Accueil
 
Contact
 
Témoignages
 
Mon compte
 
 

Nos formations

 
Étudiants IDE-AS-AES Pour les étudiants infirmier, aide soignant et AES

Module 8

Le programme DEAS Blocs 1 à 5 (10 modules)

Préparez votre Diplôme d’État d’Aide-Soignant avec le programme complet blocs 1 à 5 : supports pédagogiques, méthodologie et accompagnement personnalisé.

Accès à tous vos cours DEAS : modules 1 à 10 blocs 1 à 5

Accédez à tous vos cours DEAS organisés en 10 modules et 5 blocs de compétences, avec exercices corrigés et accompagnement personnalisé par e-mail.

50 schémas à légender

Une sélection de schémas vierges à légender pour réviser l'anatomie et les notions clés du métier d'aide-soignant.

Coronavirus COVID 19

 

Prise en charge d'un patient/résident confirmé  ou suspecté COVID-19 en établissement médicosocial
Ces recommandations sont susceptibles d'évoluer en fonction des connaissances et du contexte épidémique
HABILLAGE à l’EXTERIEUR
1. Réaliser une HYGIENE DES MAINS avec un produit hydro-alcoolique (PHA) pendant 30 secondes
2. Mettre une SURBLOUSE à manches longues et/ou un TABLIER PLASTIQUE (si soins mouillants ou souillants) 
3. Mettre le MASQUE CHIRURGICAL déployer sur nez/bouche/menton et bien ajuster la barrette sur le nez Uniquement en cas de manœuvre sur la sphère respiratoire (aspiration, kiné respiratoire, aérosolthérapie…) : mettre un MASQUE FFP2 et vérifier son étanchéité (Fit-check : le masque doit se plaquer lors de l'inspiration) 
4. Porter des LUNETTES de protection (ou masque à visière) en particulier si le patient/résident est très symptomatique 
5. Mettre une COIFFE 
à défaut avoir les cheveux attachés 
6. Réaliser une HYGIENE DES MAINS (PHA) avant le contact/soin avec le patient/résident
7. Mettre des GANTS uniquement si risque d'exposition au sang ou à tout autre produit biologique d'origine humaine
ENTRER DANS LA CHAMBRE
DESHABILLAGE 1 : à l’intérieur 
1. Retirer les GANTS en les retournant  jeter selon la filière adaptée
2. Réaliser une HYGIENE DES MAINS (PHA) 
3. Enlever le TABLIER PLASTIQUE  jeter selon la filière adaptéeen craquant en premier les attaches du cou puis celles du dos 
4. Oter la SURBLOUSE  jeter selon la filière adaptée l'enlever par les épaules et la replier sur l'intérieur 
5. Réaliser une HYGIENE DES MAINS (PHA) 
DESHABILLAGE 2 : à l’extérieur 
1. Retirer les LUNETTES par les branches  et les désinfecter avec une lingette imbibée de détergent-désinfectant virucide  (si visuellement souillées : désinfection par immersion dans un produit virucide) 
2. Retirer la COIFFE de l’avant vers l’arrière 
3. Retirer le MASQUE 
4. Réaliser une HYGIENE DES MAINS (PHA) 
5. Réaliser une DESINFECTION des surfaces touchées (poignée de porte, tubes, matériel non dédié)  avec une lingette imprégnée de détergent-désinfectant 
6. Réaliser une HYGIENE DES MAINS (PHA) Respecter les précautions standard et les mesures barrières lors de tout soin ou contact avec un patient/résident

version mobile


version mobile


Cours et QCM  Hygiène

version mobile

 

Les mécanismes de l'infection et infection nosocomiale

l'infection est la réaction de l'organisme à la pénétration d'un agent infectieux. une infection peut être locale avec apparition de signes d’inflammation (rougeur, douleur, chaleur) ou fièvre élevée.

L'infection nosocomiale est une infection associée aux soins (IAS).Une infection nosocomiale désigne une infection contractée au cours d'une hospitalisation, infection qui n'existait pas auparavant ni, d'ailleurs, durant les 48 premières heures à l'hôpital
 
Le mécanisme de l'infection
Les modes de transmissions 
la transmission des micro organismes peut être :
Direct : les micro organismes sont transmis directement d'un patient malade (porteur de germes) à un patient sain
Indirecte : les micro organismes sont transmis par l’intermédiaire de supports ou vecteurs
 
Les voies de pénétration microbienne
Les MO  peuvent pénétrer dans notre corps par différentes voies
La voie cutanéo-muqueuse (plaies)
La voie oropharyngée (virus de la grippe)
La voie digestive (toxi-infection)
La voie sexuelle (sida et IST)
La voie urinaire (infections urinaires)

 

Les moyens de défense de l'organisme

L'immunité innée

Lorsqu'il est attaqué par des virus (organisme pathogènes) l'organisme a la capacité de mettre en oeuvre un mode de défense (appelé phénomène de l'immunité)

Le mode de défense peut évoluer en 3 stades

Stade 1 Étape local . Les microbes se développe localement .Les granulocytes (globules blancs) luttent contre les microbes. ils ont la propriété de les tuer par le phénomène de la phagocytose

Stade 2 Étape lymphatique : Les microbes suivent la voie lymphatique et sont arrêtés par les ganglions lymphocytes
 
Stade 3 Étape sanguine : Les microbes pénètrent dans le sang et franchissent les barrières formées par les ganglions. Ils sont arrêtés par le foie
 

L'immunité acquise

Une immunité acquise est une protection qui est offerte à un organisme animal contre certains types de microbes ou de substances étrangères en produisant des anticorps et des lymphocytes spécifiques (diverses immunités) ; celle-ci se met en place au cours de la vie d'un individu. Autrement exprimé, c'est une réaction de défense développée à la suite de la guérison d'une infection (ou après vaccination) vis-à-vis d'un agent (ou groupe d'agents) infectieux spécifique.

Le mécanisme de l'infection nosocomiale

Selon l'OMS, une infection nosocomiale – ou infection hospitalière peut être définie comme suit : Infection acquise à l’hôpital par un patient admis pour une raison autre que cette infection. Infection survenant chez un patient à l’hôpital ou dans un autre établissement de santé et chez qui cette infection n’était ni présente ni en incubation au moment de l’admission. Cette définition inclut les infections contractées à l’hôpital mais qui se déclarent après la sortie, et également les infections professionnelles parmi le personnel de l’établissement. 

Les germes en cause

Les agents infectieux responsables des infections nosocomiales sont des micro-organismes : parasites et champignons, bactéries, virus, agents transmissibles non conventionnels  tel que le prion.

  • Les parasites
  • Les bactéries
  • Les virus

Chaque individu est porteur d’une flore qui lui est propre. 
Les zones "d'habitat" préférentiel des micro-organismes sont les :

  • zones de plis : aisselles, plis sous-mammaires, ombilic, mains, sillons inter-digitaux, ongles, périnée, plis inguinaux
  • zones pileuses : cheveux et barbe, aisselle, pubis
  • muqueuses : nez et bouche, muqueuses génitale et anale.

Les transmissions

Une infection peut être générée par :

  • des micro-organismes provenant d'un environnement contaminé : l'infection est dite EXOGENE
  • des germes hébergés par le patient : l'infection est dite ENDOGENE

Les infections exogènes ou infections croisées

La transmission des infections exogènes fait intervenir des sources de contamination ou réservoir de germes. Ces réservoirs de germes sont représentés :

  • par des éléments inanimés contaminés : objet, air, surface, aliments, etc....
  • par des êtres humains : le personnel, les visiteurs et les malades eux-mêmes.


Il existe quatre modes de transmission exogène : 
Par contact 
Il peut être direct de la source au patient, ou indirect par l’intermédiaire d’un “support” entre la source et le patient (mains, objets,..). La transmission manu-portée est prépondérante dans ce mode d’infestation 
Par gouttelette ou droplet (>5 μ) 
Ce sont des sécrétions du rhino-pharynx ou du tractus respiratoire, la source est alors 
proche du patient.
Par voie aérienne par droplet nuclei (<5 μ) 
Il s’agit de micro-organismes sur support de poussière ou de cellules squameuses, la source peut être distante du patient.
Par dispositifs médicaux, produits biologiques, aliments 
Dans ce cas il n’y a pas nécessité de multiplication des micro-organismes sur le support pour que le risque de transmission existe.

 Infection endogène ou auto-infection

La flore résidente constitue une véritable barrière bactérienne renforçant les défenses immunitaires de l'individu en le protégeant contre des germes potentiellement pathogènes.

L'hospitalisation entraîne une modification de la flore habituelle du patient au bout de 5 jours d'hospitalisation.
Certains gestes invasifs peuvent déplacer des germes d'un endroit où ils sont inoffensifs vers un autre où ils se multiplient différemment et deviennent pathogènes.

