent de bt création d'une échelle propre à ces services, en fonction des différents critères spécifiques aux réanimation
ECHELLE DE NORTON
|
CONDITION
PHYSIQUE
|
CONDITION
MENTALE
|
ACTIVITE |
MOBILITE |
INCONTINENCE |
|
trés bonne
score :4
|
alerte
score:4
|
ambulant
score:4
|
compléte
score: 4
|
non
score:4
|
|
bonne
score:3
|
aphathique
score:3
|
marche aidée
score:3
|
peu limité
score:3
|
occasionnelle
score:3
|
|
mauvaise
score:2
|
confus
score:2
|
cloué à la chaise
score :2
|
trés limité
score :2
|
urinaire
score:2
|
|
trés mauvaise
score: 1
|
léthargique
score:1
|
alité
score:1
|
immobile
score:1
|
double
score :1
|
RESULTATS
SCORE NORTON DEGRE DU RISQUE
- 17 - 20 Probablement sans risque
Facteurs majorant le Risque
Tenir compte également des facteurs majorant le risque
- FACTEURS MAJORANT LE RISQUE
- ABSENCE DE PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE SPECIFIQUE
- HYPOTENSION
- TROUBLES HEMODYNAMIQUE
- ALITE EN PERMANENCE
- IMMUNODÉPRESSEURS
- APPAREILLAGE INTERDISANT DES POSTURES ALTERNÉES
- INSUFFISANCE RESPIRATOIRE AIGUË OU CHRONIQUE
- ARTÉRITE
- PATIENT CURARISE
- ATTITUDES VICIEUSES (rétractation, spasticité ...)
- RADIOTHÉRAPIE
- CHIMIOTHÉRAPIE
- STADE TERMINAL
- CHOC INFECTIEUX
- SYNDROME DE GLISSEMENT
- DÉFICIT IMMUNITAIRE
- VASOCONSTRICTEUR PÉRIPHÉRIQUE
- ÉTHYLISME
ECHELLE DE WATERLOW
|
MASSE CORPORELLE
poids par rapport à la taille
|
|
CONTINENCE |
|
ASPECT VISUEL de la PEAU |
|
| |
|
|
|
saine: |
0 |
| |
|
|
|
fine/frêle: |
1 |
| |
|
|
|
séche/déshydraté: |
1 |
| moyenne: |
0 |
total: |
0 |
oedémateuse: |
1 |
| au dessus/moyenne: |
1 |
occasionnellement: |
1 |
état inflamatoire: |
1 |
| obése: |
2 |
incontinence fécale: |
2 |
décoloré: |
2 |
| dessous/moyenne |
3 |
sonde, incontinence double: |
3 |
irritationcutanée: |
3 |
|
MOBILITÈ
|
|
SEXE ET ÂGE |
|
APPÈTIT |
|
| |
|
masculin: |
1 |
|
|
| compléte: |
0 |
féminin: |
2 |
|
|
| agité: 1 |
|
14-49: |
1 |
|
|
| apathique: |
2 |
50-64: |
2 |
moyen: |
0 |
| restreinte: |
3 |
65-74: |
3 |
faible: |
1 |
| immobile/traction: |
4 |
75-80: |
4 |
sonde gastrique: |
2 |
| patient mis au fauteuil: |
5 |
81-+: |
5 |
a jeun, anorexique: |
3 |
RISQUES SUPPLÈMENTAIRES PARTICULIERS
|
MALNUTRITION des TISSUS
|
|
DÈFICIENCE NEUROLOGIQUE
|
|
CHIRURGIE:TRAUMATISME
|
|
| cachexie terminale: |
8 |
diabéte: |
|
orthopédie
partie inférieure
|
|
| dèficience cardiaque: |
5 |
sclérose en plaque: |
|
colonne: |
5 |
|
insuffisance vascul
périphérique
|
5 |
déficit sensoriel |
|
intervention de + de 2 heure |
5 |
| anémie |
2 |
paraplégie: |
4-5 |
|
|
| tabagisme |
1 |
|
|
|
|
| MÈDICAMENTS: |
cytotoxiques, corticïdeà haute dose, anti-inflamatoires: |
4 |
RISQUE D'ESCARRES DU PATIENT
| SCORE > |
10: |
PATIENT A RISQUE |
| SCORE > |
15: |
PATIENT A HAUT RISQUE |
| SCORE > |
20: |
PATIENT A TRÈS HAUT RISQUE |
Tenir compte également des facteurs majorant le risque
- ALITE EN PERMANENCE
- IMMUNODÉPRESSEURS
- APPAREILLAGE INTERDISANT DES POSTURES ALTERNÉES
- INSUFFISANCE RESPIRATOIRE AIGUË OU CHRONIQUE
- ARTÉRITE
- ATTITUDES VICIEUSES (rétractation, spasticité ...)
