UE 4.1 Soins de confort

Sommaire

Vous trouverez dans la liste ci-dessous :

  • Soins d’hygiène et de confort
  • Prévention d'escarres
  • L'Aide à la Mobilisation et les Transferts
  • Besoin fondamentaux
  • L'Entretien d'Accueil et l'Anamnèse Infirmière

UE 4.1 : Soins d'Hygiène, de Confort et de Bien-être

Maîtriser les soins fondamentaux : toilette, capiluve et soins de bouche

SITUATION DE STAGE
Vous prenez en charge M. Legrand, 62 ans, en post-opératoire lourd. Il est porteur de nombreuses tubulures, très fatigué, et ne peut pas quitter son lit. Il vous confie : "Je ne me sens plus moi-même, je suis tout poisseux, j'ai la bouche pâteuse."
Question concrète : Comment réaliser une toilette complète qui respecte sa pudeur, assure sa sécurité clinique et lui redonne sa dignité d'homme, tout en gérant l'encombrement du lit ?
Objectifs de ce module :
  • Organiser logiquement le soin de toilette au lit (règles d'hygiène et d'ergonomie).
  • Réaliser des soins spécifiques : capiluve (cheveux), pédiluve (pieds) et soins de bouche.
  • Préserver l'autonomie et la pudeur du patient durant le soin.

Le soin d'hygiène n'est pas qu'un acte de propreté. C'est le moment privilégié de l'observation clinique (état de la peau, moral, douleur) et du maintien de l'image de soi.

1. La Toilette Complète au Lit

La règle d'or : Du plus propre vers le plus sale et du haut vers le bas.

En stage, l'infirmier doit...
- Toujours proposer le bassin ou l'urinal 10 minutes AVANT de commencer.
- Vérifier la température de l'eau (idéalement faire tester au patient).
- Ne jamais laisser le patient totalement nu (utiliser des serviettes pour couvrir les zones non lavées).

Déroulement technique (Points clés)

  • Le Haut : Visage (eau claire), puis torse et membres supérieurs. Séchage immédiat par tamponnement pour éviter le refroidissement.
  • Le Bas : Membres inférieurs. Changez l'eau avant de passer à la suite.
  • Le Siège (Petite toilette) : Installation sur le bassin. Utilisation de gants à usage unique.
    Chez l'homme : Toujours recalotter après le soin.
    Chez la femme : Laver d'avant en arrière (du méat vers l'anus) pour éviter les infections urinaires.
  • Le Dos et la fin : Passage en décubitus latéral. C'est le moment idéal pour la prévention d'escarres.
Question d'examen possible (Oral ou écrit)
"Pourquoi est-il indispensable de changer l'eau et le gant après la toilette du siège ?"
Réponse : Pour respecter le principe de non-contamination (asepsie progressive) et éviter le transfert de germes fécaux vers d'autres parties du corps ou le visage.
SYNTHÈSE OPÉRATIONNELLE :
- Ergonomie : Montez le lit à hauteur de votre taille.
- Organisation : Préparez TOUT votre matériel sur le chariot décontaminé avant de toucher le patient.
- Sécurité : Remontez les barrières si vous devez vous éloigner.

2. Les Soins de Bouche : Plus qu'un simple nettoyage

Indispensable chez le patient déshydraté, sous oxygène, ou en fin de vie.

Ce que tu dois surveiller en pratique :
L'apparition de muguet (dépôts blanchâtres), de gingivites ou de sécheresse extrême (langue "rôtie").
Technique : Utiliser des compresses enroulées sur une pince ou un abaisse-langue. Nettoyer les gencives, les dents, le palais et surtout la langue. Terminer par un lubrifiant labial.

3. Capiluve et Pédiluve (Soin de bien-être)

Ces soins redonnent une sensation de dignité et de détente profonde.

  • Capiluve (Cheveux) : Protéger les oreilles avec du coton. Bien sécher au sèche-cheveux pour éviter le refroidissement.
  • Pédiluve (Pieds) : Un moment clé pour observer les mycoses inter-digitales et l'état des talons chez le patient diabétique.
Point de vigilance clinique : Chez le diabétique
Ne jamais couper les ongles au carré ou trop court sans l'avis d'un pédicure-podologue. Un petit bobo au pied peut devenir une plaie grave (Mal Perforant Plantaire).
Ce qui peut tomber au partiel
"Listez 3 éléments à noter dans le dossier de soins après une toilette."
Réponse : 1. État cutané (présence de rougeurs/escarres). 2. Degré de participation/autonomie du patient. 3. Présence de troubles (douleur, agitation, mictions impérieuses).

Micro-victoire ! À la fin de ce cours, tu sais maintenant :
  • Structurer une toilette au lit sans oublier d'étape.
  • Adapter la toilette génitale selon le sexe du patient pour prévenir les infections.
  • Réaliser des soins de bouche sécurisés, même chez un patient inconscient.

 

UE 4.1 : L'Escarre - De la Prévention au Soin

Maîtriser l'évaluation des risques et la classification des stades

SITUATION DE STAGE
Vous effectuez le change de Mme A., 88 ans, hospitalisée pour une fracture du col du fémur. En la tournant, vous apercevez une zone rouge au niveau du sacrum. Vous appuyez dessus avec votre doigt : la rougeur ne blanchit pas.
Question concrète : Est-ce une simple irritation ou le début d'une nécrose profonde ? Devez-vous immédiatement changer son matelas ? La survie des tissus de Mme A. dépend de votre réponse.
Objectifs de ce module :
  • Définir l'escarre et comprendre son origine ischémique.
  • Identifier les 4 stades de gravité.
  • Savoir utiliser les échelles de Norton et Waterlow pour évaluer le risque.

Après avoir vu l'hygiène et le confort, nous abordons la complication redoutée de l'alitement : l'escarre. C'est une lésion cutanée d'origine ischémique (arrêt de la circulation sanguine) liée à une compression des tissus entre un plan dur (lit, fauteuil) et les saillies osseuses.

1. Les 4 Stades de l'Escarre : Savoir Identifier

L'escarre se développe comme un "cône" : la partie visible n'est souvent que la face émergée d'une lésion bien plus profonde.

Stade 1 : Érythème persistant
Rougeur qui ne blanchit pas à la pression. Peau intacte. Douleur ou échauffement possible.
Réversibilité : Oui, si la pression est levée immédiatement.
Stade 2 : Désépidermisation / Phlyctène
Apparition de cloques (ouvertes ou fermées) ou perte de peau superficielle (abrasion). Le derme est exposé.
Stade 3 : Nécrose hypodermique
Perte de toute l'épaisseur de la peau. On voit de la graisse, mais pas encore les muscles ou les os. Apparition de tissus noirs (nécrose) ou jaunes (fibrine).
Stade 4 : Atteinte profonde
Perte tissulaire totale. Les muscles, les tendons ou les os sont visibles ou directement palpables. Risque majeur d'infection osseuse (ostéite).
Question d'examen possible
"Qu'est-ce que le test de la vitropression (ou pression digitale) au stade 1 ?"
Réponse : On appuie sur la rougeur. Si elle blanchit, ce n'est pas une escarre. Si elle reste rouge, c'est une escarre de stade 1 (ischémie installée).

