Module 6

 

Les mécanismes de l'infection et infection nosocomiale

l'infection est la réaction de l'organisme à la pénétration d'un agent infectieux. une infection peut être locale avec apparition de signes d’inflammation (rougeur, douleur, chaleur) ou fièvre élevée.

L'infection nosocomiale est une infection associée aux soins (IAS).Une infection nosocomiale désigne une infection contractée au cours d'une hospitalisation, infection qui n'existait pas auparavant ni, d'ailleurs, durant les 48 premières heures à l'hôpital
 
Le mécanisme de l'infection
Les modes de transmissions 
la transmission des micro organismes peut être :
Direct : les micro organismes sont transmis directement d'un patient malade (porteur de germes) à un patient sain
Indirecte : les micro organismes sont transmis par l’intermédiaire de supports ou vecteurs
 
Les voies de pénétration microbienne
Les MO  peuvent pénétrer dans notre corps par différentes voies
La voie cutanéo-muqueuse (plaies)
La voie oropharyngée (virus de la grippe)
La voie digestive (toxi-infection)
La voie sexuelle (sida et IST)
La voie urinaire (infections urinaires)

 

Les moyens de défense de l'organisme

L'immunité innée

Lorsqu'il est attaqué par des virus (organisme pathogènes) l'organisme a la capacité de mettre en oeuvre un mode de défense (appelé phénomène de l'immunité)

Le mode de défense peut évoluer en 3 stades

Stade 1 Etape local . Les microbes se développe localement .Les granulocytes (globules blancs) luttent contre les microbes. ils ont la propriété de les tuer par le phénomène de la phagocytose

Stade 2 Etape lymphatique : Les microbes suivent la voie lymphatique et sont arrêtés par les ganglions lymphocytes
 
Stade 3 Etape sanguine : Les microbes pénètrent dans le sang et franchissent les barrières formées par les ganglions. Ils sont arrêtés par le foie
 

L'immunité acquise

Une immunité acquise est une protection qui est offerte à un organisme animal contre certains types de microbes ou de substances étrangères en produisant des anticorps et des lymphocytes spécifiques (diverses immunités) ; celle-ci se met en place au cours de la vie d'un individu. Autrement exprimé, c'est une réaction de défense développée à la suite de la guérison d'une infection (ou après vaccination) vis-à-vis d'un agent (ou groupe d'agents) infectieux spécifique.

Le mécanisme de l'infection nosocomiale

Selon l'OMS, une infection nosocomiale – ou infection hospitalière peut être définie comme suit : Infection acquise à l’hôpital par un patient admis pour une raison autre que cette infection. Infection survenant chez un patient à l’hôpital ou dans un autre établissement de santé et chez qui cette infection n’était ni présente ni en incubation au moment de l’admission. Cette définition inclut les infections contractées à l’hôpital mais qui se déclarent après la sortie, et également les infections professionnelles parmi le personnel de l’établissement. 

Les germes en cause

 

Les agents infectieux responsables des infections nosocomiales sont des micro-organismes : parasites et champignons, bactéries, virus, agents transmissibles non conventionnels  tel que le prion.

  • Les parasites
  • Les bactéries
  • Les virus

Chaque individu est porteur d’une flore qui lui est propre. 
Les zones "d'habitat" préférentiel des micro-organismes sont les :

  • zones de plis : aisselles, plis sous-mammaires, ombilic, mains, sillons inter-digitaux, ongles, périnée, plis inguinaux
  • zones pileuses : cheveux et barbe, aisselle, pubis
  • muqueuses : nez et bouche, muqueuses génitale et anale.

Les transmissions

Une infection peut être générée par :

  • des micro-organismes provenant d'un environnement contaminé : l'infection est dite EXOGENE
  • des germes hébergés par le patient : l'infection est dite ENDOGENE

Les infections exogènes ou infections croisées

La transmission des infections exogènes fait intervenir des sources de contamination ou réservoir de germes. Ces réservoirs de germes sont représentés :

  • par des éléments inanimés contaminés : objet, air, surface, aliments, etc....
  • par des êtres humains : le personnel, les visiteurs et les malades eux-mêmes.


Il existe quatre modes de transmission exogène : 
Par contact 
Il peut être direct de la source au patient, ou indirect par l’intermédiaire d’un “support” entre la source et le patient (mains, objets,..). La transmission manu-portée est prépondérante dans ce mode d’infestation 
Par gouttelette ou droplet (>5 μ) 
Ce sont des sécrétions du rhino-pharynx ou du tractus respiratoire, la source est alors 
proche du patient.
Par voie aérienne par droplet nuclei (<5 μ) 
Il s’agit de micro-organismes sur support de poussière ou de cellules squameuses, la source peut être distante du patient.
Par dispositifs médicaux, produits biologiques, aliments 
Dans ce cas il n’y a pas nécessité de multiplication des micro-organismes sur le support pour que le risque de transmission existe.