16 exercices module 6

semestre 2 processus psychopathologique

Sommaire

Une infection associée aux soins de santé est définie comme une condition localisée ou systémique qui  résulte d'une réaction indésirable à la présence d'un agent infectieux ou de sa toxine, se produit pendant une hospitalisation,  n'a pas la preuve de la présence ou de l'incubation de l'infection à l'admission et répond aux critères spécifiques au site du corps

  • Résistance aux antibiotiques
  • La chaîne d'infection
  • Agents infectieux ou agents pathogènes
  • Les bactéries
  • Les virus
  • Champignons
  • Protozoaires
  • Parasites
  • Réservoirs

Infection Associé aux Soins

Il est de plus en plus évident que la transmission des infections dans les établissements de soins de santé est largement évitable grâce à l’utilisation de directives de lutte contre les infections fondées sur des données probantes. 

Le concept de la chaîne d'infection a servi de base à la compréhension de la transmission des agents pathogènes et à l'identification des pratiques et procédures permettant de prévenir les infections associées aux soins.

Une infection associée aux soins de santé est définie comme une condition localisée ou systémique qui  résulte d'une réaction indésirable à la présence d'un agent infectieux ou de sa toxine, se produit pendant une hospitalisation,  n'a pas la preuve de la présence ou de l'incubation de l'infection à l'admission et répond aux critères spécifiques au site du corps 

Les organismes résistants aux antibiotiques ont modifié le paysage du contrôle des infections. 

Le S. aureus résistant à la méthicilline (SARM), le C. difficile et l'entérocoque résistant à la vancomycine (ERV), entre autres, sont devenus des problèmes graves dans les établissements de santé au cours des deux dernières décennies. 

Résistance aux antibiotiques

Pour comprendre à quelle vitesse les bactéries pathogènes peuvent développer une résistance aux antibiotiques, prenons l'exemple de S. aureus .

La pénicilline, introduite au début des années 1990, a jadis gardé les bactéries du staphylocoque en échec. 

À la fin des années soixante, plus de 80% des bactéries staphylococciques étaient résistantes à la pénicilline. 

La méthicilline a été introduite en 1961 pour lutter contre les bactéries staphylocoques résistantes, mais les rapports de S. aureus résistant à la méthicilline (SARM) ont rapidement suivi. En 1974, 2% des bactéries staphylococciques présentes dans les hôpitaux  étaient résistantes à la méthicilline. En 2002, ce chiffre était passé à 57,1%.

Source: IDSA, 2004.

Clostridium difficile

Clostridium difficile est également devenu plus virulent . 

Dans la population générale, C. difficile est présent chez environ 5% de la population. 

La nécessité de lutter contre les épidémies de C. difficile a focalisé l'attention sur le nettoyage de l'environnement. 

Étant donné que le C. difficile provoque une diarrhée aqueuse, il peut se propager facilement et rapidement dans les établissements de santé, passant de personne à personne par le biais de vêtements, de matériel et de mains sales.

 De nombreuses études ont montré que les ERV peuvent être facilement détectés sur les armoires, les barres de sécurité, les équipements et les tables de chevet et se transmettent facilement par les mains, les gants et les vêtements des travailleurs de la santé. 

Les entérocoques résistants à la vancomycine sont également facilement transmissibles sur les équipements tels que les brassards, les stéthoscopes, les oxymètres de pouls, les pôles intraveineux, les téléphones et les pompes à perfusion. 

Le nettoyage agressif de l'environnement, le dépistage des ERV et du SARM chez les nouveaux patients, l'isolement et les mesures de sécurité strictes ont permis de contrôler et d'éliminer ces organismes dans des hôpitaux au Danemark, en Finlande et aux Pays-Bas (Muto et al., 2003).

Avant même la récente épidémie de grippe H1N1, la grippe était depuis longtemps au centre de la prévention des infections. 

Bien que des pandémies de grippe se produisent périodiquement depuis des siècles, causant des centaines de milliers de décès, nous avons maintenant la possibilité d’identifier une épidémie de grippe à mesure qu’elle se manifeste. 

Nous avons également la capacité de prendre des mesures en matière de santé publique (vaccins, surveillance, éducation) afin de minimiser l’impact d’une épidémie de grippe. 

La prise en compte et la maîtrise de ces menaces émergentes sont devenues une priorité pour les organisations de soins de santé

 

 

Auteur : sultan julien

Formateur IFSI

Rédaction soignant en EHPAD.fr

La chaîne d'infection

La chaîne d'infection

Nous avons tous vu des infections se propager dans une famille, une classe ou un bureau; cette situation peut être décrite à l'aide d'un concept appelé chaîne d'infection 

C'est un processus qui commence lorsque un agent infectieux ou un agent pathogène  quitte son réservoir, sa source ou son hôte par  un portail de sortie,  est véhiculé par un mode de transmission, l'hôte à travers un portail d'entrée approprié, et  infecte un hôte susceptible. 

L'hôte sensible maintenant infecté devient un nouveau réservoir et tout le processus recommence.

Le concept d'une chaîne d'infection est essentiel pour comprendre pourquoi nous faisons ce que nous faisons pour prévenir l'infection. 

Si un lien quelconque de la chaîne d'infection peut être rompu, la propagation de l'infection peut être évitée.

Bactéries, Virus, Champignons

Agents infectieux ou agents pathogènes

Les agents infectieux ou les agents pathogènes sont les micro-organismes ou «germes» - bactéries, virus, champignons et protozoaires - qui peuvent provoquer des maladies ou des maladies chez leur hôte. Certains micro-organismes sont des agents pathogènes , un mot dérivé du grec, qui signifie «ce qui produit la souffrance». Bien que les micro-organismes soient courants dans l'environnement, la plupart ne sont pas nocifs pour les personnes.

L'infectiosité et la virulence des agents pathogènes varient et, pour provoquer une maladie, une dose infectieuse (un nombre suffisant d'organismes) est requise. 

Créer un environnement sans agents pathogènes n'est pas un objectif réaliste en dehors des laboratoires hautement spécialisés.

Les bactéries

Les bactéries sont des organismes unicellulaires dont la grande majorité sont inoffensifs ou même bénéfiques. 

Notre corps contient des bactéries, appelées flores normales , qui nous protègent des infections en favorisant la compétition avec les agents pathogènes.

 La flore normale ne provoque généralement pas de maladie à moins que l'équilibre ne soit perturbé ou que les bactéries ne pénètrent dans une partie du corps qui ne les tolère pas. 

Les antibiotiques sont efficaces contre de nombreuses infections bactériennes, bien que, comme nous l’avons déjà noté, la surutilisation ou le mauvais usage des antibiotiques a produit des souches de bactéries qui leur sont résistantes.

Les bactéries pathogènes contribuent à un certain nombre de maladies répandues dans le monde, notamment la pneumonie, la tuberculose et la méningite bactérienne. 

Les bactéries pathogènes comprennent les streptocoques du groupe A et du groupe B, Haemophilus influenzae ,Staphylococcus aureus , y compris SARM, Clostridium difficile , Neisseria meningitidiset Streptococcus pneumoniae 

Les virus

Les virus sont de vrais parasites car ils ne peuvent se reproduire qu'à l'intérieur de la cellule hôte. Plus de cinq mille types de virus ont été décrits depuis la première découverte en 1899. Les virus sont environ cent fois plus petits que les bactéries et, comme les bactéries, tous les virus ne provoquent pas la maladie.

Les virus se propagent de différentes manières : par contact direct ou indirect (mains ou articles souillés), par des gouttelettes de toux et d'éternuement, par contact avec le sang, par contact sexuel, par contamination fécale, par des aliments et de l'eau contaminés ou par certains insectes. 

La grippe, la varicelle, la fièvre du Nil occidental et le VIH sont des exemples de maladies causées par des virus.

Les antibiotiques ne sont pas efficaces contre les virus. Les vaccins ont cependant réussi à éliminer ou à contrôler certaines maladies virales -notamment la variole, la poliomyélite, la rougeole, les oreillons et la rubéole - qui ont tué des millions de personnes dans le monde. 

Les médicaments antiviraux pour certaines maladies ont différents degrés d'efficacité.

Champignons

Les champignons sont très fréquents, mais seuls quelques-uns causent des maladies chez l'homme. 

Certaines infections fongiques mettent la vie en danger chez certains patients sensibles. 

Les infections fongiques peuvent être superficielles (limitées à la surface de la peau et des cheveux), cutanées (s'étendant dans l'épiderme, les ongles et les cheveux) ou sous-cutanées (s'étendant au derme, aux tissus sous-cutanés, aux muscles et au fascia). 

Les infections fongiques peuvent également être systémiques, souvent dans les poumons et se propager à de multiples organes. 

Il existe plusieurs classes de médicaments antifongiques, bien que les cellules fongiques et humaines soient similaires au niveau moléculaire, de sorte que les médicaments antifongiques peuvent avoir des effets secondaires légers à graves. 

