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Étudiants IDE-AS-AES Pour les étudiants infirmier, aide soignant et AES

UE2.10 Infectiologie, hygiène

Vocabulaire Immunologie, Infectiologie, Hygiène

Vocabulaire – Immunologie, Infectiologie, Hygiène

UE 2.10 S1 – Définitions essentielles pour la pratique soignante

Immunologie / Infectiologie

Aérobie : Micro-organisme nécessitant l’oxygène pour vivre.
Anaérobie : Micro-organisme vivant sans oxygène.
Anaphylaxie : Réaction allergique grave et brutale mettant en jeu le pronostic vital.
Antigène : Substance étrangère déclenchant une réponse immunitaire.
Anticorps (Immunoglobulines) : Protéines produites par les lymphocytes B permettant la reconnaissance et la neutralisation des antigènes.
Auto-immunité : Réaction immunitaire dirigée contre les propres cellules de l’organisme.
Bactérie : Micro-organisme unicellulaire se multipliant par division.
Bactériémie : Présence de bactéries dans le sang.
Champignons / Levures : Micro-organismes responsables de mycoses superficielles ou profondes.
Commensal : Micro-organisme vivant en harmonie avec l’hôte sans provoquer de maladie.
Contagion : Transmission d’une maladie d’un individu à un autre.
Contamination : Présence transitoire de micro-organismes sur une surface ou un organisme.
Endémie : Présence habituelle d’une maladie dans une région donnée.
Épidémie : Augmentation rapide du nombre de cas d’une maladie dans une population.
Pandémie : Épidémie touchant plusieurs pays ou continents.
Incubation : Délai entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes.
Infection : Pénétration et multiplication d’un agent infectieux dans l’organisme.
Infection associée aux soins (IAS) : Infection survenant au cours ou au décours d’une prise en charge médicale.
Opportuniste : Germe provoquant une infection chez un patient immunodéprimé.
Virémie : Présence de virus dans le sang.
Zoonose : Maladie transmissible de l’animal à l’homme.

Hygiène et prévention

Aseptie : Ensemble des mesures visant à empêcher l’introduction de micro-organismes.
Antiseptique : Produit utilisé sur les tissus vivants pour éliminer les micro-organismes.
Désinfection : Élimination des micro-organismes sur les surfaces inertes.
Stérilisation : Destruction totale de tous les micro-organismes, y compris les spores.
Flore commensale : Ensemble des micro-organismes habituellement présents sans danger.
Transmission manuportée : Transmission par les mains.
Transmission gouttelettes : Transmission par projections respiratoires > 5 µm.
Transmission aéroportée : Transmission par l’air < 5 µm.
Vaccin : Préparation stimulant l’immunité pour prévenir une maladie infectieuse.

Abréviations essentielles

AES : Accident avec Exposition au Sang
BMR : Bactérie Multi-Résistante
BHRe : Bactérie Hautement Résistante émergente
DASRI : Déchets d’Activités de Soins à Risques Infectieux
EPI : Équipement de Protection Individuelle
IAS : Infection Associée aux Soins
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
PHA : Produit Hydro-Alcoolique
PS : Précautions Standard
VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine
VHB / VHC : Virus des Hépatites B et C

© soignantenehpad.fr – UE 2.10 – Immunologie / Infectiologie

Cours Infectiologie & Hygiène

Cours – Infectiologie et Hygiène

Bases indispensables pour les étudiants aides-soignants et infirmiers

Objectifs pédagogiques

À l’issue de ce cours, l’étudiant sera capable de :

  • Comprendre les risques infectieux en milieu de soins
  • Identifier les agents infectieux
  • Connaître les modes et voies de transmission
  • Appliquer les règles d’hygiène et de prévention
  • Prévenir les infections associées aux soins

1. Définitions fondamentales

Contamination : présence de micro-organismes pathogènes sur un organisme, un objet ou une surface, sans pénétration dans les tissus.

Infection : pénétration et multiplication d’un agent infectieux dans l’organisme, avec ou sans signes cliniques.

Colonisation : présence d’un micro-organisme sur ou dans l’organisme sans provoquer de maladie.

2. Modes et voies de transmission

Modes de transmission :

  • Contact direct
  • Contact indirect (matériel, surfaces)
  • Transmission environnementale
  • Transmission vectorielle

Voies de transmission :

  • Voie respiratoire
  • Voie digestive (fécale-orale)
  • Voie cutanée
  • Voie transcutanée (AES)
  • Voie sexuelle
  • Transmission mère-enfant

3. Les flores microbiennes

Flore commensale : flore naturellement présente sur la peau et les muqueuses, jouant un rôle protecteur.

Flore saprophyte : micro-organismes non pathogènes participant à l’équilibre de l’organisme.

Flore transitoire : micro-organismes acquis par contact, souvent responsables d’infections croisées.

4. Asepsie et antisepsie

Asepsie : ensemble des mesures visant à empêcher l’introduction de micro-organismes.

Antisepsie : utilisation de produits sur les tissus vivants pour éliminer ou inhiber les micro-organismes.

5. Agents infectieux

Bactéries : micro-organismes unicellulaires se multipliant rapidement.

Virus : parasites intracellulaires obligatoires nécessitant une cellule hôte.

Champignons : responsables de mycoses superficielles ou profondes.

Parasites : organismes vivant aux dépens de l’hôte.

Prions : agents infectieux protéiques responsables de maladies neurodégénératives.

6. Système immunitaire

Immunité innée : première ligne de défense, non spécifique.

Immunité acquise : réponse spécifique avec mémoire immunitaire.

7. Infections associées aux soins (IAS)

Infections survenant au cours ou au décours d’une prise en charge, absentes à l’admission.

Facteurs favorisants : âge, immunodépression, gestes invasifs, antibiothérapie.

8. Précautions standard

  • Hygiène des mains
  • Port de gants si risque biologique
  • Protection de la tenue
  • Gestion du matériel et des déchets
  • Hygiène respiratoire

9. Précautions complémentaires

Contact : BMR, gale.

Gouttelettes : grippe, coqueluche.

Air : tuberculose.

10. Bionettoyage

Le bionettoyage associe le nettoyage et la désinfection afin de réduire le risque infectieux.