 Infection endogène ou auto-infection

La flore résidente constitue une véritable barrière bactérienne renforçant les défenses immunitaires de l'individu en le protégeant contre des germes potentiellement pathogènes.

L'hospitalisation entraîne une modification de la flore habituelle du patient au bout de 5 jours d'hospitalisation.
Certains gestes invasifs peuvent déplacer des germes d'un endroit où ils sont inoffensifs vers un autre où ils se multiplient différemment et deviennent pathogènes.

16 exercices module 6

semestre 2 processus psychopathologique

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Le Bio nettoyage

Le nettoyage

C'est une opération d’élimination des salissures qui regroupe plusieurs opérations
Élimination des déchets ou des poussières avec une chiffonette  humide, puis nettoyage à l'aide d'un produit nettoyant
 
Le bio-nettoyage
 
Le bio-nettoyage est un nettoyage dont l'objectif est de réduire la quantité de micro-organismes présents sur les surfaces. Il combine un nettoyage et une désinfection. Il se réalise en milieu hospitalier, où les personnes ou les produits sont sensibles à la présence des micro-organismes, afin de lutter contre les maladies nosocomiales
 
Le dépoussiérage humide du mobilier
 
Pour le dépoussiérage humide naturel, on utilise des gazes ou des lingettes imprégnées d'un produit nettoyant désinfectant.
Le nettoyage à sec est vivement déconseillé car il y a un risque de dispersion de la poussière dans l'air
Pour nettoyer ou dépoussiérer le mobilier, il faut imbiber une lavette d'un produit nettoyant désinfectant et nettoyer dans l'ordre suivant:
 
Du moins sale au plus sale
Du plus près au plus loin (du patient)
Du haut vers le bas (du mobilier)Le nettoyage humide du sol
 
Le nettoyage humide consiste à passer sur le sol une gaze humide qui retiendra la poussière
Il existe deux méthode de nettoyage humide des sols
La méthode à la godille elle permet de passer le balai sur une large surface l'utilisateur travaille à reculons et tire le balai vers lui, en lui imprimant un mouvement en lui imprimant un S
La méthode au poussé l'utilisateur déplace le balai e le poussant devant lui
 
Les zones à risques:
 
Zone à risque 4 : très haut risque infectieux secteur accueillant des patients dont les défenses immunitaires sont diminuées
Zone à risque 3 : haut risque infectieux secteur accueillant des patients infectieux et fragiles 
Zone à risque 2 : risque moyen secteur accueillant des patients non infectieux (bio-nettoyage avec un détergent désinfectant)
Zone à risque 1 : risque nul secteur n’accueillant pas de patients nettoyage avec un détergent
 

L’entretient quotidien des chambres se fait selon un ordre chronologique.Il commence par les chambres les moins infectées vers les plus infectées.Et s’il y a des isolements l’entretient commencera par  les chambres en isolement protecteur et se terminera par celles en isolement septiques.

Le Bio nettoyage

La chambre du patient sortant d’un service de maladie infectieuse est nettoyée désinfectée afin d’éliminer la flore contaminante transitoire pour éviter tout risque d’infection .Selon la pathologie du patient sortant, il peut être nécessaire de procéder à une désinfection complémentaire par dispersats ou par formolisation. L’infirmière veille au bon respect des protocoles de nettoyage.

4 Exercices le bio nettoyage

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Isolement septique/protecteur

Les deux types d'isolement
 
Les deux types d'isolement répondent à des objectifs différents:
 
L'isolement protecteur: barrière à l'entrée des agents infectieux dans l'environnement immédiat du patient immunodéprimé.
L'isolement septique: barrière à la diffusion de l'agent infectieux connu ou présumé à partir du patient ou de son environnement immédiat.
 
La mise en place et la levée de l'isolement relève, dans tous les cas, d'une prescription médicale pour une durée déterminée.
 