Le pied d'athlète, les infections à levures et la candidémie (levure dans le sang) sont des exemples de maladies causées par des champignons.

Un champignon qui survit bien dans l'air, la poussière et l'humidité dans les établissements de santé est Aspergillus spp., 

Un champignon aérobie omniprésent présent dans le sol, l'eau et la végétation en décomposition. 

La rénovation et la construction du site peuvent perturber la poussière contaminée par Aspergillus et produire des éclats de spores fongiques aéroportées, qui ont été associés à des grappes d'IHA chez des patients immunodéprimés. 

Les matériaux de construction absorbants tels que les panneaux muraux constituent un milieu de croissance idéal pour cet organisme s’ils deviennent et restent humides. 

Les articles, dispositifs et équipements de soins aux patients peuvent être contaminés par Aspergillus spp. spores et servent de source d'infection .

D'autres champignons opportunistes qui sont occasionnellement liés aux IHA sont des membres de l'ordre des Mucorales et des moisissures telles queFusarium et Penicillium . 

Beaucoup de ces champignons peuvent proliférer dans des environnements humides, par exemple dans le bois et les matériaux de construction endommagés par l'eau. 

Certains champignons, tels que Fusarium etPseudoallescheria, peuvent être aéroportés. 

Comme dans le cas de l'aspergillose, l'un des principaux facteurs de risque de maladie provoquée par l'un ou l'autre de ces agents pathogènes est l'immunosuppression grave de l'hôte résultant d'une maladie sous-jacente ou d'un traitement immunosuppresseur.

Protozoaires

Les protozoaires sont des microorganismes à une ou plusieurs cellules plus gros que les bactéries. Ils ont traditionnellement été classés par leurs moyens de propulsion: flagelles, amiboides, sporozoaires ou ciliés. Ils peuvent être transmis dans le sol, par l'eau, par contact direct ou par un insecte tel qu'un moustique.

Le paludisme et la Giardia sont des exemples de maladies causées par des protozoaires. 

Le paludisme est un protozoaire qui vit dans le sang de l'hôte et se transmet lorsqu'un insecte pique, ingère du sang infecté et le transmet en mordant un nouvel hôte.

Les protozoaires sont moins courants que les autres types d'organismes aux États-Unis et peuvent être traités avec des médicaments spécifiques

Parasites

Les parasites sont généralement de plus grands organismes qui exploitent un hôte en vivant sur la peau, à l'intérieur de l'intestin ou dans les tissus. 

La vie d'un parasite est précaire car l'hôte fait généralement tout ce qu'il peut pour détruire le parasite. Les parasites dépendent de l'hôte pour survivre et utilisent un certain nombre de stratégies pour se déplacer d'un hôte à l'autre. Ils peuvent être transmis par contact direct, comme avec les poux ou la gale, ou attendre dans l'environnement extérieur jusqu'à ce qu'il y ait contact avec l'hôte (tiques, sangsues).

Les helminthes sont une classe de parasites qui vivent dans le corps et comprennent les vers ronds, les ténias et les douves.

 Ils infectent principalement l'homme par ingestion d'œufs fécondés ou lorsque les larves pénètrent dans la peau ou les muqueuses.

Réservoirs

Les réservoirs sont les endroits où les germes vivent et grandissent. 

Une règle générale: si une zone reste humide, c'est probablement un réservoir. 

Les réservoirs les plus courants dans les établissements de santé sont les personnes qui peuvent être malades ou en bonne santé.

Les agents infectieux transmis pendant les soins de santé proviennent principalement de sources humaines. 

Les réservoirs humains comprennent les patients, le personnel de santé et les membres du ménage et autres visiteurs.

Ces individus sources peuvent avoir des infections actives, peuvent être asymptomatiques ou avoir une période d'incubation d'une maladie infectieuse ou peuvent être colonisés de manière transitoire ou chronique par des microorganismes pathogènes, en particulier dans les voies respiratoires et gastro-intestinales (Siegel, 2007).

Étonnamment, les réservoirs peuvent être complexes et difficiles à identifier.  

Un réservoir est comme «une ou plusieurs populations ou environnements épidémiologiquement connectés dans lesquels l'agent pathogène peut être maintenu de manière permanente et à partir duquel l'infection est transmise à la population cible définie» (Haydon et al., 2002).

Bien que de nombreuses maladies émergentes des populations humaines, animales et fauniques soient supposées être maintenues dans des réservoirs, ces réservoirs peuvent ne pas être identifiés. 

Parfois, il y a un accord sur l'endroit où réside un organisme infectieux et une mesure de santé publique spécifique est prise. 

Par exemple, environ un million de porcs ont été abattus en Malaisie en 1999 pour lutter contre le virus Nipah; plusieurs millions de poulets ont été abattus à Hong Kong en 1998 et 2001 pour prévenir une pandémie de virus grippal A; et plusieurs millions de vaches ont été abattues en Grande-Bretagne pour enrayer l'épidémie d'encéphalopathie spongiforme bovine.

Dans d'autres cas, l' identité des réservoirs est moins claire. 

Par exemple, les réservoirs qui hébergent des virus mortels tels que Ebola et Marburg sont inconnus. 

Une compréhension incomplète des réservoirs a entravé le contrôle de nombreuses maladies en Afrique, telles que l'infection par le virus Ebola, l'ulcère de Buruli et la rage (Haydon et al., 2002).

Chez l'homme, le réservoir et l'hôte sensible peuvent être la même personne et provoquer une maladie si la flore normale de la personne pénètre dans la mauvaise partie du corps. 

Par exemple, la flore buccale qui pénètre dans les poumons peut provoquer une pneumonie par aspiration, la flore cutanée contaminant un site IV peut provoquer une infection du site ou de la circulation sanguine et la flore fécale contaminant les voies urinaires peut provoquer une infection urinaire.

C'est pourquoi il faut prendre soin d'éviter de transporter des germes entre différents sites du même patient. 

La technique de prévention la plus efficace consiste à changer de gants et à pratiquer l’hygiène des mains lorsqu’on passe d’une zone contaminée à une zone plus propre

Sultan julien

Formateur IFSI

Rédaction soignant en EHPAD.fr.

Le Bio nettoyage

Le nettoyage

C'est une opération d’élimination des salissures qui regroupe plusieurs opérations
Élimination des déchets ou des poussières avec une chiffonette  humide, puis nettoyage à l'aide d'un produit nettoyant
 
Le bio-nettoyage
 
Le bio-nettoyage est un nettoyage dont l'objectif est de réduire la quantité de micro-organismes présents sur les surfaces. Il combine un nettoyage et une désinfection. Il se réalise en milieu hospitalier, où les personnes ou les produits sont sensibles à la présence des micro-organismes, afin de lutter contre les maladies nosocomiales
 
Le dépoussiérage humide du mobilier
 
Pour le dépoussiérage humide naturel, on utilise des gazes ou des lingettes imprégnées d'un produit nettoyant désinfectant.
Le nettoyage à sec est vivement déconseillé car il y a un risque de dispersion de la poussière dans l'air
Pour nettoyer ou dépoussiérer le mobilier, il faut imbiber une lavette d'un produit nettoyant désinfectant et nettoyer dans l'ordre suivant:
 
Du moins sale au plus sale
Du plus près au plus loin (du patient)
Du haut vers le bas (du mobilier)Le nettoyage humide du sol
 
Le nettoyage humide consiste à passer sur le sol une gaze humide qui retiendra la poussière
Il existe deux méthode de nettoyage humide des sols
La méthode à la godille elle permet de passer le balai sur une large surface l'utilisateur travaille à reculons et tire le balai vers lui, en lui imprimant un mouvement en lui imprimant un S
La méthode au poussé l'utilisateur déplace le balai e le poussant devant lui
 
Les zones à risques:
 
Zone à risque 4 : très haut risque infectieux secteur accueillant des patients dont les défenses immunitaires sont diminuées
Zone à risque 3 : haut risque infectieux secteur accueillant des patients infectieux et fragiles 
Zone à risque 2 : risque moyen secteur accueillant des patients non infectieux (bio-nettoyage avec un détergent désinfectant)
Zone à risque 1 : risque nul secteur n’accueillant pas de patients nettoyage avec un détergent
 

L’entretient quotidien des chambres se fait selon un ordre chronologique.Il commence par les chambres les moins infectées vers les plus infectées.Et s’il y a des isolements l’entretient commencera par  les chambres en isolement protecteur et se terminera par celles en isolement septiques.

Le Bio nettoyage

La chambre du patient sortant d’un service de maladie infectieuse est nettoyée désinfectée afin d’éliminer la flore contaminante transitoire pour éviter tout risque d’infection .Selon la pathologie du patient sortant, il peut être nécessaire de procéder à une désinfection complémentaire par dispersats ou par formolisation. L’infirmière veille au bon respect des protocoles de nettoyage.