2. Évaluation des risques : Les Échelles

Il ne faut pas attendre l'escarre pour agir. On évalue le risque dès l'admission du patient.

L'Échelle de NORTON (Spécialisée Gériatrie)

Points État Physique État Mental Activité Mobilité Incontinence
4 Très bon Alerte Ambulant Complète Non
1 Très mauvais Léthargique Alité Immobile Double
INTERPRÉTATION NORTON :
- Score < 14 : Risque important.
- Score < 10 : Risque très élevé.
Plus le score est BAS, plus le risque est HAUT.

L'Échelle de WATERLOW (Européenne / Chirurgie)

Elle est plus complète et prend en compte : l'IMC (poids/taille), le sexe, l'âge, l'aspect de la peau, l'appétit et les risques particuliers (diabète, chirurgie de plus de 2h, corticostéroïdes).

En stage, l'infirmier doit...
- Réévaluer le score à chaque changement d'état (ex: si le patient devient fébrile ou cesse de manger).
- Noter le score dans le dossier de soins pour justifier la mise en place d'un matelas à air.

3. Facteurs Majorants et Prévention

L'escarre est multifactorielle. La dénutrition est le premier facteur interne de risque.

À retenir - Les ennemis de la peau :
  • L'humidité : Macération due à l'incontinence.
  • Le cisaillement : Patient qui glisse dans son lit.
  • L'hypotension : Moins de perfusion sanguine des tissus.
  • Les dispositifs médicaux : Sondes, masques à oxygène (escarres de nez/oreilles).
SYNTHÈSE OPÉRATIONNELLE :
1. Observer les points d'appui (talons, sacrum, ischions) à chaque change.
2. Massages/Effleurages : INTERDITS sur une rougeur (aggrave les lésions).
3. Changement de position : Toutes les 2 à 3 heures minimum.
Ce qui peut tomber au partiel
"Citez 3 facteurs de risque extrinsèques et 3 facteurs intrinsèques de l'escarre."
Réponse : Extrinsèques (Pression, friction, cisaillement). Intrinsèques (Âge, dénutrition, déshydratation, perte de mobilité).

Micro-victoire ! À la fin de ce cours, tu sais maintenant :
  • Différencier une rougeur banale d'un stade 1.
  • Calculer un score de Norton pour orienter ta prévention.
  • Identifier les patients prioritaires (dénutris, immobiles, incontinents).

Prochain chapitre : Maintenant que nous savons prévenir les plaies, voyons comment aider le patient à maintenir son autonomie lors d'un soin fondamental : L'aide à la mobilisation et les transferts.


L'Aide à la Mobilisation et les Transferts

Préserver l'autonomie du patient et protéger le dos du soignant

SITUATION DE STAGE
Vous devez aider M. Martin, 75 ans, à passer de son lit à son fauteuil pour le déjeuner. M. Martin est hémiplégique du côté droit (paralysie). Il pèse 85 kg et a peur de tomber.
Question concrète : De quel côté devez-vous placer le fauteuil ? Comment positionner vos jambes pour ne pas vous faire un tour de reins tout en sécurisant M. Martin ? Un mauvais geste, et c'est la chute pour lui... ou l'arrêt de travail pour vous.
Objectifs de ce module :
  • Différencier la mobilisation, le transfert et le déplacement.
  • Appliquer les principes d'ergonomie et de manutention (HDS - Hygiène de Vie et Sécurité).
  • Connaître les aides techniques courantes.

Après avoir étudié la prévention des escarres, vous comprenez que la mobilité est le remède n°1. Mais mobiliser un patient ne signifie pas "porter" le patient. C'est un accompagnement qui utilise les capacités restantes de la personne.

1. Les Principes de Base de la Manutention

Pour protéger votre colonne vertébrale, vous devez appliquer des principes biomécaniques stricts :

  • Le dos droit : Toujours garder l'alignement vertébral.
  • Les genoux fléchis : Utiliser la force des cuisses (muscles puissants) plutôt que celle du dos.
  • Les pieds écartés : Augmenter la base de sustentation pour un meilleur équilibre.
  • Le patient proche de soi : Plus la charge est loin du centre de gravité, plus elle est lourde.
En stage, l'infirmier doit...
- Évaluer l'autonomie du patient avant chaque mouvement (score de mobilisation).
- Demander de l'aide à un collègue si le patient est "poids mort".
- Vérifier que les freins du lit et du fauteuil sont bien bloqués.

2. Le Transfert Lit-Fauteuil

C'est l'acte le plus courant. La règle d'or avec un patient hémiplégique ou blessé d'un côté est de travailler vers le côté valide.

La check-list du transfert réussi :
  1. Placer le fauteuil du côté valide du patient, à un angle de 30 à 45°.
  2. Aider le patient à s'asseoir au bord du lit (mise en position "assis bord de lit").
  3. Mettre des chaussures fermées et antidérapantes au patient.
  4. Utiliser la prise "en ceinture" ou les appuis naturels sans tirer sur les bras.
Question d'examen possible
"Qu'est-ce que le 'pivotement' lors d'un transfert ?"
Réponse : C'est le mouvement où le soignant et le patient tournent ensemble sur leurs pieds pour passer d'un support à l'autre sans faire de pas, en maintenant un contact étroit.

3. Les Aides Techniques

Le matériel est là pour compenser le handicap et soulager le soignant. Ne pas l'utiliser est une erreur professionnelle.

  • Le guidon de transfert : Pour les patients ayant un appui tonique sur les jambes mais des difficultés à marcher.
  • Le lève-malade : Pour les patients totalement dépendants (poids mort).
  • Le disque de transfert : Pour faciliter la rotation au sol.
  • Le drap de glisse : Indispensable pour rehausser un patient dans son lit sans friction cutanée.
Point de vigilance clinique : Chez la personne âgée
L'hypotension orthostatique est fréquente. Avant tout transfert, laissez la personne assise au bord du lit pendant 1 à 2 minutes pour éviter les vertiges et la chute.

4. La Mobilisation Passive et Active

  • Active : Le patient fait le mouvement seul ou avec guidance verbale (préserve l'autonomie).
  • Passive : Le soignant effectue le mouvement pour le patient (entretien articulaire, souvent fait avec le kinésithérapeute).
SYNTHÈSE OPÉRATIONNELLE :
1. Préparer l'environnement (dégager l'espace, freins).
2. Communiquer (expliquer chaque étape au patient).
3. S'organiser (dos droit, jambes fléchies).
4. Favoriser l'autonomie (faire faire plutôt que faire).
Ce qui peut tomber au partiel / à l'oral
"Pourquoi est-il interdit de tirer un patient sous les aisselles ?"
Réponse : Risque de luxation de l'épaule pour le patient et effort de soulèvement traumatique pour le dos du soignant.

