Le maton de l'EHPAD

  • Par soignant
  • Le 05/10/2014
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maton-1.jpgLe maton* de l’EHPAD

Je m’appelle Samir et je suis aide soignant dans l’UPPD**  d’un EHPAD***.

L’organisation de mon travail ainsi que la mise en œuvre dans la prise en charge des personnes âgées correspond à ce que j’attends de ce métier de soignant.

La structure s’adapte aux résidents et cela se traduit par un rythme de vie qui s’adapte à ces derniers, réveil, toilette, déjeuner, sieste, animation… plus soins bucco dentaires, chose assez exceptionnelle.

Toute la journée est ponctuée autour du rythme de vie du résident et pourtant tout ne va pas pour le mieux pour eux.

Tout pourrait être parfait sauf que …. !

Chaque matin lorsque je prends mon service dans l’enceinte de l’UPPD un comité d’accueil m’attend. Elles sont en général deux ou trois, parfois plus.

Elles sont là debout, habillées, il y a Md G… qui  comme d’habitude a entassé des balluchons de vêtements à ses pieds, il y a aussi Md L…. qui porte des sacs bourrés d’habits et d’affaires,  Md T…. est là aussi, certainement pour prêter main forte,  ou pour  faire pression sur moi. Plus elles sont nombreuses et plus elles espèrent obtenir des choses de ma part. D’ailleurs à quoi pense à cet instant Md T … elle ne parle pas beaucoup mais observe l’œil malicieux. Elle échafaude un plan pour sa future fugue, déjà deux fugues à son actif,  ne dit on pas « jamais deux sans trois ». J’ai intérêt à avoir l’œil sur elle, car c’est la seule des trois qui m’accueille avec un sourire ironique espérant me berner et sortir.

Toutes les trois ont un seul mot aux lèvres, un seul désir, une seule demande, elles veulent partir, sortir… Le besoin de retourner chez elles, de retrouver leur maison (car ici ce n’est pas chez elles) est permanent. Md G…. en particulier, qui  depuis son arrivée à toujours ses affaires emballées dans ses valises, prête à partir malgré l’acharnement du personnel à lui ranger ses affaires tous les jours, elle arrive à tout remettre dans ses valises et toute la journée elle me supplie de la faire sortir pour qu’elle puisse retourner chez elle, pour que je puisse lui appeler un taxi… Pour moi c’est toujours le même supplice à tel point que je ne m’en aperçois même plus, que je ne la perçois plus, je ne la vois plus  parmi les autres. Souvent je  culpabilise, je ne sais quoi répondre à son désir de quitter cet endroit , la rassurer, la prendre dans mes bras, une main sur son épaule, mais lui dire quoi ? Accuser son docteur qui a fait la prescription d’entrée, c’est si simple de retourner la faute sur les autres et de tourner les talons ; d’autant plus qu’elle n’est pas seule dans cette volonté de fuir, et moi, seul, je dois affronter toute la journée la décision conjointe des familles et médecins :  leurs décisions de placement. Md G….. reste souvent assise devant la porte d’entrée principale de l’unité,  unité fermée par un digicode, et à chacun de mes passages devant elle, elle m’indique que ses bagages sont faits et qu‘elle est prête pour sortir afin de retournez chez elle.

Un jour pendant les soins, Mr L….. me fit cette réflexion : pourquoi je suis ici ? est ce que j’ai fait quelque chose de mal pour me retrouver ici, en prison ? que répondre ? Entendre un résident certifié Alzheimer parler avec autant de lucidité. C’est violent, déroutant, à cet instant j’aimerai vite trouver un trou de souris pour m’y cacher.

En sortant d’une chambre après un soin, Md  P… m’interpelle « dites moi Mr, comment ont fait pour sortir d’ici ? C’est un piège ici… ! et Md L…. de surenchérir "c’est une honte ce qui se passe ici", et puis s’adresse à Md L…. " il faut voir avec  l‘infirmière pour se tirer d’ici". Décidément je vais finir par ouvrir les portes de l’unité et voir comment cela va se passer et  voir comment tout ce monde se précipitera dehors pour s’enfuir. Et si un jour j’osai, histoire de voir la tête du directeur,  lorsqu’il verra passer devant son bureau  une quinzaine de personnes âgées se précipitant vers l’extérieur de l’établissement.