11. Gestion du linge

  • Respect du circuit sale / propre
  • Port de gants
  • Éviter le contact avec les surfaces
  • Fermeture correcte des sacs

38 Exercices infectiologie, hygiène

 




QCM les virus


Tri des déchets d'activité de soins 

Le tri des déchets d'activité de soins se fait à la production.Il a pour objectif :

Assurer la sécurité des personnes Respecter les règles d'hygiène

ÉLIMINER CHAQUE TYPE DE DÉCHETS PAR LA FILIÈRE APPROPRIÉE

Auteur : Gisèle Cabre

Formatrice IFSI

Rédaction : soignantenehpad.fr

Menu je valide mon semestre 1

Je fais un essai Menu semestre 1 UE 1.1 S1 Psychologie, sociologie, anthropologie UE1.3 législation,éthique,déontologie UE2.10 Infectiologie, hygiène UE2.4 Processus traumatiques UE2.2 Cycles de la vie et grandes fonctions UE2.1 Biologie fondamentale UE3.1 Raisonnement démarche clinique UE 4.1 Soins de confort UE6.1 Méthodes de travail UE6.2 Anglais professionnel UE 2.11Pharmacologie et thérapeutiques UE 4.4 Les Calculs de Doses et Débits 9 étapes du plan de soins infirmiers 5 étapes du processus de soins infirmiers Le guide du diagnostic infirmier Méthode calculs de doses et de débits Dossier de soins infirmier 24 Fiches de révisions générales Liste des valeurs standard en laboratoire Accès libre Méthode calcul de doses pédiatriques Méthode simple du calcul de dose 50 schémas à légender Vocabulaire Médical Entraînement aux transmissions ciblées Examens et analyses biologiques Glossaire infectiologie Hygiène Régimes alimentaires hospitalier Liste antidotes des médicaments Partiel blanc Biologie fondamentales Partiel blanc Psycho-socio-anthropologie Partiel blanc infectiologie-hygiène Partiel blanc Législation éthique déontologie Partiel blanc cycles vie et grandes fonctions Partiel blanc Processus traumatiques Partiel blanc pharmacologie et thérapeutiques

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Mécanismes de la chaîne infectante

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Mécanismes de la chaîne infectante

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Cette page permet de donner à l’étudiant les règles d’hygiène nécessaires à son arrivée en stage.
 Dès le début de la formation sont donc posés la compréhension des risques infectieux, l’intérêt de leur prévention par l’usage de mesures adaptées, réglementées. Ces règles seront reprises  , tout le long de la formation.

Décrire les mécanismes d’action des agents infectieux,
Identifier les règles d’hygiène utilisées dans les établissements de soins et en argumenter l’usage

Definir la contamination

La contamination (du latin souillure) est le terme médical utilisé pour désigner l'envahissement d'un organisme vivant ou d'une chose par des micro-organismes pathogènes.

Différencier infection et colonisation

Infection : Pénétration dans un organisme d'un agent étranger (bactérie, virus, champignon, parasite) capable de s'y multiplier et d'y induire des lésions pathologiques. L'infection peut s'accompagner de manifestations cliniques

Colonisation : Envahissement d'un germe dans une région du corps. Les patients colonisés contrairement aux patients infectés n'ont aucun signe d'infection

Distinguer les voies de transmission

Transmission par voie sanguine (HIV, HEPATITES VIRALES…)

Transmission par voie aeroportée (GRIPPE, TUBERCULOSE…)

Transmission par voie manuportée (STREPTOCOQUE, STAPHYLOCOQUE, BMR, VIRUS DE L’HEPATITE A, SALMONELLES…)

Définir les différentes flores 

Flore bactérienne commensale = Flore résidente 

Ensemble des micro-organismes vivant naturellement sur la couche superficielle de l'épiderme, la partie supérieure des follicules pileux et des conduits des glandes sébacées. 
Les micro-organismes sont profondément enchassés et adhérents à la surface de la peau. Les espèces bactériennes les plus représentatives sont les staphyloccoques à coagulase négative, lesStaphyloccocus aureus et les corynébactéries.

Flore saprophyte

Ensemble des micro-organismes hôtes habituels de l'organisme. Les micro-organismes saprophytes sont en général dépourvus de pouvoir pathogène.

Flore transitoire

Ensemble des micro-organismes de passage acquis au contact des personnes, des surfaces ou objets touchés au cours des gestes quotidiens.

Elle est surtout importante au niveau des parties découvertes notamment les mains. 

Les espèces bactériennes les plus représentatives sont les entérobactéries, les Pseudomonas spp…

Ensemble des micro-organismes de passage acquis au contact des personnes, des surfaces ou objets touchés au cours des gestes quotidiens.

Définir Aspesie et Antisepsie

Aspesie :

Ensemble des mesures préventives pour empêcher la contamination par des micro-organismes et/ou des virus

Antisepsie :

Opération permettant sur les tissus vivants d'éliminer ou de tuer les micro-organismes et/ou d'inactiver les virus.

Définition Bactérie 

• Etre vivant, unicellulaire, de petite taille (généralement 1 micro de diamètre et quelques microns de longueur).
• Cellule procaryote (dépourvue d’un véritable noyau) : absence de membrane nucléaire, chromosome unique en général.

Structure d'une bactérie

La taille d’une bactérie varie entre 1 à 10 µm. Le poids d’une bactérie est d’environ 10-12 g. Elle contient 70% d’eau. Rapporté au poids sec, une bactérie est constituée de protéines (55%), de lipides (10%), de lipopolysaccharides (3%), de peptidoglycane (3%), de ribosomes (40%), d’ARN (20%) et d’ADN (3%).

Composition d'une Bactérie

• Le principal composant est l'eau, elle représente environ
80% du poids de la bactérie.
• L'analyse sur un poids sec donne les résultats suivants :
• Carbone 50%
• Azote 15%
• Hydrogène 10%
• Oxygène 20%
• Phosphore 3%
• Soufre
• Mg++, Mn++, Zn++, Cr, Na+, K+... etc

Modes de transmissions

 Contact direct
• toux, éternuement, contact corps
• Contact indirect
• Dispersion par l’hôte dans l’environnement
• Survie
• Transmission à un nouvel hôte (oro-fécale)
• Véhicule
• Par matière (sol, eau, nourriture…)
• Par organisme (insectes, animaux, plantes…)

Voies de transmissions

Voie digestive : ingestion d’eau ou aliments souillés
Voie respiratoire : inhalation d’aérosols contaminés
Voie cutanée : inoculation par contact (plaie souillée)
Voie transcutanée : inoculation iatrogène ( injection, cathéter) ou par piqûre d’insecte vecteur de bactéries
Voie sexuelle : maladies sexuellement transmissibles

Structure des virus

Structure simple :
- 1 acide nucléique =génome soit un ADN, soit un ARN
- 1 coque protéique = capside assure la protection et le transport du génome 

Cycle virale

Le cycle d'infection d'une cellule par un virus peut être décomposé en trois grandes étapes:<br />1. L'attachement, la pénétration, et la décapsidation qui conduisent à l'internalisation du génome viral dans la cellule cible.<br />2. L'expression des gènes et la réplication qui vont, respectivement, assurer la synthèse des protéines codées par le génome viral et permettre la multiplication de ce génome.<br />3. L'assemblage et la sortie qui vont mener à la production et la libération de particules virales infectieuses, capables de propager l'infection à d'autres cellules.    