Micro-victoire ! À la fin de ce cours, tu sais maintenant :
  • Positionner ton corps pour éviter les lombalgies.
  • Organiser un transfert sécurisé lit-fauteuil.
  • Choisir la bonne aide technique en fonction de l'autonomie du patient.

Prochain chapitre : La mobilisation fatigue le patient, il est temps d'étudier comment favoriser son repos : Le Sommeil et les Rythmes Biologiques.

Autonomie et Besoins Fondamentaux

Le socle du raisonnement clinique infirmier selon Henderson et Maslow

SITUATION DE STAGE
M. Bernard, 78 ans, est hospitalisé pour une pneumopathie. Il refuse que vous l'aidiez à se laver alors qu'il s'essouffle au moindre effort. Il vous dit : "Je peux encore le faire tout seul, laissez-moi !".
Question concrète : Doit-on respecter sa volonté au risque qu'il fasse un malaise, ou doit-on le forcer pour sa sécurité ? Où s'arrête son autonomie et où commence sa dépendance ?
Objectifs de ce module :
  • Distinguer Autonomie, Dépendance et Indépendance.
  • Maîtriser les 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson.
  • Hiérarchiser les soins grâce à la pyramide de Maslow.

1. Autonomie vs Dépendance : Les nuances

Ces concepts ne sont pas opposés mais complémentaires. En tant que soignant, votre rôle est de soutenir l'un sans nier l'autre.

  • L'Autonomie : C'est la capacité de décider. M. Bernard est autonome car il exerce son jugement et choisit de refuser l'aide.
  • La Dépendance : C'est le besoin d'aide pour l'action. M. Bernard est dépendant physiquement car il ne peut pas réaliser sa toilette sans s'essouffler.
En stage, l'infirmier doit...
Favoriser l'indépendance (faire seul) tout en respectant l'autonomie (laisser choisir). Si le patient ne peut plus faire seul, on l'aide, mais on le laisse décider du moment ou de la manière si son état cognitif le permet.

2. Les 14 Besoins Fondamentaux de Virginia Henderson

Virginia Henderson définit la santé comme la capacité du patient à satisfaire ses besoins de manière indépendante.

ASTUCE MÉMO : "BREVE COMME DARA"
Pour retenir les 14 besoins sans en oublier : Boire/manger, Respirer, Eliminer, Vêtir, Etre propre / Communiquer, Occuper (se réaliser), Maintenir T°, Mouvoir, Eviter dangers / Dormir, Agir (croyances), Récréer, Apprendre.

3. La Pyramide de Maslow : Prioriser les Soins

Pourquoi commence-t-on toujours par la respiration ou l'alimentation avant de parler de loisirs ? Maslow explique cette hiérarchie.

  1. Besoins physiologiques : Survie immédiate (Air, eau, nourriture, sommeil).
  2. Besoins de sécurité : Protection, environnement stable, absence de peur.
  3. Appartenance : Amour, amitié, relations sociales.
  4. Estime de soi : Dignité, respect des autres, réussite.
  5. Accomplissement : Réaliser son potentiel.
Question d'examen possible
"Selon Maslow, peut-on répondre au besoin d'estime de soi d'un patient en détresse respiratoire aiguë ?"
Réponse : Non. Les besoins inférieurs (physiologiques) doivent être satisfaits en priorité avant que l'individu puisse se mobiliser pour les besoins supérieurs. L'urgence vitale prime.
SYNTHÈSE OPÉRATIONNELLE :
- Utilise les 14 besoins de Henderson pour ton recueil de données.
- Utilise la pyramide de Maslow pour prioriser tes actions dans ton projet de soins.
- Objectif final : Ramener le patient vers l'indépendance ou compenser sa dépendance.

Micro-victoire ! À la fin de ce cours, tu sais maintenant :
  • Expliquer pourquoi un patient peut être dépendant mais rester autonome.
  • Citer et utiliser la grille de Henderson pour analyser une situation clinique.
  • Organiser tes priorités de soins selon l'urgence vitale (Maslow).

Prochain chapitre : Maintenant que nous comprenons les besoins, voyons comment les explorer concrètement lors de l'admission : L'Entretien d'Accueil et l'Anamnèse Infirmière.

L'Entretien d'Accueil et l'Anamnèse Infirmière

Réussir le premier contact pour construire une alliance thérapeutique solide

SITUATION DE STAGE
Il est 14h, Mme Petit arrive dans le service pour une chirurgie prévue demain. Elle a l'air perdue, serre nerveusement son sac à main et répond par monosyllabes. Vous devez remplir son dossier d'admission.
Question concrète : Allez-vous simplement "cocher des cases" sur votre ordinateur ou allez-vous transformer ce moment en un outil de soin ? Comment détecter son angoisse derrière ses silences tout en recueillant ses antécédents médicaux ?
Objectifs de ce module :
  • Comprendre les enjeux de l'accueil (sécurité, administratif, relationnel).
  • Maîtriser la structure de l'anamnèse infirmière.
  • Développer des techniques de communication facilitatrices.

L'accueil est le premier maillon du raisonnement clinique. C'est ici que vous collectez les données qui alimenteront les 14 besoins fondamentaux vus précédemment.

1. Les 3 piliers de l'accueil infirmier

Accueillir un patient n'est pas un acte administratif, c'est un acte de soin en soi.

  • Le pilier Administratif : Identitovigilance (bracelet, vérification du nom/prénom/date de naissance).
  • Le pilier Sécuritaire : Inventaire des prothèses, allergies, médicaments personnels, constantes de référence.
  • Le pilier Relationnel : Écoute active, réassurance et installation dans la chambre.
En stage, l'infirmier doit...
- Se présenter clairement (nom, fonction) et expliquer le déroulement de l'hospitalisation.
- Vérifier immédiatement la présence de la personne de confiance dans le dossier.
- Ne pas rester debout devant un patient assis : mettez-vous à sa hauteur pour favoriser l'échange.

2. L'Anamnèse Infirmière : Le "Recueil de Données"

L'anamnèse est l'histoire de la santé du patient racontée par lui-même. Elle doit explorer :

Domaine Ce qu'il faut chercher
Histoire de la maladie Motif de l'entrée, apparition des symptômes, traitements déjà pris.
Antécédents Médicaux, chirurgicaux, familiaux et allergies.
Mode de vie Autonomie à domicile, aides en place, habitudes alimentaires, sommeil.
Psychosocial Entourage, profession, craintes face à l'hospitalisation.
Question d'examen possible (UE 3.1)
"Quelle est la différence entre une donnée objective et une donnée subjective lors de l'accueil ?"
Réponse : Une donnée objective est mesurable (ex: TA à 140/90 mmHg). Une donnée subjective est ce que le patient ressent et exprime (ex: "J'ai mal à la tête" ou "Je me sens inquiet").

