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Analyde de pratique professessionnel DEAS N°3

Analyse de pratique professionnelle n°3

Refus de soin chez un patient en soins palliatifs

Situation de fin de vie : accueillir un refus de toilette partielle chez un patient douloureux et épuisé, en priorisant qualité de vie, autonomie décisionnelle, communication empathique, continuité des soins et coordination d’équipe.

Contenu

I

Introduction

Je suis élève aide-soignante en stage de cinq semaines dans une unité de soins palliatifs. Le 10 décembre 2024, j’ai été confrontée au refus de soin d’un patient, M. R., âgé de 70 ans, atteint d’un cancer en phase terminale. Il présentait des douleurs importantes et un état de grande fatigue.

Au moment d’entreprendre sa toilette partielle, M. R. a catégoriquement refusé. Cette situation a nécessité une approche particulièrement sensible, tenant compte de sa souffrance, de ses limites et de ses volontés, tout en gardant à l’esprit les objectifs du soin palliatif : soulager, accompagner et respecter les choix du patient.

Cadre de réflexion

En fin de vie, le soin d’hygiène devient une proposition au service du confort, ajustée à la douleur et au consentement.

 
II

Description de la situation

M. R. est pris en charge pour des soins palliatifs destinés à soulager la douleur et à maintenir un confort optimal. Il souffre d’un cancer avancé, avec des métastases osseuses causant des douleurs intenses.

Le matin du 10 décembre, à l’heure habituelle des soins, j’ai proposé à M. R. une toilette du visage et des mains pour le rafraîchir et soulager une sensation d’inconfort. Immédiatement, il a manifesté son refus : « Laissez-moi, je ne veux pas qu’on me touche. » Sa voix était faible mais ferme, et son visage exprimait épuisement et souffrance.

J’ai tenté une communication douce, en expliquant l’intérêt de ce soin : « M. R., ce petit soin pourrait vous faire du bien, vous sentir plus frais et confortable. » Malgré cela, il a insisté : « Non, s’il vous plaît, laissez-moi tranquille. »

Face à ce refus, j’ai choisi de ne pas insister. J’ai pris quelques instants de silence, j’ai validé son ressenti (« Je comprends que vous ne souhaitiez pas pour le moment ») et je lui ai proposé de revenir plus tard. J’ai informé l’infirmière de la situation et noté dans le dossier de transmissions le refus de M. R. afin que l’équipe soit informée et adapte son approche.

Décisions professionnelles prises

  • Reconnaître le refus : ne pas forcer, éviter d’ajouter une souffrance.
  • Valider l’émotion : reformuler et reconnaître le besoin de tranquillité.
  • Temporiser : proposer un autre moment, éventuellement une modalité plus légère.
  • Assurer la continuité : informer l’infirmière, tracer le refus dans les transmissions.
 
III

Ressenti personnel

J’ai ressenti une profonde empathie envers M. R., conscient de la souffrance physique et psychologique qu’il endurait. Toutefois, je me suis également sentie démunie, craignant de ne pas répondre à ses besoins de confort.

Mon rôle est de soulager et d’accompagner, mais dans ce moment précis, je craignais que le refus sape les possibilités de le soulager ne serait-ce qu’un peu. J’ai aussi éprouvé une forme d’acceptation, comprenant que dans le contexte des soins palliatifs, respecter la volonté du patient est essentiel, même si cela implique de renoncer à un geste considéré comme bénéfique.

Point d’attention

En soins palliatifs, la « bonne décision » n’est pas de faire à tout prix, mais de préserver la qualité de vie et le consentement.

 
IV

Questionnement

1. Respect de la volonté et recherche de confort

Comment respecter la volonté du patient qui refuse un soin alors même que ce soin pourrait lui apporter un certain confort ?

 

2. Comprendre les motifs du refus

Quelles stratégies de communication adapter pour mieux comprendre ses motifs (douleur, fatigue, lassitude, besoin de contrôle) ?

 

3. Mobilisation de l’équipe pluridisciplinaire

Comment mobiliser l’équipe (infirmiers, médecins, psychologues, bénévoles) pour accompagner ce refus et proposer d’autres modalités ou moments ?