Transmission des virus

La transmission d'affections respiratoires
La transmission féco-orale
Les transmissions parentérales
La transmission sexuelle
La transmission mère enfant
La transmission par arthropodes
Zoonoses 
Maladies iatrogènes

Le virus de la grippe

La grippe est une maladie infectieuse causée par des virus respiratoires, de la famille des orthomyxoviridae, qui s’attaquent surtout aux voies respiratoires supérieures (nez, gorge, bronches), rarement aux poumons. Les virus grippaux pathogènes pour l’homme appartiennent à deux groupes, A et B. 

Le virus du VIH

VIH désigne le Virus de l’Immunodéficience Humaine. Il est transmis par voie sexuelle, sanguine, et de la mère à l’enfant. Il cible les lymphocytes T, cellules essentielles au bon fonctionnement du système immunitaire. Sur le long terme, le VIH affaibli le système immunitaire et les personnes infectées développent de graves maladies. Ces maladies sont qualifiées de « maladies opportunistes » car elles sont causées par des micro-organismes inoffensifs pour les personnes dont le système immunitaire fonctionne normalement.
 Le syndrome de l’immunodéficience acquise (sida) est le dernier stade de l’infection par le VIH. Il correspond au développement d’une ou de plusieurs maladies opportunistes chez les personnes infectées.

Les virus des hépatites virales (VHA, VHB, VHC)

Une hépatite est une inflammation du foie causée par des substances toxiques, ou par des virus (majorité des cas). A ce jour, 5 virus provoquant une infection ciblée et une inflammation du foie ont été identifiés. Ces virus, désignés par les lettres A, B, C, D, et E, diffèrent par leur mode de transmission (féco-orale pour les virus A et E ; parentérale pour les virus B et C) et leur agressivité. 

Structure de champignons

C’est un eucaryote, qui possède donc un noyau, un réticulum endoplasmique, des mitochondries. La membrane contient de l’ergostérol et non du cholestérol. La différence avec les mammifères est dans la paroi, qui est rigide et qui contient de la chitine, des glycoprotéines et des béta glucanes et qui permet au champignon d’être lui-même rigide.

Les levuroses

Les levuroses sont des affections cutanées, muqueuses, viscérales et septicémiques dues à des levures. 

Exemples de champignons : Candida

Résident normal de la muqueuse du tube digestif (de la bouche à l’anus). Il ne rend pas malade mais probablement indispensable à  l’homme.
S’il y a un déséquilibre, lié à un traitement antibiotique par exemple, il peut devenir pathogène

Exemples de champignons : Dermatophytes

Les dermatophyties sont des mycoses dues aux dermatophytes, concernant l’épiderme et les phanères (ongles, cheveux, poils), très exceptionnellement les tissus profonds.

Qu'est ce qu'un parasite

Un parasite est un organisme qui devient alimentaire et l'abri sur ou dans un autre organisme, mais ne donne rien à la survie de l'hôte. Par exemple, un parasite dans notre corps vivrait aux frais de nos cellules, notre énergie ou l'alimentation que nous mangeons et en conséquence, emportons de la nourriture et de l'énergie que nous
exigeons pour être actifs et demeurer sain. Quand il y a un parasite à l'intérieur de notre corps nous sommes en sommes en danger ( maladie, malaises et des défis de santé différents)

Qu'est ce qu'un parasite protozoaire

Un protozoaire est ce que nous appelons un organisme eukaryotic parce que c'est une cellule qui contient un vrai noyau et est limitée par une membrane nucléaire. Un parasite protozoaire est essentiellement un protozoaire qui s'est adapté pour envahir et vivre dans des cellules et les tissues d'autres organismes. danger pour la maladie, des malaises et des défis de santé différents

Qu'est ce qu'un parasite Helminthe

Helminthe est un nom vernaculaire synonyme de vers parasites.
Les helminthes, selon l'espèce considérée et leur étape de développement, parasitent différents organes, dont : intestin,réseaux sanguin et lymphatique,tissus conjonctifs, organes creux : cavités urogénitales, poumons

Le paludisme

Le paludisme est une maladie infectieuse potentiellement mortelle due à plusieurs espèces de parasites appartenant au genre Plasmodium. Le parasite est transmis à l’homme par la piqûre de moustiques infectés.

La toxoplasmose

La toxoplasmose est l'infection par un parasite nommé Toxoplasma gondii. Non contagieuse, elle reste le plus souvent bénigne et asymptomatique. Toutefois, elle peut causer des complications parfois graves chez :

les patients souffrant d’immunodépression ;
les fœtus des femmes enceintes n’ayant pas été au contact du parasite avant leur grossesse.

Les Amibes

L’amibiase est provoquée par l’amibe Entamoeba histolytica, parasite spécifique de l’homme. Il s’agit d’un protozoaire qui peut s’entourer d’une fine coque pour former un kyste de quelques microns de diamètre. Lorsque ces kystes sont ingérés, ils germent dans l’intestin grêle pour donner lieu à la forme végétative, les trophozoïtes, qui gagnent le gros intestin, y prolifèrent et se re-enkystent. C’est sous cette forme, plus résistante, que E. histolytica est rejeté dans les matières fécales et est susceptible de contaminer d’autres personnes. 

La gale

 Il s'agit d'une affection contagieuse bénigne (sans gravité), qui se transmet par le contact et dont le principal symptôme chez l'homme est la démangeaison.
Maladie infectieuse de la peau causée par un parasite de type acarien microscopique, le sarcopte (Sarcoptes scabiei)

Caractéristiques des prions

Un prion est un type d’agent pathogène de nature protéique (constitué d’une protéine ayant adopté une conformation ou un repliement anormal) qui au contraire des agents infectieux conventionnels tels que les virus, les bactéries ou encore les parasites, est exempt d’acide nucléique (ADN et ARN) comme support de l’information infectieuse. 

Les différentes formes de maladies à prions

Il existe trois grandes formes de maladies à prions :

les formes acquises, qui s'acquièrent par contamination ;
les formes sporadiques, qui apparaissent spontanément ;
les formes génétiques, qui sont héréditaires.

Les caractéristiques du système immunitaire

Le système immunitaire d'un organisme est un système biologique constitué d'un ensemble coordonné d'éléments de reconnaissance et de défense qui discrimine le « soi » du « non-soi ». Il est hérité à la naissance, mais autonome, adaptatif et doué d'une grande plasticité, il évolue ensuite au gré des contacts qu'il a avec des microbes ou substances environnementales étrangères au corps

L’immunité non spécifique : réaction inflammatoire

La réaction inflammatoire donne des symptômes qui sont causés par la libération de médiateurs chimiques. C'est l'histamine qui est le plus actif dans l'inflammation. Libéré par des mastocytes situés dans le tissu conjonctif, il va provoquer la dilatation des vaisseaux. Les quatre signes de l'inflammation sont : rougeur, chaleur, douleur et œdème.