L'isolement septique
 
Éviter la transmission d'un agent infectieux, à partir d'un patient infecté à des individus non infectés et non porteurs mais réceptifs (patients, membres du personnel)
 
Indication
  • Lorsqu'un patient est atteint d'une affection contagieuse (ex tuberculose pulmonaire, varicelle, fièvre typhoïde...)
  • Lorsqu'un patient est infecté ou colonisé (ex: escarres...) par un agent infectieux
  • Lorsqu'un patient est porteur d'un BMR
 
Les principales mesures
 
Les précautions standard
 
  • Réaliser une hygiène des mains par friction systématiquement avant et après tout contact avec un patient, entre deux activités et avant et après tout port de gants.
  • Porter des gants pour tout risque de contact avec du sang ou tout autre produit biologique,des plaies ou des muqueuses (lors de la toilette génitif-anale, soins de bouche...), du matériel et du linge souillé et systématiquement lors de tout soin si l'on est soi-même porteur de lésions cutanées.
  • Gants changés entre deux patients, deux activités (1 gant=1 soin)
  • Porter un masque, des lunettes ou masque à visière, une sur-blouse lorsqu'il y a un risque de projection ou d'aérolisation de sang ou de tout autre produit biologique (aspirations trachéo-bronchiques, endoscopies, chirurgie, pansement d'une plaie étendue, manipulation de matériel et linge souillé..)
 
 Les précautions particulières
En complément des précautions standard, certaines infections (ou suspicion d'infection) ou colonisation (ex: escarres, urines) nécessitent la mise en oeuvre de « précautions
particulières ».
Ces précautions particulières visent à prévenir la transmissions et la dissémination dans l'environnement d'agents infectieux:
 
• Soit par contact humain ->précautions contact = PC
• Soit par les sécrétions oro-trachéo-bronchiques -> précautions gouttelettes=PG
• Soit par voie aériennes -> précautions air=PA
 
Les mesures communes aux isolements septiques:
 
  • Hygiène des mains avant de quitter la chambre: SHA si mains non-souillées. Par contre en cas d'isolement pour Clostridium Difficile ->Lavage simple puis SHAet pour la gale (parasite: le sarcopte) ->lavage simple (SHA inefficace sur ce parasite)
  • Les déchets: tout déchet produit dans la chambre est considéré comme déchet potentiellement contaminé d'où élimination dans un sac à DASRI et l'extérieur dusac étant potentiellement contaminé, il est nécessaire avant son élimination d'assurer un double emballage.
  • Isolement géographique: qui facilite l'isolement technique: chambre individuelle recommandée ou regroupement de personnes soignées porteuses ou infectées parle même germe mais elle est obligatoire pour l'isolement « air » avec porte fermée.
  • Matériel médico-chirurgical ou isolement technique (privilégier l'usage unique,limiter la quantité de petit matériel et des consommables dans la chambre ->évaluer les besoins de tous les jours), individualisation du matériel de soins de base (tensiomètre, thermomètre...), assurer une pré désinfection des instruments réutilisables dans la chambre avant évacuation.
  • Vaisselle: pas de mesure particulière sinon de servir et de desservir ces patients en dernier
  • Entretien des locaux: Il s'effectue à la fin de l'entretien des locaux du secteur. Assurer un essuyage humide avec un détergent désinfectant avant de ranger le matériel. Selon le type d'isolement, des modalités d'entretien peuvent différer.
  • L'information/éducation du patients, visiteurs, pour permettre une bonne observance des mesures d'isolement (hygiène des mains régulièrement dans la journée, port de masque selon le type d'isolement); limiter les sorties de la chambre sinon hygiène des mains avant de sortir de la chambre et port de masque selon le type d'isolement. Éviter d'aller rendre visite à d'autres patients.
 
? Pour les visiteurs
 
? Hygiène des mains en sortant de la chambre
? Port de masque selon le type d'isolement
? Ne pas s’asseoir sur le lit
? Ne pas utiliser les WC de la chambre
? Ne pas rendre visite à d'autres patients
? Lavage du linge du patient à 40° ou 60° selon le linge
 
L'isolement protecteur
 
L'isolement protecteur est un ensemble de mesure à mettre en place pour éviter la transmission de tout agent potentiellement infectieux à des patients immunodéprimés
(micro-organismes de l'environnement ou portés par d'autres patients, les membres du personnel ou les visiteurs.
 
