Module 8 situation d'hygiène

Méthodologie de la situation d'hygiène

Décrire une situation où doit apparaître (environ 1 page) :

Le service de soin (lieu, discipline, acteurs, intervenants…)

Le contexte du soin (profil du patient) en ciblant l’application ou non des principes d’hygiène et d’asepsie au regard du risque infectieux, sans jugement de valeur personnelle ou professionnelle

Enoncer un questionnement faisant suite à la situation, il est : En lien avec l’hygiène et l’asepsie, aidant pour identifier des pistes d’analyse Ouvert sur plusieurs dimensions : agent infectieux, voies de transmission, législatif, sciences humaines…

Analyser et argumenter la situation : Définir, développer les mots clefs (si besoins pour faciliter le raisonnement)

Utiliser des références scientifiques, professionnelles validées.

En regard de la situation de soin décrite, répondre respectivement aux deux questions suivantes (exemple) :

1 ère question : Dégagez et expliquez les règles d’hygiène et/ou les règles d’asepsie utilisées correctement dans la situation. En regard de chaque mesure relevée, donnez son intérêt (but) dans cette situation.

2ème question : Relevez et expliquez les écarts entre la pratique décrite et les recommandations de bonnes pratiques en hygiène. Vous donnerez les conséquences de chaque écart relevé et ferez des propositions pour éviter à priori le risque infectieux.

1 étape 

Relever le soin concerné – les caractéristiques (pathologies et état infectieux) du patient – les soignants concernés – les caractéristiques du lieu de soins.

2 étape 

Relever les pratiques d’hygiène correctement effectués 2. Classer ces pratiques par mesures d’hygiène 3. Classer ces pratiques par mesures d’asepsie

3 étape 

Organiser vos réponses dans un tableau (ou en faisant des colonnes) 

Éléments du texte Actions du ou des soignants Mesures hygiène respectées Qu’est ce que cette mesure ? Références scientifiques But de cette mesure dans la situation
         

 

4 étape

1. Relevez les erreurs

2. Classez les erreurs par mesures d’hygiène (écarts)

3. Classez les erreurs par mesures d’asepsie (écarts)

4. En regard de chaque écart :

Donnez et expliquez les recommandations qui ne sont pas respectées (citez les références utilisées)

Donnez les conséquences de l’écart : quels sont les risques infectieux pour le(s) patient(s), le(s) soignant(s), l’entourage (patient et soignant) – appuyez vous sur les références scientifiques – appuyez vous sur la situation du patient (statut infectieux, âge, pathologie…)

Donnez les bonnes pratiques en hygiène pour éviter à priori le risque infectieux : il faut prendre en compte tous les acteurs de la situation, les actions doivent être réalisables et adaptées à la situation.

Relevez et expliquez les écarts entre la pratique décrite et les recommandations de bonnes pratiques en hygiène. Vous donnerez les conséquences de chaque écart relevé et ferez des propositions pour éviter à priori le risque infectieux.

Erreurs/Ecarts Mesures hygiène non respectées Recommandation s non respectées Références scientifiques Conséquences : risques infectieux Propositions pour éviter le risque infectieux
           

 

La rédaction de la réponse : les règles à respecter

Répondez question par question

Utilisez un vocabulaire précis (vocabulaire professionnel et vocabulaire spécifique à l’infectiologie/hygiène)

Respecter les règles de syntaxe.

Faire des phrases courtes.

Relecture : corriger les fautes d’orthographe et fautes d’accord

Écrit doit être clair et structuré (utilisation ponctuation et paragraphe)

C’est une rédaction : pas d’énumération – Utiliser la ponctuation, le passage à la ligne, la structuration en paragraphe

QUESTION 

Vous êtes en stage dans une maison d’accueil spécialisée (M.A.S) hébergeant 30 personnes adultes souffrant de troubles psychiatrique dits « troubles envahissants du comportement ». Nous sommes le 26 juin 2019.

L’infirmière, Stéphanie, en poste dans cette M.A.S depuis 20 ans, vous informe que ce matin vous devezp prendreen soin M. PROPRE, 38 ans. Ce résident vit dans cette structure depuis l’âge de 18 ans.