Mécanismes de défense moins-spécifique (innée)

Barrières physiques
La peau est le premier, le plus grand et le plus important élément du système de défense : il prévient l'entrée de la plupart des corps étrangers. Les personnes qui perdent trop de peau, par brûlure par exemple, risquent de succomber à des infections. Pour éviter cela, elles sont placées dans des chambres hospitalières maintenues aussi stériles que possible.
Les muqueuses (ou tissus continus) qui recouvrent les voies oro-pharyngiennes et digestives, les voies respiratoires et urogénitales constituent également une barrière physique. Les cellules très étroitement juxtaposées sont imperméables à la plupart des agents infectieux. En surface de certaines muqueuses, un film de mucus animé par les battements de cils vibratiles permet de fixer, enrober puis évacuer vers l'extérieur la plupart des particules ou êtres vivants intrus.
Les cellules possèdent divers systèmes « passifs » de défense chimiques et biochimiques (enzymes, acides gras, acide lactique, pH du corps, etc.).
La peau et les muqueuses sont recouvertes d'une flore bactérienne dite « normale » qui protège, souvent par concurrence, des micro-organismes pathogènes.
Les muqueuses (ou tissus continus) qui recouvrent les voies oro-pharyngiennes et digestives, les voies respiratoires et urogénitales constituent également une barrière physique. Les cellules très étroitement juxtaposées sont imperméables à la plupart des agents infectieux. En surface de certaines muqueuses, un film de mucus animé par les battements de cils vibratiles permet de fixer, enrober puis évacuer vers l'extérieur la plupart des particules ou êtres vivants intrus.
Les cellules possèdent divers systèmes « passifs » de défense chimiques et biochimiques (enzymes, acides gras, acide lactique, pH du corps, etc.).
La peau et les muqueuses sont recouvertes d'une flore bactérienne dite « normale » qui protège, souvent par concurrence, des micro-organismes pathogènes.

Système du complément
Le système du complément est un ensemble de protéines faisant partie de l'immunité non spécifique et agissant par une cascade protéolytique. Elles se situent dans le plasma sanguin, où elles vont combattre l'infection. Normalement inactives, elles seront activées par des substances présentes à la surface de beaucoup de pathogènes. La cascade de réactions qu'elles entraînent va mener à la destruction des cellules étrangères.

Système lymphatique
Les globules blancs passent la majeure partie de leur temps hors du système circulatoire, et patrouillent dans le liquide interstitiel des cellules où se déroulent la plupart des luttes contre les agents pathogènes. Certains macrophages résident en permanence dans les organes (poumons, foie) ou dans le système lymphatique.

Immunité humorale
Le système immunitaire humoral agit contre les bactéries et les virus dans les liquides du corps humain (tels que le sang en secrétant des substances susceptibles d'aider à la destruction des agents pathogènes


Immunité cellulaire

Le système immunitaire cellulaire s'occupe des cellules infectées par des virus, bactéries, et les cellules cancéreuses.

Mémoire immunologique
Chaque individu acquiert en vieillissant une « mémoire immunologique »2. Elle conserve un certain temps les traces de "lutte" passée contre des pathogènes ou parasites, et des cellules spécifiques, permettant une réaction immunitaire plus rapide et efficace. Cette mémoire se constitue de manière naturelle, ou à l'aide de vaccins.

Définir les infections associées aux soins

Une infection est dite associée aux soins si elle survient au cours ou au décours d’une prise en charge (diagnostique, thérapeutique, palliative, préventive ou éducative) d’un patient, et si elle n’était ni présente, ni en incubation au début de la prise en charge.
Lorsque que l’état infectieux au début de la prise en charge n’est pas connu précisément, un délai d’au moins 48 heures ou un délai supérieur à la période d’incubation est couramment accepté pour définir une IAS. Toutefois, il est recommandé d’apprécier dans chaque cas la plausibilité de l’association entre la prise en charge et l’infection.

Pour les infections du site opératoire, on considère habituellement comme associées aux soins les infections survenant dans les 30 jours suivant l’intervention ou, s’il y a mise en place d’un implant, d'une prothèse ou d’un matériel prothétique dans l’année qui suit l’intervention. Toutefois, et quel que soit le délai de survenue, il est recommandé d’apprécier dans chaque cas la plausibilité de l’association entre l’intervention et l’infection, notamment en prenant en compte le type de germe en cause.

 Les structures participant à la lutte et la prévention des IAS

Cpias

Le Centre d’appui pour la prévention des infections associées aux soins d’Ile-de-France (CPias Ile-de-France) a été créé le 1er juillet 2017, par la restructuration du CClin

Les missions des CPias ont été définies par le décret no 2017-129 du 3 février 2017 relatif à la prévention des infections associées aux soins :

« Art. R. 1413-83.-Dans chaque région, pour la mise en œuvre des orientations de la politique de santé définie à l'article L. 1411-1 concourant à la prévention des infections associées aux soins, un centre d'appui pour la prévention des infections associées aux soins assure les missions suivantes :

« 1° L'expertise et l'appui aux professionnels de santé, quels que soient leurs lieux et modes d'exercice, pour la prévention des infections associées aux soins et de la résistance aux anti-infectieux ;

« 2° La coordination ou l'animation de réseaux de professionnels de santé concourant à la prévention des infections associées aux soins ;

« 3° L'investigation, le suivi des déclarations mentionnées à l'article R. 1413-79 et l'appui à leur gestion à la demande des professionnels de santé concernés ou de l'agence régionale de santé.

L'équipe opérationnelle d'hygiène hospitalière (EOHH) 

Est chargée de mettre en œuvre et d’évaluer le programme de lutte contre les infections nosocomiales adopté par l’établissement.

Elle travaille en étroite collaboration avec le Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN)

Elle a un rôle d’expert dans le gestion du risque infectieux

Les infections nosocomiales

Les infections nosocomiales sont les infections qui sont acquises dans un établissement de soins. Une infection est considérée comme telle lorsqu’elle était absente à l’admission. Lorsque l’état infectieux du patient à l’admission est inconnu, l’infection est classiquement considérée comme nosocomiale si elle apparaît après un délai de 48 heures d’hospitalisation. Ce délai est cependant assez artificiel et ne doit pas être appliqué sans réflexion. 

Quel que soit son mode de transmission, la survenue d’une infection nosocomiale est favorisée par la situation médicale du patient qui dépend de :

son âge et sa pathologie : sont particulièrement réceptifs les personnes âgées, les immunodéprimés, les nouveaux-nés, en particulier les prématurés, les polytraumatisés et les grands brûlés.
certains traitements (antibiotiques qui déséquilibrent la flore des patients et sélectionnent les bactéries résistantes ; traitements immunosuppresseurs).
la réalisation d’actes invasifs, nécessaires au traitement du patient : sondage urinaire, cathétérisme, ventilation artificielle et intervention chirurgicale.

