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Maison de retraite en fête le Synerpa

Par Le 11/09/2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Canicule ,,,! la psychose des EHPAD

Par Le 11/09/2018

 

images-1-8.jpgcomme chaque année c'est branle bas de combat dans les EHPAD , pour faire face à une éventuel  canicule sauf que depuis 2003 on l'attend toujours cette canicule et de pied ferme !

Il faut dire que le plan canicule est déjà très étoffée , rôdé , et opérationnel , chaque collaborateur connaît sa partition parfaitement avec un maître mot, faire boire , faire boire à tout prix, on n'oublie bien souvent que  la pauvre mamie n'a pas forcément envie de boire à outrance d'autant plus que , après la toilette du matin,  elle est conduite systématiquement dans la salle commune climatisée et le rythme de prise liquidienne est la même tous les jours 365/365 Jours et ne différe pas d'une saison à une autre, le matin avec le petit déjeuner le jus d'orange, àprés la toilette le verre d'eau

Vers 10h la collation par l'animatrice, vers midi on remet ça pendant le déjeuner un verre d'eau plus le café sans oublier le goûter etc etc , et la pauvre mamie n'en a pas fini avec la psychose du soignant et vaz-y que je te palpe le ventre à  la recherche de signe de déshydratation, et c'est pas fini on lui demande 10 fois dans la journée de tirer la langue pour voir des fois si elle est pas rôtie "signe de déshydratation" tout  signe de confusion ou d'agitation est attribué à la soif, et malgré toutes  les précautions prises,  il arrive que certain résident présente des signes de déshydratation c'est l'occasion pour le soignant de mettre ses compétences en action , tout est prévu,  protocolisé en 2  ou 3 mouvements,  la pauvre mamie est mise au lit , perfusée , une climatisation mobile à proximité , et comme la perfusion n’empêche pas le fait de boire, on instaure une procédure de prise liquidienne obligatoire, le résident doit faire l'objet d'une surveillance accrue, pas seulement l'été , bien sûr qu'il faut être vigilant et déceler toute perturbation chez la personne âgée vulnérable, mais gardons nous de trop en faire,  proposez les boissons, ne  pas les imposer, mettre les boissons à portée de main pour que le résident puisse boire quand il le souhaite, aidez et  concentrez-vous  sur les plus fragiles,  ceux  qui ne peuvent plus boire tout seul , ne pas être obnubilé par la fiche d'hydratation du résident, qui doit contenir votre signature ainsi que les quantités d'eau obligatoires  que le résident doit prendre par jour, tout le monde prie pour ne pas revivre la catastrophe de 2003, tout le monde retient son souffle, retrousse ses manches, il va y avoir du travail, mais une chose est sûre :  on est prêt.

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr

Maltraitance sous contrôle

Par Le 11/09/2018

 

 

C'est à la suite de plusieurs courriers  anonyme de la part de famille et du personnel d'un EHPAD public situé à kergoff,  que l'agence régionale de santé a diligenté une enquête.

Il s’avère que les faits remontentà l'année dernière,et que le faisceau de présomptions  pour maltraitance verbale sont dirigé contre un aide soignant actuellement en arrêt maladie .

Ce dernier aurait, à plusieurs reprises proféré des insultes à l'égard des résidents de la maison de retraite.

Toujours est -il que la directrice a déjà été mutée, on peut s’interroger sur la gestion en catimini d'un tel évènement,  les fait ont été communiquer à la presse que récement.

Il existe dans chaque Agence Régionale de la Santé un référent bien traitance qui gère les situations de maltraitance dans les EHPAD.

La procédure consiste à transmettre par une procédure type de dysfonctionnement survenant dans un EHPAD ainsi que  tout acte de maltraitance survenant dans une maison de retraite .

Une fois que le nettoyage est fait par le gendarme de l'ARS, et dans ce cadre,

  • la mutation de la directrice,
  • le coupable est  désigné et mis à l’écart,
  • on calme les esprits
  • on laisse refroidir l'affaire et au moment opportun on lache le morceau aux journalistes pour que l'affaire soit rendue publique.

Toute l'affaire est sous contrôle et  ce n'est pas plus mal,   et tant pis pour les journalistes si prolixes à jeter l’opprobre sur des professionnels dont le dévouement à la cause des personnes âgées n'est plus à démontrer

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr

 

 

Y a-t-il un pilote dans l' EHPAD ?

Par Le 11/09/2018

La complexification du secteur d’hébergement de la personne âgée dépendante, les récents cadres réglementaires générés par les politiques publiques ont donné naissance à un nouveau type de directeur.

Ce nouveau directeur est souvent issu des entreprises de commerce ou de conseil dans le cadre, très en vogue, des reconversions.

Où est passé ce dirigeant charismatique d’autrefois, issu des équipes, impliqué et motivé autour des savoirs-faire, à la fois philosophe, penseur, expert en sciences humaines, voire en sciences religieuses ?

Autrefois directeur d’hospice ou de dispensaire, il connaissait le métier depuis le bas de l’échelle, il reconnaissait les besoins et les compétences de tous et chacun.

Or, notre nouveau directeur, propulsé à la tête d’un établissement, n’a pas eu le temps de s’imprégner de l’action, de la motivation de l’équipe des soignants.

Il connaît la législation, les protocoles, les procédures, les plannings, les objectifs... mais de façon théorique.

Pourtant, on entend ce leitmotiv : la santé, ça n’a pas de prix.

Oui, mais elle a un coût. Ce coût, nos dirigeants bien formés, formatés à la gestion, privés d’une culture profonde de clinicien, de pratiquant de soins médicaux et humains savent compter, savent gérer.

Mais comment s’intégrer à une équipe entièrement tournée vers le PATIENT, loin des calculs froids et obtus d’une gestion inhumaine, elle cherche à répondre au mieux aux attentes et aux besoins de LA PERSONNE.

Prendre en compte l’humain, c’est s’inquiéter autant des préoccupations de soignés que des soignants.

Cette façon de gérer et de nommer des directeurs loin de la base ne fera qu’agrandir le fossé entre les directions et les professionnels du terrain.

Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr  

 

 

Hold-up sur la réforme dépendance

Par Le 11/09/2018

 

HOLD UP SUR LA DEPENDANCE

 C’est dans la torpeur de l’été du mois de juillet* que nos élites daigneront nous faire connaître les axes choisis pour « la réforme dépendance ».

 Cette réforme annoncée comme prioritaire en début d’année va-t-elle enfin voir le jour ?

 Elle devait reposer et être l’émanation d’un large consensus démocratique.

 Où en est le débat ?

 On préconise la création d’un cinquième risque.

 On incite à prélever une deuxième journée de solidarité.