4 Exercices le bio nettoyage

voir sur smartphone

Cliquez sur le rectangle contenant 4 points rouges

 

L’asepsie

Ensemble des mesures permettant d’empêcher les micro-organismes ou les virus de pénétrer dans l’organisme.

L’antisepsie

C’est une opération au résultat momentané permettant, au niveau des tissus vivants, d'éliminer ou de tuer les micro-organismes et/ou d'inactiver les virus indésirables.

Les différents types d’antisepsie

Peau saine
Antisepsie dirigée sur les flores commensales et transitoires
Avant tout acte invasif
Peau lésée
Stratégies différentes selon le type de plaies :superficielles ou propres ; infectées ou souillées, brûlures ; avec perte de substance (escarre)
Antiseptique en solution alcoolique : A PROSCRIRE sur peau lésée (toxicité)
Muqueuses
Les antiseptiques ne sont pas tous applicables sur les muqueuses
Les solutions antiseptiques pour muqueuses sont moins concentrées
Les 5 étapes pour l’antisepsie de la peau
Nettoyage = déterger
Rinçage
Séchage complet par tamponnement
Antisepsie
Séchage de l’antiseptique Respecter les temps de contact préconisés!
Antiseptiques
Substance permettant la destruction des germes microbiens à la surface ou à l’intérieur des organismes vivants dans le but de prévenir ou combattre l’infection
Classement des antiseptiques-Les antiseptiques majeurs:
Bactéricides rapides et de spectre large
CHLORHEXIDINE (HIBISCRUB®)
DERIVE IODES (BÉTADINE SCRUB®, BÉTADINE DERMIQUE®)
ALCOOL (60 °C ou 70 °C = alcool modifié)-Autres antiseptiques ou antiseptiques mineurs:
Bactéricides ou bactériostatiques (qui arrêtent la multiplication cellulaire) et de spectre plus étroit
HEXOMEDINE® -SEPTIVON®
Exercice 
Classe les actions proposées selon qu'il s'agisse de méthode d'asepsie ou d'antisepsie
Cliquer sur le bouton en bas à gauche pour valider en rouge mauvaise réponse
voir sur smartphone

Isolement septique/protecteur

Les deux types d'isolement
 
Les deux types d'isolement répondent à des objectifs différents:
 
L'isolement protecteur: barrière à l'entrée des agents infectieux dans l'environnement immédiat du patient immunodéprimé.
L'isolement septique: barrière à la diffusion de l'agent infectieux connu ou présumé à partir du patient ou de son environnement immédiat.
 
La mise en place et la levée de l'isolement relève, dans tous les cas, d'une prescription médicale pour une durée déterminée.
 
L'isolement septique
 
Éviter la transmission d'un agent infectieux, à partir d'un patient infecté à des individus non infectés et non porteurs mais réceptifs (patients, membres du personnel)
 
Indication
  • Lorsqu'un patient est atteint d'une affection contagieuse (ex tuberculose pulmonaire, varicelle, fièvre typhoïde...)
  • Lorsqu'un patient est infecté ou colonisé (ex: escarres...) par un agent infectieux
  • Lorsqu'un patient est porteur d'un BMR
 
Les principales mesures
Les précautions standard
 
  • Réaliser une hygiène des mains par friction systématiquement avant et après tout contact avec un patient, entre deux activités et avant et après tout port de gants.
  • Porter des gants pour tout risque de contact avec du sang ou tout autre produit biologique,des plaies ou des muqueuses (lors de la toilette génitif-anale, soins de bouche...), du matériel et du linge souillé et systématiquement lors de tout soin si l'on est soi-même porteur de lésions cutanées.
  • Gants changés entre deux patients, deux activités (1 gant=1 soin)
  • Porter un masque, des lunettes ou masque à visière, une sur-blouse lorsqu'il y a un risque de projection ou d'aérolisation de sang ou de tout autre produit biologique (aspirations trachéo-bronchiques, endoscopies, chirurgie, pansement d'une plaie étendue, manipulation de matériel et linge souillé..)
 
 Les précautions particulières
En complément des précautions standard, certaines infections (ou suspicion d'infection) ou colonisation (ex: escarres, urines) nécessitent la mise en oeuvre de « précautions
particulières ».
Ces précautions particulières visent à prévenir la transmissions et la dissémination dans l'environnement d'agents infectieux:
 
• Soit par contact humain ->précautions contact = PC
• Soit par les sécrétions oro-trachéo-bronchiques -> précautions gouttelettes=PG
• Soit par voie aériennes -> précautions air=PA
 
Les mesures communes aux isolements septiques:
 
  • Hygiène des mains avant de quitter la chambre: SHA si mains non-souillées. Par contre en cas d'isolement pour Clostridium Difficile ->Lavage simple puis SHAet pour la gale (parasite: le sarcopte) ->lavage simple (SHA inefficace sur ce parasite)
  • Les déchets: tout déchet produit dans la chambre est considéré comme déchet potentiellement contaminé d'où élimination dans un sac à DASRI et l'extérieur dusac étant potentiellement contaminé, il est nécessaire avant son élimination d'assurer un double emballage.
  • Isolement géographique: qui facilite l'isolement technique: chambre individuelle recommandée ou regroupement de personnes soignées porteuses ou infectées parle même germe mais elle est obligatoire pour l'isolement « air » avec porte fermée.
  • Matériel médico-chirurgical ou isolement technique (privilégier l'usage unique,limiter la quantité de petit matériel et des consommables dans la chambre ->évaluer les besoins de tous les jours), individualisation du matériel de soins de base (tensiomètre, thermomètre...), assurer une pré désinfection des instruments réutilisables dans la chambre avant évacuation.
  • Vaisselle: pas de mesure particulière sinon de servir et de desservir ces patients en dernier
  • Entretien des locaux: Il s'effectue à la fin de l'entretien des locaux du secteur. Assurer un essuyage humide avec un détergent désinfectant avant de ranger le matériel. Selon le type d'isolement, des modalités d'entretien peuvent différer.
  • L'information/éducation du patients, visiteurs, pour permettre une bonne observance des mesures d'isolement (hygiène des mains régulièrement dans la journée, port de masque selon le type d'isolement); limiter les sorties de la chambre sinon hygiène des mains avant de sortir de la chambre et port de masque selon le type d'isolement. Éviter d'aller rendre visite à d'autres patients.
 
Pour les visiteurs
 
Hygiène des mains en sortant de la chambre
 Port de masque selon le type d'isolement
Ne pas s’asseoir sur le lit
Ne pas utiliser les WC de la chambre
Ne pas rendre visite à d'autres patients
Lavage du linge du patient à 40° ou 60° selon le linge
 
L'isolement protecteur
 
L'isolement protecteur est un ensemble de mesure à mettre en place pour éviter la transmission de tout agent potentiellement infectieux à des patients immunodéprimés
(micro-organismes de l'environnement ou portés par d'autres patients, les membres du personnel ou les visiteurs.
 
Indications:
 
  • Patient immunodéprimé par un traitement ou par une maladie (SIDA, Cancer...)
  • Grand brûlé
  • Patient transplanté
  • Prématuré

 

Cet isolement consiste à faire barrière à l'entrée des agents infectieux dans l'environnement immédiat du patient.
Des précautions particulières sont à prendre avant de rentrer dans la chambre, elles sont variables suivant le degré d'immunodépressive du patient:
 
Dans tous les cas
 
Hygiène des mains avec une SHA avant d'entrer dans la chambre et avant tout soin au patient.
Chambre individuelle.
Port d'une blouse si non à usage unique-> la plier extérieur contre extérieur.
Port d'un masque chirurgical systématique dès l'entrée de la chambre pour les soins rapprochés.
Hygiène corporelle minutieuse du patient afin d'éviter toute contamination endogène.
Hygiène de l'environnement: bio-nettoyage quotidien.
Désinfection de tout matériel entrant dans la chambre et si possible matériels à patient unique (stéthoscope, tensiomètre, thermomètre).
Alimentation contrôlée et eau en bouteille.
Visites réglementées.
Pas de plantes vertes ou de fleurs coupées
 

7 Exercices isolement protecteur/septique

voir sur smartphone

 

Précautions complémentaires

SI JE SAIS QUE LES PRÉCAUTIONS STANDARDS SONT LES MESURES APPLICABLES POUR TOUS LES PATIENTS QUELQUE SOIT LEUR STATUT INFECTIEUX

… ALORS QUE SONT LES PRÉCAUTIONS COMPLÉMENTAIRES ? C’EST QUOI ?
Les Précautions Complémentaires sont des mesures visant à faire barrière à la diffusion d’un agent infectieux connus ou présumés à partir d’un patient ou de son environnement immédiat

