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Étudiants IDE-AS-AES Pour les étudiants infirmier, aide soignant et AES

Rôle AS Soins pré et post opératoire

Rappel du chapitre précédent : Nous avons vu l'importance des soins de bouche non médicamenteux pour le confort et la prévention des infections chez le patient dépendant.

Soins Péri-Opératoires : De la préparation au réveil

REGARD CROISÉ SUR DEUX PATIENTES
Mary (63 ans) : Opérée d'un cancer colorectal. La chirurgie a réussi, elle sort avec une stomie mais "guérie" de son cancer. Elle est soulagée.
Jane (63 ans) : Opérée pour une maladie de Crohn. Elle sort aussi avec une stomie, mais on lui annonce que la maladie n'est pas guérie et qu'elle devra peut-être être réopérée. Elle est en colère et anxieuse.

L'enjeu soignant : Malgré une chirurgie identique techniquement, l'accompagnement psychologique de ces deux femmes doit être radicalement différent.
Objectifs d'apprentissage :
  • Différencier les 3 phases de la chirurgie (Pré, Per, Post-opératoire).
  • Identifier les facteurs de risque majorant les complications chirurgicales.
  • Maîtriser le rôle de l'aide-soignant dans la préparation physique et le soutien émotionnel.

1. Les trois phases du parcours chirurgical

L'expérience péri-opératoire englobe tout le parcours du patient :

  • Stade Pré-opératoire : De la décision chirurgicale jusqu'au transfert sur la table d'opération.
  • Stade Per-opératoire : Pendant l'intervention (au bloc opératoire).
  • Stade Post-opératoire : De la salle de réveil jusqu'à la sortie de l'hôpital ou le rétablissement complet.

2. L'Anxiété : Le premier ennemi du patient

Qu'il s'agisse d'une chirurgie ambulatoire (sortie le jour même) ou d'une chirurgie lourde, la peur est omniprésente :

  • Peur de la douleur et de la mort.
  • Crainte de se réveiller pendant l'opération ou de ne pas se réveiller du tout.
  • Inquiétude face aux changements de l'image corporelle (cicatrices, stomies).
POINT CLÉ : Votre rôle est de rassurer par l'écoute et l'information. Un patient bien informé est un patient dont l'anxiété diminue. N'hésitez pas à répéter les informations, le stress altérant la mémoire.

3. Facteurs de risque et Surveillance

Certains terrains augmentent les risques de complications (infections, mauvaise cicatrisation, problèmes cardiaques).

Facteur de risque Conséquences potentielles
L'Âge Les extrêmes (nourrissons et personnes âgées) ont une physiologie plus fragile.
La Nutrition La dénutrition retarde la cicatrisation et augmente le risque infectieux.
L'Obésité Difficultés respiratoires et cardiaques, risque accru de TVP (Thrombose Veineuse Profonde).
Comorbidités Diabète (mauvaise cicatrisation), tabagisme (risques pulmonaires).

4. La préparation Pré-opératoire : Rôle de l'AS

L'objectif est d'amener le patient au bloc dans les meilleures conditions physiques et psychologiques.

Actions concrètes de l'aide-soignant :

  • Préparation cutanée : Selon le protocole (douche pré-opératoire, dépilation si besoin).
  • Respect du jeûne : Vérifier que le patient n'a ni bu ni mangé (crucial pour éviter l'inhalation sous anesthésie).
  • Éducation précoce : Apprendre au patient les exercices de respiration profonde et de toux avant l'opération.
EN STAGE : La Check-list
Avant le départ au bloc, vérifiez : Prothèses dentaires/auditives retirées, bijoux/piercings ôtés, vernis à ongles enlevé (pour surveiller la coloration des ongles), dossier complet et patient en tenue de bloc.
POINT DE VIGILANCE (EXAMEN)
Pourquoi l'arrêt du tabac est-il demandé quelques jours avant ?
Réponse : Pour améliorer la fonction respiratoire et l'oxygénation des tissus, favorisant ainsi une meilleure cicatrisation.
LE MOT DU FORMATEUR :
"Au début de ma carrière, je voyais la préparation pré-opératoire comme une liste de tâches mécaniques. Avec le temps, j'ai compris que le moment où l'on aide le patient à mettre sa blouse de bloc est celui où il est le plus vulnérable. C'est là que vos paroles de réconfort ont le plus d'impact. Soyez cette présence rassurante."
SYNTHÈSE OPÉRATIONNELLE
Je sais identifier les risques, je prépare le corps (hygiène, jeûne) et j'accompagne l'esprit (écoute, explications). Je suis le garant de la sécurité du patient avant son transfert.