 

4. Dignité et autonomie en contexte de vulnérabilité

Comment préserver la dignité et l’autonomie du patient tout en assurant des soins de base nécessaires ?

 
V

Analyse

Pour approfondir l’analyse, je me suis appuyée sur mes connaissances, les recommandations en soins palliatifs et les compétences liées au rôle de l’aide-soignante.

Observation de l’état clinique (observation et analyse clinique)

J’ai observé la fatigue, la douleur et l’épuisement moral de M. R. Son refus n’était pas une opposition arbitraire, mais l’expression d’une limite. Cette observation m’aide à comprendre qu’il a probablement besoin de repos, de respect de son espace et de ses choix.

 

Communication adaptée (communication relationnelle)

J’ai utilisé une voix calme, expliqué le but du soin, écouté son refus sans insister. J’ai validé son ressenti en reconnaissant son droit à dire « non ». Malgré cela, la communication nécessite peut-être d’autres approches : proposer de revenir plus tard, demander si une personne de confiance peut être présente, offrir un soin plus léger (une lingette fraîche, sans déplacements).

 

Prévention des risques et sécurité (sécurité et prévention)

Le refus du soin n’induit pas un risque direct, mais sur le plus long terme, l’absence d’hygiène peut altérer le confort cutané ou muqueux. Il s’agit donc d’envisager d’autres moments plus opportuns, ou d’autres formes de soins (un soin ultra-léger, un geste symbolique) et surtout d’en discuter en équipe.

 

Comparaison avec les recommandations

En soins palliatifs, les recommandations insistent sur le respect des volontés du patient, l’importance du confort global et de la qualité de vie. Forcer un soin n’est pas approprié, car cela peut générer stress et souffrance psychologique supplémentaires. Les écrits professionnels soulignent l’importance d’une approche centrée sur la personne, de la communication non pressante, de l’écoute active, et de l’implication de l’équipe pluridisciplinaire.

 

Théorisation de la pratique

Cette situation illustre que dans un contexte de fin de vie, l’autonomie décisionnelle du patient doit primer, même si cela implique de renoncer à certains actes considérés comme bénéfiques. Le soin d’hygiène n’est plus un acte obligatoire, mais une proposition. Le refus fait partie des droits du patient. L’aide-soignante doit alors adapter sa posture, s’éloigner du schéma classique (le soin doit être fait) pour s’orienter vers un accompagnement où l’écoute des besoins et le respect du choix priment.

 
VI

Projection professionnelle (réinvestir)

Au regard de cette expérience, je souhaite :

1. Améliorer mes compétences en communication empathique

  • Action : Utiliser des techniques de reformulation, de questions ouvertes pour mieux comprendre le motif du refus.
  • Mesurable : Noter les réactions du patient lors de futures approches, évaluer si le dialogue se fluidifie.
 

2. Collaborer avec l’équipe pluridisciplinaire

  • Action : Partager ce cas en réunion d’équipe, demander l’avis du psychologue, échanger avec l’infirmière coordinatrice et le médecin sur l’adaptation du plan de soins.
  • Mesurable : Tester de nouvelles approches (moment, modalité, présence d’un proche) et noter leurs effets dans les transmissions.
 

3. Renforcer mes connaissances en soins palliatifs

  • Action : Lire des ouvrages, suivre des formations ou assister à des conférences sur l’accompagnement en fin de vie.
  • Mesurable : Appliquer les connaissances acquises et observer si les patients manifestent moins de réticences ou une meilleure réceptivité.
 
VII

Conclusion

Cette analyse de pratique a mis en évidence la complexité des soins palliatifs, où l’enjeu n’est pas de faire à tout prix, mais de respecter le vécu, les émotions et les limites du patient.

Le refus de soin de M. R. n’est pas un échec, mais une information précieuse sur son état émotionnel, ses priorités et son besoin d’autodétermination. En respectant son choix, en reportant le soin et en cherchant d’autres approches, j’adopte une démarche véritablement centrée sur la personne.

Cette expérience m’encourage à développer ma communication, ma flexibilité et à travailler encore plus en équipe, afin d’offrir un accompagnement global, humain, et authentiquement palliatif.

Message-clé

Le refus est une donnée clinique et relationnelle : il oriente la manière de proposer le confort, au rythme du patient.