3. Techniques de l'entretien : L'art de poser les questions

Pour obtenir un recueil de données riche, la forme de vos questions est capitale :

  • Questions ouvertes : "Comment vous sentez-vous aujourd'hui ?" (Laisse le patient s'exprimer).
  • Questions fermées : "Avez-vous de l'hypertension ?" (Pour des données précises).
  • La reformulation : "Si je comprends bien, vous craignez surtout de ne pas pouvoir rentrer chez vous lundi ?" (Valide l'information).
Point de vigilance clinique : Les "non-dits"
Observez le langage non-verbal (regard fuyant, mains qui tremblent, agitation). Chez la personne âgée, un accueil trop rapide peut générer un syndrome de glissement ou une désorientation spatio-temporelle.
SYNTHÈSE OPÉRATIONNELLE :
1. Préparer la chambre (lit propre, sonnette qui fonctionne).
2. Vérifier l'identité (Bracelet + Question ouverte : "Pouvez-vous me donner votre date de naissance ?").
3. Recueillir les données de base (Poids, Taille, TA, T°, Douleur).
4. Transmettre les informations clés à l'équipe.
Ce qui peut tomber au partiel
"Listez les éléments indispensables à l'inventaire lors de l'admission."
Réponse : Appareils dentaires, prothèses auditives, lunettes, bijoux/valeurs (à envoyer au coffre si possible), médicaments personnels.

Micro-victoire ! À la fin de ce cours, tu sais maintenant :
  • Mener un entretien structuré pour remplir un dossier d'admission.
  • Identifier les risques immédiats (allergies, chute, dénutrition).
  • Utiliser la communication thérapeutique pour apaiser l'anxiété du patient.

Prochain chapitre : Une fois le patient accueilli, il faut surveiller son évolution. Nous étudierons : La prise des paramètres vitaux et les normes physiologiques.

Les Paramètres Vitaux et Normes Physiologiques

L'art de la surveillance : détecter l'invisible avant l'urgence

SITUATION DE STAGE
Vous entrez dans la chambre de M. Dubois, 68 ans, opéré ce matin. Il semble somnolent. Vous prenez sa Tension Artérielle : le scope affiche 88/52 mmHg. Son pouls est à 110 battements par minute.
Question concrète : Est-ce un simple effet de l'anesthésie ou les signes précurseurs d'une hémorragie interne ? Savez-vous interpréter ces chiffres en un coup d'œil pour alerter l'infirmier(e) de secteur ? Votre réactivité commence par la maîtrise des normes.
Objectifs de ce module :
  • Identifier les constantes vitales et leurs unités de mesure.
  • Connaître les normes physiologiques chez l'adulte sain.
  • Savoir repérer et nommer les anomalies (tachycardie, bradypnée, etc.).

1. La Fréquence Cardiaque (Pouls)

Le pouls reflète l'activité du cœur et la qualité de la circulation sanguine.

  • Norme Adulte : 60 à 80 pulsations / minute.
  • Tachycardie : > 100 pulsations/min.
  • Bradycardie : < 60 pulsations/min.
En stage, l'infirmier doit...
Toujours vérifier si le rythme est régulier. Un pouls "irrégulier" ou "filant" (difficile à percevoir) doit être signalé immédiatement, même si le chiffre est dans la norme.

2. La Tension Artérielle (TA)

Elle mesure la pression du sang contre les parois des artères. Elle comprend la Systolique (contraction) et la Diastolique (relâchement).

  • Norme Adulte : 120/80 mmHg (ou 12/8).
  • Hypertension : > 140/90 mmHg.
  • Hypotension : < 90/60 mmHg.
Question d'examen possible
"Qu'est-ce que l'hypotension orthostatique ?"
Réponse : C'est une chute de la tension artérielle lors du passage de la position allongée à la position debout, entraînant souvent des vertiges ou une chute.

3. La Température (T°)

Le reflet de la thermorégulation du corps.

  • Norme Adulte : 36,5°C à 37,5°C.
  • Hyperthermie (Fièvre) : > 38°C.
  • Apyrexie : Absence de fièvre.
  • Hypothermie : < 35°C.

4. La Fréquence Respiratoire (FR)

C'est le paramètre le plus souvent oublié, pourtant le plus vital !

  • Norme Adulte : 12 à 20 cycles / minute.
  • Polypnée (Tachypnée) : Respiration rapide (> 20/min).
  • Bradypnée : Respiration lente (< 12/min).
  • Apnée : Arrêt de la respiration.
Point de vigilance clinique :
Pour prendre la FR, ne dites pas au patient que vous comptez sa respiration (il modifierait son rythme inconsciemment). Gardez sa main sur son pouls et regardez son thorax se soulever pendant 1 minute.

5. La Saturation en Oxygène ($SpO_2$)

Mesure le taux d'oxygène transporté par l'hémoglobine dans le sang.

  • Norme Adulte : 95% à 100%.
  • Hypoxie : < 95% (Attention : chez le patient insuffisant respiratoire chronique, la norme peut être entre 88% et 92%).
SYNTHÈSE DES NORMES (Tableau de bord) :
Paramètre Norme Alerte si...
Pression Artérielle 120/80 mmHg PAS < 90 ou > 160
Fréquence Cardiaque 60 - 80 bpm < 50 ou > 110
Température 37°C > 38,5°C ou < 35,5°C
Respiration 16 cycles/min > 24 ou < 10
Ce qui peut tomber au partiel (Calculs/Définitions)
"Calculez la Différentielle de tension pour un patient à 140/85 mmHg."
Réponse : 140 - 85 = 55 mmHg. (C'est l'écart entre la systole et la diastole).

Micro-victoire ! À la fin de ce cours, tu sais maintenant :
  • Identifier un état de choc potentiel (Hypotension + Tachycardie).
  • Utiliser le vocabulaire médical précis (Polypnée, Apyrexie, Bradycardie).
  • Détecter une détresse respiratoire grâce à la FR et la SpO_2$

 

Exercice Classer les étapes du soin de bouche

 

Technique du capiluve

Capiluve à réaliser chez un patient alité.

Etre en tenue adaptée au secteur réaliser un lavage simple des mains

Préparer le matériel nécessaire sur un plan de travail nettoyé et désinfecté.

Réaliser une antisepsie rapide des mains puis mettre éléments de protection.

Décaler le lit du mur et baisser la tête dans les glissières ;

installer le patient en décubitus dorsal (épaules au ras du matelas, et

si l'état le permet : drap plié 4 sous les épaules) puis disposer

les protections et cuvette (= déclivité pour recueillir les écoulements).

