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Rôle AS Repérage des fragilités
Question : S'agit-il d'une simple maladresse ou des prémices d'une perte d'autonomie grave ? Comment, en tant qu'aide-soignant, pouvez-vous identifier les risques avant que l'accident ne survienne ?
Après avoir étudié les mécanismes du vieillissement dans le chapitre précédent, nous allons maintenant apprendre à repérer les fragilités pour prévenir le risque majeur en gériatrie : la chute.
* Repérer les facteurs de risques environnementaux et médicaux.
* Transmettre les informations pertinentes à l'équipe pluriprofessionnelle.
1. Les signes qui doivent m'alerter
Le repérage commence par une observation fine du comportement et de l'état physique de la personne aidée.
- L'antécédent de chute : Une personne qui a déjà chuté a une probabilité très élevée de recommencer.
- La peur de chuter : Elle entraîne une réduction de l'activité, une fonte musculaire et donc... une chute.
- Les ecchymoses : Des "bleus" inexpliqués sont souvent les traces de chutes cachées par le patient par honte ou peur de perdre son autonomie.
- Les troubles de l'équilibre : Une marche hésitante, le besoin de "tangenter" les murs.
2. Les facteurs de risque : Comprendre pour prévenir
A. Facteurs environnementaux (Le logement et l'extérieur)
En service hospitalier ou à domicile, l'environnement est souvent le premier coupable.
- Encombrement au sol, fils électriques, tapis non fixés.
- Éclairage insuffisant (surtout pour les trajets nocturnes vers les WC).
- Chaussures ou chaussons inadaptés (talons ouverts, semelles glissantes).
- Aides techniques (cannes, déambulateurs) mal réglées ou refusées par le patient.
B. Facteurs médicaux et psycho-sociaux
- Pathologies : Troubles de la vue/audition, maladies neurologiques (Alzheimer, Parkinson), douleurs articulaires.
- Traitements : Prise de psychotropes ou modification récente d'un traitement.
- État nutritionnel : La dénutrition entraîne une amyotrophie (perte de muscle) qui rend les jambes instables.
- Confusion : Une désorientation soudaine multiplie le risque de chute par trois.
3. Solutions et rôle de l'aide-soignant
Le dispositif de veille
Votre rôle est d'être les "yeux et les oreilles" de l'équipe :
- Encourager le patient à exprimer ses difficultés sans jugement.
- Observer les micro-changements : une marche plus lente, une main qui cherche plus souvent un appui.
Partager et adapter
La prévention est un travail d'équipe. L'analyse des signes doit être partagée avec les kinésithérapeutes, les infirmiers et la famille.
Prochain chapitre : La prise en soin de l'élimination et la prévention de l'incontinence.
(Nous verrons comment les troubles de l'élimination sont souvent liés aux chutes nocturnes !)
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Repérage des fragilités les chutes
« LES SIGNES QUI DOIVENT M’ALERTER »
- Avoir déjà chuté.
- Peur de chuter.
- Présence d’ecchymoses.
- Troubles de l’équilibre.
LES FACTEURS DE RISQUE
BON À SAVOIR
Facteurs sociaux-psychologiques :
- sédentarité et manque d’activité physique ;
- consommation abusive d’alcool ;
- automédication.
Facteurs environnementaux :
- dangers liés à l’absence d’aménagement adapté du logement (encombrement du logement, présence d’obstacles, présence de tapis, éclairage insuffisant, etc.) ;
- dangers liés à l’environnement extérieur (escaliers, présence d’obstacles, mauvais éclairages, trottoirs inégaux, etc.) ;
- absence ou port de lunettes inappropriées ;
- chaussures/chaussons inadaptés ;
- aides techniques inadaptées (cannes, déambulateurs, etc.) ;
- refus d’aides techniques.
Facteurs médicaux ou paramédicaux (lorsque ces éléments peuvent être connus) :
- maladies (concernant la mémoire, la parole, les douleurs dans les articulations, le mal-être psychique de la personne, la baisse de la vision ou de l’audition, les troubles du rythme cardiaque, etc.) ;
- prise de plusieurs médicaments en même temps ou une modification du traitement ;
- troubles de l’équilibre et de la marche ;
- dénutrition ;
- déshydratation ;
- survenue brutale d’un état confusionnel (agitation, désorientation, propos incohérents, etc.).
Solutions
Dispositif de veille permettant d'identifier les risque de chutes
- En encourageant la personne accueillie à exprimer ses besoins et ses attentes.
- En observant les évolutions dans les attitudes, les gestes et les paroles de la personne.
- En échangeant avec la personne, mais aussi, si la personne est d’accord, avec son entourage, les membres de l’équipe et les intervenants extérieurs qui l’accompagnent (MT, SAAD, SSIAD, etc.), afin d’élaborer avec eux ce qui peut être mis en place à partir de la remontée d’information de la personne elle-même, de son entourage et/ou des professionnels de terrain.
Partager l'analyses de signes
- En échangeant avec la personne ou, le cas échéant, avec le représentant légal, la personne de confiance, son entourage et, selon les besoins, avec l’ensemble des professionnels qui interviennent auprès de la personne (SAAD, SSIAD, SPASAD, professionnels libéraux, etc.) dans le respect des dispositions légales en matière de partage d’informations.
- En prévoyant des temps et des outils spécifiques de partage d’informations.
- En organisant les remontées d’informations entre les professionnels de la résidence autonomie et, selon les besoins, avec les partenaires extérieurs.
Adapter les réponses lorsque les personnes accueillis montrent des risque de chutes
- En cherchant des réponses en équipe et en cohérence avec le projet personnalisé.
- En impliquant la personne et ses aidants dans la recherche de solutions.
- En sollicitant ou orientant vers les professionnels de santé (médecin traitant, gériatre, neurologue, masseur-kinésithérapeute, pharmacien, etc.) et les partenaires de prévention (CLIC, mutuelles, associations, instances d’éducation et de promotion de la santé, etc.). • En formalisant dans le projet personnalisé les solutions proposées et les éventuelles difficultés rencontrées, voire refus. • En évaluant en équipe les actions mises en place et leurs limites.
Sensibiliser et former les professionnels dans le repérage des risque de chutes
- En présentant à l’équipe les principaux facteurs de risques de chute.
- En formalisant ces éléments dans le projet d’établissement.
- En inscrivant la thématique du repérage des chutes dans le plan de formation.
- En encadrant l’éventuelle utilisation d’outils d’aide au repérage
- En organisant régulièrement des temps d’échanges, notamment pour la diffusion des recommandations de bonnes pratiques professionnelles relatives aux risques de chutes.
Commentaires
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1 Tinah81 Le 23/01/2022
Bonjour, j'aimerai avoir des exercices cas clinique concernant mod 1 et 2
Merci
gisele-cabre Le 23/01/2022
Bonjour
Aller sur le module 1 du Programme DEAS modules 1 à 10
Cliquer sur le module 1
Vous trouverez : 15 cas cliniques en lien avec le module 1 et 2
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Bonne journée
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