 
VIII

Bibliographie

Références

  • Haute Autorité de Santé (HAS). (2020). Recommandations de bonne pratique : Soins palliatifs et accompagnement en fin de vie.
  • Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP). (2023). Guide de bonnes pratiques en soins palliatifs.
  • OMS. (2024). Palliative Care: Key facts. Disponible sur who.int
  • Payot, M. (2021). Accompagner la fin de vie : communication, empathie et respect du patient. Éditions Masson.

Menu module 1

Fiche mémo DEAS Module 1

Fiche mémo DEAS Module 1 14 besoins de Virginia Henderson. Méthode claire, situations types et actions aide-soignantes

1️⃣ Processus du vieillisement

Le vieillissement est un processus naturel et progressif qui entraîne des changements physiques, psychologiques et sociaux.

La prévention des risque en stage

En stage, ton rôle ne se limite pas à réaliser des soins. Tu es aussi un acteur de la prévention. Observer ce qui change chez un patient et alerter l'équipe.

La posture professionnelle

La posture professionnelle, ce n'est pas que la tenue. C'est une attitude globale qui engage ton image, la confiance des patients et la cohésion de l'équipe.

14 besoins V. Henderson et rôle soignant

14 besoins V. Henderson et rôle soignant. Objectif : repérer un besoin perturbé et mettre en œuvre des actions adaptées, en lien avec l’IDE et l’équipe.

Situation clinique module 1, entraîne toi

Entraînement DEAS Module 1 : 14 situations cliniques type examen basées sur les besoins de Virginia Henderson, avec cases à remplir et corrections.

Fiche résumé L’alimentation et l’hydratation

Fiche résumé : 2️⃣ L’alimentation et l’hydratation

Les précautions standart et complémentaires

Les précautions standard s'appliquent à tous les patients, en toutes circonstances, quel que soit leur statut infectieux connu ou supposé. Les précautions complémentaires s'y ajoutent selon le risque identifié.

Le lavage des mains

Le lavage des mains est le geste barrière le plus efficace contre la transmission des infections nosocomiales.

La démarche de soins

La démarche de soins est une méthode de raisonnement clinique structurée qui permet à l'AS d'observer, d'analyser et d'agir de façon cohérente.

Nutrition et alimentation

Cours IFAS sur l’alimentation : énergie, macronutriments, vitamines, minéraux, hydratation et points de vigilance en stage

14 besoins de Virginia Henderson : actions

Cours IFAS prêt à l’emploi : les 14 besoins de Virginia Henderson avec signes, actions aide-soignant(e), surveillance, alertes IDE, transmissions et questions d’examen.

MTEVD aide soignant

Cours pédagogique sur les macro-cibles en formation aide-soignant (Module 1). Explications claires du schéma MTEVD, exemple d'admission, exercices interactifs corrigés et auto-évaluation

3 Situations cliniques module 1 DEAS

3 situations cliniques pour vous évaluer au DEAS

Situation clinique DEAS module 1 N°4

Ce matin, lors des transmissions, l'infirmière de nuit vous a dit qu'elle a trouvé M. M dans le lit d'une autre patiente.

Situation clinique DEAS module 1 N° 5

Vous effectuez un stage de nuit en tant qu'aide soignante, vous prenez en charge Monsieur D

Situation clinique DEAS module 1 N°6

Mme X, 69 ans, est adressée pour délire de persécution, Le risque de fugue et de suicide est important dans les moments délirants.

Situation clinique DEAS module 1 N°7

Mme MARTIN, âgée de 84 ans. Elle mesure 1,60 m et pèse 56 kg. Mme MARTIN souffre d’une incontinence urinaire due à un syndrome d’hyperactivité vésicale.

Situation clinique DEAS module 1 N°8

Vous travaillez dans un service de médecine de 6h à 13h45 et ce jour en collaboration avec une infirmière.

Situation clinique DEAS module 1 N°9

Vous êtes aide-soignant et vous travaillez en service de médecine interne de 7 h à 14 h.

Situation clinique DEAS module 1 N°10

Mr Henri, âgé de 85 ans, réside au CANTOU (secteur fermé) depuis 3 ans. Il a été admis pour maladie d’Alzheimer

Situation clinique DEAS module 1 N°11

Madame Daisy D a souffert de déshydratation à son admission.