Couvrir le patient (= respect pudeur) et protéger conduits auditifs avec un peu de coton hydrophile.

Humidifier cuir chevelu et chevelure avec de l'eau de qualité adaptée avec un dose de produit moussant adapté,

masser cuir chevelu et chevelure en insistant sur le pourtour des oreilles.

Débuter le démêlage des cheveux de la racine vers les pointes puis rincer abondamment à l'eau tiède et vider la bassine.

Sécher, peigner et finaliser le séchage avec un séchoir électrique

vérifier la propreté des oreilles et replis auriculaires.

Jeter le matériel à usage unique utilisé puis enlever les gants et les jeter puis réaliser une antisepsie rapide des mains.

Nettoyer le matériel réutilisable.

Réaliser un lavage antiseptique des mains.

Noter la réalisation du soin dans le dossier de soins

 

Technique du pédiluve

Pédiluve à réaliser pour le confort du patient ou sur prescription médicale (plaies, escarres ...).

Etre en tenue adaptée au secteur réaliser un lavage simple des mains

Préparer le matériel adapté nécessaire sur un plan de travail nettoyé et désinfecté.

Réaliser une antisepsie rapide des mains puis mettre les éléments de protection.

  • Installer le patient
  • (position lh assise si possible, protection imperméable sous les pieds).
  • Remplir la cuvette ou récipient stérile avec le type d'eau de qualité adaptée aux 2 /3,
  • la poser sur la protection et faire tremper les pieds du patient.
  • Mouiller le gant et l'imbiber de savon adapté : savonner successivement chaque pied
  •  dessus - dessous
  •  orteils,
  • espaces inter-digitaux,
  • chevilles et talons.
  • Renouveler l'eau de la cuvette pour le rinçage puis bien essuyer (toutes les surfaces doivent être parfaitement sèches).
  • En l'absence d'ongles incarnés et de mycose et si besoin couper les ongles au « carré » en tamponnant avec une compresse imbibée de Dakin Cooper® Stabilisé.
  • Jeter le matériel à usage unique utilisé puis puis enlever les gants et les jeter puis réaliser une antisepsie rapide des mains.
  • Assurer au patient fine position de repos satisfaisante.
  • Nettoyer le matériel réutilisable.
  • Réaliser lavage antiseptique des mains.
  • Noter la réalisation du soin dans le dossier de soins.

 

 

Toilette génito-anale pour un homme

le lavage se fait toujours du haut vers le bas

Laver avec le gant de toilette savonné des 2 côtés 

 

Toilette génito-anale pour un homme le lavage se fait toujours du haut vers le bas Laver avec le gant de toilette savonné des 2 côtés

Correction:Informer la patient,Se laver les mains,Remplir la cuvette d’eau chaude,Faire testez la température de l'eau,Mettre les gants,Décalotter,Laver le gland, Recalotter,Laver la verge,Laver les bourses,Rincer sans oublier  le gland en recalottant ,Sécher,Se laver les mains,Transmission

 

Toilette génito-anale pour une femme

le lavage se fait toujours du haut vers le bas

Laver avec le gant de toilette savonné des 2 côtés

Toilette génito-anale pour une femme le lavage se fait toujours du haut vers le bas  Laver avec le gant de toilette savonné des 2 côtés

Dans l'ordre :

  • Informer la patiente
  • Se laver les mains
  • Remplir la cuvette d’eau chaude
  • Faire testez la température de l'eau
  • Mettre les gants
  • Laver les grandes lèvres
  • Laver les petites lèvres
  • Laver le méat urinaire
  • Rincer,Sécher
  • Se laver les mains
  • Transmission

 

 

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Une escarre [pressure ulcer en anglais], parfois appelée plaie de lit ou ulcère de décubitus, ou encore plaie de pression au Québec, est une lésion cutanéed'origine ischémique liée à une compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses.

L'escarre est décrite selon quatre stades, comme une plaie de dedans en dehors de forme conique (une partie des lésions n'est pas visible), à base profonde, ce qui la différencie des abrasions cutanées.

Son origine est multifactorielle, cependant le rôle de la compression tissulaire associée à une perte de mobilité et à la dénutrition est prédominant.

Le traitement de l'escarre peut être chirurgical, bien qu'il soit le plus souvent médical et préventif.

L'escarre peut prendre plusieurs formes de gravité différente : une simple rougeur persistant plus d'une journée, une induration de la peau, une plaie plus ou moins profonde pouvant, dans les cas graves, atteindre les muscles ou l'os sous-jacent. Il existe plusieurs classifications différentes, mais les escarres sont souvent classés en 4 stades :

  • Stade 1 : Apparition des rougeurs avec œdème. Cet état survient en général après deux à trois heures de position assise identique. La personne ressent une douleur, des démangeaisons ou un échauffement au niveau de la zone d'appui concernée. Il n'y a pas encore de plaie mais une décoloration de la peau peut être présente. La rougeur de la peau ne disparaît pas lorsque l'on appuie dessus. La température de la peau est différente à celle de la peau environnante. À ce stade les dommages sont encore réversibles ;
  • Stade 2 : Apparitions de phlyctène, ou plus simplement de cloques sur la zone rouge. Les cloques peuvent être ouvertes ou fermées (l'ouverture se faisant dès le moindre traumatisme local). Il y a aussi une altération des cellules de l'épiderme (couche superficielle de la peau). La peau devient bleu violacé. Les dommages ne sont pas encore définitifs ;
  • Stade 3 : Apparition d'un ulcère et de nécrose. À ce stade, la peau est touchée sévèrement. Il y a des dommages du type nécrose. La peau se noircit, avec quelques couleurs rougeâtres et devient très sèche. Cliniquement, ce stade se manifeste par un cratère, avec ou sans atteinte des tissus environnants. À partir de là, la peau a subi trop de dommages, il est impossible de revenir en arrière ;
  • Stade 4 : Extension de l'ulcère : Les dommages subis par la peau au stade 3 s'étendent sur une plus large zone. Une détérioration du tissu peut se produire, ainsi que des lésions en forme de sinus. La plaie peut être fibrineuse ;

Les échelles d'évaluation des risques d'escarres

L'évaluation du niveau de risque de formations d'escarres du patient, doit être régulièrement effectué, mesure où les changements de son état général, risquent d'augmenter ou de réduire la probabilité des risque .

Il est recommandé de faire une première évaluation des risques à l'admission du patient, puis tous les trois mois.

Plusieurs échelles d'évaluation existent et sont adaptées aux différents services dans lesquels elles sont uti Il s'agit notamment des échelles :

  • de NORTON
  • de WATERLOW
  • et de BRADEN (non présentée)

L'échelle de NORTON est plus particulièrement utilisée dans les services de gériatrie.

L'échelle de WATERLOW. est trés utilisée au niveau européen.