On distingue plusieurs types d’infections nosocomiales qui relèvent de modes de transmission différents :

les infections d’origine "endogène" : le malade s’infecte avec ses propres germes, à la faveur d’un acte invasif et/ou en raison d’une fragilité particulière ;
les infections d’origine "exogène" : il peut s’agir . soit d’infections croisées, transmises d’un malade à l’autre par les mains ou les instruments de travail du personnel médical ou paramédical, . soit d’infections provoquées par les germes du personnel porteur, . soit d’infections liées à la contamination de l’environnement hospitalier (eau, air, matériel, alimentation…).

Les précautions à prendre face aux AES 

Si contact avec du sang - Après piqûre, blessure : lavage et antisepsie au niveau de la plaie. ou liquide biologique - Après projection sur muqueuse (conjonctive) : rinçage abondant.
■ Lavage et/ou désinfection des mains - Après le retrait des gants, entre deux patients, deux activités.
■ Port de gants - Si risque de contact avec du sang, ou tout autre produit d’origine (les gants doivent être changés humaine, les muqueuses ou la peau lésée du patient, notamment à entre deux patients, deux activités) l’occasion de soins à risque de piqûre (hémoculture, pose et dépose de voie veineuse, chambres implantables, prélèvements sanguins…) et lors de la manipulation de tubes de prélèvement biologiques, linge et matériels souillés…

Ces infections peuvent être directement liées aux soins (par exemple l’infection d’un cathéter) ou simplement survenir lors de l’hospitalisation indépendamment de tout acte médical (par exemple une épidémie de grippe).
■ Matériel souillé - Matériel piquant tranchant à usage unique : ne pas recapuchonner les aiguilles, ne pas les désadapter à la main, déposer immédiatement après usage sans manipulation ce matériel dans un conteneur adapté, situé au plus près du soin et dont le niveau de remplissage est vérifié.
- Matériel réutilisable : manipuler avec précautions ce matériel souillé par du sang ou tout autre produit d’origine humaine.
- Vérifier que le matériel a subi une procédure d’entretien (stérilisation ou désinfection) appropriée avant d’être utilisé.

■ Surfaces souillées - Nettoyer puis désinfecter avec de l’eau de Javel à 12 ° chl fraîchement diluée au 1/10 (*) (ou tout autre désinfectant approprié) les surfaces souillées par des projections ou aérosolisation de sang, ou tout autre produit d’origine humaine.
■ Transport de prélèvements biologiques, - Les prélèvements biologiques, le linge et les instruments souillés linge et matériels souillés par du sang ou tout autre produit d’origine humaine doivent être évacués du service dans un emballage étanche, fermé.

Les antiseptiques et l’antisepsie de la peau

L’antisepsie

opération au résultat momentané,permettant au niveau des tissus vivants dans la limite de leur tolérance, d’éliminer ou de tuer les micro-organismes et/ou d’inactiver les virus indésirables en
fonction des objectifs fixés.
– Le résultat de cette opération est limité aux micro-organismes présents lors de l’opération (selon l’Afnor).

But de l’antisepsie

Faire diminuer au niveau le plus bas possible le nombre de micro-organismes présents au niveau d’une zone à traiter.

Les différentes familles

2 groupes d’antiseptiques :
– Les antiseptiques majeurs = bactéricides rapides et à large spectre
– Les antiseptiques mineurs = bactéricides ou bactériostatiques à spectre plus étroit

Les antiseptiques majeurs : Dérivés iodés

Les antiseptiques majeurs :Hypochlorites

Les antiseptiques majeurs :Chlorhexidine

Les antiseptiques majeurs : les alcools

Les associations

Biseptine
Chlorhexidine, Chlorure de Chlorhexidine, Chlorure de , Chlorure de Benzalkonium Benzalkonium Benzalkonium,
Alcool Benzylique
Produit 2 en 1: nettoyage et antisepsie avec le même antisepsie produit 
antisepsie de la peau saine
antisepsie des plaies chirurgicales et traumatiques

Principes d’utilisation d’un antiseptique
L’usage d’un antiseptique est un acte médical.Il faut respecter les conditions d’emploi :– Indications,– Concentration,– Temps d’action,– Protocoles d’utilisation

Principes et précautions d’utilisation :

1. Un antiseptique s’utilise sur la peau ou les muqueuses (tissus vivants).
2. Ils sont inactivés par les matières organiques :
– Un antiseptique s’applique sur une peau propre.
– L’antisepsie s’effectue en 2 ou 5 temps.

L’antisepsie en 2 temps

1er temps :application de l’antiseptique(1 ou 2 couches)
2ème temps : respect du temps de contact

L’antisepsie en 5 temps

Détersion
Rinçage
Séchage
Application de l’antiseptique (1 à 2 applications)
Temps de contact
Geste à haut risque infectieux
Pose de KT périphérique et central, pose d’aiguille
sur CIP, pose de sonde vésicale, ponction pleurale,
d’ascite, lombaire…
Réfection de pansement (1 application)
CBU, hémoculture
Préparation de peau pré opératoire

Application des savons et des antiseptiques

Techniques du « sapin » ou de « l’escargot»
Savon : objectif décoller les souillures faire mousser
Antiseptique : 1 ou 2 applications en partant de la zone à protéger

Principes et précautions d’utilisation

 Respect de la péremption.
– Noter la date d’ouverture du flacon.
– En général, les flacons d’antiseptiques
sont à utiliser dans un délai d’un mois. • 15 jours pour les flacons sans bouchon antigouttes
• 8 à10 jours pour Hibitane champ
• 1 mois pour Dakin Cooper
Désinfecter les flacons après utilisation.
– Ne pas contaminer l’ouverture du flacon avec les doigts ou des objets souillés.
Conserver les flacons à l’abri de la lumière et des sources de chaleur.
 Respecter les précautions d’emploi :
– la concentration,
– le temps de contact :
• ponction-injection: 30 secondes
• champ opératoire: 4 à 5 minutes
• lavage chirurgical: 5 minutes 

Bionettoyage de l’environnement

Différence entre nettoyage et Bio-nettoyage

Définition de nettoyage:

Le nettoyage est l'opération qui consiste à éliminer les salissures afin d’assurer la propreté, l’hygiène, l’esthétique et la maintenance préventive des revêtements et des bâtiments, selon des procédés mécaniques et / ou chimiques.

Définition du Bio Nettoyage

Le bionettoyage est un nettoyage dont l'objectif est de réduire la quantité de micro-organismes présents sur les surfaces. Il combine un nettoyage avec un rinçage et une désinfection. Il se réalise dans les zones à risques, où les personnes ou les produits sont sensibles à la présence des micro-organismes.