Suite à une altération de son état général, le médecin lui a prescrit un bilan sanguin. L’IDE vous propose d’être

présent(e) afin de rassurer le résident lors de cet acte de soin qui se réalisera dans la chambre de M.

PROPRE. Elle vous précise de ne pas exposer le matériel à la vue du résident. En effet, celui-ci souffre de

troubles mentaux. Cela se traduit par des crises d’agitation. A la vue du matériel, M. PROPRE peut

décompenser ce type de troubles.

Dans la salle de soins, l’infirmière prépare le matériel nécessaire au prélèvement et le place sur un plateau.

Vous remarquez avec surprise la tenue de Stéphanie. Elle porte une tenue de ville : pull manche longues, jupe

courte et des escarpins à talons hauts. Quant à vous, votre tenue est conforme aux bonnes pratiques.

Vous vous dirigez dans la chambre de M. PROPRE. L’infirmière effectue un lavage simple des mains au savon

doux dans la salle de bain du résident. Elle vous confie le plateau puis se dirige vers M. PROPRE. Elle

pratique la ponction veineuse. Vous constatez qu’elle n’a pas mis de gants. Une fois le soin terminé, elle pose

tout les déchets dans le plateau avec les tubes de prélèvements. M. PROPRE est rassuré, la ponction

veineuse est réalisée sans problème particulier. Vous saluez le résident et sortez de sa chambre.

De retour dans la salle de soins, l’infirmière réalise le tri des différents déchets. L’aiguille est déposée dans le

conteneur OPCT. Face à vos interrogations sur le déroulement de ce geste technique, Stéphanie vous dis

qu’elle assume sa façon de travailler et vous conseille de ne pas suivre son exemple et d’apprendre à

effectuer ce geste conformément aux bonnes pratiques.

Correction

Au regard de vos connaissances en Infectiologie et en hygiène, analyser, dans cette situation, les

pratiques des soignants en précisant les axes d’amélioration :

Le 26 juin 2019, l’infirmière doit réaliser un bilan sanguin à M. PROPRE, 38 ans souffrant de trouble mentaux.

Dans la salle de soin, l’infirmière prépare le matériel nécessaire au prélèvement et le place sur le plateau. L’infirmière est vêtue d’une tenue de ville (pull manche longue, jupe courte et des escarpins haut). Or selon les règles de bonnes pratiques, la tenue est conforme est blouse, pantalon et sabot. Il faut prendre en compte que le lieu est une maison d’accueil spécialiséec’est-à-dire un lieu de vie pour les personnes atteint de troubles psychiatriques dits « troubles envahissant du comportement» donc sa tenue peut être accepté pour la bonne prise en charge des résidents.

Lorsque l’on se dirige vers la chambre du résident, l’infirmière effectue un lavage simple de mains, un geste appartenant aunprécaution standard, car il faut réaliser un lavage de mains ou une friction hydro alcoolique avec tout acte de soin.

En pratiquant la ponction veineuse, il faut un port de gants à usage unique en cas de contact avec un liquide biologiques (selles sang...) pour éviter le risque de transmission de germes indésirables. Dans ce cas, lors de la ponction il y a un risque de contact avec le sang du résident donc le port de gant aurait été favorable.

Une fois le soin terminé, elle pose tout les déchets dans le plateau avec les tubes de prélèvements, or les tubes de prélèvementssont des objets « propres » donc il aurait fallu un deuxième plateau pour pouvoir déposer les tubes de prélèvementset garder un autre plateau pour les déchets et réaliser à la fin une désinfection du plateau dans lequel se trrouvait les déchets.

De retour dans la salle de soin, l’infirmière réalise le tri des différents déchets et dépose l’aiguille dans le conteneur à OPCT ce qui rentre dans les bonnes pratiques car tout objet piquant, coupant ou tranchant doit être dans une boîte à OPCT

Vous réalisez une évaluation des pratiques professionnelles dans le cadre de la semaine de la sécurité des soins. Trouvez les 11 erreurs qui se cachent dans cette situation et dites pourquoi.