L'échelle de BRADEN, plus particulièrement utilisée dans les services de réanimation, sert souvent de bt création d'une échelle propre à ces services, en fonction des différents critères spécifiques aux réanimation

ECHELLE DE NORTON

 

CONDITION           

PHYSIQUE                          

CONDITION

MENTALE                           

ACTIVITE                         MOBILITE                   INCONTINENCE         

trés bonne

score :4

alerte

score:4

ambulant

score:4

compléte

score: 4

non

score:4

bonne

score:3

aphathique

score:3

marche aidée

score:3

peu limité

score:3

occasionnelle

score:3

mauvaise

score:2

 

confus

score:2

 

cloué à la chaise

score :2

trés limité

score :2

urinaire

score:2

trés mauvaise

score: 1

léthargique

score:1

alité

score:1

immobile

score:1

double

score :1

 

RESULTATS

SCORE NORTON       DEGRE DU RISQUE

  • 17 - 20                           Probablement sans risque
  • 15 - 16                           Faible risque
  • 13 - 14                           Risque modéré
  • 10 - 12                           Risque élevé
  • 5 - 9                               Risque très élevé

 

 

Facteurs majorant le Risque

Tenir compte également des facteurs majorant le risque

  • FACTEURS MAJORANT LE RISQUE
  • ABSENCE DE PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE SPECIFIQUE
  • HYPOTENSION
  • TROUBLES HEMODYNAMIQUE
  • ALITE EN PERMANENCE
  • IMMUNODÉPRESSEURS
  • APPAREILLAGE INTERDISANT DES POSTURES ALTERNÉES
  • INSUFFISANCE RESPIRATOIRE AIGUË OU CHRONIQUE
  • ARTÉRITE
  • PATIENT CURARISE
  • ATTITUDES VICIEUSES (rétractation, spasticité ...)
  • RADIOTHÉRAPIE
  • CHIMIOTHÉRAPIE
  • STADE TERMINAL
  • CHOC INFECTIEUX
  • SYNDROME DE GLISSEMENT
  • DÉFICIT IMMUNITAIRE
  • VASOCONSTRICTEUR PÉRIPHÉRIQUE
  • ÉTHYLISME

 

 

ECHELLE DE WATERLOW

 

MASSE CORPORELLE

poids par rapport à la taille

  CONTINENCE   ASPECT VISUEL de la  PEAU  
        saine: 0
        fine/frêle: 1
                                                                séche/déshydraté: 1
moyenne: 0 total:                                      0 oedémateuse:                     1  
au dessus/moyenne: 1 occasionnellement: 1 état inflamatoire: 1
obése: 2 incontinence fécale: 2 décoloré: 2
dessous/moyenne 3 sonde, incontinence double: 3 irritationcutanée: 3

 

 

 

 

 

MOBILITÈ

 

  SEXE ET ÂGE   APPÈTIT  
                                                  masculin:                        1    
compléte: 0       féminin: 2                                          
agité:                                     1   14-49: 1               
apathique: 2 50-64: 2 moyen: 0
restreinte: 3 65-74: 3 faible: 1
immobile/traction: 4 75-80: 4 sonde gastrique: 2
patient mis au fauteuil: 5 81-+: 5 a jeun, anorexique: 3

 

 

RISQUES SUPPLÈMENTAIRES PARTICULIERS

 

MALNUTRITION des TISSUS

 

 

DÈFICIENCE NEUROLOGIQUE

 

 

CHIRURGIE:TRAUMATISME

 

 
cachexie terminale:                  8       diabéte:       

orthopédie

partie inférieure                        

      
dèficience cardiaque: 5 sclérose en plaque:   colonne: 5

insuffisance vascul

périphérique

5 déficit sensoriel          intervention de + de 2 heure 5
anémie 2 paraplégie: 4-5    
tabagisme 1        

 

MÈDICAMENTS:          cytotoxiques, corticïdeà haute dose, anti-inflamatoires:          4

 

RISQUE D'ESCARRES DU PATIENT

 

SCORE >                  10:             PATIENT A RISQUE
SCORE > 15: PATIENT A HAUT RISQUE
SCORE > 20: PATIENT A TRÈS HAUT RISQUE

 

 

Tenir compte également des facteurs majorant le risque

 

  •  ALITE EN PERMANENCE
  • IMMUNODÉPRESSEURS
  • APPAREILLAGE INTERDISANT DES POSTURES ALTERNÉES
  • INSUFFISANCE RESPIRATOIRE AIGUË OU CHRONIQUE
  • ARTÉRITE
  • ATTITUDES VICIEUSES (rétractation, spasticité ...)
  • RADIOTHÉRAPIE
  • CHIMIOTHÉRAPIE
  • STADE TERMINAL
  • CHOC INFECTIEUX
  • SYNDROME DE GLISSEMENT
  • DÉFICIT IMMUNITAIRE
  • VASOCONSTRICTEUR PÉRIPHÉRIQUE
  • ÉTHYLISME

     

