Prise en charge d'un patient bénéficiant d'une intervention chirurgicale
Role as en chirurgie orthopedique preparation et retour de bloc (1.28 Mo)
Préparation et retour de bloc
La prise en charge d’un patient en retour de bloc relève de la compétence et de la responsabilité infirmière
Le rôle de l’aide soignant est une collaboration sous la responsabilité de l’infirmier :
Surveillance
Transmissions des observations
La prise en charge du patient se déroule en 6 phases :
La préparation de l’opéré
La préparation de la chambre
Le retour de l’opéré dans sa chambre
La surveillance post- opératoire immédiat
La surveillance à partir du lendemain La surveillance jus
qu’au 12ème jour
LA PREPARATION DE L'OPÉRÉ
Préparation locale la veille de l’intervention :
Rasage de la zone concernée selon intervention conformément au protocole Désinfection locale avec un antiseptique (bétadine ou hibiscrub…) selon la prescription ou le protocole
Douche antiseptique (bétadine moussante ou hibiscrub) la veille et le jour de l’intervention
Habillage du patient : chemise, charlotte, sur-chausses, bracelet nominatif
PRÉPARATION DE LA CHAMBRE
Le transfert au bloc opératoire :
L’opéré descend et remonte du bloc avec son lit, potence à perfusion en place même en cas de passage en salle de réveil
La préparation de la chambre de l’opéré :
Vérification du matériel à oxygène

Vérification du matériel d’ aspiration de mucosités

Vérification du Tensiomètre

Mise en place de la pancarte de surveillance horaire
Vérification de la sonnette
Mise en place de l’arceau

LE RETOUR DE BLOC OU DE SALLE DE RÉVEIL
L’opéré ne peut regagner sa chambre que lorsqu’il est physiologiquement réveillé
Salle de réveil obligatoire depuis le décret de 1994

INSTALLATION DE BASE
L’AS aide l’IDE à installer le patient dans son lit : en aucun cas elle ne l’installe seule : Mettre la tête sur le côté, en ¾ assis en fonction de l’anesthésie Surélever le membre opéré (permet le retour veineux)
Protéger si nécessaire les talons
Mettre arceau en place
Sonnette à portée de main
Réchauffer, surtout les personnes âgées : couverture de survie
INSTALLATIONS SPÉCIFIQUES
À la demande de l’IDE : aide au montage ou à l’installation de différents matériels variables selon les interventions (drains, attelles spécifiques, pansements…)
Chirurgie de membre :

INSTALLATIONS SPÉCIFIQUES
Prothèse de hanche : Attelle d’abduction

Prothèse de l’épaule : Attelle de lux

LES DISPOSITIFS DE SOINS
L’IDE installe tous les dispositifs de soins avec la participation de l’AS :

Les drains : prévient les hématomes par évacuation du trop plein des humeurs dans un objectif de cicatrisation En matière synthétique, en caoutchouc, en gaze

Souvent reliés à un système d’aspiration Le drain doit être stérile lors de sa pose, l’intérieur doit le rester : pansement occlusif qui protège des germes extérieurs
Les perfusions :

Surveillance du point de ponction : rougeur ou écoulement Tubulures : non coudées, sans retour sanguin, bien vissées Débit de perfusion : vitesse d’écoulement, chambre ½ pleine Flacon : alerter l’IDE avant la fin du flacon Vérifier les branchements électriques : seringues autopousseuses, alertes sonores ou visuelles
L’oxygénothérapie : cf. cours Rôle AS/pathologies respiratoires
Les autres sondes : Sonde gastrique en aspiration douce ou en syphonnage
Tubulure sans coude Poche en déclive Sonde urinaire avec ou sans diurèse horaire

LE RETOUR DE BLOC
Les vessies de glace sont souvent nécessaires : (poche, Attention aux brûlures)

Les poches Remplir de glace pilée Tasser la glace en tournant la vessie pour chasser l’air Mettre dans un linge
Les « air-cast » et «cryo-packs » : dispositifs qui associent réfrigération et compression et qui luttent contre les œdèmes, hématomes et la douleur

