Décrivez la situation :
➢ Qui était la personne aidée ?
Mme A est une personne âgée de 86 ans. Mme est entrée en Ehpad en 2018.
Elle a 3 enfants.
Mme a des troubles cognitifs liés à la maladie d'alzheimer qui lui a été
diagnostiqué en 2016.
C'est une personne agréable mais a des troubles du comportement ce qui peut
la rendre agressive, irritable. Elle peut également avoir des idées délirantes.
Lorsqu'elle est dans ses idées délirantes, Mme peut se mettre en danger car
cherche à se lever.
C'est une personne qui est en capacité de se mettre debout, qui est très
aidante mais elle reste debout sur laps de temps assez court. C'est la raison
pour laquelle nous utilisons un verticalisateur.
➢ Dans quel endroit étiez-vous ? Etiez-vous seule ou avec d'autres ?
J'étais seule dans sa chambre, le matin
➢ Quels gestes avez-vous réalisés ? Pourquoi ? Décrivez concrètement ce que vous avez fait
Après une toilette au lit, je dis à Mme que je vais l'aider à se lever. Je prépare
le verticalisateur et son fauteuil roulant. Je m'assure les freins du fauteuil son
mis. J'asseois la résidente au bord du lit. Je monte la tête du lit pour que Mme
soit assise dans son lit. Je met un bras derrière son dos et positionne ma main
sur son épaule. Je demande à Mme de placer ses mains sur son ventre. Ma
seconde main se place derrière les genoux de Mme. Je fais pivoter Mme,
lorsqu'elle est bien assise au bord du lit, j'attends un peu pour éviter toute
hypotention orthostatique ( c'est une chute de la pression artérielle lors du
passage de la position allongée en position assise et qui se traduit par unesensation de malaise, vertige et tête qui tourne). Je place le verticalisateur
droit devant elle, je met la sangle derrière son dos et sous les aisselles,
j'attache la sangle de sécurité. Je positionne les pieds de Mme A bien à plat sur
le verticalisateur, je lui demande de tenir le verticalisateur et j'accroche la
sangle. Je préviens que maintenant je vais la lever. Je demande Mme A de
pousser sur ses jambes. Elle participe très bien. Je déplace le verticalisateur
vers le fauteuil roulant. Lorsque le fauteuil et le verticalisateur sont bien en
place, j'assoie Mme A dans son fauteuil. Je met les cales-pieds et j'installe tout
le nécessaire pour la matinée (verre d'eau, mouchoir, sonnette, télécommande
de télévision). Après m'être assurée que Mme A est bien installée, je repars de
la chambre.
➢ Quels techniques et matériels avez-vous utilisés ? Pourquoi ?
J'ai utilisé un verticalisateur car Mme A ne peut pas tenir longtemps debout. Le
verticalisateur est à mon sens le matériel le plus adapté pour cette résidente.
Mme participe bien au lever, elle tient bien avec ses bras en respectant les
règles de manutention. Cette technique me permet de préserver mon dos et
d'éventuelles douleurs pour Mme.
➢ Qu'est-ce-qui vous a paru important du point de vue de la sécurité et du confort ? Pourquoi ?
Sur le plan de la sécurtité, je me suis assurée que le lit et le fauteuil avaient
tous les deux les freins de mis, que la sangle de sécurité du verticalisateur
était bien en place et que les sangles étaient bien placées et accrochées.
Pour le confort, je me suis assurée que la sangle était bien positionnée dans le
dos, pour n'infliger aucune douleur. J'ai fait attention à ce que la résidente soit
installée confortablement dans son fauteuil et qu'elle ne manque de rien après
mon départ.
➢ Quelles difficultés avez-vous rencontrées ? Comment avez-vous fait face
à ces difficultés ?
Au début il fallut que j'apprenne à bien me servir de l'appareil, que je me fasse
confiance car j'avais souvent peur que la sangle soit mal accrochée. Après
quelques utilisations accompagnée d'une collègue, j'ai pu prendre en main
l'appareil et m'en servir seule sans soucis et me faire confiance.
➢ Quelles difficultés avez-vous rencontrées ? Comment avez-vous fait face
à ces difficultés ?
En parlant avec Mme A de ce qu'elle voyait dans le journal dès le début du
soin, elle est beaucoup moins angoissée et a moins peur car son esprit est
occupé, le soin se passe beaucoup mieux.