Toilette au lit Matériel  Pour la réalisation du soin (sur un chariot décontaminé) - savon doux, - cuvette remplie d'eau à température adaptée à la personne, - serviettes et gants de toilette, - un tablier à usage unique, - gants à usage unique, - lingettes à usage unique, - bouteille en plastique emplie d'eau à température adaptée à la personne, - bassin sauf contre indication, - matériel pour la prévention d'escarres, - nécessaire pour l'hygiène buccale, - nécessaire pour la coiffure, - nécessaire de rasage. Pour le patient - nécessaire au change, - eau de toilette, - vêtements de rechange, - nécessaire pour la réfection de lit, - paravent si besoin. Matériel spécifique - Couche et protection de lit si C.I. au bassin. Pour la gestion des déchets - Haricot, - sac poubelle, - sac à linge sale. Déroulement du soin Préparation du patient: - Planifier le soin en fonction de l'état du patient de l'organisation du service. - Prévenir la personne du soin, expliquer si besoin. - Demander à la personne si besoin d'uriner ou d'aller à la selle avant la toilette. Technique: - Lavage des mains simple. - Enlever le couvre lit et la couverture. - Enlever oreiller et monter la partie supérieure du lit. - Déshabiller partiellement la personne et maintenir drap sur le torse. - Utiliser le gant de toilette pour le haut du corps. : laver le visage, les yeux puis rincer, sécher ; savonner le cou, les oreilles puis rincer, sécher. - Découvrir les membres supérieurs. - Savonner les membres supérieurs l'un après l'autre, rincer, sécher. - Renouveler eau de rinçage si besoin. - Découvrir le torse puis savonner, rincer, sécher. - Recouvrir le haut du corps avec une serviette ou un drap propre et sec. - Renouveler eau de rinçage. - Découvrir les membres inférieurs. - Enlever bas de pyjama et maintenir le drap au niveau des organes génitaux. - Utiliser le gant de toilette pour le bas du corps. - Savonner, rincer et sécher les membres inférieurs. - Renouveler eau de rinçage. - Mettre les gants à usage unique. - Découvrir les organes génitaux. - Déborder le drap et l'alèse ; les replier sous les fesses.. - Installer la personne sur le bassin sauf C.I. - Avec des lingettes ou gant de toilette à usage unique, savonner l'intérieur des cuisses et le pubis. - Rincer le pubis et la face interne des cuisses. Femme: - Savonner la vulve de haut en bas jusqu'à la zone anale. - Rincer de haut en bas avec la bouteille d'eau. Homme: - Décalotter le gland et savonner la verge et le scrotum jusqu'à la zone anale. - Rincer avec bouteille d'eau. Re-calotter le gland. - Sécher, retirer le bassin. - Installer la personne en décubitus latéral. - Savonner, rincer et sécher les fesses et le pli inter fessier puis retirer les gants à usage unique. - Renouveler eau de rinçage. - Utiliser le gant de toilette du haut du patient pour savonner, rincer et sécher le dos. - Effectuer la prévention d'escarres au niveau des points d'appui. - Habiller la personne soignée. - Refaire le lit. - Procéder au soin de bouche. - Procéder aux soins esthétiques. - Réinstaller la personne. - Réaménager l'environnement du patient. (sonnette, tablette , barrières). - Nettoyer et ranger le matériel. Soins de bouche Matériel Un plateau,  compresses, abaisse-langue en bois ou pince de Kocher, la solution, selon protocole du service, ou prescription, - gants à usage unique,  lubrifiant pour les lèvres,  haricot à usage unique. Déroulement du soin Informer le patient du soin et le faire participer. Installer la personne en position demi assise, ou bien relevée avec des coussins. Le patient inconscient est installé en décubitus dorsal, la tête sur le côté ou PLS. Après lavage des mains, préparer les tampons c'est à dire déplier la compresse et l'enrouler serrée autour de l'abaisse-langue. Imbiber le tampon de solution. Éliminer le surplus de liquide en pressant le tampon sur le bord du verre. Nettoyer la cavité buccale : les gencives, les dents, les faces internes des joues, le palais, la langue. Répéter plusieurs fois l'opération, en changeant de tampons. Pratiquer le soin en maintenant avec le pouce l'extrémité de la compresse, ce qui permettra de dérouler pour la jeter, sans toucher la partie sale. Faire rincer la bouche avec la fin de solution, excepté pour le patient qui a perdu ses réflexes de déglutition.  Essuyer la bouche et réinstaller le patient. Informer et éduquer le patient sur l'utilité du soin de bouche régulier, sur la technique du soin, sur l'action du produit que l'on utilise. Transcrire que le soin est accompli, et noter l'état de la cavité buccale: présence de dépôts blanchâtre, de saignements, de douleur localisée.< >Une escarre [pressure ulcer en anglais], parfois appelée plaie de lit ou ulcère de décubitus, ou encore plaie de pression au Québec, est une lésion cutanéed'origine ischémique liée à une compression des tissus mous entre un plan dur et les saillies osseuses.

L'escarre est décrite selon quatre stades, comme une plaie de dedans en dehors de forme conique (une partie des lésions n'est pas visible), à base profonde, ce qui la différencie des abrasions cutanées.

Son origine est multifactorielle, cependant le rôle de la compression tissulaire associée à une perte de mobilité et à la dénutrition est prédominant.

Le traitement de l'escarre peut être chirurgical, bien qu'il soit le plus souvent médical et préventif.

L'escarre peut prendre plusieurs formes de gravité différente : une simple rougeur persistant plus d'une journée, une induration de la peau, une plaie plus ou moins profonde pouvant, dans les cas graves, atteindre les muscles ou l'os sous-jacent. Il existe plusieurs classifications différentes, mais les escarres sont souvent classés en 4 stades :

  • Stade 1 : Apparition des rougeurs avec œdème. Cet état survient en général après deux à trois heures de position assise identique. La personne ressent une douleur, des démangeaisons ou un échauffement au niveau de la zone d'appui concernée. Il n'y a pas encore de plaie mais une décoloration de la peau peut être présente. La rougeur de la peau ne disparaît pas lorsque l'on appuie dessus. La température de la peau est différente à celle de la peau environnante. À ce stade les dommages sont encore réversibles ;
  • Stade 2 : Apparitions de phlyctène, ou plus simplement de cloques sur la zone rouge. Les cloques peuvent être ouvertes ou fermées (l'ouverture se faisant dès le moindre traumatisme local). Il y a aussi une altération des cellules de l'épiderme (couche superficielle de la peau). La peau devient bleu violacé. Les dommages ne sont pas encore définitifs ;
  • Stade 3 : Apparition d'un ulcère et de nécrose. À ce stade, la peau est touchée sévèrement. Il y a des dommages du type nécrose. La peau se noircit, avec quelques couleurs rougeâtres et devient très sèche. Cliniquement, ce stade se manifeste par un cratère, avec ou sans atteinte des tissus environnants. À partir de là, la peau a subi trop de dommages, il est impossible de revenir en arrière ;
  • Stade 4 : Extension de l'ulcère : Les dommages subis par la peau au stade 3 s'étendent sur une plus large zone. Une détérioration du tissu peut se produire, ainsi que des lésions en forme de sinus. La plaie peut être fibrineuse ;

Les échelles d'évaluation des risques d'escarres

L'évaluation du niveau de risque de formations d'escarres du patient, doit être régulièrement effectué, mesure où les changements de son état général, risquent d'augmenter ou de réduire la probabilité des risque .

Il est recommandé de faire une première évaluation des risques à l'admission du patient, puis tous les trois mois.

Plusieurs échelles d'évaluation existent et sont adaptées aux différents services dans lesquels elles sont uti Il s'agit notamment des échelles :

  • de NORTON
  • de WATERLOW
  • et de BRADEN (non présentée)

L'échelle de NORTON est plus particulièrement utilisée dans les services de gériatrie.

L'échelle de WATERLOW. est trés utilisée au niveau européen.