 Durant les derniers mois, on a entendu divers courants s’exprimer, et il nous a semblé que la France est devenue un pays au risque accru de personnes âgées dépendantes dans le présent et pour le futur.

 Toujours est-il qu’on nous prévoit la catastrophe, l’hallali !!!

 Les finances de la Sécurité Sociale, celles du conseil général, sont exsangues ; il y a urgence à trouver un financement pour couvrir la solidarité avec le grand âge.

 Notre ministre a promis que c’est la carte vitale et non la carte bleue qui paierait ces frais, or à ce jour, les quelques propositions mises en avant ne sont pas convaincantes.

  •  Je ne crois pas que le prélèvement 1% sur les donations partages suffisent.
  •  Je ne crois pas non plus à cette deuxième journée solidarité, même étendue aux autres professions dispensées pour la première.
  •  Je ne crois pas aux incitations compassionnelles pour valoriser les familles et les proches d’une personne dépendante.
  •  Je ne crois pas non plus qu’on va trouver miraculeusement les moyens et les places pour construire des établissements temporaires à mi-chemin de l’hôpital entre la maison de retraite.

 Non, ce que je crois, c’est qu’en jouant avec la peur des citoyens de devenir un jour dépendant, les oligarchies « assurances privées et banques » n’aient flairé le bon filon pour engranger encore de nouveaux profits.

 Nos concitoyens souscrivent d’ores et déjà des centaines d’euros en prévision de leur avenir de possible « dépendant ».

 Une mesure prise par notre exécutif, pour rendre une assurance universelle dépendance obligatoire est écartée pour le moment.

 Cette mesure aurait rapporté surtout aux assurances et aux banques, pour un sinistre difficilement mesurable et prévisible.

 Même si le scénario d’une assurance universelle est peu probable pour l’instant, on aura assez joué avec la peur de tout un chacun devant sa perte d’autonomie pour que, dans les jours prochains, nous alimentions les caisses des banques et des assurances privées.

 Le comble serait que ces souscriptions volontaires bénéficient d’une réduction d’impôts !!!!

 Oui, je sais, je n’apporte aucune solution, je critique.

 Mais si nous pensions plutôt à la prévention :

  •  - éducation sur la nutrition, prévention systématique, parcours santé obligatoire :
  •  - consultation spécialisée, gériatrie, dentiste, orthophoniste, ...
  •  - combattre l’isolement social, améliorer l’habitat, développer et améliorer l’accueil de jour, créer un réel statut de l’aidant proche de la personne âgée, formée et rémunérée, donner plusd'ambition au CLIC "avec comme mission de guichet unique d'orientation administratif"... Rien de nouveau certes, mais à mes yeux important en terme de considération et de regard que l’on porte sur le grand âge.

 Regard autre que celui qui se borne à parler de pourcentage à prélever sur les salaires de tout actif arrivant à une tranche d’âge à déterminer, sauf qu’à ce jour, ce sont encore les salariés qui seront ponctionnés par une nouvelle citation dès l’âge de 50 ans ( ou peut- être avant)...

 Samir aide soignant désabusé

 *la date d'annonce est repoussé à septembre

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr

ATTENTION TOUTE UTILISATION FAITE SANS L'ACCORD DE L'AUTEUR

CONSTITUERA UN ACTE DE CONTREFACON ET SERA PASSIBLE DE POURSUITES JUDICIAIRES

 

 

 

 

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Les dérives de la traçabilité

Par Le 11/09/2018

 

quelques réflexions d'une psychologue travaillant en EHPAD :

"Je suis habituée depuis plusieurs années à utiliser le dossier patient informatisé.

C'est un excellent outil qui permet des transmissions de bonnes qualités entre les différents professionnels.

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais le mois dernier, j'ai été saisie d'une frayeur...

Je suivais une formation interne qui doit nous permettre d'utiliser de nouvelles fonctionnalités utiles dans le cadre du projet de vie individualisé et de la planification des animations.

Cela m'a semblé de prime abord très positif :

permettre une meilleure connaissance des goûts et habitudes de vie des résidents, les aider à participer régulièrement à des activités qu'ils affectionnent (par exemple, en inscrivant dans

l'agenda du logiciel qu'il est nécessaire de leur rappeler ou de les aider à s'y déplacer ...), mieux adapter le type d'activité proposé et également faire reconnaître le rôle important de

l'animatrice aux autres membres de l'équipe soignante.

Mais cette remarque du formateur m'a fait frémir:

« Grâce à la traçabilité que permet cet outil, vous pourrez justifier à la famille que son résident va bien régulièrement à la messe »

J'ai fait remarquer (et je suis rassurée que mes collègues aient été aussi choquées que moi) que l'on était supposé assurer une certaine discrétion sur la liberté de culte des résidents,

qu'heureusement un résident avait le droit de pratiquer ou pas sans que cela nous regarde.

(Pourquoi pas aussi ajouter une case pour savoir s'il se confesse ou communie régulièrement !)

Réponse du formateur:

«D'accord pour la messe, c'est peut être délicat, mais prenons un exemple plus neutre, vous pourrez justifier de votre activité auprès des familles et prouver que leur parent assiste bien

régulièrement aux ateliers mémoire ».

Vous avez dû rencontrer comme moi les enfants d'Albert.

Ils ont été contraints de placer leur papa de 78 ans parce qu'il avait une maladie d'Alzheimer...

Parce que ce n'était plus possible, ils ne pouvaient plus le laisser seul à la maison...

Avant, lorsqu'ils venaient vous (médecin, psy...) voir, vous pouviez entendre leur culpabilité, leur faire prendre conscience de ce qui se jouait, les rassurer en travaillant avec eux pour le bien-être de leur parent...

Maintenant, ils pourront aller voir directement un administratif qui leur sortira un tableau prouvant que leur papa a bien participé au maximum d'activités pendant les trois mois précédents, qu'il socialise, qu'il s'amuse, qu'il vit à fond sa vie d'Alzheimer, que l'argent qu'ils donnent tous les mois est bien employé, que finalement un EHPAD c'est tellement mieux que la maison.

Est-ce que cette réponse va satisfaire la famille ou est ce qu'ils vont venir vous revoir après et vous dire « Tout ça c'est bien, mais est-ce qu'en plus des ateliers mémoire vous pourriez

donner des exercices d'écriture à faire à notre papa ? Ça lui ferait du bien pour son Alzheimer. » Maintenant, je me mets à la place d'Albert : qu'en est-il de son intimité ?