Sophie est une jeune infirmière de 20 ans qui prend son poste en service (de pneumologie). 

C'est une jeune femme coquette qui assortit ses escarpin à sa tenue de service. Elle a une longue tresse un peu lâche qui tombe sur ses épaules. 

À travers ses gants, on peut voir quelle présente une french manucure récente. 

Des bracelets ornent ses poignets, sa montre est sous sa surblouse.

Sophie s'occupe ce matin de M. christophe, né le 15/06/1968, hospitalisé pour tuberculose. 

Il est porteur d'une sonde urinaire que vous apercevez sur le sol. 

Une seringue électrique est posée sur le fauteuil et les tubulures rejoignent le lit en passant sur le sol. 

Sophie, en entrant dans la chambre va s'assurer de son identité, elle trouve donc un dossier dans la chambre où il e écrit « M. Christian né le 12/04/1964 ». 

L'infirmière de nuit a réalisé une prise de sang et l'aiguille est dans un plateau sur l'adaptable. 

Les médicaments personnels du patient sont sur sa table de nuit. 

Soudain, la femme de M. Christophe entre dans la chambre et dit : «Oh, excusez-moi, il n'y avait pas la petite lumière ».

Correction

1. Escarpins : l'infirmière doit porter des chaussures confortables et fermée
 
2. Longue tresse un peu lâche : par souci d'hygiène et de praticité des soins elle doit avoir les cheveux attachés.
 
3. Une french manucure récente : l'infirmière doit porter les ongles cour sans vernis, par mesure d'hygiène.
 
4. Des bracelets ornent ses poignets : l'infirmière doit avoir les bras nus sans bijou.
 
5. Sonde urinaire sur le sol : la sonde doit être fixée sur un support à distance du sol.
 
6. M. Christian : erreur d'identito-vigilance, le patient s'appelle M.Christophe
 
7. Seringue électrique sur le fauteuil: elle devrait être posée sur un support adapté.
 
8. L'aiguille est dans le plateau sur l'adaptable : l'IDE doit jeter immédiatement son aiguille dans le container à aiguille.
 
9. Médicaments personnels du patient sur la table de nuit: les médicaments personnels doivent être retirés afin d'éviter un risque d'erreur.
 
10. Tenue de ville: l'épouse du patient doit porter une blouse et un masque (tuberculose)
 
11. La petite lumière (présence): l'infirmière n'a pas indiqué qu'elle était en soins

 J'étais du poste du matin avec X, aide-soignante qui travaille depuis huit ans dans ce lieu de vie. Il est 7h45 lorsque nous allons dans la chambre d’un résident Monsieur S. âgé de 87 ans afin de lui faire sa toilette complète au lit.

Cette personne a perdu son autonomie et n’est pas en capacité d’effectuer seule la toilette quotidienne nécessaire à son bien-être. En effet, ce résident a eu un accident vasculaire cérébral (AVC) et, depuis, il souffre d'une hémiplégie droite et d’aphasie.

L’aide-soignante m’explique que pour communiquer, Monsieur S. a développé d’autres capacités : il est consentant aux soins lorsqu’il cligne des yeux et, il tourne la tête lorsqu’il s’y oppose. Il est donc indispensable de bien l’observer. Depuis cet accident, il est installé dans un fauteuil roulant pendant la journée.

Cette absence de mobilité a occasionné la compression des tissus mous entre le support sur lequel il est assis et ses saillies osseuses, ce qui a entrainé une escarre de stade 1 au niveau du sacrum.

Nous portons toutes les deux une blouse médicale car elle est essentielle lors d’un soin en contact avec le patient, comme ici la toilette au lit. Au préalable, nous nous désinfectons les mains et les avant-bras avec une solution hydro-alcoolique afin de prévenir la survenue d’infections associées aux soins.

La technique de lavage des mains par la friction hydro-alcoolique est rapide, efficace et pratique car il n’y a pas besoin de point d’eau équipé. Après cette procédure d’hygiène de base, nous nous approchons du lit afin d’expliquer les soins que nous allons réaliser. Monsieur S. cligne des yeux, ce qui nous indique qu’il est consentant aux soins ce matin. Nous ne portons pas de gants.