L'échelle de BRADEN, plus particulièrement utilisée dans les services de réanimation, sert souvent de bt création d'une échelle propre à ces services, en fonction des différents critères spécifiques aux réanimation

ECHELLE DE NORTON

 

CONDITION           

PHYSIQUE                          

CONDITION

MENTALE                           

ACTIVITE                         MOBILITE                   INCONTINENCE         

trés bonne

score :4

alerte

score:4

ambulant

score:4

compléte

score: 4

non

score:4

bonne

score:3

aphathique

score:3

marche aidée

score:3

peu limité

score:3

occasionnelle

score:3

mauvaise

score:2

 

confus

score:2

 

cloué à la chaise

score :2

trés limité

score :2

urinaire

score:2

trés mauvaise

score: 1

léthargique

score:1

alité

score:1

immobile

score:1

double

score :1

 

RESULTATS

SCORE NORTON       DEGRE DU RISQUE

  • 17 - 20                           Probablement sans risque
  • 15 - 16                           Faible risque
  • 13 - 14                           Risque modéré
  • 10 - 12                           Risque élevé
  • 5 - 9                               Risque très élevé

 

 

Facteurs majorant le Risque

Tenir compte également des facteurs majorant le risque

  • FACTEURS MAJORANT LE RISQUE
  • ABSENCE DE PRISE EN CHARGE NUTRITIONNELLE SPECIFIQUE
  • HYPOTENSION
  • TROUBLES HEMODYNAMIQUE
  • ALITE EN PERMANENCE
  • IMMUNODÉPRESSEURS
  • APPAREILLAGE INTERDISANT DES POSTURES ALTERNÉES
  • INSUFFISANCE RESPIRATOIRE AIGUË OU CHRONIQUE
  • ARTÉRITE
  • PATIENT CURARISE
  • ATTITUDES VICIEUSES (rétractation, spasticité ...)
  • RADIOTHÉRAPIE
  • CHIMIOTHÉRAPIE
  • STADE TERMINAL
  • CHOC INFECTIEUX
  • SYNDROME DE GLISSEMENT
  • DÉFICIT IMMUNITAIRE
  • VASOCONSTRICTEUR PÉRIPHÉRIQUE
  • ÉTHYLISME

 

 

ECHELLE DE WATERLOW

 

MASSE CORPORELLE

poids par rapport à la taille

  CONTINENCE   ASPECT VISUEL de la  PEAU  
        saine: 0
        fine/frêle: 1
                                                                séche/déshydraté: 1
moyenne: 0 total:                                      0 oedémateuse:                     1  
au dessus/moyenne: 1 occasionnellement: 1 état inflamatoire: 1
obése: 2 incontinence fécale: 2 décoloré: 2
dessous/moyenne 3 sonde, incontinence double: 3 irritationcutanée: 3

 

 

 

 

 

MOBILITÈ

 

  SEXE ET ÂGE   APPÈTIT  
                                                  masculin:                        1    
compléte: 0       féminin: 2                                          
agité:                                     1   14-49: 1               
apathique: 2 50-64: 2 moyen: 0
restreinte: 3 65-74: 3 faible: 1
immobile/traction: 4 75-80: 4 sonde gastrique: 2
patient mis au fauteuil: 5 81-+: 5 a jeun, anorexique: 3

 

 

RISQUES SUPPLÈMENTAIRES PARTICULIERS

 

MALNUTRITION des TISSUS

 

 

DÈFICIENCE NEUROLOGIQUE

 

 

CHIRURGIE:TRAUMATISME

 

 
cachexie terminale:                  8       diabéte:       

orthopédie

partie inférieure                        

      
dèficience cardiaque: 5 sclérose en plaque:   colonne: 5

insuffisance vascul

périphérique

5 déficit sensoriel          intervention de + de 2 heure 5
anémie 2 paraplégie: 4-5    
tabagisme 1        

 

MÈDICAMENTS:          cytotoxiques, corticïdeà haute dose, anti-inflamatoires:          4

 

RISQUE D'ESCARRES DU PATIENT

 

SCORE >                  10:             PATIENT A RISQUE
SCORE > 15: PATIENT A HAUT RISQUE
SCORE > 20: PATIENT A TRÈS HAUT RISQUE

 

 

Tenir compte également des facteurs majorant le risque

 

  •  ALITE EN PERMANENCE
  • IMMUNODÉPRESSEURS
  • APPAREILLAGE INTERDISANT DES POSTURES ALTERNÉES
  • INSUFFISANCE RESPIRATOIRE AIGUË OU CHRONIQUE
  • ARTÉRITE
  • ATTITUDES VICIEUSES (rétractation, spasticité ...)
  • RADIOTHÉRAPIE
  • CHIMIOTHÉRAPIE
  • STADE TERMINAL
  • CHOC INFECTIEUX
  • SYNDROME DE GLISSEMENT
  • DÉFICIT IMMUNITAIRE
  • VASOCONSTRICTEUR PÉRIPHÉRIQUE
  • ÉTHYLISME

     

Technique du capiluve Capiluve à réaliser chez un patient alité. Etre en tenue adaptée au secteur réaliser un lavage simple des mains Préparer le matériel nécessaire sur un plan de travail nettoyé et désinfecté. Réaliser une antisepsie rapide des mains puis mettre éléments de protection. Décaler le lit du mur et baisser la tête dans les glissières ; installer le patient en décubitus dorsal (épaules au ras du matelas, et si l'état le permet : drap plié 4 sous les épaules) puis disposer les protections et cuvette (= déclivité pour recueillir les écoulements). Couvrir le patient (= respect pudeur) et protéger conduits auditifs avec un peu de coton hydrophile. Humidifier cuir chevelu et chevelure avec de l'eau de qualité adaptée avec un dose de produit moussant adapté, masser cuir chevelu et chevelure en insistant sur le pourtour des oreilles. Débuter le démêlage des cheveux de la racine vers les pointes puis rincer abondamment à l'eau tiède et vider la bassine. Sécher, peigner et finaliser le séchage avec un séchoir électrique vérifier la propreté des oreilles et replis auriculaires. Jeter le matériel à usage unique utilisé puis enlever les gants et les jeter puis réaliser une antisepsie rapide des mains. Nettoyer le matériel réutilisable. Réaliser un lavage antiseptique des mains. Noter la réalisation du soin dans le dossier de soins Technique du pédiluve Pédiluve à réaliser pour le confort du patient ou sur prescription médicale (plaies, escarres ...). Etre en tenue adaptée au secteur réaliser un lavage simple des mains Préparer le matériel adapté nécessaire sur un plan de travail nettoyé et désinfecté. Réaliser une antisepsie rapide des mains puis mettre les éléments de protection. Installer le patient (position lh assise si possible, protection imperméable sous les pieds). Remplir la cuvette ou récipient stérile avec le type d'eau de qualité adaptée aux 2 /3, la poser sur la protection et faire tremper les pieds du patient. Mouiller le gant et l'imbiber de savon adapté : savonner successivement chaque pied  dessus - dessous  orteils, espaces inter-digitaux, chevilles et talons. Renouveler l'eau de la cuvette pour le rinçage puis bien essuyer (toutes les surfaces doivent être parfaitement sèches). En l'absence d'ongles incarnés et de mycose et si besoin couper les ongles au « carré » en tamponnant avec une compresse imbibée de Dakin Cooper® Stabilisé. Jeter le matériel à usage unique utilisé puis puis enlever les gants et les jeter puis réaliser une antisepsie rapide des mains. Assurer au patient fine position de repos satisfaisante. Nettoyer le matériel réutilisable. Réaliser lavage antiseptique des mains. Noter la réalisation du soin dans le dossier de soins.

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