3 GROUPES DE PRÉCAUTIONS COMPLÉMENTAIRES

Air  Gouttelettes Contact


CAR 3 MODES DE TRANSMISSIONS

PRÉCAUTIONS AIR POURQUOI ? Eviter la transmission aéroportée de certains micro-organismes par le biais de fines particules de dimension inférieure à 5 μ (Droplet nuclei).(rougeole, tuberculose pulmonaire)

PRÉCAUTIONS AIR QUAND? •

  • Rougeole
  • Varicelle (+ précautions « contact »)
  • Forme généralisée du ZONA (+ précautions« contacts)
 
Mesures spécifiques
Précautions standards + Précautions AIR
Comment
?Chambre individuelle
?Port obligatoire d'un appareil de protection respiratoire avant l'entrée dans la Chambre(visiteurs/soignant)
?Limitation des déplacements du patient et port d’un masque chirurgical lorsqu'il quitte la chambre
?Organisation des soins
 
UTILISATION DU MASQUE
Quand et comment
Mis avant de rentrer dans la chambre
Enlevé après être sorti de la chambre, élimination DASRI, +SHA
 
PRECAUTIONS GOUTELLETTE
POURQUOI ?
Gouttelettes de dimension supérieure à 5 μ (salive ou sécrétions respiratoires supérieures). Émises lors de la parole,d’éternuement, toux,aspiration, bronchoscopie, toux induite (kinésithérapie)
La distance maximale de transmission des gouttelettes pourrait être de plus de 2 mètres pour la toux et  jusqu’à 6 mètres pour les éternuements.
 
TRANSMISSIONS AEROPORTEES OU PAR CONTACT AVEC LE PATIENT ET/OU SON ENVIRONNEMENT DIRECT
 
PRÉCAUTIONS GOUTTELETTES
QUAND?
• Grippe (grippe saisonnière)
• Coqueluche
• Diphtérie
• Méningites à Haemophilus influenza chez l’enfant ou à
Mycoplasma pneumoniae
• Oreillons
• Rubéole
• Scarlatine…
Mesures spécifiques
Précautions standards + Précautions GOUTTELETTES
Comment
?Chambre individuelle.
?Port d'un masque chirurgical pour le personnel intervenant autour du lit du malade.
?Limitation des déplacements et port masque chirurgical par le patient lorsqu'il quitte la chambre.
?Organisation des soins
 
PRECAUTIONS CONTACT
POURQUOI ?
Eviter la transmission directe manu-portée
MODE DE TRANSMISSION DIRECTE PAR CONTACT (MAIN)
diarrhée à Clostridium difficile, gale, gastro-entérite bactérienne ou virale, herpès, infection ou colonisation à bactéries multi-résistante –( BMR), infection de la peau (impétigo, abcès)
 
PRÉCAUTIONS CONTACT
QUAND?
• Colonisation/infection à Bactéries Multi-Résistantes (BMR) (attention pas tjs de PC)
• Infections cutanées : herpes, zona, érysipèle
• Gastroentérite aiguë : Clostridium difficile, Salmonelles, ou tout syndrome diarrhéique dont l’origine peut paraître infectieuse
 
Mesures spécifiques
Comment
Précautions standards + Précautions CONTACT
?Chambre individuelle si possible ou « isolement » technique.
?Port de sur blouse (tablier plastique pour certains soins)
?Port de gants à usage unique
?Limitation des déplacements du patient.
?Organisation des soins
MESURES GÉNÉRALES
Mesures applicables à tous les types de précautions COMPLEMENTAIRES
Mesures Générales
Isolement géographique SI RÉALISABLE
Information
Informer toutes les catégories de professionnels intervenant auprès de ces patients et lors de prise de rendez vous
Expliquer les mesures au patient si possible et à ses proches
Visiteurs
Informer du protocole concernant les précautions complémentaires.
•Réaliser une hygiène des mains avant d’entrer dans la chambre.
•Le port de gant et d’une sur blouse sur la tenue civile n’est pas nécessaire.
•Ne pas s'asseoir sur le lit.
•Ne pas utiliser les sanitaires de la chambre.
•Réaliser une hygiène des mains avant chaque sortie de la chambre avec les produits hydro alcooliques.
Signalisation
•Auprès de l’établissement ou du service receveur lors d’un transfert (fiche de liaison)
•Apposer sur la porte l’affichette Précautions Complémentaires
 
Gestion du linge
Sac individuel
Fermé avant la sortie de la chambre
Sac hydrosoluble
 
Gestion des déchets
Tri comme pour tous patient
Sac fermé vant la sortie de la chambre
 

Entretien de la chambre

AVANT LES AUTRES : ISOLEMENT PROTECTEUR

EN DERNIER: ISOLEMENT SEPTIQUE

Entretien approfondi lors du départ

JAVEL SI BESOIN (ex: en cas de clostridium)

ORGANISATION DES SOINS
 
AVANT LES AUTRES : ISOLEMENT PROTECTEUR
EN DERNIER: ISOLEMENT SEPTIQUE

Gestion du matériel favoriser l'usage unique, faire rentrer le moins de matériel possible  

Conclusion 

Respecter les précautions standard 
Mettre en place des précautions complémentaires dès la suspicion

Informer et communiquer =  moins d'infection associées aux soins

6 Exercices précautions complémentaires

voir sur smartphone


Mise à jour précautions standart 2020

Les précautions standard sont un ensemble de mesures visant à réduire le risque de transmission croisée des agents infectieux entre soignant, soigné et environnement, ou par exposition à un produit biologique d’origine humaine (sang, sécrétions, excreta…).

Le respect des obligations et recommandations vaccinales, associé aux précautions standard, contribue à la prévention de la transmission croisée des micro-organismes

Hygiène des mains

Lors des soins et en préalable à toute hygiène des mains :

  •  avoir les avant-bras dégagés, 
  • avoir les ongles courts, sans vernis, faux ongles ou résine,
  • ne pas porter de bijou (bracelet, bague, alliance, montre).

Effectuer une hygiène des mains :

1. avant un contact avec le patient,

2. avant un geste aseptique,

Équipements de protection individuelle

Prérequis :

porter une tenue professionnelle propre, adaptée et dédiée à l’activité pratiquée.

Les équipements de protection individuelle (EPI) désignent les mesures barrières suivantes :

  • port de gants, protection du visage (masque/lunettes), protection de la tenue.

Utilisés seuls ou en association, les EPI protègent les professionnels de santé du risque d’exposition à des microorganismes :

  • lors des contacts avec les muqueuses, la peau lésée,
  • en cas de contact ou risque de contact/ projection/aérosolisation de produit biologique d’origine humaine.
  • après un risque d’exposition à un produit biologique d’origine humaine,
  • après un contact avec le patient,
  • après un contact avec l’environnement du patient.

La désinfection par friction avec un produit hydroalcoolique est la technique de référence dans toutes les indications d’hygiène des mains en l’absence de souillure visible.
En cas de mains visiblement souillées, procéder à un lavage simple des mains à l’eau et au savon doux.

Port de gants de soin

Porter des gants uniquement :

  • en cas de risque d’exposition au sang ou tout autre produit biologique d’origine humaine, de contact avec une muqueuse ou la peau lésée,
  • lors des soins si les mains du soignant comportent des lésions cutanées.

Mettre les gants juste avant le geste. Retirer les gants et les jeter immédiatement après la fin du geste.

Changer de gants :

  • entre deux patients,
  • pour un même patient lorsque l’on passe d’un site contaminé à un site propre

Protection de la tenue

  • Porter un tablier imperméable à usage unique lors de tout soin souillant ou mouillant ou exposant à un risque de projection ou d’aérosolisation de produit biologique d’origine humaine.
  • Porter un masque à usage médical et des lunettes de sécurité ou un masque à visière en cas de risque d’exposition par projection ou aérosolisation à un produit biologique d’origine humaine.
  • Porter une surblouse imperméable à manches longues à usage unique en cas d’exposition majeure aux produits biologiques d’origine humaine.
  • Mettre la protection juste avant le geste, l’éliminer immédiatement à la fin d’une séquence de soins et entre deux patients

Protection du visage

  • Porter un masque à usage médical et des lunettes de sécurité ou un masque à visière en cas de risque d’exposition par projection ou aérosolisation à un produit biologique d’origine humaine

Hygiène respiratoire

  • Faire porter un masque à toute personne (patient, résident, visiteur, professionnel de santé, intervenant extérieur, aidant…) présentant des symptômes respiratoires de type toux ou expectoration.
  • Utiliser un mouchoir à usage unique pour couvrir le nez et la bouche lors de toux, éternuement et le jeter immédiatement après usage. En l’absence de mouchoir, tousser ou éternuer au niveau du coude ou en haut de la manche plutôt que dans les mains.
  • Réaliser une hygiène des mains après contact avec des sécrétions respiratoires ou des objets contaminés. Ne pas toucher les muqueuses (yeux, nez, bouche) avec des mains contaminées.
  • Mettre en place une information sur les mesures d’hygiène respiratoire à prendre et mettre à disposition le matériel nécessaire (masques, mouchoirs jetables…) dans les lieux stratégiques.