Dans un premier temps, l’aide-soignante réalise la toilette "du haut" du résident et, dans un deuxième temps, alors qu’elle s’apprête à sortir de la chambre pour aller chercher des gants en latex qui se trouvent sur le chariot dans le couloir, je m’aperçois que Monsieur S. commence à faire des selles et que la plaie au niveau du sacrum saigne.

J’avertis discrètement l’aide-soignante qui revient en ramenant la chaise toilette. Nous y installons le résident qui était constipé depuis plusieurs jours. C’est alors qu’elle enlève la protection contenant quelques selles, sans gant. Elle la dépose dans une poubelle spécifique aux déchets d’activités de soins assimilables aux ordures ménagères (DAOM).

 

Question ; Les gants sont-ils obligatoires? Dans le cas où le confort du patient rentre en ligne de compte, les soignants peuvent-ils (ou doivent-ils) privilégier leur bien-être au détriment des précautions standards d’hygiène?

Question beaucoup de soignant 

L’application des procédures d’hygiène de base protège le personnel et les patients et constitue la première stratégie de prévention de la transmission des micro-organismes1. Dans cette situation, les pratiques d’hygiène ont été respectées. En effet, d’après les cours reçu en IFAS, en milieu de vie et de soins, l’objectif est de prévenir la survenue d’infections liées aux soins.

Par exemple, le port d’une tenue et le lavage des mains avec la solution hydro-alcoolique entre chaque acte sont incontournables. La tenue permet la réalisation correcte du lavage des mains grâce aux manches courtes et protège le soignant. Le lavage des mains au préalable a donc permis de réduire le risque de transmission d’infections entre Monsieur S. et l’aide-soignante.

Il est aussi préconisé de mettre des gants s’il y a un risque de contact avec les liquides biologiques, une muqueuse, une peau lésée, une plaie… En effet, dès lors que le soignant est en contact avec une plaie qui saigne, il y a risque d’Accidents d’Exposition au Sang (AES).

Dans cette situation, l’aide- soignante a peut-être été en contact avec le sang en raison de la présence de l’escarre. Le risque de contamination de la soignante est faible car les résidents ont un suivi médical régulier, mais reste néanmoins présent.

Par exemple, la probabilité de déclarer le VIH est de 0,04 à 0,3%, l’hépatite C de 2 à 3% et l’hépatite B de 2 à 10% suite à un AES. Dans cette situation, la soignante a été à l’écoute des besoins du patient.

En effet, d’après l’article 4 de la Charte de la personne hospitalisée : Un acte médical ne peut être pratiqué qu’avec le consentement libre et éclairé du patient. (2) Nous y avons veillé. La soignante a pris en compte un de ses besoins primaires comme le besoin d’élimination.

D’après Virginia Henderson, le besoin d’éliminer correspond à l’un des 14 besoins fondamentaux qu’elle met en avant et, qui est : la nécessité pour chaque individu d’éliminer les déchets qui résultent du fonctionnement de l’organisme .

Est-ce pour cela que l’aide-soignante a davantage considéré le besoin du patient en l’installant sur les toilettes au plus vite sans enfiler des gants et sans prendre en compte la plaie qui saignait ?

Quelles étaient les priorités : prendre le temps d’aller chercher des gants et de ce fait demander au patient de se retenir pour faire ses selles alors qu’il était constipé, ou, au contraire, ne pas prendre de gants et ainsi permettre au résident de répondre à un besoin fondamental tout en prenant le risque d’être en contact avec des liquides biologiques ? 

L’EPHAD est le lieu de vie du patient et non un lieu où il est hospitalisé. De ce fait, le bien-être des résidents prime. La soignante ayant de l’expérience et connaissant bien son patient a privilégié son confort en faisant attention de ne pas être en contact avec ses liquides biologiques. De plus, le risque que Monsieur S. possède une infection est faible.