Situation clinique DEAS module 1 N°12

Vous prenez en charge Mr D âgé de 65 ans arrivé la veille. Il mesure 1m60 pour 90kg,

Situation clinique DEAS module 1 N°13

A la suite d’une dépression, Mme Michèle, 35 ans est hospitalisée en psychiatrie.

Situation clinique DEAS module 1 N°14

Vous êtes aide-soignante en SSIAD et vous prenez soin de Mme Pierrette, 85 ans.

Exemple d’Analyse de Pratique Professionnelle :

Refus de Soin chez un Patient en Soins Palliatifs

 

Introduction

Je suis élève aide-soignante en stage de cinq semaines dans une unité de soins palliatifs. Le 10 décembre 2024, j’ai été confrontée au refus de soin d’un patient, M. R., âgé de 70 ans, atteint d’un cancer en phase terminale. Il présentait des douleurs importantes et un état de grande fatigue. Au moment d’entreprendre sa toilette partielle, M. R. a catégoriquement refusé. Cette situation a nécessité une approche particulièrement sensible, tenant compte de sa souffrance, de ses limites et de ses volontés, tout en gardant à l’esprit les objectifs du soin palliatif : soulager, accompagner et respecter les choix du patient.

 

Description de la situation

M. R. est pris en charge pour des soins palliatifs destinés à soulager la douleur et à maintenir un confort optimal. Il souffre d’un cancer avancé, avec des métastases osseuses causant des douleurs intenses. Le matin du 10 décembre, à l’heure habituelle des soins, j’ai proposé à M. R. une toilette du visage et des mains pour le rafraîchir et soulager une sensation d’inconfort. Immédiatement, il a manifesté son refus : « Laissez-moi, je ne veux pas qu’on me touche. » Sa voix était faible mais ferme, et son visage exprimait épuisement et souffrance.

 

J’ai tenté une communication douce, en expliquant l’intérêt de ce soin : « M. R., ce petit soin pourrait vous faire du bien, vous sentir plus frais et confortable. » Malgré cela, il a insisté : « Non, s’il vous plaît, laissez-moi tranquille. » Face à ce refus, j’ai choisi de ne pas insister. J’ai pris quelques instants de silence, j’ai validé son ressenti (« Je comprends que vous ne souhaitiez pas pour le moment ») et je lui ai proposé de revenir plus tard. J’ai informé l’infirmière de la situation et noté dans le dossier de transmissions le refus de M. R. afin que l’équipe soit informée et adapte son approche.

 

Ressenti personnel

J’ai ressenti une profonde empathie envers M. R., conscient de la souffrance physique et psychologique qu’il endurait. Toutefois, je me suis également sentie démunie, craignant de ne pas répondre à ses besoins de confort. Mon rôle est de soulager et d’accompagner, mais dans ce moment précis, je craignais que le refus sape les possibilités de le soulager ne serait-ce qu’un peu. J’ai aussi éprouvé une forme d’acceptation, comprenant que dans le contexte des soins palliatifs, respecter la volonté du patient est essentiel, même si cela implique de renoncer à un geste considéré comme bénéfique.

 

Questionnement

Cette situation suscite plusieurs interrogations :

 

1. Comment respecter la volonté du patient qui refuse un soin alors même que ce soin pourrait lui apporter un certain confort ?

 

 

2. Quelles stratégies de communication adapter, afin de mieux comprendre ses motifs (douleur, fatigue, sentiment de lassitude, besoin de contrôle) ?

 

 

3. Comment mobiliser l’équipe pluridisciplinaire (infirmiers, médecins, psychologues, bénévoles) pour accompagner ce refus et peut-être proposer d’autres modalités ou d’autres moments pour les soins ?

 

 

4. Comment préserver la dignité et l’autonomie du patient dans un contexte de grande vulnérabilité, tout en assurant des soins de base nécessaires ?

 

 

 

Analyse

Pour approfondir l’analyse, je me suis appuyée sur mes connaissances, les recommandations en soins palliatifs et les compétences liées au rôle de l’aide-soignante.

