Proposé par : Sultan.julien Formateur IFSI

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L'aide à la prise des médicaments

Dans les établissements sociaux et médico-sociaux

 

Selon le Guide de « Sécurisation du circuit du médicament dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) » de mars 2012, actualisé en avril 2014, la phase d’administration du médicament englobe celle de l’aide à la prise, qui n’en constitue qu’une étape.

Comme dans les établissements de soins, la collaboration est donc possible entre l’infirmier et les aides désignés à l’article R. 4311-4 lors de cette étape.

Mais des dispositions spécifiques sont applicables en établissement médico-social depuis la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires du 21 juillet 2009. Cette loi a introduit dans le code de l’action sociale et des familles (CASF) un article L. 313-26, qui indique que « lorsque les personnes ne disposent pas d’une autonomie suffisante pour prendre seules le traitement prescrit par un médecin à l’exclusion de tout autre, l’aide à la prise de ce traitement constitue une modalité d’accompagnement de la personne dans les actes de sa vie courante.

L’aide à la prise des médicaments peut, à ce titre, être assurée par toute personne chargée de l’aide aux actes de la vie courante dès lors que, compte tenu de la nature du médicament, le mode de prise ne présente ni difficulté d’administration ni d’apprentissage particulier.

Le libellé de la prescription médicale permet, selon qu’il est fait ou non référence à la nécessité de l’intervention d’auxiliaires médicaux, de distinguer s’il s’agit ou non d’un acte de la vie courante.

Des protocoles de soins sont élaborés avec l’équipe soignante afin que les personnes chargées de l’aide à la prise des médicaments soient informées des doses prescrites et du moment de la prise».

Désormais, l’aide à la prise n’est plus seulement assurée en collaboration avec les catégories de personnel définies à l’article R. 4311-4 du CSP (aides-soignants, aides médico-psychologiques, auxiliaires de puériculture) ; elle peut l’être, cette fois hors de toute collaboration avec l’infirmière, par toute personne chargée de l’aide aux actes de la vie courante, à condition que :

  • la personne soit suffisamment informée des doses prescrites et du moment de leur prise dans le cadre d’un protocole de soins individualisé
  • les patients ne disposent pas d’une autonomie suffisante pour prendre seuls le traitement prescrit
  • le mode de prise des médicaments ne présente pas de difficulté particulière d'administration, ni apprentissage spécifique
  • la prescription médicale mentionne la nécessité de recourir ou non à l’intervention d’auxiliaires médicaux. A défaut de cette mention, l’aide à la prise médicamenteuse est considérée comme une aide aux actes de la vie courante.

L’article L. 313-26 du CASF ne mentionne que l’aide à la prise. Il ne confère donc pas le droit aux aides de distribuer les médicaments, au sens de préparation et attribution des piluliers.

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Date de dernière mise à jour : 23/05/2018