- RADIOTHÉRAPIE
- CHIMIOTHÉRAPIE
- STADE TERMINAL
- CHOC INFECTIEUX
- SYNDROME DE GLISSEMENT
- DÉFICIT IMMUNITAIRE
- VASOCONSTRICTEUR PÉRIPHÉRIQUE
- ÉTHYLISME
Technique du capiluve
Capiluve à réaliser chez un patient alité.
Etre en tenue adaptée au secteur réaliser un lavage simple des mains
Préparer le matériel nécessaire sur un plan de travail nettoyé et désinfecté.
Réaliser une antisepsie rapide des mains puis mettre éléments de protection.
Décaler le lit du mur et baisser la tête dans les glissières ;
installer le patient en décubitus dorsal (épaules au ras du matelas, et
si l'état le permet : drap plié 4 sous les épaules) puis disposer
les protections et cuvette (= déclivité pour recueillir les écoulements).
Couvrir le patient (= respect pudeur) et protéger conduits auditifs avec un peu de coton hydrophile.
Humidifier cuir chevelu et chevelure avec de l'eau de qualité adaptée avec un dose de produit moussant adapté,
masser cuir chevelu et chevelure en insistant sur le pourtour des oreilles.
Débuter le démêlage des cheveux de la racine vers les pointes puis rincer abondamment à l'eau tiède et vider la bassine.
Sécher, peigner et finaliser le séchage avec un séchoir électrique
vérifier la propreté des oreilles et replis auriculaires.
Jeter le matériel à usage unique utilisé puis enlever les gants et les jeter puis réaliser une antisepsie rapide des mains.
Nettoyer le matériel réutilisable.
Réaliser un lavage antiseptique des mains.
Noter la réalisation du soin dans le dossier de soins
Technique du pédiluve
Pédiluve à réaliser pour le confort du patient ou sur prescription médicale (plaies, escarres ...).
Etre en tenue adaptée au secteur réaliser un lavage simple des mains
Préparer le matériel adapté nécessaire sur un plan de travail nettoyé et désinfecté.
Réaliser une antisepsie rapide des mains puis mettre les éléments de protection.
Installer le patient
(position lh assise si possible, protection imperméable sous les pieds).
Remplir la cuvette ou récipient stérile avec le type d'eau de qualité adaptée aux 2 /3,
la poser sur la protection et faire tremper les pieds du patient.
Mouiller le gant et l'imbiber de savon adapté : savonner successivement chaque pied
dessus - dessous
orteils,
espaces inter-digitaux,
chevilles et talons.
Renouveler l'eau de la cuvette pour le rinçage puis bien essuyer (toutes les surfaces doivent être parfaitement sèches).
En l'absence d'ongles incarnés et de mycose et si besoin couper les ongles au « carré » en tamponnant avec une compresse imbibée de Dakin Cooper® Stabilisé.
Jeter le matériel à usage unique utilisé puis puis enlever les gants et les jeter puis réaliser une antisepsie rapide des mains.
Assurer au patient fine position de repos satisfaisante.
Nettoyer le matériel réutilisable.
Réaliser lavage antiseptique des mains.
Noter la réalisation du soin dans le dossier de soins.