Indications:
 
  • Patient immunodéprimé par un traitement ou par une maladie (SIDA, Cancer...)
  • Grand brûlé
  • Patient transplanté
  • Prématuré

 

Cet isolement consiste à faire barrière à l'entrée des agents infectieux dans l'environnement immédiat du patient.
Des précautions particulières sont à prendre avant de rentrer dans la chambre, elles sont variables suivant le degré d'immunodépressive du patient:
 
Dans tous les cas
 
? Hygiène des mains avec une SHA avant d'entrer dans la chambre et avant tout soin au patient.
? Chambre individuelle.
? Port d'une blouse si non à usage unique-> la plier extérieur contre extérieur.
? Port d'un masque chirurgical systématique dès l'entrée de la chambre pour les soins rapprochés.
? Hygiène corporelle minutieuse du patient afin d'éviter toute contamination endogène.
? Hygiène de l'environnement: bio-nettoyage quotidien.
? Désinfection de tout matériel entrant dans la chambre et si possible matériels à patient unique (stéthoscope, tensiomètre, thermomètre).
? Alimentation contrôlée et eau en bouteille.
? Visites réglementées.
? Pas de plantes vertes ou de fleurs coupées
 

7 Exercices isolement protecteur/septique

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Asepsie/antisepsie

L’asepsie

Ensemble des mesures permettant d’empêcher les micro-organismes ou les virus de pénétrer dans l’organisme.

L’antisepsie

C’est une opération au résultat momentané permettant, au niveau des tissus vivants, d'éliminer ou de tuer les micro-organismes et/ou d'inactiver les virus indésirables.

Les différents types d’antisepsie

Peau saine
?Antisepsie dirigée sur les flores commensales et transitoires
?Avant tout acte invasif
Peau lésée
?Stratégies différentes selon le type de plaies :superficielles ou propres ; infectées ou souillées, brûlures ; avec perte de substance (escarre)
Antiseptique en solution alcoolique : A PROSCRIRE sur peau lésée (toxicité)
Muqueuses
?Les antiseptiques ne sont pas tous applicables sur les muqueuses
?Les solutions antiseptiques pour muqueuses sont moins concentrées
Les 5 étapes pour l’antisepsie de la peau
Nettoyage = déterger
Rinçage
Séchage complet par tamponnement
Antisepsie
Séchage de l’antiseptique Respecter les temps de contact préconisés!
Antiseptiques
Substance permettant la destruction des germes microbiens à la surface ou à l’intérieur des organismes vivants dans le but de prévenir ou combattre l’infection
Classement des antiseptiques-Les antiseptiques majeurs:
Bactéricides rapides et de spectre large
CHLORHEXIDINE (HIBISCRUB®)
DERIVE IODES (BÉTADINE SCRUB®, BÉTADINE DERMIQUE®)
ALCOOL (60 °C ou 70 °C = alcool modifié)-Autres antiseptiques ou antiseptiques mineurs:
Bactéricides ou bactériostatiques (qui arrêtent la multiplication cellulaire) et de spectre plus étroit
HEXOMEDINE® -SEPTIVON®
Exercice 
Classe les actions proposées selon qu'il s'agisse de méthode d'asepsie ou d'antisepsie
Cliquer sur le bouton en bas à gauche pour valider en rouge mauvaise réponse
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Précautions complémentaires

SI JE SAIS QUE LES PRÉCAUTIONS STANDARDS SONT LES MESURES APPLICABLES POUR TOUS LES PATIENTS QUELQUE SOIT LEUR STATUT INFECTIEUX

… ALORS QUE SONT LES PRÉCAUTIONS COMPLÉMENTAIRES ? C’EST QUOI ?
Les Précautions Complémentaires sont des mesures visant à faire barrière à la diffusion d’un agent infectieux connus ou présumés à partir d’un patient ou de son environnement immédiat

3 GROUPES DE PRÉCAUTIONS COMPLÉMENTAIRES

Air  Gouttelettes Contact
CAR 3 MODES DE TRANSMISSIONS

PRÉCAUTIONS AIR POURQUOI ? Eviter la transmission aéroportée de certains micro-organismes par le biais de fines particules de dimension inférieure à 5 μ (Droplet nuclei).(rougeole, tuberculose pulmonaire)

PRÉCAUTIONS AIR QUAND?

  • Rougeole
  • Varicelle (+ précautions « contact »)
  • Forme généralisée du ZONA (+ précautions« contacts)
 
Mesures spécifiques
Précautions standards + Précautions AIR
Comment
?Chambre individuelle
?Port obligatoire d'un appareil de protection respiratoire avant l'entrée dans la Chambre(visiteurs/soignant)
?Limitation des déplacements du patient et port d’un masque chirurgical lorsqu'il quitte la chambre
?Organisation des soins
 
UTILISATION DU MASQUE
Quand et comment
Mis avant de rentrer dans la chambre
Enlevé après être sorti de la chambre, élimination DASRI, +SHA
 
PRECAUTIONS GOUTELLETTE
POURQUOI ?
Gouttelettes de dimension supérieure à 5 μ (salive ou sécrétions respiratoires supérieures). Émises lors de la parole,d’éternuement, toux,aspiration, bronchoscopie, toux induite (kinésithérapie)
La distance maximale de transmission des gouttelettes pourrait être de plus de 2 mètres pour la toux et  jusqu’à 6 mètres pour les éternuements.
 