Prévention des accidents avec exposition au sang

ou tout produit biologique d’origine humaine (voir chapitre AES)

Gestion des excretas

  • Porter des équipements de protection individuelle de manière adaptée (port de gants de soins, protection de la tenue) et respecter l’hygiène des mains lors de la gestion des excreta (urines, selles, vomissures).
  • Éviter les procédures manuelles de vidange et d’entretien des contenants et proscrire leur rinçage (ni douche, ni douchette) en raison du risque d’aérosolisation

Gestion de l’environnement

  • Manipuler avec des équipements de protection individuelle adaptés tout matériel (dispositif médical, linge, déchet…) visiblement souillé ou potentiellement contaminé par du sang ou tout autre produit biologique d’origine humaine.
  •  Procéder au nettoyage et/ou à la désinfection de l’environnement proche du patient (table de chevet, adaptable, lit…), des surfaces fréquemment utilisées (poignées de porte, sanitaires…) ainsi que des locaux (sols, surfaces) selon des procédures et fréquences adaptées.

Matériel ou dispositif médical réutilisable :

  • avant utilisation, vérifier que le matériel a subi une procédure d’entretien appropriée au niveau requis (non critique,  semi-critique, critique),
  • après utilisation, nettoyer et/ou désinfecter le matériel avec une procédure appropriée.

Linge sale et déchets :

  • évacuer au plus près du soin dans un sac fermé et selon la filière adaptée.

Sultan julien

Formateur IFAS

Source :http://www.sante.gouv.fr/les-infections-nosocomiales-questions-reponses.html
http://nosobase.chu-lyon.fr/recommandations/cclin/cclinSudEst/2001_manuelclin.pdf
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Guide_Dasri_BD.pdf
http://cclin-sudest.chu-lyon.fr/ZoneSud/2010/Tarascon_12_mars/2_O.Bellon.pdf

Désinfection/stérilisation

La désinfection
But :
prévenir les infections croisées et atteindre les niveaux de contamination le plus bas possible dans l’environnement des patients
Objectif :
réduire les micro organismes présents sur les objets, les surfaces verticales et horizontales
La désinfection vise à donner aux surfaces et aux locaux la meilleure qualité bactériologique possible en éliminant les micro-organismes pathologiques, que ce soit dans l’environnement immédiat ou dans l’unité de prise en charge
 
Le désinfectant
Un désinfectant est un produit qui tue ou inactive des micro-organismes tels que les bactéries, les virus et les protozoaires, sur des surfaces inertes comme par exemple le matériel à usage médical, les surfaces (sols, murs, conduits d'eau, sièges, poignées de porte, ). (CCLIN)
Ils répondent à deux principes de base en hygiène à savoir :
-Supprimer les contaminations par le matériel
-Assurer un assainissement régulier et systématique du milieu environnant
Le désinfectant doit satisfaire aux normes AFNOR de :
-Bactéricidie(tuer les bactéries)
Il peut en outre, présenter des caractéristiques supplémentaires :
-Fongicide (tuer les champignons)
-Virucide(tuer les virus)
-Sporicide(tuer les spores)
 
La stérilisation
La stérilisation est une opération qui vise à détruire tous les micro-organismes d'un objet de façon durable.
 L'objectif de la stérilisation est double : contrôler les micro-organismes et prévenir une éventuelle contamination.
La stérilisation à la vapeur est la méthode qui présente la plus grande efficacité due à l'association température + temps 

2 Exercices désinfection/stérilisation

voir sur smartphone

 

Conduite à tenir en cas d’Accident Exposant au Sang
Premiers soins à faire en urgence
En cas de piqure, blessure :

    Ne pas faire saigner
    Nettoyage immédiat de la zone cutanée lésée à l’eau et au savon puis rinçage
    Antisepsie avec dérivé chloré (Dakin ou eau de Javel à 2,6% de chlore actif dilué au 1/5)ou povidone iodée en solution dermique ou à défaut, alcool à 70° (au moins 5 min)

En cas de contact direct du liquide biologique sur peau lésée :

    Mêmes protocoles de nettoyage et d’antisepsie de la zone atteinte que précédemment

En cas de projection sur muqueuses et yeux :

 Rincer abondamment à l’eau ou au sérum physiologique (au moins 5 minutes)

Prendre rapidement un avis médical : contacter un médecin référent

Qui évalue le risque infectieux :

Statut VIH

    Si le statut sérologique VIH du sujet source n’est pas connu , il faut, avec son accord (hormis les cas où ce consentement ne peut être exprimé), réaliser une sérologie VIH, si possible avec un test rapide (TROD) pour éventuellement débuter le plus rapidement possible un TPE. (extrait du rapport Morlat)
    mais également le statut VHC et éventuellement VHB si la victime n est pas immunisée ou autres infections

Qui vous informe des mesures à prendre :
une prophylaxie (TPE : traitement post-exposition, immunoglobulines spécifiques anti-VHB >+/- vaccination) peut vous être proposée. Elle se fera avec une information préalable sur ses effets et son déroulement. Elle nécessite votre consentement. Le traitement doit être débuté dans les heures qui suivent l’accident.

Mettre en place un suivi médical et sérologique si nécessaire

En cas d’exposition au VIH, le suivi sérologique est indispensable pour une éventuelle indemnisation en cas de séroconversion
Déclarer l’accident

Les modalités pratiques variant d’un établissement à l’autre et d’un régime social à l’autre, s’informer auprés du médecin du travail, du cadre ou du bureau du personnel.

Exercice 

Remettre dans l'ordre les étapes de soins lors d'un accident d'exposition aux sang

Prévention des accidents avec exposition au sang  ou tout produit biologique d’origine humaine

Pour les soins utilisant un objet perforant : 

  • porter des gants de soins,  utiliser les dispositifs médicaux de sécurité mis à disposition,

Après usage : 

  • ne pas capuchonner,
  • ne pas plier ou casser,
  • ne pas désadapter à la main, 

Si usage unique :

  • jeter immédiatement après usage dans un conteneur pour objets perforants adapté, situé au plus près du soin, sans dépose intermédiaire, y compris lors de l’utilisation de matériel sécurisé, 

Si réutilisable :

  • manipuler le matériel avec précaution et procéder rapidement à son nettoyage et sa désinfection.

Commentaire :

Les conteneurs pour objets perforants sont des dispositifs médicaux qui doivent être conformes aux normes en vigueur. Le niveau de remplissage est vérifié, il ne doit pas dépasser la limite maximale pour éviter les accidents lors de la fermeture. Les utilisateurs doivent être formés à la bonne utilisation des matériels de sécurité et des conteneurs pour objets perforants.

Pour les soins exposant à un risque de projection/ ,aérosolisation

  • porter des équipements de protection individuelle de manière adaptée (protection du visage, de la tenue, port de gants si peau lésée).

Mettre en œuvre des procédures et des techniques limitant les risques d’accident avec exposition au sang ou à tout produit biologique d’origine humaine dans les secteurs où sont pratiqués des actes/gestes à risque élevé (bloc opératoire, odontologie, laboratoire…).

 La conduite à tenir en cas d’accident avec exposition au sang doit être formalisée, actualisée et accessible à tous les intervenants dans les lieux de soins.

 

Étude de situation

Au cours de la deuxième semaine, j’étais du poste du matin avec X, aide-soignante qui travaille depuis huit ans dans ce lieu de vie. Il est 7h45 lorsque nous allons dans la chambre d’un résident Monsieur S. âgé de 87 ans afin de lui faire sa toilette complète au lit. Cette personne a perdu son autonomie et n’est pas en capacité d’effectuer seule la toilette quotidienne nécessaire à son bien-être. En effet, ce résident a eu un accident vasculaire cérébral (AVC) et, depuis, il souffre d'une hémiplégie droite et d’aphasie. L’aide-soignante m’explique que pour communiquer, Monsieur S. a développé d’autres capacités : il est consentant aux soins lorsqu’il cligne des yeux et, il tourne la tête lorsqu’il s’y oppose. Il est donc indispensable de bien l’observer. Depuis cet accident, il est installé dans un fauteuil roulant pendant  la journée. Cette absence de mobilité a occasionné la compression des tissus mous entre le support sur lequel il est assis et ses saillies osseuses, ce qui a entrainé une escarre de stade 1 au niveau du sacrum.