En quoi consiste le Bio-nettoyage :

1. A éviter toute diffusion de micro organismes dans l’environnement 
2. A protéger à la fois, le patient , mais aussi les professionnels qui travaillent dans les établissements de santé. 
3. Répondre à la qualité visuelle de l’environnement et donc à la qualité attendue par le patient. 
4. Répondre à la qualité de l’environnement adaptée aux soins qui sont prodigués , en réduisant le niveau du risque infectieux. Le nettoyage 
Le nettoyage à à la vapeur des surfaces est une technique de la vapeur des surfaces est une technique de Bio nettoyage 

Zone de classifications des risques

RISQUE 1 Risque minimes

• Halls • Bureaux • Services administratifs • Circulations • Salles d’attente

RISQUE 2 Risques Moyens

Consultations externes • Salles de soins • Unité d’hébergement pour personnes âgées • Psychiatrie • Urgences • Soins intensifs

RISQUE 3 Risques sévères

• Réanimations • Pédiatries • Laboratoires • Chirurgies • Radiologie • Exploration fonctionnelle • Hématologie • Hémodialyse… • Stérilisation centrale

RISQUE 4 Très hauts risques

• Néonatalogie • Blocs opératoires aseptiques • Service de greffes • Service de brulés • Immunodéprimés • Hématologie • Chimiothérapie • Endoscopie

Hygiène de base et moyens de lutte contre l’infection :

La tenue professionnelle

Tenue de base
Pour des raisons d’hygiène, d’ergonomie et de confort, la tenue de travail recommandée est :
• une tunique à manches courtes de type « kimono » et avec un nombre de poches limitées
• un pantalon de préférence élastiqué à la taille et de longueur adaptée
• des chaussures réservées au travail, non bruyantes, antidérapantes et lavables : privilégier des chaussures qui maintiennent le pied (prévention des chutes) fermées sur l’avant (prévention des risques d’AES et de traumatisme).
La couleur peut être spécifique en fonction de l’activité ou du service.
Exemple : blanc en unité de soins, vert au bloc opératoire …
La tenue professionnelle doit remplacer les vêtements et chaussures de ville. Elle est mise en place dans un vestiaire et doit être enlevée pour toute activité qui ne concerne pas directement ou indirectement un soin.


La surblouse

Elle limite ou empêche la pénétration des fluides et du sang. Il est conseillé de choisir des surblouses à usage<br />unique, en non-tissé. Si elles sont à manches longues, elles doivent être resserrées aux poignets. 

L’article coiffant

Il doit être capable d’englober la totalité de la chevelure et être à usage unique. Il peut s’agir de charlotte, cagoule, bonnet ou coiffe.

 Les Lunettes ou écran de protection 

Ces éléments sont utilisés en cas de risque de projection de liquides biologiques. Ils doivent comporter une protection latérale. 

Le masque

Le choix du masque est à adapter au niveau de la protection souhaitée (précautions « standard » ou précautions complémentaires). Il existe deux grandes catégories de masques.
• les masques chirurgicaux avec ou sans visière qui regroupent les masques de soins (type I) et masques chirurgicaux (type II). Il faut privilégier l’utilisation de masques avec couche imperméable lors de
situations à risque de projection de liquide biologique vers le soignant (type IR ou IIR). 

 Les gants 

Ils doivent être adaptés à l’activité et au risque. Il existe différents types de gants : les gants médicaux à usage unique et les gants de protection à usage professionnel.
Il faut éviter les gants poudrés favorisant la survenue d’allergie et limitant l’utilisation des produits hydroalcooliques.

 Les surchaussures

Leur emploi doit être validé par le Cpias et réservé à des situations spécifiques (ex : isolement protecteur,<br />travaux, …).

Le gestion du linge

Le circuit du linge sale

Tout le linge envoyé en blanchisserie doit y être lavé et
désinfecté , y compris les sacs de linge 

Le pré-tri 

Le pré-tri a pour but de limiter le tri en blanchisserie. Il contribue à remplacer le tri et le comptage du linge sale qui sont interdits dans le service.
Le pré-tri intervient après chaque réfection de lit et lors de la toilette et des soins corporels du patient

Le lieu

Le pré-tri s’effectue dans le couloir, à l’aide d’un chariot.
Le chariot n’entre pas dans la chambre

Le chariot

Compte-tenu des différentes catégories de linge, il est souhaitable d’avoir un chariot comprenant quatre sacs de couleurs différentes.
Ce chariot est pourvu de couvercle pour chaque sac, ou de système de fermeture automatique, dont on veillera à ne pas obstruer l’ouverture

Le principe et la technique

Au moment du change du linge :
• ôter tous les objets ne devant pas aller en blanchisserie tels que changes complets et/ou protections, appareils dentaires ou auditifs, stylos et autres matériels vulnérants. Ces objets détériorent les machines et représentent un risque pour les personnels de blanchisserie.
• pré-trier le linge dans la chambre selon les techniques de réfection de lits, en utilisant les supports disponibles.
• répartir le linge dans les sacs de couleur du chariot de pré tri placé à la sortie de la chambre en tenant compte des différentes carégories de linge 

La collecte

Le linge souillé doit être manipulé avec des gants en vinyle à usage unique non stériles et ne doit ni être transporté contre soi, ni être déposé sur le sol. 
Aussitôt remplis à 70%, les sacs doivent être fermés hermétiquement

Les tenues du personnel

En fin de journée, mettre la tenue, poches vidées, dans un sac différencié, situé dans le vestiaire.

Remarque

Le linge de patients atteints de fièvres hémorragiques africaines et d’autres microorganismes de classe 4 (selon l’arrêté du Ministère du travail et de l’emploi et de la formation professionnelle, du 18 juillet 1994, fixant la liste des agents biologiques pathogènes) et le linge de bloc opératoire d’un opéré atteint de Maladie de Creutzfeldt-Jakob confirmé, doit être détruit par incinération. On utilisera de préférence dans ces cas, du linge à usage unique.
En cas de parasitose ou mycose cutanée (gale teigne), effectuer une pré-désinfection dans le service avec des produits spécifiques en poudre ou en spray, directement sur le linge avant la fermeture hermétique du sac. 

Le circuit du linge propre

La zone « propre » en blanchisserie

Elle commence dès la sortie des machines et des tunnels de lavage.