L'aide-soignante a considéré aussi que le patient ne pouvait pas aller à la selle sans son aide compte-tenu de sa pathologie et de son impossibilité de s’exprimer. Je pense que, dans ce cas, la soignante a respecté la dignité du résident puisque selon les droits des personnes âgées dépendantes en institution : L’institution est au service du résident. Elle s’efforce de répondre à ses besoins.

Question : de nombreux soignants possèdent des gants dans leur poche dans cette situation n'aurai t-il pas été préférable que la soignante possède des gants dans ces poches et ainsi d'éviter le risque AES

. Je me suis souvent demandé les raisons pour lesquelles les gants ne devaient pas être mis dans les poches avant de rentrer en formation infirmière. Suite au cours sur les précautions standards du Docteur Martin, j’ai compris que les poches constituent un environnement où les germes sont fortement présents. En effet, suite à un soin, le soignant peut mettre ses mains dans ses poches par inadvertance ou par habitude, sans les avoir désinfectées au préalable avec une solution hydro-alcoolique. Lorsque l’aide-soignante ou l’infirmière utilise les gants qui étaient dans sa blouse, ils peuvent donc être porteurs d’agents pathogènes qui peuvent alors se transmettre d’un patient à un autre par le soignant. En laissant les gants dans leur boîte cela permet de protéger le patient de la flore microbienne des autres personnes. 

La soignante ayant de l’expérience et connaissant bien son patient a privilégié son confort en faisant attention de ne pas être en contact avec ses liquides biologiques.

Le risque infectieux diminue avec le port des gants. En effet, d’après Pittet et Coll, Arch Intern Med 19994, plus la durée du soin augmente, plus les colonies bactériennes se développent chez le soignant sans gant. Environ 250 colonies bactériennes sont présentes pour un soin de 16 minutes alors que 10 colonies bactériennes sont présentes pour ce même soin mais avec un soignant muni de gants. J’en conclus que le port des gants est essentiel. J’aimerai être en capacité à pouvoir mettre en pratique cette précaution standard même si cette analyse de situation d’hygiène m’a fait prendre conscience que les soignants doivent s’adapter en permanence à la situation, au patient, et au lieu où ils exercent et que parfois certaines décisions vont à l’encontre de la théorie. Il convient toujours de rechercher l’équilibre entre soigner, prendre soin et traiter.

Le soin prend du sens quand il dépasse la seule dimension de réaliser des actes techniques et quand il prend en compte la personne elle-même. Le soin répond alors à ses besoins de façon adaptée et juste. 

