Qu'en est-il des attentes et des désirs des Résidents ?

  • Par soignant
  • Le 30/09/2016
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« Les attentes peuvent être latentes, simplement ressenties, explicites ou implicites, mais elles existent toujours ».

S'il est plus aisé, car relevant du rôle propre des équipes, de parler des besoins des personnes accueillies, il semble moins manifeste de pointer leurs attentes et leurs désirs.

Cela pose l'hypothèse que les professionnels s'arrêtent un peu dans cette course folle que peuvent être leurs journées et surtout qu'ils regardent vraiment qui ils ont en face d'eux. 

« Alors ouvre les yeux, toi qui me regarde et qui me soigne, regarde mieux, tu me verras » .

Quelques uns n'ont de désir que de conserver votre main entre les leurs ou d'inventer quelques subterfuges pour vous garder plus longtemps auprès d'eux.

D'autres expriment le désir de rentrer à domicile, de voir leurs enfants ou de quitter cette vie afin de retrouver leur conjoint disparu.

Beaucoup voudraient tout simplement

  • manger des oeufs,
  • vivre leur sexualité,
  • choisir leur chambre,
  • leur place à table,
  • leurs vêtements,

leurs sorties et toutes ces choses de la vie qui font que l'homme se sent un peu plus libre.

Certains n'ont comme attente que de n'être plus seul, d'avoir une équipe médicale à proximité, d'avoir de « petites mains » pour leur faire le ménage ou leur servir le repas.

Chacun d'entre eux a des désirs et des attentes différents.

Les professionnels doivent donc s'attacher à comprendre comment les principes éthiques et déontologiques

- respect de la dignité, droit à la liberté et à l'autonomie -

s'appliquent aux fils des jours et autour des réponses qu'ils apportent aux Résidants.

Personnaliser l'accompagnement, maîtriser les règles de bientraitance, être à l'écoute des usagers sont des conditions sine qua non pour que leurs attentes et leurs désirs soient si ce n'est satisfaits tout du moins entendus.

Et quid de la « non demande » ?

On remarque parfois que les Résidants ne parlent pas ou très peu, comme s'ils ne s'intéressaient pas à leur environnement.

« Plus qu'un sentiment de solitude, c'est l'impression d'une négation de l'autre qui émerge... 

Cela conduit parfois certains Résidants de l'institution à refuser le contact humain, donnant l'image que nulle animation n'existe en ces lieux »1.

Beaucoup n'expriment jamais de désirs particuliers.

Mais peut être n'en ont-ils pas. Peut être veulent-ils tout simplement qu'on les laisse tranquille, libre d'agir ou de non agir, libre de choisir.

Cela étant dit, qui réfléchit au sort de ce public (à notre sort plus tard) ?

Que font les pouvoirs publics ?

Quelles politiques sont mises en oeuvre à son sujet ?

Sans approfondir sur la politique européenne qui prône la prévention :

« L'Union Européenne soutient activement les états membres qui s'efforcent de promouvoir le vieillissement actif en lançant des initiatives visant à améliorer la santé des personnes âgées,

des travailleurs, des enfants et des jeunes, et à prévenir les maladies tout au long de la vie...

Si la population âgée reste en bonne santé, les systèmes seront moins sollicités et les travailleurs moins nombreux à mettre fin à leur activité professionnelle pour des raisons de santé. »,

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