 Le stockage du linge propre

Il ne peut se faire que lorsque le linge est parfaitement sec.<BR>Le linge doit être protégé (film, bâche lavée entre chaque utilisation, armoire mobile de distribution).<BR>Le stockage éventuel doit se faire dans une salle réservée à cet effet, correctement ventilée, nettoyée et désinfectée avec un détergent / désinfectant.<BR>L’accès est interdit aux patients et à toute personne étrangère au service

Les précautions Standard

Les précautions standard (PS) constituent la base de la prévention de
la transmission de micro-organismes. Elles doivent être appliquées
par tous les professionnels de santé pour tout soin, en tout lieu, et
pour tout patient, quel que soit son statut infectieux.
 

Préalable

Avoir les avant-bras dégagés.

Avoir les ongles courts, sans vernis, faux ongles ou résine.

Ne pas porter de bijou (bracelet, bague, alliance, montre).

Porter une tenue professionnelle propre, adaptée et dédiée à l’activité pratiquée.

Hygiène des mains

Avant un contact avec le patient.

Avant un geste aseptique (soin propre ou acte invasif).

Après un soin contaminant (risque d’ex- position à un produit biologique d’origine humaine).

Après un contact direct avec le patient.

Après un contact avec l’environnement immédiat du patient.

La friction hydroalcoolique (FHA) est la tech- nique de référence en l’absence de souillure visible.

En cas de mains visiblement souillées ou de contact accidentel avec des produits biologiques, procéder à un lavage simple à l’eau et au savon.

Port de gants

S’il y a un risque de contact avec du sang ou tout autre produit d’origine humaine, avec les muqueuses ou avec la peau lésée du patient.

Lors des soins en cas de lésion cutanée des mains du soignant.

Mettre les gants juste avant le geste, les retirer et les jeter immédiatement après la fin du geste. Changer les gants entre deux patients, et pour un même patient lorsque l’on passe d’un site contaminé à un site propre.

Protection de la tenue

Tablier imperméable à usage unique lors de tout soin souillant ou mouillant ou exposant à un risque de projection ou d’aérosolisation de produit biologique d’origine humaine.

Surblouse imperméable à manches longues à usage unique en cas d’exposition majeure aux produits biologiques d’origine humaine.

Mettre la protection juste avant le geste et l’éliminer immédiatement à la fin d’une séquence de soins et entre deux patients.

Port de masque

Port d’un masque chirurgical antiprojection avec des lunettes de sécurité ou d’un masque à visière en cas de risque de projection ou d’aérosolisatoion d’un produit biologique d’origine humaine.

Port d’un masque chirurgical dans le cadre des mesures d’hygiène respiratoire (cf. encadré).

Mesures d’hygiène respiratoire

→ Faire porter un masque chirurgical à toute personne (patient, résident, visiteur, professionnel de santé, intervenant extérieur, aidant…) présentant des symptômes respiratoires de type toux, ou expectoration.

→ Utiliser un mouchoir à usage unique pour couvrir le nez et la bouche lors de toux ou d’éternuement et le jeter immédiatement après usage. En l’absence de mouchoir, tousser ou éternuer au niveau du coude ou en haut de la manche plutôt que dans les mains.

→ Réaliser une hygiène des mains après contact avec des sécrétions respiratoires ou des objets contaminés. Ne pas toucher les muqueuses (yeux, nez, bouche) avec des mains contaminées.


 Le précautions complémentaires Contact

Les précautions complémentaires « contact» sont à appliquer, en complément des précautions standard (PS), pour tout patient suspect ou atteint d’une pathologie transmissible par contact liée à certains micro-organismes : infections à bactéries multirésistantes (BMR), bactéries hautement résistantes émergentes (BHRe), Clostridium difficile, gale.

Chambre individuelle ou regroupement des personnes infectées

Ne pas confiner le patient systématiquement dans sa chambre.

Hygiène des mains

Réaliser une friction hydroalcoolique (FHA) dans toutes les indications de l’hygiène des mains (voir fiche Précautions standard):

→ immédiatement avant tout contact avec le patient;

→ immédiatement avant tout soin propre ou tout acte invasif;

→ après tout contact avec le patient;

→ après tout contact avec l’environnement proche du patient;

→ avant de sortir de la chambre.

Faire précéder la FHA d’un lavage des mains au savon doux:

→ en cas de contact accidentel avec un liquide biologique;

→ et systématiquement si le patient est atteint de gale ou d’infection à Clostridium difficile

Port de gants

Outre les indications du port de gants mentionnées dans les PS, porter des gants en entrant dans la chambre uniquement dans le cas d’infection à Clostridium difficile et de gale.

Protéger la tenue

Porter un tablier à usage unique s’il s’agit de soins avec contact direct avec le patient.

L’éliminer dans les déchets assimilés aux ordures ménagères (DAOM).

Si infection à Clostridium difficile ou gale, porter une surblouse à manches longues :

→ porter la surblouse dès l’entrée dans la chambre ;

→ l'éliminer dans les DASRI dès la sortie de la chambre ;

→ en cas de soins mouillants, si la surblouse n’est pas imperméable, rajouter un tablier plastique à usage unique sur la surblouse

Port de masque

Uniquement si le patient présente une infection respiratoire due à un germe trans- mis par contact, notamment Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM).

SOIGNANT: port d’un masque chirurgical, à l’intérieur de la chambre, à proximité du patient et lors des soins directs

PATIENT: port d’un masque chirurgical systématiquement s’il doit quitter sa chambre

Ces mesures seront levées en accord avec le médecin lorsque la période de contagiosité sera jugée terminée.

En complément,

appliquer systématiquement les précautions standard.


Les précautions complémentaires «gouttelettes » 

Les précautions complémentaires «gouttelettes » sont à appliquer,  en complément des précautions standard (PS), pour tout patient

suspect ou atteint d’une infection contagieuse transmissible par

«gouttelettes » telle que grippe, coqueluche, infection à méningo-

coque, bronchiolite à VRS, oreillons, rubéole…

Chambre individuelle 

Les sorties du patient hors de sa chambre sont  limitées au strict nécessaire.

Port de masque

SOIGNANT: port d’un masque chirurgical dès l’entrée dans la chambre

→ Retirer le masque après être sorti de la chambre.

→ L’éliminer dans les déchets assimilés aux  ordures ménagères (DAOM).

→ Réaliser ensuite une friction hydroalcoolique  (FHA).

À noter: Le masque peut être gardé pour des  soins à plusieurs patients en précautions gouttelettes, uniquement s’il n’est pas manipulé.

Un masque chirurgical doit être porté également par toute autre personne entrant dans la chambre (visiteurs…).PATIENT: port d’un masque chirurgical

→ Dès l’entrée à l’hôpital, notamment aux  urgences.

→ En consultation.

→ Systématiquement, s’il doit quitter sa chambre.

Ces mesures seront levées en accord  avec le médecin lorsque la période  de contagiosité sera jugée terminée.