Après avoir pris connaissance de l’intégralité de la situation de Mme D, répondez aux questions posées sur le document « réponses aux questions ». Chaque numéro inséré dans le texte correspond à un numéro de question. Situation : Un étudiant infirmier de première année est en stage en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et prend en soins Madame D âgée de 84 ans. Mme D réside en chambre seule, elle est autonome mais dépendante pour les soins d’hygiène et de confort. Mme D ne nécessite pas de précautions d’hygiène complémentaires, les précautions standards sont suffisantes pour sa prise en soins. Quotidiennement, l’étudiant effectue la toilette complète au lit de Mme D car elle est fatiguée et a beaucoup de difficultés à se déplacer. Mme D est capable de se mobiliser dans le lit à la demande du soignant. Les barrières du lit sont mises la nuit à sa demande. La prescription médicale a été faite par son médecin traitant. Elle présente une incontinence urinaire nocturne et porte des protections la nuit. Elle communique de manière adaptée. Elle est porteuse de 2 prothèses dentaires et d’une paire de lunettes. Mme D souffre d’arthrose, mais ne présente pas d’autre pathologie chronique ni problème cutané particulier. Voici la description que fait l’étudiant de la toilette de Mme D, un jour donné, en sachant que la pudeur est respectée durant tout le soin (couverture de lit) :« Au préalable, j’ai pris connaissance des transmissions concernant Mme D et je vérifie l’absence de rendez-vous ce matin. Après m’être lavé les mains au savon doux, je me rends dans la chambre de Mme D pour la saluer, m’informer de son état et lui proposer de réaliser la toilette. Nous convenons d’une toilette complète au lit, compte tenu de son état de fatigue ce jour. J’effectue une friction désinfectante des mains avec le flacon de PHA placé dans une de mes poches (pratique validée par l’établissement) (1). Puis, je réalise le bio nettoyage de l’adaptable et du fauteuil avec la lavette imbibée de produit DD (Détergent-Désinfectant) après avoir enfilé un gant vinyle (2). Je laisse la lavette et le DD dans la chambre de Mme D. J’effectue une friction désinfectante des mains avec le flacon de PHA après avoir retiré mon gant vinyle. Je dépose les vêtements propres que Mme D souhaite porter sur le fauteuil. Puis, je me rends dans la lingerie. Je prépare le matériel sur le chariot de soins préalablement désinfecté. Je prends le linge propre (3) nécessaire que je pose sur le plateau du dessus. Je place un sac poubelle dans le panier à linge, lequel a été nettoyé et désinfecté, puis je l’installe sur le plateau du dessous. Je rentre mon matériel que je dépose sur l’adaptable dans la chambre et je pose le panier sur le sol. (4) J’ai préparé le matériel suivant sur l’adaptable : - la bassine de Mme D remplie d’eau à température souhaitée par Mme D - 2 serviettes de toilette - 2 gants de toilette - 4 carrés de soins à usage unique type Sellducs® pour la toilette intime et le siège - son savon doux liquide personnel - sa crème hydratante personnelle - un flacon d’huile per oxygénée (type Sanyrène ®) - 2 paires de gants vinyle - lavette(s)- un verre à dents + haricot - une brosse à dents - un peigne - des essuies mains - un tablier en plastique à usage unique J’enfile mon tablier en plastique à usage unique (5). Je monte le lit à la hauteur ergonomique et je baisse la barrière de lit située de mon côté. Je me frictionne les mains au PHA. Je propose à Mme D de nettoyer son visage seule avec le 1er gant, ce qu’elle accepte. Elle ne veut pas de savon sur le visage. Je lui tends la serviette pour qu’elle s’essuie. Je lui retire sa chemise de nuit que j’utilise pour lui couvrir le haut du corps. Avec le 1er gant de toilette, je savonne, rince et essuie les bras, les aisselles, les mains, le torse, le dessous de la poitrine, l’abdomen et l’ombilic en vérifiant l’absence de rougeurs au niveau des plis cutanés (6). Je lui propose de s’asseoir dans le lit afin de procéder à la toilette du dos. Je lui enfile son tricot et son chemisier. Je retourne son oreiller afin qu’elle se rallonge. Je découvre ses jambes en réalisant une couverture de lit. Je réalise la toilette des jambes et des pieds à l’aide du 1er gant et de la 1ère serviette. Je les dépose ensuite dans le panier à linge. Je vérifie l’absence de rougeurs au niveau des talons et des malléoles et j’effectue un effleurage de ces zones avec l’huile per oxygénée. Tout au long de la toilette, j’informe Mme D sur les gestes réalisés afin de solliciter sa coopération et j’échange avec elle sur ses préoccupations au sujet de sa fatigue persistante, sa famille… Elle me fait part de ses inquiétudes quant à l’état de santé de son chien gardé par son fils depuis qu’elle est entrée en structure d’hébergement. Je change l’eau de la bassine avant de réaliser la toilette intime (7) et prépare les Sellducs® (je les imprègne d’eau, les essore et les dispose sur le pourtour de la bassine). Après avoir essuyé mes mains à l’aide des essuie-mains, je réalise une friction désinfectante au PHA et j’enfile une paire de gants vinyles. Je défais sa protection et, pour l’ôter complètement, je lui demande de soulever légèrement son bassin. Je dépose sa protection souillée d’urines dans le sac poubelle (8)Je réalise une friction désinfectante des mains au PHA, puis j’enfile des gants vinyles propres (9). Puis, je procède à la toilette intime avec des Sellducs® (10), puis je sèche avec la 2ème serviette. Mme D se tourne sur le côté en s’aidant de la barrière. Je savonne puis rince les fesses et le pli inter fessier avec les Sellducs® que je jette dans le sac poubelle. Après un séchage soigneux avec la 2ème serviette de toilette que j’élimine ensuite, je retire mes gants vinyles (11) et j’effectue une friction désinfectante des mains au PHA (12). Je réalise les effleurages nécessaires au niveau du sacrum avant de demander à Mme D de se repositionner sur le dos. Je l’aide à s’asseoir au bord du lit pour finir de l’habiller et lui mettre ses chaussons. J’abaisse la hauteur du lit afin de réaliser le transfert au fauteuil. Mme D souhaite que je lui mette à disposition le nécessaire pour nettoyer ses prothèses dentaires qu’elle garde la nuit et se rincer la bouche, le miroir, sa crème hydratante pour le visage, sa brosse à cheveux ainsi que des mouchoirs en papier. Elle termine donc sa toilette au fauteuil et prend soin d’essuyer ses lunettes avec un mouchoir en papier propre avant de les porter. Je refais complètement le lit après avoir nettoyé et désinfecté le matelas avec une lavette imprégnée de DD (lit positionné à la hauteur ergonomique). Je réalise le bio nettoyage des barrières de lit, de la télécommande du lit et de la sonnette. Je nettoie et désinfecte l’adaptable (13) et lui réinstalle ses affaires. Je retire mon tablier en plastique à usage unique et le dépose dans le sac poubelle que je ferme. J’effectue une friction désinfectante des mains au PHA. Mme D reste dans son fauteuil et écoute un peu la radio jusqu’au repas de midi. Je la salue après avoir mis la sonnette à sa disposition. Je ressors de la chambre avec le panier à linge sale (14) et le sac poubelle à jeter. Enfin, je vais trier le linge sale. Je nettoie, désinfecte le chariot et le panier en portant des gants vinyles, puis je réalise une friction désinfectante au PHA et je note mes transmissions. »