Je ne le connais pas, mais peut être qu'il a envie d'être un vieil acariâtre, qu'il n'aime pas rencontrer d'autres vieux, et n'a pas d'autres objectifs et motivations dans sa vie que de profiter desa retraite pour regarder la télé et se reposer d'avoir bossé toute sa vie. Peut être aussi qu'il en veut à ses enfants de l'avoir placé et qu'il n'a pas envie que ces derniers puissent être aucourant de ses moindres faits et gestes !

Je pense qu'il ne s'agit que d'un outil dont l'existence met en lumière plusieurs dérives sociétales

Celle qui m'inquiète ici :

même les personnes âgées doivent rester dynamiques et efficaces, avoir des objectifs et des motivations, sinon on tombe dans le pathologique et il faut se justifier, agir, mettre des choses en place.

(Cela me laisse la même impression que cet pub télé qui essayait de me convaincre que mon chat, cet animal juste beau et parfaitement inutile, devait désormais « vivre à fond sa vie de chat» et que si ce n'était pas le cas il fallait que je change d'ui ence de marque de croquette.)

J'admire le travail des animatrices que je vois autour de moi et je les ai vues inquiètes également :

jusqu'à maintenant je les vois proposer au résident (mais jamais obliger), essayer de les connaître individuellement pour proposer des choses qui leur plaisent, s'inquiéter si elles les voient en échec... faire des efforts d'imagination pour satisfaire à la fois l'individu et le plus grand nombre.

Pourront-elles toujours avoir la même capacité d'accompagnement lorsqu'on leur demandera une traçabilité de leur travail, de justifier de la rentabilité de certains ateliers, de noter les

résidents « absents » ?

Je m'inquiète que l'on mette ce type d'outils dans les mains d'équipes jeunes, se connaissant peu et n'ayant pas eu de réflexion préalable sur ce que devait être le projet de vie du résident et

la qualité de la prise en charge. Quelle vision leur donne-t-on ?

J'ai confiance en mes collègues, mais pas en l'avenir.

« Ce n'est qu'un outil », mais un outil risquant de provoquer des dérives graves ...

Jomey stéphane

Publication soignant en EHPAD.fr  

Les stakhanovistes de la douche

Par Le 11/09/2018

 

Ce mot est peut-être un peu dur, mais c’est celui qui me vient le matin quand je vois le rituel immuable.

C’est l’heure, en avant : tous les résidents du service y passent.. Il faut dire que mes collègues ne font pas dans la demi-mesure. Ils ont une tâche à accomplir et ne dérivent pas de leur objectif.

Tous les résidents, dont ils ont la charge, doivent prendre la douche, alors, à tour de rôle, selon un scénario bien rodé, ils arpentent les chambres et enchaînent douche après douche.

Je me pose alors quelques questions :

Le bien-être du patient réside-t-il dans la douche matinale ?

La vie en collectivité  l’impose-elle ?

La programmation quotidienne  règle-t-elle ce rituel ?

Est-ce une priorité en lmatière de soins, de traçabilité et de validité des soins de nursing ? 

Je me demande quelle image je donne car  je ne travaille pas de la sorte, je préfère que la personne me le demande, qu’elle en manifeste le désir. Oui, certes, je fais aussi la toilette quand cela s’avère nécessaire mais, loin d’être fainéant ou maltraitant, je pense qu’il est plus important de prendre son temps, parler et plaisanter,

proposer, mettre à disposition gants et serviettes,aider, conseiller et laisser faire au maximum des possibilités de la personne,chercher tant qu’il y a de l’autonomie à inciter à faire sa toilette dans le respect de la sécurité. 

Je ne cherche pas là  à donner des conseils de travail aux autres soignants, non j’essaie juste de traduire mon ressenti devant ces moments qui me semblent déshumanisés ! 

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr

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réflexion d'un psychologue clinicien sur la maltraitance

Par Le 11/09/2018

Est-ce que la maltraitance vient d'un manque de reconnaissance de la profession soignante en gériatrie ?

Notre société ne véhicule pas de la vieillesse l'image de la sagesse, mais plutôt l'idée d'une charge difficile à supporter, d'un point de vue économique et affectif.

Ainsi, la vieillesse est vécue comme une exclusion, et il arrive encore que les soignants qui travaillent dans les services de gériatrie deviennent aussi les exclus des établissements hospitaliers.

Rares sont ceux qui font le choix de travailler auprès des personnes âgées, et travailler en gériatrie est parfois assimilé à une mesure disciplinaire.

L'image de l'exclusion est alors véhiculée sur les personnes âgées elles-mêmes.

De plus, on entend souvent dire que travailler en gériatrie est peu gratifiant, car peu de soins dits « techniques » sont effectués, ou ils sont routiniers. Enfin, se pose parfois la question de l'utilité des actions mises en place.

Cela m'amène à me demander si la conception qu'a le soignant du soin et de sa profession n'est pas à l'origine de la considération négative du travail en gériatrie ?

Comme je l'ai expliqué précédemment, prendre soin des personnes âgées relève parfois du défi.

La gériatrie est un milieu spécifique dans la mesure où le soignant n'est pas là pour guérir,

comme dans la plupart des services, mais pour accompagner la personne âgée dans sa vie quotidienne et dans la fin de la vie.

L'aide-soignante que j'ai interrogée m'a expliqué que l'institution est un lieu de vie;

Les personnes sont comme chez elles sauf qu'elles ont besoin d'aide, le soignant est là pour la leur apporter.

Il est donc important d'aborder la notion de soin dans toutes ses dimensions :

le décret du 11 Février 2002, relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmier, relève dans l'article 2 que « les soins infirmiers, préventifs, curatifs, ou palliatifs, intègrent qualité technique et qualité des relations avec le malade ».

Il est également précisé que ces soins respectent les droits de la personne.

Le soignant doit donc établir son projet professionnel avec ces notions, ce qui n'est pas toujours le cas. Un projet professionnel non adapté risque alors d'amener à des situations de conflit.

jéremy Grez : psychologue clinicien 

 

La sexualité en EHPAD

Par Le 11/09/2018

 

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La sexualité en ehpad

il faut oser certaine fois s'attaquer à des sujets encore tabou dans une société en retard sur la réalité.

Même si pour les familles qui confie leur proches aux professionnel des ehpad avec la charge pour ces dernier d'être le substitu famillial , d'être le garant moral de la personne confié il n'en demeure pas moins que le regard du soignant à change.

