Objectif:
Lutter contre les infections nosocomiales nécessite le port de tenues de
protection du personnel pour limiter le risque infectieux lié à la transmission
directe ou indirecte des germes hospitaliers et respecter les personnes
soignées.
Généralités:
Tout professionnel de santé, lorsqu’il travaille, adopte une tenue hygiénique de base
pour faire barrière entre l’environnement microbien et lui–même.
La tenue ne doit pas être un vecteur de microbes par des comportements qui ne
tiennent pas compte des zones ou circuits propres-sales :
On ne porte pas sa tenue de ville pour travailler au sein d’un établissement
hospitalier et de même, on ne porte pas sa tenue de travail pour aller déjeuner, aller
en réunion, fumer.
La tenue ne doit pas être lieu de rendez-vous du propre et du sale ; des barrières
doivent être mises : mettre une sur blouse ou un tablier spécifique pour la
distribution des repas et une autre blouse pour les soins « salissants « ou « à
risques ».
Ne pas mettre contre soi le linge propre et/ou sale.
Limiter le contenu de ses poches au stricte nécessaire pour ne pas héberger un nid à
microbes.
Ne pas s’asseoir n’importe où au cours de la journée (lit-table…).
Ces mesures sont contraignantes mais permettent de protéger la personne (patient,
soignant et/ou ses proches)
L’hygiène hospitalière n’est pas qu’une question technique et matérielle, mais aussi
de bon sens et de logique dans les circuits propres-sales.
1.ORGANISATION:
Il permet de repérer les indications d’un isolement septique ou protecteur.
Les types de soins à e!ectuer pour compléter sa tenue (gants, surblouse…).
Tenue de base : blouse ou tunique-pantalon repassées, surblouse ou tablier,
chaussures, une montre.
Tenue supplémentaire à usage unique : surchaussures, charlotte, masque, gants,
lunettes de protection.
2. REALISATION:
Hygiène corporelle : douche ou toilette quotidienne, cheveux propres, ongles courts
et propres, sans vernis, sous-vêtements changés quotidiennement, visage des
hommes rasés (ou barbe entretenue). Protéger les mains des irritations et des dessèchement (crème émolliente).
Comportement de soignant adapté : maquillage discret, parfum pas trop fort.
Cheveux propres attachés ou relevés (ne doivent pas être en contact avec la blouse,
le patient ou toute surface de soin).
Lutter contre les milieux de multiplication de germes (vernis à ongles, enlever les
bijoux (collier, bracelets, bagues, boucles d’oreilles pendantes, attention au piercing
(source à risque microbien).
Les mains sont lavées fréquemment :
o Les protéger par pansements ou gants si plaie, coupure, irritation, crevasses
o Une fois lavées, elles ne doivent pas toucher le visage, les cheveux ou les
lunettes
Les lunettes doivent être entretenues
Ne mettre dans les poches que le nécessaire, les vider régulièrement,
désinfecter les pinces et les ciseaux.
Elle doit rester impérativement sur le lieu de travail :
o Blouse ou tunique pantalon au nom du soignant (sauf services spécifiques), à
manches courtes et entretenues par l’employeur.
o La surblouse est rajoutée pour protéger sa tenue et di!érencier le propre du
sale dans certaines activités de soins (repas, soins très salissants).
o Les chaussures doivent répondre aux règles d’hygiène et de sécurité et rester
sur le lieu de travail : silencieuses, anti dérapantes, lavables, fermées sur le
dessus et derrière.
o La montre : réservée à l’usage professionnelle et doit se nettoyer facilement.
o Les foulards et sous-vêtements à manches longues sont interdits.
D. Tenue complémentaire
Selon le niveau de risque infectieux et lors de mesures d’isolement (bloc,
réanimation, cuisine, soins intensifs…) :
o Les sur chaussures à usage unique, en papier ou en matière plastifiée, sont
mises avant d’entrer en salle ou dans la chambre et jetées à la sortie.
o Charlotte à UU : doit recouvrir la chevelure.
o Masque à UU : couvre nez-bouche et menton.
Les gants à UU : utilisés fréquemment
o Pour les soins : ils sont soit en vinyle, en nitrile, ou latex.
o Pour le nettoyage des dispositifs médicaux et l’entretien ménager, ils sont en
caoutchouc épais.
Lunettes pour protéger le soignant lors de risque de projection de liquides
biologiques, manipulation de matériel ou linge souillé, peuvent être à UU ou
réutilisables après décontamination.E. Hygiène
Les tenues sales sont évacuées dans les sacs spécifiques.
Les vestiaires sont nettoyés et désinfectées régulièrement selon le protocole.
Le matériel jetable est éliminé selon la filière DASRI (déchets d’activité de soins à
risque infectieux).
La tenue est adaptée et répond aux normes d’hygiène hospitalière :
Elle est changée selon l’organisation du service et chaque fois qu’elle est sale ou
souillée.
Les tenues complémentaires sont adaptées aux indications, aux lieux et types de
soins.
Les tenues contaminées et le matériel jetable sont traités selon le protocole.
Toute anomalie ou dysfonctionnement est transmis.
E. Hygiène
Les tenues sales sont évacuées dans les sacs spécifiques.
Les vestiaires sont nettoyés et désinfectées régulièrement selon le protocole.
Le matériel jetable est éliminé selon la filière DASRI (déchets d’activité de soins à
risque infectieux).
La tenue est adaptée et répond aux normes d’hygiène hospitalière :
Elle est changée selon l’organisation du service et chaque fois qu’elle est sale ou
souillée.
Les tenues complémentaires sont adaptées aux indications, aux lieux et types de
soins.
Les tenues contaminées et le matériel jetable sont traités selon le protocole.
Toute anomalie ou dysfonctionnement est transmis.