En complément

appliquer systématiquement les précautions Standard

Respecter tout particulièrement les mesures d’hygiène respiratoire : en particulier, faire porter  un masque à toute personne (résident, malade, visiteur, professionnel, intervenant extérieur…)  présentant des symptômes de type toux/expectoration


Isolement septique

Le patient

Tous les objets personnels du malade rentrant dans une chambre sous flux peuvent être décontaminés en surface.
Le linge personnel (pyjamas et linge de toilette) est changé trés réguliérement et entretenu par la famille.
Sinon, il est lavé par l'hôpital selon les exigences hospitaliéres habituelles et peut Ítre protégé par un film plastique. Il en est de même pour le linge hospitalier.
Les soins d'hygiéne des patient sont fait de façon aseptique, selon des régles établies par un consensus écrit. 
Les soins de bouche et les traitements préventifs de la colonisation de l'oropharynx doivent faire l'objetd'une attention particuliére.
Les plantes vertes, en raison du risque de contamination aspergillaire, et les fleurs coupées, en raison de la multiplication microbienne dans líeau des vases, sont à proscrire.

Chambre individuelle Obligatoire
Porte fermée
Sas d’entrée
Environnement Air : filtre HEPA avec flux laminaire ou avec surpression et
renouvellement d’air ≥ 20 vol/h
Eau : Maîtrise du risque sanitaire lié au Legionella et aux germes de
l’environnement hospitalier
Déplacement du patient Pas de sortie sauf nécessité absolue. Si sortie, protection du patient par
habillage spécifique
Hygiène des mains Traitement hygiénique des mains par friction ou lavage hygiénique à
l’entrée de la chambre
Tenue vestimentaire Port de masque systématique dès l’entrée dans la chambre
Surblouse : stérile pour les gestes invasifs, ultra-propre pour les soins
quotidiens (changement pluri-quotidien)
Calot ou charlotte: pour les gestes à asepsie de niveau chirurgical
Surchaussures : déconseillées car sans efficacité dans la prévention du
risque infectieux
Matériel et dispositifs médicaux Equipement individuel (tensiomètre, stéthoscope…) pour le matériel non
à usage unique ou non stérile
Bionettoyage Selon un protocole précis, décontamination des surfaces
Alimentation Alimentation protégée à planifier avec la diététicienne : exclusion de
certains aliments
Eau de boisson embouteillée, vaisselle stérilisée ou décontaminée (lave
vaisselle avec température de lavage > 60°C)
Linge Stérilisé ou conditionné individuellement
Effets personnels Décontamination de surface des objets à l’entrée dans la chambre
Pas de plantes vertes ou fleurs coupées 

Désinfection et stérilisation 

Expliquer la différence entre désinfection et stérilisation 

Les principes de la stérilisation

Tout objet, appareil, ou solution est considérée comme stérile quand il est complètement libre de tous les micro-organismes vivants et des virus. La définition est catégorique et absolue (c’est à dire, un élément est soit stérile soit il ne l’est pas). Une procédure de stérilisation consiste à tuer tous les microorganismes, y compris un grand nombre de spores bactériennes.

La stérilisation peut être accomplie par la chaleur, le gaz oxyde d’éthylène, le peroxyde d’hydrogène gazeux, le plasma, l’ozone et le rayonnement (dans l’industrie). D’un point de vue opérationnel, une procédure de stérilisation ne peut être catégoriquement définie. Au contraire, la procédure est définie comme un processus, après quoi la probabilité de survie d’un micro-organisme sur un article soumis à un traitement, est inférieure à un parmi 1 million (10^6). C’est ce qu’on appelle le « niveau de stérilité assuré ».

Les principes de la désinfection

C'est une procédure qui permet de réduire le niveau de contamination microbienne, mais il y a une vaste gamme d’activités qui s’étend de la stérilité à un extrême à une réduction minime du nombre de contaminants microbiens à l’autre.

Par définition, la désinfection chimique et en particulier, la désinfection de haut niveau diffère de la stérilisation chimique par son manque de pouvoir sporicide. Il s’agit d’une simplification excessive de la situation réelle, car une faible quantité de biocides chimiques utilisés comme désinfectants, permet en fait de tuer un grand nombre de spores, même si plusieurs heures d’exposition peuvent être nécessaires.

Le Dispositif médical  

Identifier les niveaux de risque du matériel médico chirurgical

Les directives européennes définissent ainsi les dispositifs médicaux :
« on entend par dispositif médical tout instrument, appareil, équipement, logiciel, matière ou autre article, utilisé seul ou en association, y compris le logiciel destiné par le fabricant à être utilisé spécifiquement à des fins diagnostique et/ou thérapeutique, et nécessaire au bon fonctionnement de celui-ci, destiné par le fabricant à être utilisé chez l'homme à des fins :,

De diagnostic, de prévention, de contrôle, de traitement ou d'atténuation d'une maladie,

De diagnostic, de contrôle, de traitement, d'atténuation ou de compensation d'une blessure ou d'un handicap, d'étude ou de remplacement ou modification de l'anatomie ou d'un processus physiologique,

De maîtrise de la conception, et dont l'action principale voulue dans ou sur le corps humain
n'est pas obtenue par des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens. » 

De diagnostic, de contrôle, de traitement, d'atténuation ou de compensation d'une blessure ou d'un handicap,
D'étude ou de remplacement ou modification de l'anatomie ou d'un processus physiologique,
De maîtrise de la conception, et dont l'action principale voulue dans ou sur le corps humain n'est pas obtenue par des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens. » 

Gestion de l’entretien du matériel

Eliminer immédiatement après utilisation le matériel / le dispositif médical à usage unique 
Mettre des gants adaptés lors de toute manipulation de matériel souillé par des liquides biologiques et avant tout contact avec des produits désinfectants
Désinfecter les mains après le retrait des gants
Toujours se rappeler que :"on ne peut désinfecter ou stériliser que ce qui est propre"
Traiter le matériel réutilisable en fonction du niveau de risque
Stocker le matériel et les dispositifs médicaux, une fois retraités, dans des lieux propres,surélevés par rapport au sol et à l’abri de la poussière, de l’humidité, de la chaleur, du soleil et des risques de détérioration des emballages (déchirures, agrafes, …)

Eliminer immédiatement après utilisation le matériel / le dispositif médical à usage unique 
Mettre des gants adaptés lors de toute manipulation de matériel souillé par des liquides biologiques et avant tout contact avec des produits désinfectants
Désinfecter les mains après le retrait des gants
Toujours se rappeler que :"on ne peut désinfecter ou stériliser que ce qui est propre"
Traiter le matériel réutilisable en fonction du niveau de risque
Stocker le matériel et les dispositifs médicaux, une fois retraités, dans des lieux propres,surélevés par rapport au sol et à l’abri de la poussière, de l’humidité, de la chaleur, du soleil et des risques de détérioration des emballages (déchirures, agrafes, …)

Questions / Réponses

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