TRANSMISSIONS AEROPORTEES OU PAR CONTACT AVEC LE PATIENT ET/OU SON ENVIRONNEMENT DIRECT
 

PRÉCAUTIONS GOUTTELETTES

QUAND?
• Grippe (grippe saisonnière)
• Coqueluche
• Diphtérie
• Méningites à Haemophilus influenza chez l’enfant ou à
Mycoplasma pneumoniae
• Oreillons
• Rubéole
• Scarlatine…
Mesures spécifiques
Précautions standards + Précautions GOUTTELETTES
Comment
?Chambre individuelle.
?Port d'un masque chirurgical pour le personnel intervenant autour du lit du malade.
?Limitation des déplacements et port masque chirurgical par le patient lorsqu'il quitte la chambre.
?Organisation des soins
 

PRECAUTIONS CONTACT

POURQUOI ?
Eviter la transmission directe manu-portée
MODE DE TRANSMISSION DIRECTE PAR CONTACT (MAIN)
diarrhée à Clostridium difficile, gale, gastro-entérite bactérienne ou virale, herpès, infection ou colonisation à bactéries multi-résistante –( BMR), infection de la peau (impétigo, abcès)
 
PRÉCAUTIONS CONTACT
QUAND?
• Colonisation/infection à Bactéries Multi-Résistantes (BMR) (attention pas tjs de PC)
• Infections cutanées : herpes, zona, érysipèle
• Gastroentérite aiguë : Clostridium difficile, Salmonelles, ou tout syndrome diarrhéique dont l’origine peut paraître infectieuse
 
Mesures spécifiques
Comment
Précautions standards + Précautions CONTACT
?Chambre individuelle si possible ou « isolement » technique.
?Port de sur blouse (tablier plastique pour certains soins)
?Port de gants à usage unique
?Limitation des déplacements du patient.
?Organisation des soins
MESURES GÉNÉRALES
Mesures applicables à tous les types de précautions COMPLEMENTAIRES
Mesures Générales
Isolement géographique SI RÉALISABLE
Information
Informer toutes les catégories de professionnels intervenant auprès de ces patients et lors de prise de rendez vous
Expliquer les mesures au patient si possible et à ses proches
Visiteurs
Informer du protocole concernant les précautions complémentaires.
•Réaliser une hygiène des mains avant d’entrer dans la chambre.
•Le port de gant et d’une sur blouse sur la tenue civile n’est pas nécessaire.
•Ne pas s'asseoir sur le lit.
•Ne pas utiliser les sanitaires de la chambre.
•Réaliser une hygiène des mains avant chaque sortie de la chambre avec les produits hydro alcooliques.
Signalisation
•Auprès de l’établissement ou du service receveur lors d’un transfert (fiche de liaison)
•Apposer sur la porte l’affichette Précautions Complémentaires
 
Gestion du linge
Sac individuel
Fermé avant la sortie de la chambre
Sac hydrosoluble
 
Gestion des déchets
Tri comme pour tous patient
Sac fermé vant la sortie de la chambre
 

Entretien de la chambre

AVANT LES AUTRES : ISOLEMENT PROTECTEUR

EN DERNIER: ISOLEMENT SEPTIQUE

Entretien approfondi lors du départ

JAVEL SI BESOIN (ex: en cas de clostridium)

ORGANISATION DES SOINS
 
AVANT LES AUTRES : ISOLEMENT PROTECTEUR
EN DERNIER: ISOLEMENT SEPTIQUE

Gestion du matériel favoriser l'usage unique, faire rentrer le moins de matériel possible  

Conclusion 

Respecter les précautions standard 
Mettre en place des précautions complémentaires dès la suspicion

Informer et communiquer =  moins d'infection associées aux soins

6 Exercices précautions complémentaires

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Mise à jour précautions standart 2020

Les précautions standard sont un ensemble de mesures visant à réduire le risque de transmission croisée des agents infectieux entre soignant, soigné et environnement, ou par exposition à un produit biologique d’origine humaine (sang, sécrétions, excreta…).

