Le retard mental

Définition et origine du retard mental

 
Donnez votre définition : « qu’est-ce que le retard mental ? »
I- Définition de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) : 
Le retard mental est un arrêt du développement mental ou un développement mental incomplet, caractérisé essentiellement par une insuffisance des facultés qui déterminent le niveau global d’intelligence, c’est-à-dire les fonctions cognitives, le langage, la motricité et les performances sociales.
Le retard mental peut accompagner un autre trouble mental ou physique, ou survenir isolément.
 
Une autre définition :
« Le handicap mental est à la fois une déficience intellectuelle et l’ensemble des conséquences sociales qu’elle entraîne. Il se manifeste généralement par des difficultés en termes de communication, de réflexion, de décision et de conceptualisation. »
 
1) Pour parler de retard mental, on doit réunir 3 critères : 
 Le retard doit apparaitre pendant la phase développementale (avant l’âge de 18 ans, généralement 5 ans). Le retard mental se distingue de la détérioration intellectuelle apparaissant à la suite d’une maladie, d’un accident.
 un fonctionnement intellectuel général significativement inférieur à la moyenne obtenue par les enfants du même âge se trouvant dans les mêmes conditions de scolarisation,  le retard mental peut se présenter isolément, constituant le trouble dominant que manifeste la personne qui par ailleurs possède une santé somatique et psychique satisfaisa
nte.
Bien plus souvent cependant il se trouve imbriqué dans d’autres pathologies somatiques ou psychiques dont il peut constituer une manifestation secondaire.
 
II- Les Causes du retard mental :
D’après vous, quelles sont les causes du retard mental ?
 
Les facteurs organiques.
Il peut s’agir d’une lésion cérébrale en relation avec une perturbation du programme génétique (trisomies, syndrome de l’X fragile), de maladies métaboliques héréditaires (phénylcétonurie), de maladies ou malformations acquises pendant la gestation (rubéoles, toxoplasmose, causes médicamenteuses ou toxique), de maladies ou accidents péri et postnataux (grande prématurité, méningite, séquelles de convulsions, traumatismes crâniens).
 
Les facteurs psychologiques.
On décrit ainsi des retards mentaux de personnalités fragiles qui se sont construites sur un mode déficitaire.
De nombreux auteurs, parmi lesquels Mélanie Klein, ont souligné la dépendance des performances intellectuelles et scolaires de l’ensemble de la personnalité décrivant des inhibitions ou des surinvestissements intellectuels à comprendre comme l’expression des mécanismes de défense mis en place par le sujet.
Cet aspect d’imbrication 
des facultés intellectuelles dans la construction de la personnalité correspond à l’approche psychopathologique des troubles cognitifs.
 
Les facteurs environnementaux.
Ces facteurs renvoient aux conditions de vie (alimentation, hygiène, situation économique et culturelle,) qui peuvent entraver le développement optimal de l’enfant. Le poids de ces facteurs sociaux et culturels a été mis au premier plan par les sociologues, à partir de 1960, sous l’expression de handicap socio culturel (retard mental léger). III-
 
Symptômes du retard mental :
D’après vous quels sont les signes qui doivent vous alerter ?
L'installation du retard est précoce et touche les principales acquisitions psychomotrices 
 La tenue de la tête ;
 Le premier sourire ;
 La station assise ;
 La marche ;
 L'apparition des premiers mots ;
 La maîtrise sphinctérienne etc...
Les difficultés de langage, de compréhension des ordres simples, d'appréciation de l'environnement et des situations, la lenteur de réaction caractérisent le retard mental. IV-
 
Prévention du retard mental : 
D’après vous quelle prévention mettre en place, pour éviter le retard mental ? :
La prévention est primordiale pour faire diminuer le nombre de retard mental
 Le recours aux interventions obstétricales (césarienne) en cas d'accouchements difficiles ;
 Le dépistage anténatal des erreurs innées du métabolisme, des malformations du système nerveux central, des aberrations chromosomiques ;
 La protection contre les irradiations de la femme enceinte ;
 Le dépistage systématique néonatal de l'hypothyroïdie, de la phénylcétonurie et de la toxoplasmose ;
 L'amélioration des techniques de néonatalogie (soins aux prématurés, lutte contre les détresses respiratoires, l'anoxie, les infections etc.) ;
 Le dépistage précoce et le traitement efficace des méningites purulentes ;
 La prophylaxie de l'encéphalite de rougeole (par le ROR) ;
 La prophylaxie de l'embryopathie rubéoleuse (par le ROR) ;
 La prévention des intoxications ;
 La prévention des accidents (traumatismes crâniens) ;
 La prévention du syndrome de Silverman ;
 L'interdiction des mariages consanguins.
 

VI-Traitement du retard mental :

 
La détection et la prise en charge précoces sont important car il faut stimuler l'enfant qui a un retard mental très tôt. L'enfant retardé non stimulé a tendance à aggraver son état en devenant psychotique. 
Le but à atteindre n'est pas de développer les performances intellectuelles qui resteront très faibles. Il faut surtout développer l'autonomie, les capacités "sociales" de l'enfant : automatismes sociaux et psychomoteurs afin de le rendre le plus adaptable possible. 
 
1) Quelles structures dépistent  un retard intellectuel ?: d’après vous ?
 
Les Centres d'action médico-sociale précoce (CAMSP) sont à mi-chemin entre les centres hospitaliers et les services de PMI. Ils permettent d'effectuer le bilan du handicap chez l'enfant d'âge préscolaire, d'organiser la prise en charge thérapeutique sans le soustraire du milieu familial. Ils ont un rôle de guidance psychologique et de soutien technique dans la réadaptation.
La psychothérapie est un élément important du traitement. Elle permet à l'enfant retardé léger de traiter son inadaptation familiale, son anxiété. Il faut en effet leur faire accepter le déficit intellectuel (souvent nié) de l'enfant, les déculpabiliser, leur indiquer l'attitude juste à avoir évitant le rejet et l'hyperprotection, aussi néfaste l'un que l'autre.
 
2) Les institutions spécialisées ?
Connaissez-vous les types d’institution et leurs caractéristiques ?
 
Plusieurs sortes d'instituts médico-pédagogiques ont été mis en place : 
 
 L'Externat médico-pédagogique (EMP) est réservé aux débiles légers et moyens.
Des éducateurs spécialisés, des psychothérapeutes, des psychomotriciens, des kinésithérapeutes, des orthophonistes et des psychiatres s'occupent de ces enfants.
 L'Internat médico-pédagogique (IMP) est réservé aux débiles caractériels mal tolérés dans leurs familles et aux débiles profonds (grands encéphalopathes).
 Le Comité d'Etude et de Soins aux Arriérés Profonds de la Région Parisienne (CEsaP) assure les consultations médicales pour les enfants pris en charge par leurs familles.
 Les Dispensaires d'hygiène mentale infantile (CMP) et les Centres médicopsychopédagogiques (CMPP) sont réservés aux enfants vivant dans leur famille et souffrant de difficultés psychologiques. Psychologues, psychiatres, rééducateurs, assistantes sociales forment l'infrastructure de ces centres.
 Pour les adolescents, les instituts médico-professionnels (IMPro) et les ateliers protégés (CAT ou Centres d'Aide par le Travail) sont destinés à favoriser l'insertion professionnelle.
Des mesures d'assistance visent à sauvegarder leurs biens (tutelle, curatelle).
Les cartes d'invalidité permettent une aide substantielle aux familles.
 Les débiles profonds relèvent d'institutions spécialisées ou d'hôpitaux psychiatriques.

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Date de dernière mise à jour : 25/06/2019