Ainsi il existe une évolution importante de la mentalité des soignants vis-à-vis de la sexualité des personnes âgées celle-ci leurs apparait, normale au grand damne des famillequi voient généralement d’un mauvais oeil la sexualité de leurs parents, ou pire s’autorisent  à faire entrave à la vie sexuelle de leurs parents mais tolèrent mieux la sexualité chez les autres personnes âgées. des avancés significatives de la profession

une récente étude conduite avec comme support un questionaire montre à lévidence un changement de mentalité des soignants,  autrefois considéré comme pathologiques et sanctionnées comme telles…(bromure, psychotropes…) les manifestations sexuelles des personnes âgées vivant en ehpad sont considéré comme phénomène naturel.

elle est le prolongement d’une vie d’adulte, elle n’est pas la traduction d’une évolution démentielle, elle n’est pas un désordre à traiter médicalement.

mais le personnel soignant souligne les difficultés de comprehension rencontré avec les familles.

Il est évident que chaque situation doit être considére avec beaucoup de pragmatisme, ainsi une relation dont l'un des deux adultes ne serait pas consentant verrait l'intervention de l'équipe pluridisciplaire pour en trouver les solutions, à l'instar d'une relation consentante qui serait pour nous tous une lecon que la sexualité ne meurt pas avec l'âge.

Auteur :Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr  

 

 

Le maton de l'EHPAD

Par Le 11/09/2018

maton-1.jpgLe maton* de l’EHPAD

Je suis aide soignant dans l’UPPD**  d’un EHPAD***.

L’organisation de mon travail ainsi que la mise en œuvre dans la prise en charge des personnes âgées correspond à ce que j’attends de ce métier de soignant.

La structure s’adapte aux résidents et cela se traduit par un rythme de vie qui s’adapte à ces derniers, réveil, toilette, déjeuner, sieste, animation… plus soins bucco dentaires, chose assez exceptionnelle.

Toute la journée est ponctuée autour du rythme de vie du résident et pourtant tout ne va pas pour le mieux pour eux.

Tout pourrait être parfait sauf que …. !

Chaque matin lorsque je prends mon service dans l’enceinte de l’UPPD un comité d’accueil m’attend. Elles sont en général deux ou trois, parfois plus.

Elles sont là debout, habillées, il y a Md G… qui  comme d’habitude a entassé des balluchons de vêtements à ses pieds, il y a aussi Md L…. qui porte des sacs bourrés d’habits et d’affaires,  Md T…. est là aussi, certainement pour prêter main forte,  ou pour  faire pression sur moi. Plus elles sont nombreuses et plus elles espèrent obtenir des choses de ma part. D’ailleurs à quoi pense à cet instant Md T … elle ne parle pas beaucoup mais observe l’œil malicieux. Elle échafaude un plan pour sa future fugue, déjà deux fugues à son actif,  ne dit on pas « jamais deux sans trois ». J’ai intérêt à avoir l’œil sur elle, car c’est la seule des trois qui m’accueille avec un sourire ironique espérant me berner et sortir.

Toutes les trois ont un seul mot aux lèvres, un seul désir, une seule demande, elles veulent partir, sortir…

Le besoin de retourner chez elles, de retrouver leur maison (car ici ce n’est pas chez elles) est permanent. Md G…. en particulier, qui  depuis son arrivée à toujours ses affaires emballées dans ses valises, prête à partir malgré l’acharnement du personnel à lui ranger ses affaires tous les jours, elle arrive à tout remettre dans ses valises et toute la journée elle me supplie de la faire sortir pour qu’elle puisse retourner chez elle, pour que je puisse lui appeler un taxi…

Pour moi c’est toujours le même supplice à tel point que je ne m’en aperçois même plus, que je ne la perçois plus, je ne la vois plus  parmi les autres. Souvent je  culpabilise, je ne sais quoi répondre à son désir de quitter cet endroit , la rassurer, la prendre dans mes bras, une main sur son épaule, mais lui dire quoi ?

Accuser son docteur qui a fait la prescription d’entrée, c’est si simple de retourner la faute sur les autres et de tourner les talons ; d’autant plus qu’elle n’est pas seule dans cette volonté de fuir, et moi, seul, je dois affronter toute la journée la décision conjointe des familles et médecins :  leurs décisions de placement. Md G….. reste souvent assise devant la porte d’entrée principale de l’unité,  unité fermée par un digicode, et à chacun de mes passages devant elle, elle m’indique que ses bagages sont faits et qu‘elle est prête pour sortir afin de retournez chez elle.

Un jour pendant les soins, Mr L….. me fit cette réflexion : pourquoi je suis ici ? est ce que j’ai fait quelque chose de mal pour me retrouver ici, en prison ? que répondre ? Entendre un résident certifié Alzheimer parler avec autant de lucidité.

C’est violent, déroutant, à cet instant j’aimerai vite trouver un trou de souris pour m’y cacher.

En sortant d’une chambre après un soin, Md  P… m’interpelle « dites moi Mr, comment ont fait pour sortir d’ici ? C’est un piège ici… ! et Md L…. de surenchérir "c’est une honte ce qui se passe ici", et puis s’adresse à Md L…. " il faut voir avec  l‘infirmière pour se tirer d’ici".

Décidément je vais finir par ouvrir les portes de l’unité et voir comment cela va se passer et  voir comment tout ce monde se précipitera dehors pour s’enfuir.

Et si un jour j’osai, histoire de voir la tête du directeur,  lorsqu’il verra passer devant son bureau  une quinzaine de personnes âgées se précipitant vers l’extérieur de l’établissement.

UPPD, CANTOU***, Unité Protégée, ce sont des petites structures au sein des EHPAD qui accueillent entre 15 et 20 résidents dans un lieu surveillé 24 /24H par un personnel formé à l’accompagnement des personnes âgées.

Chacun se relait pour assurer des soins de confort, des soins de vie.

Il faut savoir que pour être admis dans ce genre d’unité, il faut qu’une prescription médicale soit délivrée par le médecin coordonateur.

C’est une contention architecturale, un système carcéral sophistiqué, coloré et habillé de projet de vie individualisé, d’évaluations…

Les unités protégées sont souvent des structures dotées d’un espace sensoriel, ou d’un jardin thérapeutique histoire d’oublier que les portes du monde extérieur se sont fermées à jamais sur eux

*jargon utilisé pour désigné un gardien de prison

**unité pour personne dépendante « Alzheimer ou démence associé »

*** établissement pour personnes âgées dépendantes

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autorisation sur soignantenehpad@gmail.com

 

 

Le parler pépé,mémé en EHPAD

Par Le 11/09/2018

 

 

 

Bien souvent le personnel des EHPAD   oublie que la maltraitance peut revêtir une forme plus vicieuse, en pensant bien faire, il utilise le côté affect, il nous semble parfois anodin à nous soignant d'appeler les résidents dont on a la charge "ma belle, mamie, ma chérie mon beau, mon chéri".