Le respect des obligations et recommandations vaccinales, associé aux précautions standard, contribue à la prévention de la transmission croisée des micro-organismes

Hygiène des mains

Lors des soins et en préalable à toute hygiène des mains :

  •  avoir les avant-bras dégagés, 
  • avoir les ongles courts, sans vernis, faux ongles ou résine,
  • ne pas porter de bijou (bracelet, bague, alliance, montre).

Effectuer une hygiène des mains :

1. avant un contact avec le patient,

2. avant un geste aseptique,

Équipements de protection individuelle

Prérequis :

porter une tenue professionnelle propre, adaptée et dédiée à l’activité pratiquée.

Les équipements de protection individuelle (EPI) désignent les mesures barrières suivantes :

  • port de gants, protection du visage (masque/lunettes), protection de la tenue.

Utilisés seuls ou en association, les EPI protègent les professionnels de santé du risque d’exposition à des microorganismes :

  • lors des contacts avec les muqueuses, la peau lésée,
  • en cas de contact ou risque de contact/ projection/aérosolisation de produit biologique d’origine humaine.
  • après un risque d’exposition à un produit biologique d’origine humaine,
  • après un contact avec le patient,
  • après un contact avec l’environnement du patient.

La désinfection par friction avec un produit hydroalcoolique est la technique de référence dans toutes les indications d’hygiène des mains en l’absence de souillure visible.
En cas de mains visiblement souillées, procéder à un lavage simple des mains à l’eau et au savon doux.

Port de gants de soin

Porter des gants uniquement :

  • en cas de risque d’exposition au sang ou tout autre produit biologique d’origine humaine, de contact avec une muqueuse ou la peau lésée,
  • lors des soins si les mains du soignant comportent des lésions cutanées.

Mettre les gants juste avant le geste. Retirer les gants et les jeter immédiatement après la fin du geste.

Changer de gants :

  • entre deux patients,
  • pour un même patient lorsque l’on passe d’un site contaminé à un site propre

Protection de la tenue

  • Porter un tablier imperméable à usage unique lors de tout soin souillant ou mouillant ou exposant à un risque de projection ou d’aérosolisation de produit biologique d’origine humaine.
  • Porter un masque à usage médical et des lunettes de sécurité ou un masque à visière en cas de risque d’exposition par projection ou aérosolisation à un produit biologique d’origine humaine.
  • Porter une surblouse imperméable à manches longues à usage unique en cas d’exposition majeure aux produits biologiques d’origine humaine.
  • Mettre la protection juste avant le geste, l’éliminer immédiatement à la fin d’une séquence de soins et entre deux patients

Protection du visage

  • Porter un masque à usage médical et des lunettes de sécurité ou un masque à visière en cas de risque d’exposition par projection ou aérosolisation à un produit biologique d’origine humaine

Hygiène respiratoire

  • Faire porter un masque à toute personne (patient, résident, visiteur, professionnel de santé, intervenant extérieur, aidant…) présentant des symptômes respiratoires de type toux ou expectoration.
  • Utiliser un mouchoir à usage unique pour couvrir le nez et la bouche lors de toux, éternuement et le jeter immédiatement après usage. En l’absence de mouchoir, tousser ou éternuer au niveau du coude ou en haut de la manche plutôt que dans les mains.
  • Réaliser une hygiène des mains après contact avec des sécrétions respiratoires ou des objets contaminés. Ne pas toucher les muqueuses (yeux, nez, bouche) avec des mains contaminées.
  • Mettre en place une information sur les mesures d’hygiène respiratoire à prendre et mettre à disposition le matériel nécessaire (masques, mouchoirs jetables…) dans les lieux stratégiques.

Prévention des accidents avec exposition au sang

ou tout produit biologique d’origine humaine (voir chapitre AES)

Gestion des excretas

  • Porter des équipements de protection individuelle de manière adaptée (port de gants de soins, protection de la tenue) et respecter l’hygiène des mains lors de la gestion des excreta (urines, selles, vomissures).
  • Éviter les procédures manuelles de vidange et d’entretien des contenants et proscrire leur rinçage (ni douche, ni douchette) en raison du risque d’aérosolisation

Gestion de l’environnement

  • Manipuler avec des équipements de protection individuelle adaptés tout matériel (dispositif médical, linge, déchet…) visiblement souillé ou potentiellement contaminé par du sang ou tout autre produit biologique d’origine humaine.
  •  Procéder au nettoyage et/ou à la désinfection de l’environnement proche du patient (table de chevet, adaptable, lit…), des surfaces fréquemment utilisées (poignées de porte, sanitaires…) ainsi que des locaux (sols, surfaces) selon des procédures et fréquences adaptées.