SURVEILLANCE POST-OPERATOIRE IMMEDIATE
Le 1er coup d’œil est très important Objectif :
DEPISTER les signes d’alerte
La vigilance :
Le patient est éveillé et réactif
Surveiller les signes de dégradation : patient obnubilé, somnolent, a-réactif
La conscience :
Le patient est orienté
Surveiller les signes de confusion :
propos incohérent, désorientation dans l’espace et le temps
Le faciès :
Coloration rosée
Surveiller la cyanose
La respiration
La fréquence et amplitude respiratoire
Saturation en oxygène :
98 à 100 % (saturomètre)
La température
Ni état d’hypothermie : t° < 35,5 , somnolence, confusion , bradypnée, patient recroquevillé
Ni fièvre : hyperthermie T° > 38°5 + frissons + céphalées
Le risque hémorragique : + + +
À court terme attention à l’hypovolémie :
baisse de la TA , tachycardie, pâleur du faciès
Surveillance des drains :
Toutes les heures Le système doit être :
[PIEDS] Perméable Irréversible(le sang ne remonte pas)
Etanche en Déclive (plus bas que le patient)
Stérile
Le retour de la diurèse :
Surveiller la couleur des urines :
urines claires ou hématurie
Sans sonde urinaire :
Surveiller et signaler
L’apparition de la 1ère miction
Les douleurs abdomino-pelviennes témoins d’un globe vésical
Avec sonde vésicale :
Diurèse horaire
Noter la quantité d’urines émises/1 heure
Vidanger dans la poche à urines toutes les heures
Les nausées et les vomissements :
Évaluer les pertes par la sonde gastrique
Si pas de sonde gastrique attention au risque d’inhalation e n cas de vomissements : ¾ assis, tête sur le côté
La douleur :
Evaluer l’intensité :
Règle EVA (échelle visuelle analogique)
Surveiller la localisation et le type de douleur
La réhydratation :
Humidifier le bord des lèvres
Pas de reprise de l’hydratation sans prescription médicale (risque de fausse route)
Les pansements :
Soulever les draps
Signaler tout saignement ou écoulement suspect ou souillure
Surveiller l’étanchéité des pansements
Aider l’IDE à la réfection du pansement si besoin (cf. chapitre)
Les plâtres, les tractions et les fixateurs externes
Le risque d’agitation :
Danger potentiel
Risque de chute
Risque d’arrachement des dispositifs
Risque de blessures /barres de contention

LA SURVEILLANCE DU LENDEMAIN
Poursuivre la même surveillance plus espacée selon prescriptions médicales ou protocoles : perfusion, constantes, douleur, pansement(s)…
Surveillance des complications :
Cutanées : escarres
Thromboemboliques :
Phlébite : rechercher rougeur, douleur, chaleur, œdème des membres
Embolie pulmonaire :
Infectieuses : écoulement, odeur, douleur locale, hyperthermie,
Les soins de nursing :
confort, toilette, prévention d’escarre, hygiène avec change des draps plusieurs fois par jour
L’alimentation et l’hydratation :
Attendre la prescription médicale : intervient très rapidement à la reprise de la diurèse et au réveil complet du patient (sauf rachis/reprise du transit)
Riche en protéines et en fibres
2 litres par jour minimum (contre la constipation)
La surveillance radiologique :
si nécessaire transferts ou aide à l’installation
La rééducation active ou passive par le kinésithérapeute (peut avoir besoin d’aide)
SOINS PARTICULIERS pour la PROTHESE TOTALE DE HANCHE
Laisser le membre opéré en position neutre :
En légère abduction ,
Sans rotation
En extension complète
Avec ou sans attelle de genou de type Zimmer selon prescription (certains patients sont en traction permanente pendant 10 jours )
Les soins de nursing se font à deux minimum
Ne jamais lever le patient sans autorisation
Objectifs de soin:
Éviter les luxations
Éviter toute infection (iatrogène ou plaie post opératoire…)
Éviter les complications :
Thrombo-emboliques (patient sous anticoagulants)
Cutanées (escarres, oedèmes, positionnement des tractions )
Mécaniques (luxations, installations sur attelle)
Neurologiques (plâtres, installations au lit, sciatiques )
Éliminatoires (miction, transit)
Soins de nursing
Remise en position debout précocement (installation au fauteuil, aide à la marche)
Rôle éducatif