L’exercice au quotidien des soins de confort, la durée du séjour , les liens qui se tissent,  entrainent  un partage de l'intimité, l'accompagnement dans la vie quotidienne, contribue à renvoyer à un mode de vie familial, le vieillissement lui même modifie la distance dans la communication.

En vieillissant, le toucher est plus aisé pour les personnes âgées comme garder une main qu'ils viennent de serrer, la connaissance des déficits dans la démence enseigne aux soignants la communication non verbale.

Ce parler se caractérise par un rythme plus lent, une intonation exagérée, un ton de voix de hauteur élevée, un volume plus fort, de nombreuses répétitions, un vocabulaire et une grammaire simplifiés, l’utilisation de diminutifs ("mémé", "papy"…), la présence de petites questions ajoutées à la fin d'une phrase ("…, on y va ?"), l’utilisation de pronoms collectifs ( "on va manger") ou encore le tutoiement

Et pourtant en utilisant ce type de communication condescendant/infantilisant, nous pouvons, sans réellement en prendre conscience, renforcer la dépendance et favoriser l’isolement, ainsi que la dépression, une réduction de l'estime de soi au retrait social chez le résident, ainsi qu’une probabilité de résister aux soins (ou de rejeter les soins) s’accroît significativement en présence d’un langage "personnes âgées".» ce qui contribue à une spirale de déclin physique, cognitif et fonctionnel. .

Il existe pourtant des résidents ou résidentes qui souhaitent être appelés par leur prénom, une simple transcription sur le projet de vie, permet de respecter le choix du résident.

Bien souvent c’est aussi à la demande de la famille que le personnel peut appeler le résident par son prénom dans les deux situations le vouvoiement reste de rigueur

Une sensibilisation du personnel peut conduire à modifier le parler "personnes âgées" dans les EHPAD.

 

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr

Besoin psychologique des résidents d'un ehpad

Par Le 11/09/2018

 

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Patrick Zamparini
Aide-soignant en EHPAD
Formations scientifiques et gérontologiques
e-mail : patrick.zamparini@wanadoo.fr

 

BESOINS PSYCHOLOGIQUES DES RESIDENTS D’UN EHPAD ET ACCOMPAGNEMENT MUSICAL

 

Essai d’analyse et d’interprétation des besoins psychologiques des résidents d’un EHPAD au cours de la soirée, par le biais d’un projet d’accompagnement musical.

Par soirée, on entendra ici, la durée comprise entre la fin du dîner et la phase d’endormissement nocturne.

 Ce moment du nycthémère est marqué par une phase de grande activité juste après le repas, suivie d’une décroissance rapide de celle-ci, assortie d’un effondrement plus ou moins précoce (suivant la saison) de la luminosité naturelle, et de l’installation d’une ambiance sonore de plus en plus en calme.

Le soir après le dîner, les résident/es d’un EHPAD manifestent des besoins variés, auxquels le personnel soignant s’affaire à répondre au mieux.

Les comportements et les attentes sont fort divers. Prolonger la fin du repas pour le finir tranquillement ou discuter, s’attarder un moment dans le salon et regarder la télévision, déambuler librement, être guidé et aidé pour regagner rapidement la chambre, etc., autant de manifestations habituelles caractéristiques de la première partie de la soirée.

Un peu plus tard, la plupart des résident/es ont regagné leurs chambres, et certain/es ont entamé seul/es leurs rituels vespéraux habituels, tandis que d’autres attendent ou bénéficient déjà de l’assistance des soignant/es.

La soirée impose des conditions environnementales qui soumettent globalement les résident/es, à un certain isolement dans l’espace (chambre), visuel (diminution de la luminosité, réduction importante des activités humaines), sonore (autres résident/es, personnel, télévision, bruits extérieurs, …).

De plus, la journée s’achevant, une fatigue normale s’affirme, invitant spontanément les résident/es à un lâcher prise psychomoteur pré-nocturne.

Mais l’ensemble de ces circonstances, mettent à nu le psychisme des résident/es, et les invitent à la réflexion, voire à l’introspection.

Ceci pouvant en faire résulter, de l’ennui ou des inquiétudes, ou bien des interrogations existentielles , voire des angoisses …

Chaque personne âgée résout ses problématiques, à sa manière et en fonction des circonstances particulières.

Dans cet essai, sont d’abord examinés les circonstances vespérales, les manifestations comportementales et psychologiques des résident/es, et ce, à travers l’analyse de multiples observations réalisées dans un EHPAD, au cours de la pratique soignante ordinaire.

Puis, par le biais d’un projet d’accompagnement musical spécifique, tous ces aspects sont rediscutés en corrélation avec l’analyse de l’oeuvre musicale proposée.

Ici, le projet d’accompagnement musical est à comprendre non pas comme un objectif pratique en lui-même, mais bien comme un procédé original pour tenter de mieux comprendre certains aspects des besoins et des attentes vespéraux des résident/es d’un EHPAD.

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état de vieille atténué chez des résidents d'un EHPAD

Par Le 11/09/2018

Patrick Zamparini
Aide-soignant en EHPAD
Formations scientifiques et gérontologiques
e-mail : patrick.zamparini@wanadoo.fr

 

ETAT DE VEILLE ATTENUEE CHEZ DES RESIDENTS EN EHPAD 


APPROCHES PSYCHOLOGIQUE ET PHILOSOPHIQUE


Essai d’interprétation psychologique et philosophique des états de veille atténuée, chez des personnes âgées séjournant en EHPAD, par analogie critique avec des états de « rêveries » décrits par J.J. Rousseau. Intérêt d’une telle approche dans la pratique courante des soignant/es.


Nombreux sont ces résident/es, qui assis dans leurs fauteuils ou allongés dans leurs lits, soit le soir, soit l’après-midi, ainsi d’ailleurs qu’à tout autre moment de la journée, présentent à l’observateur, leurs visages détendus, leurs yeux plus ou moins ouverts, mais paraissant inattentifs à leur environnement, ou bien d’une manière éminemment passive.

Ils sont là, non comme en sommeil véritable, mais laissent plutôt à penser que leurs activités tant psychomotrices que cérébrales pures, soient à ce point amenuisées, que leur observation ne donne à les concevoir que comme « somnolents ».

Sans doute oscillent-ils entre des états de sommeil superficiel et des états de veille ordinaires.

Leurs états demeurent cependant, rétifs à une définition objective, si on ne les crédite pas de suffisamment d’attention.

Pensent-ils ? Rêvent-ils ? Ces moments sont-ils agréables ou contraire déplaisants, ou bien ennuyeux, ou encore neutres ?

La perception du temps est-elle modifiée ? Ont-ils l’impression d’exister moins intensément ?