Matériel ou dispositif médical réutilisable :

  • avant utilisation, vérifier que le matériel a subi une procédure d’entretien appropriée au niveau requis (non critique,  semi-critique, critique),
  • après utilisation, nettoyer et/ou désinfecter le matériel avec une procédure appropriée.

Linge sale et déchets :

  • évacuer au plus près du soin dans un sac fermé et selon la filière adaptée.

Sultan julien

Formateur IFAS

Source :http://www.sante.gouv.fr/les-infections-nosocomiales-questions-reponses.html
http://nosobase.chu-lyon.fr/recommandations/cclin/cclinSudEst/2001_manuelclin.pdf
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Guide_Dasri_BD.pdf
http://cclin-sudest.chu-lyon.fr/ZoneSud/2010/Tarascon_12_mars/2_O.Bellon.pdf

 

Désinfection/stérilisation

La désinfection
But :
prévenir les infections croisées et atteindre les niveaux de contamination le plus bas possible dans l’environnement des patients
Objectif :
réduire les micro organismes présents sur les objets, les surfaces verticales et horizontales
La désinfection vise à donner aux surfaces et aux locaux la meilleure qualité bactériologique possible en éliminant les micro-organismes pathologiques, que ce soit dans l’environnement immédiat ou dans l’unité de prise en charge
 
Le désinfectant
Un désinfectant est un produit qui tue ou inactive des micro-organismes tels que les bactéries, les virus et les protozoaires, sur des surfaces inertes comme par exemple le matériel à usage médical, les surfaces (sols, murs, conduits d'eau, sièges, poignées de porte, ). (CCLIN)
Ils répondent à deux principes de base en hygiène à savoir :
-Supprimer les contaminations par le matériel
-Assurer un assainissement régulier et systématique du milieu environnant
Le désinfectant doit satisfaire aux normes AFNOR de :
-Bactéricidie(tuer les bactéries)
Il peut en outre, présenter des caractéristiques supplémentaires :
-Fongicide (tuer les champignons)
-Virucide(tuer les virus)
-Sporicide(tuer les spores)
 
La stérilisation
La stérilisation est une opération qui vise à détruire tous les micro-organismes d'un objet de façon durable.
 L'objectif de la stérilisation est double : contrôler les micro-organismes et prévenir une éventuelle contamination.
La stérilisation à la vapeur est la méthode qui présente la plus grande efficacité due à l'association température + temps 
 

2 Exercices désinfection/stérilisation

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Accident d'exposition aux liquides biologiques

Conduite à tenir en cas d’Accident Exposant au Sang
Premiers soins à faire en urgence
En cas de piqure, blessure :

    Ne pas faire saigner
    Nettoyage immédiat de la zone cutanée lésée à l’eau et au savon puis rinçage
    Antisepsie avec dérivé chloré (Dakin ou eau de Javel à 2,6% de chlore actif dilué au 1/5)ou povidone iodée en solution dermique ou à défaut, alcool à 70° (au moins 5 min)

En cas de contact direct du liquide biologique sur peau lésée :

    Mêmes protocoles de nettoyage et d’antisepsie de la zone atteinte que précédemment

En cas de projection sur muqueuses et yeux :

 Rincer abondamment à l’eau ou au sérum physiologique (au moins 5 minutes)

Prendre rapidement un avis médical : contacter un médecin référent

Qui évalue le risque infectieux :

Statut VIH
    Si le statut sérologique VIH du sujet source n’est pas connu , il faut, avec son accord (hormis les cas où ce consentement ne peut être exprimé), réaliser une sérologie VIH, si possible avec un test rapide (TROD) pour éventuellement débuter le plus rapidement possible un TPE. (extrait du rapport Morlat)
    mais également le statut VHC et éventuellement VHB si la victime n est pas immunisée ou autres infections

Qui vous informe des mesures à prendre :
une prophylaxie (TPE : traitement post-exposition, immunoglobulines spécifiques anti-VHB >+/- vaccination) peut vous être proposée. Elle se fera avec une information préalable sur ses effets et son déroulement. Elle nécessite votre consentement. Le traitement doit être débuté dans les heures qui suivent l’accident.

Mettre en place un suivi médical et sérologique si nécessaire

En cas d’exposition au VIH, le suivi sérologique est indispensable pour une éventuelle indemnisation en cas de séroconversion
Déclarer l’accident

Les modalités pratiques variant d’un établissement à l’autre et d’un régime social à l’autre, s’informer auprés du médecin du travail, du cadre ou du bureau du personnel.

