« LES SIGNES QUI DOIVENT M’ALERTER »
Il s’agit notamment :
D’évolution de la situation générale de l’aidant :
• évolution de l’état de santé de l’aidant (perte ou prise de poids visible, prend moins soin de
son corps, changement général de l’apparence, difficulté à entendre ou voir, modification
dans ses capacités à se déplacer, etc.) ;
• plaintes diverses.
De diminution des activités sociales, d’une rupture progressive ou brutale avec l’entourage :
• conflit amical, familial ou professionnel ;
• espacement des visites.
De souffrance psychique :
• découragement, tristesse, anxiété, démotivation, perte de plaisir et d’envie, sentiment d’inu-
tilité, baisse de l’estime de soi, repli sur soi, état dépressif ;
• sentiment d’impuissance, de culpabilité, de honte.
De souffrance physique
De difficulté d’accès aux soins :
• absence de médecin traitant ou de suivi médical régulier ;
• hospitalisation ou intervention médicale différée.
De troubles cognitifs et du comportement :
• difficulté à se concentrer, à se souvenir, à trouver ses mots, à s’exprimer ;
• changement de caractère : agressivité, irritabilité, hypersensibilité, changement rapide de
l’humeur (promptitude à la colère ou aux larmes par exemple) ou inversement un état
émotionnel « endurci », comme insensible aux autres.
D’évolution de la situation financière
LES FACTEURS DE RISQUE
BON À SAVOIR
• État de santé de l’aidant.
• Isolement, restriction de la vie personnelle.
• Absence de soutien.
• Épuisement.
• Ressentiments face aux conduites inadaptées du proche malade.
• Traumatismes provoqués par l’inversion/confusion des rôles (et la non reconnaissance des
proches par la personne malade).
• Déni de la pathologie de la personne âgée accueillie.
• Refus de l’aide professionnelle.
• Plaintes récurrentes : fatigue, sommeil.
Pour la structure
METTRE EN PLACE UN DISPOSITIF DE VEILLE PERMETTANT D’IDENTIFIER
LES SIGNES DE RISQUES DE PERTE D’AUTONOMIE DES AIDANTS
• En encourageant l’aidant à exprimer ses difficultés au quotidien.
• En observant les évolutions dans les attitudes, les gestes et les paroles des aidants.
• En échangeant avec l’aidant mais aussi avec la personne accueillie et en équipe sur les chan-
gements observés.
PARTAGER L’ANALYSE DES SIGNES REPÉRÉS
• En échangeant avec la personne, en équipe, dans le respect des dispositions légales en
matière de partage d’informations.
• En prévoyant des temps et des outils spécifiques de partage d’informations.
• En organisant les remontées d’informations entre les professionnels de la résidence autono-
mie et, selon les besoins, avec les partenaires extérieurs.
ADAPTER LES RÉPONSES LORSQUE LES PERSONNES AIDANTS MONTRENT
DES SIGNES DE RISQUES DE PERTE D’AUTONOMIE
• En recherchant des réponses en équipe.
• En encourageant l’aidant à consulter son médecin traitant.
• En orientant l’aidant vers d’autres structures/organismes dont il pourrait avoir besoin (CLIC,
MAIA, CCAS, plateformes de répit, associations d’aides aux aidants, etc.) pour faire le point
sur sa situation et trouver des solutions.
SENSIBILISER ET FORMER LES PROFESSIONNELS AU REPÉRAGE DES RISQUES
DE PERTE D’AUTONOMIE DES AIDANTS
• En présentant à l’équipe les principaux facteurs de risques d’épuisement des aidants.
• En formalisant ces éléments dans le projet d’établissement.
• En inscrivant cette thématique dans le plan de formation.
• En encadrant l’éventuelle utilisation d’outils d’aide au repérage.
• En organisant régulièrement des temps d’échanges, notamment pour la diffusion des recom-
mandations de bonnes pratiques professionnelles relatives aux risques de perte d’autonomie
des aidants.