Serait-il possible qu’à l’instar des descriptions de J.J.Rousseau dans ses « Rêveries d’un promeneur solitaire », les résident/es concerné/es, accèdent à des états particuliers de conscience, au cours desquels leur sensation d’exister est avantageusement exacerbée, au détriment des états de contraintes que leur imposent leurs états de vieillesse et de dépendance ?


A partir d’observations et de dialogues réalisés avec la collaboration de deux résident/es dûment choisis, une analyse d’ordre psycho-philosophique est proposée, en prenant comme référence analogique, certains états de « rêverie » décrits par J.J.Rousseau .

Certains aspects neurophysiologiques et neuropharmacologiques sont également discutés.
L’objectif de l’exposé est d’une part de démontrer la réalité d’états de veille atténuée avec conscience existentielle exacerbée, au bénéfice spontané des concernés, et d’autre part, à illustrer l’utilisation d’une approche méthodologique à priori peu usuelle en EHPAD.

veille-atténuée-des-résidents-d'un ehpad-et-état-de-reveries-jj-rousseau.pdf veille-atténuée-des-résidents-d'un ehpad-et-état-de-reveries-jj-rousseau.pdf

Démarche de réflexion et soins aux personnes âgées

Par Le 11/09/2018

Patrick Zamparini
Aide-soignant en EHPAD
Formations scientifiques et gérontologiques
e-mail : patrick.zamparini@wanadoo.fr

DEMARCHE DE REFLEXION ET SOINS AUX PERSONNES AGEES

Démarches de réflexion et de documentation dans la pratique soignante auprès de personnes âgées en institution.

En milieu gérontologique institutionnel, nous les soignant/es, sommes confrontés à diverses tendances évolutives professionnelles.

Nos connaissances et nos compétences doivent nécessairement s'adapter à ces changements constants.

Si des formations continues nous sont maintenant couramment proposées, on nous demande néanmoins, de déployer une réflexion active, dans nos pratiques, que lors des transmissions, des réunions, etc.

En outre, nous sommes confrontés à une grande quantité d'informations ambiantes ( formations, informations et protocoles intra-établissement, revues, livres, internet, télévision, radios, ...) en rapport avec nos activités professionnelles.

L'exercice de nos fonctions de soins en gérontologie n'est donc plus simplement guidé par des acquis relativement stables, mais nous implique dans une interaction permanente avec une quantité importante et sans cesse renouvelée, d'informations susceptibles de modifier nos savoirs faire et nos savoirs être.

Face à une telle évolution, il apparaît fort utile d'apprendre à gérer les flux de données, de les interpréter et de les utiliser au mieux.

Ainsi, sont présentés dans ce document, six exemples de réflexions, élaborées aussi bien directement à partir d'observations effectuées en EHPAD, que par l'analyse multidisciplinaire d'une documentation saisie dans le tout-venant informationnel.

Un thème sur des aspects complexes mais interprétables du langage verbal banal des personnes âgées en institution.

Un second thème aborde le rôle de certains facteurs psychologiques, dans la genèse de la maladie d’Alzheimer, à partir de données médiatisées relatives à une personnalité du cinéma.

Le troisième thème consiste en une discussion sur la possibilité d’une intentionnalité adaptative dans certaines auto-restrictions alimentaires, aboutissant à un prolongement de la vie.

Le quatrième thème expose quelques réflexions sur l’impact possible d’un accident nucléaire sur les personnes âgées d’un EHPAD (avec quelques calculs simples).

Le cinquième thème est consacré à une réflexion philosophique relative à la mort, ce phénomène incontournable dans les milieux gérontologiques institutionnels.

Enfin, le sixième thème, est une esquisse réflexive critique, sur les conditions et les limites d’une étude épidémiologique en gérontologie (sans calculs).

démarche de réflexion et soins aux personnes âgées démarche de réflexion et soins aux personnes âgées

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lettre ouverte aux candidats à l'election présidentielle

Par Le 11/09/2018

LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS A  L'ELECTION PRÉSIDENTIEL 

Madame, Monsieur,

Vous avez décidé de présenter votre candidature à la Présidence de la République.

Cette élection suprême dans nos institutions concentre les espérances des Françaises et des  Français pour eux-mêmes et pour le pays.

Aussi, je me permets de porter votre attention sur les préoccupations des professionnels de la dépendance et du grand âge et je souhaiterais connaître vos propositions  si vous étiez en charge de nos institutions ;

La dépendance est un sujet de société et, ces dernières années jamais un thémes , n'avais fait autant  l’objet d’études, de plans, de groupes de travail et de commentaires d’experts

Or dans le même temps, la charge de travail s’est accrue sur les épaules de ces personnels étant donné l’augmentation des personnes âgées présentes et à venir. 

Si les Français ont gagné des années d’espérance de vie, on ne peut que s’en réjouir mais il faut que les structures accueillant de nouveaux patients plus âgés, plus dépendants puissent suivre cette évolution ainsi que son personnel

 -      La gériatrie manque d'humanitude

Dans la majorité des EPHAD, la réalité de la prise en charge des personnes âgées se  situe entre 10 et 12 résidents par soignant,  

Prendre le temps d'écouter, de comprendre, de rassurer, bref accompagner la personne dignement deviens une mission impossible. 

-          La gériatrie manque de formation

Maladie d’Alzheimer et démence associée, soins palliatifs et fin de vie, profil psychotique.

Dans les EPHAD, les formations sont de courte durée (14 h sur 2 jours  par an), et donc insuffisantes.

 -          La gériatrie manque de leader

Nos directeurs sont embourbés dans un métier régi par un cadre législatif et soumis à de fortes contraintes réglementaires

Ils n’ont plus le temps et la disponibilité pour fixer le cap et animer et encadrer les équipes., pour soutenir et initier des projets sur le terrain

 -          La gériatrie manque d’effectifs

La gériatrie reste un secteur peu prisé par les jeunes malgré des campagnes de communication sur le métier  

Encourager et susciter des vocations ne peut se faire qu’avec une véritable revalorisation des salaires, des carrières et des formations (initiale et continue)

Les maison de retraite EHPAD sont un secteur subventionné et très rentable, il semble urgent de revoir le niveau d’intéressement afin de fidéliser et recruter de nouveaux professionnels compétents.