Exercice 

Remettre dans l'ordre les étapes de soins lors d'un accident d'exposition aux sang

Prévention des accidents avec exposition au sang  ou tout produit biologique d’origine humaine

Pour les soins utilisant un objet perforant : 

  • porter des gants de soins,  utiliser les dispositifs médicaux de sécurité mis à disposition,

Après usage : 

  • ne pas capuchonner,
  • ne pas plier ou casser,
  • ne pas désadapter à la main, 

Si usage unique :

  • jeter immédiatement après usage dans un conteneur pour objets perforants adapté, situé au plus près du soin, sans dépose intermédiaire, y compris lors de l’utilisation de matériel sécurisé, 

Si réutilisable :

  • manipuler le matériel avec précaution et procéder rapidement à son nettoyage et sa désinfection.

Commentaire :

Les conteneurs pour objets perforants sont des dispositifs médicaux qui doivent être conformes aux normes en vigueur. Le niveau de remplissage est vérifié, il ne doit pas dépasser la limite maximale pour éviter les accidents lors de la fermeture. Les utilisateurs doivent être formés à la bonne utilisation des matériels de sécurité et des conteneurs pour objets perforants.

Pour les soins exposant à un risque de projection/ ,aérosolisation

  • porter des équipements de protection individuelle de manière adaptée (protection du visage, de la tenue, port de gants si peau lésée).

Mettre en œuvre des procédures et des techniques limitant les risques d’accident avec exposition au sang ou à tout produit biologique d’origine humaine dans les secteurs où sont pratiqués des actes/gestes à risque élevé (bloc opératoire, odontologie, laboratoire…).

 La conduite à tenir en cas d’accident avec exposition au sang doit être formalisée, actualisée et accessible à tous les intervenants dans les lieux de soins.

Coronavirus COVID 19

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pour la prise en charge d'un patient/résident confirmé  ou suspecté COVID-19 en établissement médicosocial
Ces recommandations sont susceptibles d'évoluer en fonction des connaissances et du contexte épidémique
HABILLAGE à l’EXTERIEUR
1. Réaliser une HYGIENE DES MAINS avec un produit hydro-alcoolique (PHA) pendant 30 secondes
2. Mettre une SURBLOUSE à manches longues 
et/ou un TABLIER PLASTIQUE (si soins mouillants ou souillants) 
3. Mettre le MASQUE CHIRURGICAL déployer sur nez/bouche/menton et bien ajuster la barrette sur le nez Uniquement en cas de manœuvre sur la sphère respiratoire (aspiration, kiné respiratoire, aérosolthérapie…) : mettre un MASQUE FFP2 et vérifier son étanchéité
(Fit-check : le masque doit se plaquer lors de l'inspiration) 
4. Porter des LUNETTES de protection (ou masque à visière) en particulier si le patient/résident est très symptomatique 
5. Mettre une COIFFE 
à défaut avoir les cheveux attachés 
6. Réaliser une HYGIENE DES MAINS (PHA) avant le contact/soin avec le patient/résident
7. Mettre des GANTS uniquement si risque d'exposition au sang ou à tout autre produit biologique d'origine humaine
ENTRER DANS LA CHAMBRE
DESHABILLAGE 1 : à l’intérieur 
1. Retirer les GANTS en les retournant  jeter selon la filière adaptée
2. Réaliser une HYGIENE DES MAINS (PHA) 
3. Enlever le TABLIER PLASTIQUE  jeter selon la filière adaptéeen craquant en premier les attaches du cou puis celles du dos 
4. Oter la SURBLOUSE  jeter selon la filière adaptée l'enlever par les épaules et la replier sur l'intérieur 
5. Réaliser une HYGIENE DES MAINS (PHA) 
DESHABILLAGE 2 : à l’extérieur 
1. Retirer les LUNETTES par les branches 
et les désinfecter avec une lingette imbibée de détergent-désinfectant virucide 
(si visuellement souillées : désinfection par immersion dans un produit virucide) 
2. Retirer la COIFFE de l’avant vers l’arrière 
3. Retirer le MASQUE 
4. Réaliser une HYGIENE DES MAINS (PHA) 
5. Réaliser une DESINFECTION des surfaces touchées
 (poignée de porte, tubes, matériel non dédié) 
avec une lingette imprégnée de détergent-désinfectant 
6. Réaliser une HYGIENE DES MAINS (PHA) Respecter les précautions standard et les mesures barrières lors de tout soin ou contact avec un patient/résident

Cours et QCM module 6

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Date de dernière mise à jour : 14/08/2021

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