MICRO-VICTOIRE : VOUS ÊTES PRÊT POUR LE BLOC !
À la fin de ce chapitre, vous savez :
  1. Pourquoi l'état nutritionnel et l'âge influencent la survie opératoire.
  2. Comment gérer l'anxiété par une communication adaptée.
  3. L'importance vitale du jeûne et de la préparation cutanée.

 

Les soins pré et post-opératoires sont des soins pratiqués lors d’une intervention chirurgicale ou d’un geste endoscopique.

Préparation psychologique

Objectifs

Identifier les éléments d’information à apporter au patient

Aider le patient à surmonter les difficultés physiques et/ou psychologiques présentes ou ressenties avant l’intervention chirurgicale.

Cette préparation repose sur :

Les soins relationnels

La relation d’aide

La technique d’écoute

L’entretien infirmier

S’appuyer sur les informations données par le chirurgien et l’anesthésiste

Rechercher toute manifestation d’anxiété

Préserver le lien familial

Il faut tenir compte des manifestations d’anxiété, car elles peuvent interférer en peropératoire et en post-opératoire.

Préparation à l’acte chirurgical

Evaluation clinique

L’anesthésiste évalue les fonctions vitales du patient :

Fonction cardiaque

Fonction respiratoire

Fonction rénale : urée, créatinine

Fonction nutritionnelle, métabolique : poids + taille à IMC, glycémie, ionogramme sanguin.

Fonction de coagulation : TP TC

Le chirurgien refait parfois un examen clinique avant l’intervention.

Evaluation du risque infectieux

Généralités

Les infections du site opératoire (ISO) représentent 15 à 20% des infections acquises en milieu hospitalier.

La survenue de telle infection peut mettre en jeu le pronostic fonctionnel et vital.

Rappel sur la flore bactérienne :

Réservoir exogènes : flore transitoire acquise au contact du personnel et de l’environnement inanimé.

Réservoirs endogènes : flore résidente, microorganismes vivant sur la couche superficielle de l’épiderme, sur la partie supérieure des follicules pileux et des conduits de glandes sébacées.

Facteurs pouvant influer sur le risque infectieux

Etat général du patient : âge, antécédents (fonctions immunitaires diminuées)

Durée de l’intervention, durée d’hospitalisation pré opératoire.

Présence d’un foyer infectieux de voisinage (infection cutanée, plaie septique)

Gestes chirurgicaux (classification des interventions), endoscopiques.

Dispositifs médicaux : cathétérismes centraux, sondage, drainage percutané, matériel, …

Actes d’anesthésie loco régionale (rachis, anesthésie, péridurale).

Préparation de la peau et du site opératoire

« La préparation cutanée préopératoire est un ensemble de soins d’hygiène corporelle générale et d’antisepsie cutanée locale réalisés avant toute intervention chirurgicale et certains gestes invasifs. » (Cpias du Sud-Ouest).

Cette préparation comporte 3 éléments fondamentaux :

L’hygiène corporelle

La veille et le jour de l’intervention : douche complète et toilette au lit.

Oter les bijoux, le vernis à ongles

Douche avec le même antiseptique utilisé au bloc opératoire

Laver le corps, les cheveux

Evoluer du propre vers le sale

Rincer abondamment dans le même ordre (répéter une deuxième fois cette technique)

Sécher soigneusement avec une serviette propre et sèche

Mettre un pyjama propre

Refaire le lit avec des draps propres

Veiller à l’hygiène bucco-dentaire.

La dépilation

« La dépilation a pour but, sans léser la peau, de couper les poils à la base quand ils sont gênant pour l’intervention ou pour le pansement. »

L’absence de dépilation ne majore pas le risque infectieux.

Quelle que soit la méthode utilisée pour l’ablation des poils, cela constitue toujours un risque infectieux supérieur à l’absence de dépilation.

Celle-ci doit être la plus proche de l’intervention et avant la douche, doit être réalisée dans la chambre du patient.

Zone de dépilation à limiter si possible.

Rasage mécanique à proscrire.

La préparation du champ opératoire

La préparation du site complète l’action de la douche ou de la toilette.

Celle-ci est réalisée au bloc opératoire.

Elle comprend 4 phases : détersion, rinçage, séchage, antisepsie dermique.