Dans l’attente de vos propositions,

 Veuillez croire, Madame, Monsieur, en l’expression de mes respectueuses salutations, 

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr

le livre blanc 2012 du synerpa

Par Le 11/09/2018

LE LIVRE BLANC 2012 DU SYNERPA

Un document de 16 pages résument le secteur de l’accompagnement de la perte d’autonomie, les évolution au cours de la derniers décennies, fait des propositions autant sur hébergements , la dépendance,le financement et l'emploi autour de la prise en charge de la personnes âgée accueillies en institution, conclu en rappelant sa place  de leader en fédérant plus de 1800 EHPAD et son rôle d'interlocuteur actif auprès des instances nationales et les pouvoirs publics.

les-plus.gifNous avons aimé dans le document

le profil type du salarié en EHPAD

augmentation des quotas en IFSI des infirmier et aide soignant

 les-moins.gifNous n'avons pas trouvé dans ce document 

une revalorisation salariale 

un ratio soignant/personne âgée obligatoire qui s'appliquerais à tous EHPAD

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Vieux, seul et abandonné

Par Le 11/09/2018

Qu'adviendra -t-il si vous vous retrouvez tout seul dans les dernières années de votre vie ? La solitude est le pire à prévoir si vous êtes un homme? 

Le nombre d'hommes âgés a plus que doublé dans les 35 dernières années.

Pour certains hommes âgés, le vieillissement n'est pas si mal, Ils aiment la compagnie des autres colocataires et la liberté de tâches ménagères. La maison de retraite leur fournit des repas décents et un personnel attentionné surveille les besoins en soins de santé.

Pour beaucoup d'autres hommes seuls, cependant, ce n'est pas si rose. Outre les défis normaux du vieillissement tels que la fragilité, les questions de santé et la perte de l'indépendance il peut y avoir des défis économiques et familiales, ainsi que les défis psychologiques causés par l'isolement.

Tous ces facteurs peuvent rendre difficile de se connecter avec les autres et donner un sens significatif et des buts dans sa vie.

Les personnes âgées peuvent être laissés seuls, pratiquement abandonnés par des parents, ou ils peuvent être entourés de gens, mais encore se sentir seul en raison d'un manque de communication et d'engagement  dans quelque chose d'intéressant ou de stimulant qui les relie avec les autres,

Beaucoup de personnes âgées utilisent la télévision comme un substitut à l'engagement humain

Trop de solitude est certainement un risque pour la santé pour les hommes plus âgés,

Solitude: Un effet de cascade

L'organisation caritative britannique Independent Age affirme que «Si vous permettez aux personnes âgées de souffrir de la solitude c'est le même danger que de fumer 15 cigarettes par jour avec un risque accrue d'obésité."

«La solitude peut se répercuter sur d'autres complications», "Par exemple, ils peuvent manger moins, cela peut conduire à une dénutrition et a de la faiblesse musculaire, faire moins de mobilisation aggrave les conséquences d'une chute".

"Avec la détérioration de la santé mentale, très souvent, la dépression peut s'installer et avec la dépression vient la négligence physique. Une personne âgée ne peut pas être enclin à consulter le médecin, exercer ou manger correctement et cette négligence, bien souvent involontaire, peut conduire à une augmentation des maladies.

L'attitudes culturelles des hommes jouent souvent un facteur important dans leur propre solitude après la disparition de leurs épouses car ils comptaient beaucoup sur elles: 

De nouveaux quartiers, pas d'amis

Il y a de nombreuses autres raisons à l'isolement, la tendance pour certaines personnes à se déplacer vers de nouveaux quartiers à la poursuite d'une meilleure vie matérielle. Ils cassent souvent les liens communautaires précieux avec des gens de villes ou villages où ils ont grandi.

les délocalisations de domicile ne sont pas volontaires. Avec les meilleures intentions, certains enfants adultes incitent leurs parents vieillissants ou grands-parents à venir vivre avec eux, sans se douter que ce processus  va couper la personne âgée de son réseau familier, de voisins, sa boutique du coin ou son église.

«Les personnes âgées ont besoin de vieillir chez eux, et ne pas être déracinés à 75 ans. La perte de tout environnement familier peut être très isolant et une cause de la solitude ", 

Mobilité et transports difficile peuvent également être très isolant.

"Ce n'est pas toujours facile de marcher ou de conduire ou prendre un taxi".

"La vie devient plus sédentaire. Et les aînés peuvent être réticents à imposer à leurs enfants adultes de les conduire ici et là ".

La structure des ménages a également beaucoup changé au fil du temps de façon à accroître l'isolement, .

"Beaucoup de maisons sont maintenant protégées par voie électronique avec des chiens de garde. Beaucoup de personnes âgées n'ont jamais grandi de cette façon et souffrent de ce confinement, se sentant pris au piège dans leurs propres maisons ».

 

Décès d'un conjoint

Une grande cause de la solitude est le décès d'un conjoint, si un partenaire meurt, celui qui survie va souffrir de douleurs, de perte et d'isolement ".

En général,  dans un couple marié, le mari est plus âgé que la femme.. Les femmes ont tendance à avoir des mécanismes d'adaptation plus important. Elles sont capables de composer mieux avec le stress que les hommes.

Elles ont tendance à avoir un réseau social plus large.
Alors, quand le mari meurt en premier, la femme a les ressources et le soutien social pour prendre soin d'elle. Elle sait comment faire cuire, comment nettoyer, comment se déplacer dans l'épicerie, comment survivre, un peu plus que les hommes.

Article proposé et traduit par james scot

Publication soignant en EHPAD.fr

Comment convaincre un parent âgé de cesser de conduire

Par Le 11/09/2018

Mon père avait des tremblements et ne pouvait pas bien voir. Sa voiture avait bosses qu'il ne pouvait pas expliquer, plus d'enjoliveur car il a souvent percuté les trottoires

Mais mon père, est un vétéran de la Seconde Guerre mondiale qui avait récemment perdu sa femme et n'allait pas cesser de conduire sans combat.

Lorsque les membres de ma famille lui ont pris les clés, il avait installé de nouvelles serrures. Quand ils ont pris la voiture, il l'a déclarer volé, et la police lui à rendu la voiture

"Ils nous a traité de tous les nom d'oiseaux, je m'en souvient encore » . C'était un miracle que mon père ne soit pas blesser ou d'avoir blesser quelqu'un d'autre.

La détérioration de sa santé l'obligea finalement a ne plus conduire. 

Compte tenu de la population Française vieillissante, beaucoup d'autres familles, aussi, peuvent comprendre cette situation difficile.

Comment convaincre un parent âgé qu'il est temps d'arrêter de conduire.

La solution de cacher les clés, par exemple échoue souvent. 

Les personnes atteintes de troubles cognitifs pourraient manquer de perspicacité pour reconnaître le danger dans leur conduite.

Ils voient l'incapacité de conduire comme une menace pour leur indépendance. "Les gens ne pleurent pas la perte du permis de conduire" "Ils pleurent la perte de leurs liberté."

Une  personnes âgées ne veut pas dire qu'il est un pilote incompétent,

Lorsque les preuves sont là, cependant, il est temps d'avoir une conversation.