Nous portons toutes les deux une blouse médicale car elle est essentielle lors d’un soin en contact avec le patient, comme ici la toilette au lit. Au préalable, nous nous désinfectons les mains et les avant-bras avec une solution hydro-alcoolique afin de prévenir la survenue d’infections associées aux soins. La technique de lavage des mains par la friction hydro-alcoolique est rapide, efficace et pratique car il n’y a pas besoin de point d’eau équipé. Après cette procédure d’hygiène de base, nous nous approchons du lit afin d’expliquer les soins que nous allons réaliser. Monsieur S. cligne des yeux, ce qui nous indique qu’il est consentant aux soins ce matin. Nous ne portons pas de gants.

Dans un premier temps, l’aide-soignante réalise la toilette "du haut" du résident et, dans un deuxième temps, alors qu’elle s’apprête à sortir de la chambre pour aller chercher des gants en latex qui se trouvent sur le chariot dans le couloir, je m’aperçois que Monsieur S. commence à faire des selles et que la plaie au niveau du sacrum saigne. J’avertis discrètement l’aide-soignante qui revient en ramenant la chaise toilette. Nous y installons le résident qui était constipé depuis plusieurs jours. C’est alors qu’elle enlève la protection contenant quelques selles, sans gant. Elle la dépose dans une poubelle spécifique aux déchets d’activités de soins assimilables aux ordures ménagères (DAOM).

Question : Les gants sont-ils obligatoires? Dans le cas où le confort du patient rentre en ligne de compte, les soignants peuvent-ils  - ou doivent-ils - privilégier leur bien-être au détriment des précautions standards d’hygiène?

Question : Si la soignante avait eu des gants à portée de main aurait-elle été confrontée à cette difficulté n’aurait-il pas été préférable que la soignante possède des gants dans ses poches et qu’elle ne prenne pas le risque d’Accident d’Exposition au Sang  ou Préfère-t-elle ne pas en mettre dans ses poches de façon à limiter ce risque de contamination ? Quels sont les risques encourus pour le patient et le soignant ?

Correction situation

L’application des procédures d’hygiène de base protège le personnel et les patients et constitue la première stratégie de prévention de la transmission des micro-organismes1. Dans cette situation, les pratiques d’hygiène ont été respectées. En effet, d’après les cours du Docteur Martin, en milieu de vie et de soins, l’objectif est de prévenir la survenue d’infections liées aux soins. Par exemple, le port d’une tenue et le lavage des mains avec la solution hydro-alcoolique entre chaque acte sont incontournables. La tenue permet la réalisation correcte du lavage des mains grâce aux manches courtes et protège le soignant. Le lavage des mains au préalable a donc permis de réduire le risque de transmission d’infections entre Monsieur S. et l’aide-soignante.

Il est aussi préconisé de mettre des gants s’il y a un risque de contact avec les liquides biologiques, une muqueuse, une peau lésée, une plaie… En effet, dès lors que le soignant est en contact avec une plaie qui saigne, il y a risque d’Accidents d’Exposition au Sang (AES). Dans cette situation, l’aide- soignante a peut-être été en contact avec le sang en raison de la présence de l’escarre. Le risque de contamination de la soignante est faible car les résidents ont un suivi médical régulier, mais reste néanmoins présent. Par exemple, la probabilité de déclarer le VIH est de 0,04 à 0,3%, l’hépatite C de 2 à 3% et l’hépatite B de 2 à 10% suite à un AES. Dans cette situation, la soignante a été à l’écoute des besoins du patient.

En effet, d’après l’article 4 de la Charte de la personne hospitalisée : Un acte médical ne peut être pratiqué qu’avec le consentement libre et éclairé du patient. (2) Nous y avons veillé. La soignante a pris en compte un de ses besoins primaires comme le besoin d’élimination. D’après Virginia Henderson, le besoin d’éliminer correspond à l’un des 14 besoins fondamentaux qu’elle met en avant et, qui est : la nécessité pour chaque individu d’éliminer les déchets qui résultent du fonctionnement de l’organisme 3. Est-ce pour cela que l’aide-soignante a davantage considéré le besoin du patient en l’installant sur les toilettes au plus vite sans enfiler des gants et sans prendre en compte la plaie qui saignait ? Quelles étaient les priorités : prendre le temps d’aller chercher des gants et de ce fait demander au patient de se retenir pour faire ses selles alors qu’il était constipé, ou, au contraire, ne pas prendre de gants et ainsi permettre au résident de répondre à un besoin fondamental tout en prenant le risque d’être en contact avec des liquides biologiques ? N’a-t-on pas évité un blocage du résident ?

L’EPHAD est le lieu de vie du patient et non un lieu où il est hospitalisé. De ce fait, le bien-être des résidents prime. La soignante ayant de l’expérience et connaissant bien son patient a privilégié son confort en faisant attention de ne pas être en contact avec ses liquides biologiques. De plus, le risque que Monsieur S. possède une infection est faible. L'aide-soignante a considéré aussi que le patient ne pouvait pas aller à la selle sans son aide compte-tenu de sa pathologie et de son impossibilité de s’exprimer. Je pense que, dans ce cas, la soignante a respecté la dignité du résident puisque selon les droits des personnes âgées dépendantes en institution : L’institution est au service du résident. Elle s’efforce de répondre à ses besoins.

Par ailleurs, j’ai pu remarquer que de nombreux soignants possèdent des gants dans leur poche. Je me suis souvent demandé les raisons pour lesquelles les gants ne devaient pas être mis dans les poches avant de rentrer en formation infirmière. Suite au cours sur les précautions standards du Docteur Martin, j’ai compris que les poches constituent un environnement où les germes sont fortement présents. En effet, suite à un soin, le soignant peut mettre ses mains dans ses poches par inadvertance ou par habitude, sans les avoir désinfectées au préalable avec une solution hydro-alcoolique. Lorsque l’aide-soignante ou l’infirmière utilise les gants qui étaient dans sa blouse, ils peuvent donc être porteurs d’agents pathogènes qui peuvent alors se transmettre d’un patient à un autre par le soignant. En laissant les gants dans leur boîte cela permet de protéger le patient de la flore microbienne des autres personnes. Toutefois, les soignants ne seraient-ils pas rassurés d’avoir des gants sur eux ? .

La soignante ayant de l’expérience et connaissant bien son patient a privilégié son confort en faisant attention de ne pas être en contact avec ses liquides biologiques.

Le risque infectieux diminue avec le port des gants. En effet, d’après Pittet et Coll, Arch Intern Med 19994, plus la durée du soin augmente, plus les colonies bactériennes se développent chez le soignant sans gant. Environ 250 colonies bactériennes sont présentes pour un soin de 16 minutes alors que 10 colonies bactériennes sont présentes pour ce même soin mais avec un soignant muni de gants. J’en conclus que le port des gants est essentiel. J’aimerai être en capacité à pouvoir mettre en pratique cette précaution standard même si cette analyse de situation d’hygiène m’a fait prendre conscience que les soignants doivent s’adapter en permanence à la situation, au patient, et au lieu où ils exercent et que parfois certaines décisions vont à l’encontre de la théorie. Il convient toujours de rechercher l’équilibre entre soigner, prendre soin et traiter. Le soin prend du sens quand il dépasse la seule dimension de réaliser des actes techniques et quand il prend en compte la personne elle-même. Le soin répond alors à ses besoins de façon adaptée et juste. 

Etude de situation 4

Madame MARIE Chambre 1 à une consultation avec son médecin à 10 h 30,vous avez prévenue l 'ambulance vient la cherchez vers 9 h 30 mais elle à besoin d'aide pour sa toilette,elle sera de retour vers 12 h 30 pensez à lui servir son déjeuner.
Monsieur Grégoire Chambre 2 sort d'hospitalisation vers 9 h/10 h,pensez à lui remettre son dossier et son traitement pris habituellement à 8 h .
l'infirmier à besoin de vous au alentour de 10 h 30 pour l'aider au pansement d'escarre de Madame TRIMA, cette dernière à une séance avec le kinésithérapeute vers 11 h.
Monsieur ROGER Chambre 5 est hospitaliser dans votre service il arrive vers midi, prévoir le concentrateur il doit rester à jeun
Tous les 12 h il faut noter la diurèse de Monsieur POL Chambre 4 le précédent à été effectué à 20 h, il doit rester à jeun car départ salle d'opération à midi par brancardier
Les repas sont servis à 12 h 30
Travail à faire 

Organisez la planification des soins, concernant ces différents patients en tenant compte de leur état et des priorités

Pour cela vous utiliserez le tableau ci dessous en prenant soin de :
Planifiez l'ensemble des soins que vous réalisez en tenant compte des autres professionnels de santé 

Identifiez sur le tableau les nom des patients ainsi que les horaires de prise en charge

  H? H? H 3 H? H 3
Chambre 1          
Chambre 2          
Chambre 3          
Chambre 4          
Chambre 5          

 

Correction Etude de situation 4

  08 h/09 0 9 h/10 h 10 h/11 h 11 h/12 h 12 h/13 h
Mme MARIE Ch 1 Aide à la toilette Ambulance Consultation médecin   Déjeuner
Mme GREGOIRE Ch 2 Prise de traitement Sortie      
Mme TRIMA Ch 3     Binôme IDE (pansement d'escarre) Séance Kiné Déjeuner
Mme POL Ch 4 Diurèse       Brancardier salle opération
Mr ROGER CH 5       Concentrateur oxygène  

Etude de situation 5

Vous êtes aide soignant dans un service de long séjour.