Détersion : zone d’incision avec compresse stérile, eau stérile et savon antiseptique pour faire mousser.

Rinçage : abondant, eau stérile et compresses stériles.

Séchage : par tamponnements avec des compresses ou carrés de soins stériles.

Antisepsie dermique : 2 applications d’une solution antiseptique.

Le jour de l’intervention

La préparation à l’anesthésie

A jeun : pas d’eau, pas d’alimentation

Arrêt du tabac : fumer entraîne une sécrétion d’acide chlorhydrique plus importante à ventilation plus élevée à risque.

Vessie vide : proposer d’uriner avant la prémédication.

Bas de contention (sur prescription médicale).

Oter les prothèses.

Prendre le pouls, la tension, la température : mesures de référence dans le dossier.

Prémédication sur prescription médicale à rester coucher (risque de chute).

La préparation du dossier

Résultats biologiques, groupe sanguin, examens divers,

Dossier médical,

Dossier d’anesthésie,

Dossier radiologique, radio pulmonaire, ECG, …

Constantes du matin,

Faire mention de l’état psychologique du patient,

Fiche de liaison,

Autorisation d’opérer pour les mineurs,

Consentement éclairé.

La préparation de la chambre

Nettoyage, température de la pièce,

Changement des draps,

Vérification du matériel nécessaire au retour du patient (système d’aspiration, masque à oxygène, matériel à perfusion, pousse-seringues, tensiomètre, …).

Les soins post-opératoires

SSPI

Surveillance chirurgicale

Pansement

Sonde, drains, redons

Plâtre, montage orthopédique

Surveillance anesthésique

Hémodynamique

Douleur

Prescriptions médicales à mettre en œuvre

Retour dans la chambre

Si patient porteur d’une sonde gastrique, la mettre en aspiration (sur prescription médicale).

Vérifier la ou les perfusions.

Vérifier le pansement.

Mettre en place la surveillance spécifique à chaque type d‘intervention.

Mettre en place la surveillance spécifique à chaque type d’anesthésique.

Risque dans les heures suivantes

Risque respiratoire : encombrement

Causes : douleurs, plaie opératoire, alitement, anesthésie.

Moyens : position demi-assise sir possible, O2 au masque ou aérosol sur prescription, faire tousser, aspiration bucco-pharyngée.

Surveillance : clinique fréquence respiratoire, saturation, signes d’encombrement.

Risque cardio-vasculaire (troubles hémodynamiques, troubles du rythme, …), risque thromboembolique

Causes : hémorragie, hypovolémie, stase veineuse liée à l’immobilisation.

Moyens : traiter la cause (remplissage, prévention thromboembolique).

Surveillance : hémodynamique, clinique (au niveau du mollet : rougeur, chaleur, …), biologique.

Risque infectieux

Causes : intervention chirurgicale, nombreuses portes d’entrée, …

Moyens : respect des règles d’asepsie.

Surveillance : locale (en fonction des différents sites), température, état clinique du malade.

Risque rénale : rétention urinaire (si le patient est sous morphine par exemple), oligurie, anurie

Causes : anesthésie, geste chirurgical

Moyens : miction dans les 6 heures sinon prévenir le médecin (sondage évacuateur sur prescription), faire assoir le patient si possible.

Surveillance : diurèse horaire si sonde urinaire, reprise de la diurèse dans le cadre d’une anesthésie rachidienne, voire si globe vésical.

Risques liés à l’immobilisation : risque cutané, thromboembolique, élimination

Causes : acte chirurgicale, alitement, matériel, …

Moyens : faire participer le patient au moment des soins, voire si il est autorisé à se lever, prévenir escarres.

Surveillance : voire si le patient se mobilise, changement de position dans son lit

Risque digestif : nausées, vomissements

Chirurgie extra-abdominale : le patient peut boire rapidement, manger le soir un repas léger, et les jours suivant reprendre des repas normaux. Attention aux premières gorgées d’eau : risque de nausées et de vomissements.

Chirurgie intra abdominale à sonde naso-gastrique : rassurer le patient, sensation désagréable dans la gorge, noter les entrées et les sorties, dès la reprise des gaz ablation de la sonde gastrique sur prescription médicale.

Risque de douleur

Causes : acte chirurgical, plaie, matériel, drainages, posture peropératoire.

Moyens : traitement prescrit, position antalgique, vessie de glace.

Surveillance : siège, rythme, permanence, intensité, irradiation, caractère, attitude du patient, faciès, EVA, EN, …

Les jours suivants

Concept de soi

Causes : perte d’une partie de son corps, perte d’une partie de son autonomie.