1. La procédure consistant à avoir le PHA dans la poche est correcte à deux conditions. Enoncez ces deux conditions.

PHA seul dans la poche Doit replacer le PHA dans la poche systématiquement avant de se frictionner

2. L’étudiant nettoie, désinfecte l’adaptable du patient avant d’y poser le matériel nécessaire à la toilette. a) Expliquez pourquoi

Le matériel utilisé pour la toilette doit être propre (ex : bassine nettoyée désinfectée, gant de toilettes et serviettes propres), il doit donc être posé sur un plan de travail propre pour éviter les éventuelles contaminations lors de la toilette.

b) Pour ce faire, il a mis un gant vinyle. Pourquoi est-il conseillé d’en mettre dans cette situation ?

Le produit DD est toxique pour la peau. Risque d’allergie

3. Citez 4 règles d’hygiène pour la préparation du linge propre.

- Avoir des mains propres, préalablement lavées ou frictionnées au PHA afin de ne pas contaminer le linge - Le porter à distance de sa tenue - Le poser sur une surface propre préalablement désinfectée. - Tout linge entré dans une chambre, ne peut sortir et être remis sur le chariot de linge propre. Il reste dans la chambre pour un usage ultérieur ou il est mis dans les sacs de linge sale après avoir été déplié.

4. Expliquez pourquoi l’étudiant peut poser le panier à linge sale sur le sol de la chambre ?

Le panier à linge qui empêche le linge sale de contaminer le sol, est transporté de chambres en chambres mais n’est pas davantage vecteur de contamination que les chaussures des soignants. De plus, seule la partie en relief (très petite surface) du dessous du panier repose sur le sol.

5. Expliquez pourquoi l’étudiant porte un tablier en plastique à usage unique ?

Le tablier de soins à usage unique est préconisé - pour tout soin mouillant et/ou souillant - pour tout soin de contact et à risque de projection de sang et/ou de liquide biologique afin - de protéger la tenue des souillures et contaminations liées aux soins - et de prévenir les risques de transmissions croisées lors des soins de contact et/ou risque de projection de sang ou de liquide biologique et d’aérosolisation.

6. a) Citez trois zones du corps pour lesquelles l’étudiant doit insister particulièrement au niveau du rinçage et du séchage.