Vous prenez votre service à 7h et vous finissez à 15h.

Vous travaillez ce matin avec 1 IDE, et 1 ASH et un élève aide soignant en début de formation.

Dans ce service, l'aide soignant participe à la distribution des repas avec l'ASH qui a lieu à 7h30 et 12h.

Vous prenez en charge 3 patients:

Md V Josy ch 1, âgée de 88 ans, entrée depuis 6 mois dans le service, pour prise en charge d'une maladie d'Alzheimer.

Elle ne pouvait rester à domicile malgré son autonomie car ses fonctions cognitives se détérioraient progressivement.

En effet, elle ne reconnaît plus les objets et leur fonction.

Elle reste dans sa chambre et ne désire pas en sortir car une fois sortie elle n'arrive pas à se repérer et retrouver sa chambre.

Dans ces cas là, elle est prise de crise d'angoisse.

Elle aurait tendance à rester couchée toute la journée et l'équipe la stimule à être au fauteuil quelques heures dans la journée, notamment pour les repas.

Elle souffre d'une cataracte nécessitant l'instillation de ces collyres médicamenteux à administrer 2 fois par jour.

L'effet secondaire de ces collyres est principalement une vision floue pendant quelques minutes.

 

Md G Raymond ch 2, âgé de 86 ans, est atteint d'une maladie de Parkinson évoluant depuis quelques années.

Il est entré il y a 4 mois. Il est handicapé dans les gestes de la vie quotidienne par ses tremblements au niveau des mains.

Il est pris en charge par le kinésithérapeute à 10 h.

Il prend ses repas de midi et du soir en salle de restauration mais demande à être accompagné car il a peur soit de chuter, soit d'être bloqué durant le trajet. Il arrive à manger seul mais ne peut pas ouvrir les opercules sur le plateau repas.

Il est incontinent urinaire, il préfère l'étui pénien aux protections urinaires.

De l'eau gélifiée lui est donnée toutes les 2 heures car il n'arrive pas à boire au verre uniquement à cause de ses tremblements.

 

Mr T Justin ch 3 , âgé de 75 ans, est entré dans le service depuis 3 semaines, pour altération de l'état général avec un IMC à 17, une asthénie qui ne lui permet pas de réaliser entièrement sa toilette.

Par contre il n'a pas besoin d'aide pour s'alimenter et demande à être au fauteuil après la toilette jusqu'au repas de midi.
Dans les transmissions de la veille sont notés :
- une phlyctène au niveau du talon droit qui a nécessité la mise en place d'un pansement. Ce dernier sera refait à 10h.
- un érythème au niveau du sacrum
- une tension artérielle à 18/9 cm Hg la veille au soir.

Travail à faire
Organisez la planification des soins, concernant ces différents patients en tenant compte de leur état et des priorités dans un créneau horaire de 7 h à 12 h.

Pour cela vous utiliserez le tableau ci dessous en prenant soin de :
Planifiez l'ensemble des soins que vous réalisez en tenant compte des autres professionnels de santé

Phrase complète en cliquant sur un rectangle du haut

Faire glisser les rectangles sur les emplacements correspondants . Le rectangle devient vert (bonne réponse)

Grand format

Images 2

 


Etude de Situation 6

Vous êtes aide soignant en service de rééducation/moyen séjour.
Ce matin vous travaillez de 6 h 30 à 14 h 30 avec 1 IDE et 1 A S H. Dans ce service, l'aide soignant participe à la distribution des repas avec l'A S H.
Vous devez prendre en charge 4 patients.
 
Mr G., 88 ans, incontinente, ne peut faire sa toilette seule.
Elle est très fatiguée ce matin mais désire quand même participer à sa toilette.
Elle doit rester alitée pour suspicion de phlébite, un doppler est prévu à 10 h dans un autre établissement.
Les constantes :
pulsations, température seront prises avant son départ.
L'ambulance vient la chercher à 9 h.
Elle revient à 11 h, sa protection est souillée.
Elle est hospitalisée depuis 5 jours.
 
Mr T., 66 ans, est entré dans le service depuis 20 j pour fracture du col du fémur.
Il est autonome, séance de kiné à 9 h en salle de rééducation.
 
Mr P., 70 ans, est hospitalisé depuis 3 jours pour une fracture des 2 poignets.
Il est plâtré.
Il n'est pas autonome pour les repas et la toilette.
Il est diabétique non insulino dépendant avec une surveillance par Hémo-Gluco-Test avant chaque repas.
Il doit rester à jeun pour un bilan sanguin à 8 h.
Le petit déjeuner sera servi après.
 
Mr D., 75 ans, fracture du col du fémur, il est autonome mais il n'arrive pas encore à faire ses transferts du lit.
Il se déplace sans difficulté.
Il préfère réaliser sa toilette au lavabo avant le petit déjeuner.
Sa séance de kiné est à 10 h en salle de rééducation.
Il est hospitalisé depuis 8 j.
 
Travail à faire
A savoir, dans l'organisation du service les petits déjeuners sont servis à 7 h 30.

Organisez la planification des soins, concernant ces différents patients en tenant compte de leur état et des priorités .

Pour cela vous utiliserez le tableau ci dessous en prenant soin de :
Planifiez l'ensemble des soins que vous réalisez en tenant compte des autres professionnels de santé

 

 

Patients 6 h 30 07 h 30 08 h 09 h 10 h 11 h 12 h
Mr G., 88 ans

 

 

           
Mr T., 66 ans

 

 

           
Mr P., 70 ans

 

 

           
Mr D., 75 ans

 

 

           

Correction étude de situation 6


 

Patients 6h30 07h30 08h 09h 10h 11h 12h

Mr G., 88 ans

H5

 

Aide à la toilette au lit

Change

Constantes

 

P.déjeuner

 

Constantes  

Départ Doppler

Ambulancier

Change Déjeuner

Mr T., 66 ans

H20

 

 

P.déjeuner Kiné       Déjeuner

Mr P., 70 ans

H3

 

 

A jeun

Toilette complète

BS HGT

Aide auP.déjeuner

     

HGT

Aide au déjeuner

Mr D., 75 ans

H8

 

Aide au lever

P.déjeuner     Kiné   Déjeune

Etude de situation 7

Vous travaillez en service de médecine interne de 07h à 14h, vous prenez en charge 4 patients.
L'équipe d'aujourd'hui se compose d'une IDE,  AS, EAS et ASH.
Organisez sous forme de tableau, la planification de vos soins d'hygiène et de confort concernant ces différents patients, en tenant compte de leur état de santé.
Faîtes apparaître les soins des autres professionnels ou les examens qui les concernent avec la couleur correspondante.
Mme A: 79 ans, incontinente, rentrée la veille pour AEG, nécessite une aide au repas et à la toilette,, son état demande une surveillance des constantes toutes les 3h. Ce matin est programmé un Bilan sanguin.
 
Mne B: 85 ans, rentrée pour chute à domicile, présente des hématomes sur le visage et le côté droit, elle est très algique : une surveillance EVA est prescrite toutes les 04h. Elle aura un scanner à 10h30. Elle reste dépendante pour les gestes de la vie quotidienne.
 
Mr C: 56 ans, rentré pour déséquilibre de son diabète. Le patient est SDF, il est autonome. Ce matin, il aura un bilan sanguin, une consultation à 11h avec l'endocrinologue. La diététicienne passera dans sa chambre vers 10h.
 
Mr D: 63 ans, rentré pour douleur dans la jambe gauche. Par mesure de sécurité, le patient est mis au repos strict au lit avant l'examen radiologique prévu à 09h30. Une évaluation de la douleur est prescrite matin et midi.
 
COPIEZ COLLER LE TABLEAU CI DESSOUS PUIS LE REMPLIR 
 
Horaires

CH1 AEG

Mme A 79 ans

Incontinente

CH2 Mme B

85 ans

Hématome

CH3 Mr C

56 ans

Diabéte

CH4 Mr D

63 ans

Douleurs

7h TRANSMISSION ORAL
7h30        
8h        
8h30        
9h        
9h30        
10h        
10h30        
11h        
11h30        
12h        
12h30        
13h plateau par AES
13h30 TRANSMISSION ORAL
14h FIN DE SERVICE
 

Correction étude de situation 7

Planification soins

Grand format

Images 2

 

 

 

 

 

 

voir sur smartphone

★ ★ ★ ★ ★
34 votes. Moyenne 4.8 sur 5.

Ajouter un commentaire

Anti-spam