Moyens : inviter le patient à s’exprimer, pratiquer l’écoute, inventorier les forces et les atouts du patient.

Surveillance : signes de culpabilité, repli sur soi, déni, colère, dévalorisation, sentiment de honte, …

Veiller au repos et confort du patient

Ne pas oublier tous les risques inhérents à la spécificité chirurgicale.

Aider le patient à retrouver toutes ses fonctions physiologiques.

S’assurer de la bonne observance du traitement, du régime, de la rééducation.

Surveiller un éventuel syndrome infectieux.

Conclusion

Tous ces soins post-opératoires permettent au patient de retrouver :

Un sentiment de bien-être

Une image de lui satisfaisante

Une autonomie

Et d’envisager un transfert dans une unité de soins de suite voire un retour à domicile.

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Soins pré et post-opératoirePendant la période périopératoire, des soins spécialisés sont nécessaires à chaque phase du traitement. Pour que les soignants prodiguent des soins efficaces et compétents, elles doivent comprendre l'expérience périopératoire complète du patient.

Périopératoire fait référence aux trois phases de la chirurgie.

Stade préopératoire

Stade peropératoire

Stade postopératoire

Au cours de ces étapes, il existe de nombreux rôles différents pour les soignants et différents soins nécessaires pour le patient en fonction de l'étape dans laquelle ils se trouvent.

Comme pour tout soin , l'objectif au cours de ces étapes est de fournir des soins holistiques et fondés sur des données probantes ainsi qu'un soutien au individuel.

La chirurgie ambulatoire est une pratique courante Elle implique que le patient soit admis et préparé pour la procédure, subit la procédure et soit renvoyé chez lui le même jour. Elle est généralement pratiquée pour des interventions chirurgicales moins complexes ou moins invasives nécessitant une anesthésie limitée.

Environ 60% de toutes les procédures sont effectuées comme des procédures de chirurgie ambulatoire

Les patients  auront des réponses psychologiques et émotionnelles différentes à la chirurgie influencées par le type de chirurgie qu'ils subissent et les raisons pour lesquelles ils nécessitent cette chirurgie.

Considérez Mary comme votre patiente. C'est une femme de 63 ans atteinte d'un cancer colorectal qui a subi une résection intestinale avec formation d'une stomie. La chirurgie a enlevé toute la partie cancéreuse de son intestin 

Pensons maintenant à Jane. Elle a également 63 ans et a subi une résection intestinale en raison d'une grave maladie de Crohn. On lui a dit que la résection était nécessaire pour un certain abcès dans son intestin et qu'elle pourrait ressentir un certain soulagement de ses symptômes actuels, mais ils ne peuvent pas être certains. Elle est également informée qu'il n'y a pas de remède pour son état et qu'elle pourrait nécessiter une intervention chirurgicale supplémentaire.

Comme vous pouvez l'imaginer, les réponses psychologiques et émotionnelles de ces deux femmes seront très différentes. Mary est probablement soulagée et heureuse de son pronostic alors que Jane peut être en colère que sa maladie fasse partie de sa vie pour toujours, elle peut devenir déprimée, anxieuse et craindre l'avenir.

Comment, en tant que soignant, répondez-vous à ces deux femmes?

Assurer le réconfort et le soutien est l'un des rôles les plus importants pour un soignant pendant le processus chirurgical. Fournir des informations au patient et à sa famille peut apaiser les craintes. L'anxiété de l'inconnu peut être diminuée lorsque des informations sont fournies. Il est également important d'encourager le patient à communiquer ses craintes et ses préoccupations afin que vous puissiez avoir l'occasion de répondre à ses préoccupations.

Peu importe si le patient subit une intervention chirurgicale majeure ou mineure, la perspective d'une intervention peut causer de l'anxiété chez les individus.

Cela pourrait être lié à:

Peurs des changements d'image corporelle;

Perte de contrôle;

Peurs de la douleur;

Peurs d'une mort potentielle;

Que se passera-t-il pendant la chirurgie ?;

Que faire si le chirurgien commence l'opération avant que l'anesthésie ne soit efficace ?;

Et s'ils se réveillent en cours de chirurgie?

À quoi devront-ils faire face après la chirurgie ?;

Gestion de la douleur;

Combien de temps resteront-ils à l'hôpital ?

Les engagements professionnels et personnels pendant leur séjour à l'hôpital. 