 Au lieu de commencer avec "Tu ne devriez pas conduire" discuter de ce que vous constatez. bosses sur la carrosserie, jantes tordue, mauvais état  la voiture, un kilométrage élevé pourrait indiquer que le pilote se perd.

Un intermédiaire, médecins, autres intervenants extérieurs d'un parent peut aider à faire admettre à une personne âgée  qu'il est moins capable de conduire qu'autrefois.

Il faut aider le conducteur âgée  à sauver la face, une autre solution consiste a demandé à la personnes âgées de prêter la voiture à un petit-fils qui vient de commencer l'université  "

Les gens vont souvent faire quelque chose pour quelqu'un d'autre - surtout si c'est le petit-fils. 

Souvent, l'intervention d'un tiers dans la discussion peut aider.

 

Article proposé et traduit par james scot

Publication soignant en EHPAD.fr

 

Prendre soin de maman et papa

Par Le 11/09/2018

En 2030, selon les projections de l’Insee, la population des 75 ans et plus  atteindra 8,4 millions de personnes. les Français vivent plus longtemps, leurs soins à long terme est devenue une question urgente pour leurs enfants.

Chez les personnes âgées, les revers de la santé peuvent se produire soudainement et en cascade.

Les hôpitaux se débarrassent rapidement des patient , souvent en quelques jours après une chirurgie.

La clé de la gestion de ces défis est une bonne préparation ,il faut planifier à l'avance,parce que, au moment où l'incident se produit il est trop tard.

Personne n'aime parler de la maladie ou du handicap futur de nos parents, mais ces conversations sont essentiels dans les familles.

Planifier les mesures à prendre en cas d'urgence est important parce que la plupart d'entre nous devront prendre des bonnes décisions en situation de crise.

Pour lancer la conversation, utiliser quelque chose de neutre comme un événement ou un incident récent impliquant un membre ou un ami de la famille.

Nos parents sont des gens intelligents et extraordinaires qui nous ont élevés et nous ont aidés à nous lancer dans nos vies.

Aidez nos parents à désigner une personne de confiance pour s'assurer que leurs souhaits seront respectés.

J'ai une liste de tous les biens, les plans d'assurance-vie, les actifs, les actes d'achats de la maison de mes parents .

Vos parents ne doivent pas être sentimental dans leurs choix. Le choix devra porter sur l'enfant ou la personne qui va vraiment prendre soin d'eux ".

Les experts recommandent de faire un testament qui précise les souhaits concernant les actifs et un testament de vie ou d'autres directives qui stipulent le type de soins médicaux que vos parents préférent s'ils sont incapable de parler pour eux-même.

Un testament de vie indique si ils voulent des mesures pour prolonger leurs existence et aussi pourrait donner à quelqu'un le pouvoir de prendre des décisions concernant v soins médicaux ou de gérer leurs finances.

Vos proches devraient garder les relevés bancaires, les certificats de naissance et de mariage, les polices d'assurance, retraite, pension, documents fiscaux, et d'autres documents essentiels .

"J'ai une copie de la carte d'assurance maladie de ma mère dans mon portefeuille, une liste de ses prescriptions médicaux dans un tiroir de mon bureau dédiée à ses papiers."

Les CLIC peuvent servir de bons points de départ pour apprendre quels services de soins sont disponibles et leurs coûts. Ils peuvent également vous renseigner si vous devenez  l'aidant principal de soins d'un être cher.

Les centres gériatriques offrent des examens complets par un spécialiste en médecine gériatrique, une infirmière et un travailleur social.

Au cours de trois visites, l'équipe évalue physique, cognitif et santé mentale et parle d'un patient avec des membres de la famille pour identifier les problèmes liés à la santé, déterminer si le patient peut vivre en sécurité seul et offrir des services qui pourraient aider à améliorer la qualité de vie.

«Trop souvent, les gens attendent que la situation devienne urgente avant de chercher de l'aide»,

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr

Dr Henry Heimlich

Par Le 11/09/2018

HemlichCINCINNATI / Le Dr Henry Heimlich 96 ans aujourd'hui résident d'une maison de retraite  n'a pas hésité à apporter son  aide à un autre résident au cours d'un dîner en utilisant la manœuvre qu'il a inventé pour l'empêcher de s'étouffer.

Il  était en train de dîner quand  la femme assise à côté de lui s'étouffait. Il s'est mis rapidement derrière elle et a commencé la technique qui le rendis célèbre.

Patty Ris, la victime d'étouffement, a déclaré  qu'elle n'arrivait plus à respirer et que le Dr Heimlich s'était précipité vers elle pour lui porter secours.

«Je serais certainement morte», a déclaré Mme Ris, qui a dit qu'elle sentait bien et n'a eu aucun séquelles"

Mme Ris dit que après avoir repris son souffle le Dr Heimlich lui a expliqué ce qu'il avait fait. "Dieu m'a mis dans cette table à côté de vous,» lui avait -t-elle dit ensuite.

La manœuvre de Heimlich implique des poussées abdominales appliquées à une personne qui s'étouffe le principe est de faire soulever le diaphragme afin de forcer l'air des poumons à déloger tout objet.

C'est  en 1974 que le Dr Henry Heimlich a inventé la manœuvre pour dégager un blocage des voies aériennes , après avoir appris que des milliers de personne ne savait quoi faire face à une telle situation . Depuis lors, des milliers et des milliers - peut-être même des millions - ont été sauvés par la manœuvre de Heimlich

la manœuvre de Heimlich est recommande pour quelqu'un qui ne peut plus respirer, mais qui est toujours conscient. «Tout d'abord demander,« Est-ce que vous  pouvez parler ?  NE PAS effectuer les premiers soins si la personne tousse avec force et est capable de parler. Une forte toux peut souvent déloger l'objet ".

Si la personne étouffe, suivre ces étapes (cela peut prendre quelques essais):

  • Si la personne est assise ou debout, placez-vous derrière la personne et à atteindre vos bras autour de sa taille. Pour un enfant, vous pourriez avoir à vous mettre à genoux.
  • Placez votre poing, côté pouce, juste au-dessus du nombril (nombril) de la personne.
  • Saisir le poing serré avec votre autre main.
  • Poussez vers le haut et vers l'intérieur enfonce avec votre poing.
  • Si la personne est allongée sur son dos, à cheval sur la personne face à la tête. Poussez votre poing compris vers le haut et vers l'intérieur dans un mouvement similaire à celui ci-dessus.

Paticipez à notre sondage Avez-vous été sauvé, ou sauvé quelqu'un d'autre, d'étouffement en utilisant la manœuvre de Heimlich? >>>