 

Compétences mobilisées :

Observation de l’état clinique (observation et analyse clinique) : J’ai observé la fatigue, la douleur et l’épuisement moral de M. R. Son refus n’était pas une opposition arbitraire, mais l’expression d’une limite. Cette observation m’aide à comprendre qu’il a probablement besoin de repos, de respect de son espace et de ses choix.

 

Communication adaptée (communication relationnelle) : J’ai utilisé une voix calme, expliqué le but du soin, écouté son refus sans insister. J’ai validé son ressenti en reconnaissant son droit à dire « non ». Malgré cela, la communication nécessite peut-être d’autres approches : proposer de revenir plus tard, demander si une autre personne de confiance peut être présente, offrir un soin plus léger (une lingette fraîche, sans déplacements).

 

Prévention des risques et sécurité (sécurité et prévention) : Le refus du soin n’induit pas un risque direct, mais sur le plus long terme, l’absence d’hygiène peut altérer le confort cutané ou muqueux. Il s’agit donc d’envisager d’autres moments plus opportuns, ou d’autres formes de soins (un soin ultra-light, un geste symbolique) et surtout d’en discuter en équipe.

 

Comparaison avec les recommandations :

En soins palliatifs, les recommandations insistent sur le respect des volontés du patient, l’importance du confort global et de la qualité de vie. Forcer un soin n’est pas approprié, car cela peut générer stress et souffrance psychologique supplémentaires. Les écrits professionnels soulignent l’importance d’une approche palliative centrée sur la personne, de la communication non pressante, de l’écoute active, et de l’implication de l’équipe pluridisciplinaire.

 

Théorisation de la pratique :

Cette situation illustre que dans un contexte de fin de vie, l’autonomie décisionnelle du patient doit primer, même si cela implique de renoncer à certains actes considérés bénéfiques. Le soin d’hygiène n’est plus un acte obligatoire, mais une proposition. Le refus fait partie des droits du patient. L’aide-soignante doit alors adapter sa posture, s’éloigner du schéma classique (le soin doit être fait) pour s’orienter vers un accompagnement où l’écoute des besoins et le respect du choix priment.

 

 

Projection professionnelle (Réinvestir)

Au regard de cette expérience, je souhaite :

 

1. Améliorer mes compétences en communication empathique

Action : Utiliser des techniques de reformulation, de questions ouvertes pour mieux comprendre le motif du refus.

Mesurable : Noter les réactions du patient lors de futures approches, évaluer si le dialogue se fluidifie.

 

 

2. Collaborer avec l’équipe pluridisciplinaire

Action : Partager ce cas en réunion d’équipe, demander l’avis du psychologue sur des stratégies de communication, échanger avec l’infirmière coordinatrice et le médecin sur l’adaptation du plan de soins.

Mesurable : Recueillir les propositions de l’équipe et tester de nouvelles approches (moment du soin, modalité, présence d’un proche) en notant leurs effets dans les transmissions.

 

 

3. Renforcer mes connaissances en soins palliatifs

Action : Lire des ouvrages, suivre des formations ou assister à des conférences sur l’accompagnement en fin de vie.

Mesurable : Appliquer les connaissances acquises et observer si les patients manifestent moins de réticences ou une meilleure réceptivité.

 

 

 

Conclusion

Cette analyse de pratique a mis en évidence la complexité des soins palliatifs, où l’enjeu n’est pas de faire à tout prix, mais de respecter le vécu, les émotions et les limites du patient. Le refus de soin de M. R. n’est pas un échec, mais une information précieuse sur son état émotionnel, ses priorités et son besoin d’autodétermination. En respectant son choix, en reportant le soin et en cherchant d’autres approches, j’adopte une démarche véritablement centrée sur la personne. Cette expérience m’encourage à développer ma communication, ma flexibilité et à travailler encore plus en équipe, afin d’offrir un accompagnement global, humain, et authentiquement palliatif.

 

Bibliographie

 

Haute Autorité de Santé (HAS). (2020). Recommandations de bonne pratique : Soins palliatifs et accompagnement en fin de vie.

 

Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP). (2023). Guide de bonnes pratiques en soins palliatifs.

 

OMS. (2024). Palliative Care: Key facts. Disponible sur https://www.who.int

 

Payot, M. (2021). Accompagner la

fin de vie : communication, empathie et respect du patient. Éditions Masson.

 

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