L’étudiant doit insister au niveau des aisselles, l’ombilic et sous la poitrine …

b) Argumentez votre réponse.

Ces zones sont des plis cutanés et peuvent présenter une importante macération d’où la nécessité d’un rinçage et séchage soigneux pour prévenir la prolifération de champignons (mycose).

7. Argumentez le changement d’eau avant la toilette intime de Mme D.

L’eau devant servir à la toilette intime doit impérativement être propre pour ne pas apporter de germes potentiellement sources d’infections urinaires.

8. L’étudiant dépose la protection souillée d’urines dans le sac poubelle.

a) De quel type de sac poubelle s’agit-il ? Pourquoi ?

Un sac noir pour déchets ménagers L’étudiant prend le sac noir pour les DAOM pour y jeter les protections souillées d’urines et de selles. Exceptionnellement il est demandé de mettre ce matériel souillé avec des liquides biologiques dans un sac à ordures ménagères (sauf si souillé de sang) par rapport au coût important qui est en lien avec le poids et le volume de ce type de déchet. Le risque infectieux est jugé faible par les spécialistes de l’hygiène.

b) Selon la procédure du circuit des déchets en milieu hospitalier, quels sont les deux types de déchets d’activités de soins ?

Règle des principaux déchets hospitaliers : Soit les « Déchets d’activité de soins à risque infectieux » (DASRI) soit « Déchets assimilables aux déchets ménagers »(DAOM).

9. L’étudiant met des gants vinyles à ce stade de la toilette.

a) Quelle règle d’hygiène met-il en application ? La règle des « précautions standard »

b) Argumentez votre réponse.

Les précautions standard doivent s’appliquer pour tout patient par tous les soignants si risque de contact avec des liquides biologiques. Lors de la toilette intime et du siège, il y a risque de contact avec des liquides biologiques, l’étudiant doit donc se protéger en mettant des gants vinyles.

10. Pour réaliser la toilette intime de Mme D, l’étudiant utilise des carrés de soins à usage unique type Sellducs®.

a) Doit-il obligatoirement commencer par le méat urinaire ? Argumentez votre réponse.

Non Parce qu’il suffit que le Sellduc® utilisé pour le méat urinaire soit propre

b) Dans quel sens doit-il effectuer ses gestes ? Argumentez votre réponse

Du méat urinaire vers l’anus pour ne pas propager de germes intestinaux vers le système urinaire.

11. Expliquez pourquoi l’étudiant retire ses gants à ce stade.

Parce que ses gants sont souillés par la toilette du siège et d’autre part, la réalisation des effleurages ne doit pas s’effectuer en portant des gants car pas de risque de contact avec un liquide biologique. De plus, le port de gants rendra l’effleurage moins agréable au patient et plus dommageable.

12. Expliquez pourquoi l’étudiant fait une friction désinfectante avec le PHA après le retrait de ses gants vinyles ?

Car c’est la règle : on doit toujours se désinfecter les mains avec un produit hydro alcoolique lorsqu’on retire des gants de soin, quel que soit le type de gants. En effet, même sur une courte période, la chaleur et l’humidité générées par le port de gants augmentent la multiplication bactérienne.

13. Lors du bio nettoyage : a) l’étudiant doit-il changer de lavette entre chaque matériel (la bassine, le matelas et l’adaptable). Argumentez votre réponse.

La lavette est changée autant de fois que nécessaire dès lors qu’elle a servi à nettoyer un matériel visiblement souillé.

b) selon les règles d’hygiène, citez les deux principes à respecter lors du bio nettoyage :

Utiliser des lavettes propres Aller du plus propre au plus sale

14. Quelles précautions l’étudiant doit-il prendre en portant le panier à linge sale ?

Les germes contenus dans le linge sale sont potentiellement pathogènes. L’étudiant ne doit pas les faire entrer en contact avec sa tenue de travail, car celle-ci peut être en contact avec d’autres patients. Il s’agit de prévenir la contamination croisée d’un patient à un autre via la tenue du soignant.

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Anti-spam