Il est également important de se rappeler que les croyances spirituelles et culturelles d'une personne peuvent également avoir un impact sur la façon dont elle fait face à la peur et à l'anxiété préopératoires. 

En raison de l'anxiété au sujet de la procédure, l'individu peut avoir de la difficulté à retenir les informations, il peut donc être nécessaire de répéter parfois les informations. Les informations devraient également être présentées à l'individu dans la langue qu'il comprend. Parfois, des informations écrites peuvent également être présentées à l'individu pour l'aider à conserver les informations.

L'objectif de soins préopératoires efficaces est de «s'assurer que la personne est dans la meilleure condition physique et psychologique possible avant de subir une intervention chirurgicale».

Les soins préopératoires commencent lorsque la décision de subir une intervention chirurgicale est envisagée pour la première fois et se terminent lorsque le patient est transféré sur la table d'opération et que la période peropératoire commence.

La durée de la phase préopératoire peut varier. Par exemple, il peut s'agir d'une chirurgie planifiée telle qu'une arthroplastie totale du genou dans laquelle la période préopératoire serait plus longue que par rapport à une chirurgie d'urgence telle qu'une appendicectomie.

Cela dépend également du temps nécessaire pour préparer adéquatement le patient à la chirurgie, par exemple si la préparation intestinale doit prendre effet avant la chirurgie ou si le patient doit être à jeun.

Des données doivent être recueillies sur l'état de santé de la personne, y compris des observations de base et des antécédents infirmiers précis.

Cela aidera à identifier les problèmes réels ou potentiels qui pourraient avoir un impact sur l'individu et permettra de mettre en œuvre des stratégies de prévention.

Chaque chirurgie comporte des risques, et ces risques dépendent souvent d'un certain nombre de facteurs. Certains des principaux facteurs qui augmentent le risque de complications pendant et après la chirurgie comprennent:

L'âge du patient: les très jeunes et les très vieux sont généralement plus à risque de complications en raison de leur état physiologique.

Nutrition: un état nutritionnel compromis peut entraîner une réparation des tissus altérée et une diminution de la résistance aux infections.

Obésité: l'obésité peut avoir un impact sur la fonction respiratoire et cardiaque pendant la chirurgie. Il y a également d'autres facteurs à considérer comme la présence de diabète et de maladies cardiovasculaires. Ils présentent généralement également une capacité de cicatrisation réduite et présentent un risque accru d'infections.

Les informations préopératoires à fournir au patient comprennent les activités postopératoires auxquelles il faut s'attendre (comme la respiration profonde et la toux et la mobilisation précoce); gestion de la douleur; et toute autre information spécifique relative au type de chirurgie qu'ils subissent et à l'individu lui-même.

Fournir ces informations est non seulement important pour réduire le risque de complications postopératoires, mais cela donne également à l'individu un rôle positif à jouer dans son propre rétablissement et peut aider à diminuer l'anxiété potentielle.

Cette information doit être fournie sur une période de temps, en commençant à la visite de préadmission plutôt que juste avant la chirurgie, lorsque la personne est susceptible d'être le plus anxieuse.

Si vous en avez l'occasion, amener la personne à pratiquer la respiration profonde et la toux avant la chirurgie est bénéfique car elle sait alors à quoi s'attendre. Expliquez pourquoi une mobilisation précoce est importante, comme dans la prévention d'une thrombose veineuse profonde (TVP), si votre patient est à risque de TVP, vous voudriez l'informer de l'utilisation des bas de contention,y compris la mesure et la commande de ceux-ci avant la chirurgie.

La prise d'un historique médical et infirmier complet du patient est essentielle pour fournir des soins holistiques. Les personnes présentent souvent des comorbidités en plus de leur présentation chirurgicale et celles-ci peuvent avoir un impact sur leur rétablissement et vice versa. Il est également important de s'assurer que ces facteurs sont stabilisés avant la chirurgie.

Considérez si la personne est diabétique et doit jeûner avant la chirurgie - elle est probablement l'une des premières sur la liste des chirurgies afin de prévenir l'hypoglycémie. Peut-être que le patient prend des anticoagulants qui doivent être arrêtés avant la chirurgie pour éviter les saignements postopératoires excessifs. Ont-ils un handicap qui nécessite des appareils fonctionnels? La personne est-elle un fumeur? Si tel est le cas, ils devront cesser de fumer quelques jours avant la chirurgie pour augmenter leur fonction respiratoire.

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