UPPD, CANTOU***, Unité Protégée, ce sont des petites structures au sein des EHPAD qui accueillent entre 15 et 20 résidents dans un lieu surveillé 24 /24H par un personnel formé à l’accompagnement des personnes âgées. Chacun se relait pour assurer des soins de confort, des soins de vie.

Il faut savoir que pour être admis dans ce genre d’unité, il faut qu’une prescription médicale soit délivrée par le médecin coordonateur. C’est une contention architecturale, un système carcéral sophistiqué, coloré et habillé de projet de vie individualisé, d’évaluations… Les unités protégées sont souvent des structures dotées d’un espace sensoriel, ou d’un jardin thérapeutique histoire d’oublier que les portes du monde extérieur se sont fermées à jamais sur eux

JOHEIR Samir

 

*jargon utilisé pour désigné un gardien de prison

**unité pour personne dépendante « Alzheimer ou démence associé »

*** établissement pour personnes âgées dépendantes

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LE MATON DE L 'EHPAD (suite)

7h20 dans 10 min je prend mon service ,j'avale vite un café pendant que mes collègues finissent leurs clopes, comme à l'accoutumée chaque matin c'est la relève sur la terrasse, équipe de nuit / équipe de jour se croisent ; histoire de se motiver, on se raconte les difficultés à venir de la journée et ce qui c'est passé cette nuit, on m'annonce qu'un nouveau résident vient d'intégrer l'UPPD ; à voir les gros yeux de l'AS de nuit, je me doute que la première nuit à été difficile. En guise d'encouragement, elle me lance " bon courage" et file se préparer. Bizarre ce matin après avoir tapé le code de la porte principale d'entrée de l'UPPD, je n'arrive pas à pousser la porte, quelque chose la bloque derrière, j'insiste mais ça résiste, je comprends qu'un résident bloque la porte, ça commence bien ! ça y est, on  me laisse entrer. Bizarre :  personne devant, mon comité d’accueil habituel est absent, ou sont passées md G..,md L... ainsi que md T.... ?  J'avance, je longe une première chambre, derrière moi le bruit d'une poignée de porte que l'on maltraite, je me retourne et là je vois un homme de dos  s'affairer à ouvrir la porte de sortie de l'UPPD. "Bonjour Monsieur, comment ça va ?". Il se retourne : il me toise du regard 1m80m coulé dans la masse musculaire, je fronce les sourcille et plisse des yeux, le coin droit de sa commissure des lèvres se relève, je fais un pas, pas très rassuré vers lui, il  fait deux bond en ma direction, à ce moment j'ai envie de crier "momaaaan au secouuuurs"  il me prend dans ses bras , et me porte l'accolade, je lui rend cette fraternité mais sur la pointe des pieds tellement ses épaules sont plus large que les miennes ! Je me détaché enfin de cette étreinte et lui tends la main, "comment ça va ? il me la saisie, sa poignée de main et franche même très franche, je m'appelle samir je suis aide soignant, comment vous appelez vous ? Il marmonne quelque chose de pas trop clair, je crois comprendre qu'il doit rentrer chez lui pour s'occuper de ses petits, ....... , j'essaie une diversion "mais monsieur il est à peine 7h30, c'est l'heure du petit déjeuner", il me regarde avec stupeur et la je me rend compte que ma réalité,  mon présent n'est pas le sien, car il arrive qu'une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer se retrouve plongée dans une période de son passé, et agit en cohérence avec cette période et donc durant l'instant présent sa réalité se situe dans le passé, inutile de réorienter la personne dans notre présent, incompréhensible et angoissant pour elle,  la seule solution c'est essayer de rassurer la personne, de diminuer son anxiété ; mon bras sous le sien, je l'accompagne vers la table la plus proche,  le fait asseoir,  lui sert un chocolat chaud et des tartines beurrées, le sourire qu'il m'adresse me fait supposer que nous allons nous entendre.

Malheureusement le cours de la journée devait me donner tort, comme la plupart des résidents de l'UPPD la porte de sortie de l'unité protégé constitue un obstacle à leur liberté et il n'avait de cesse à tour de rôle de venir vérifier que la porte était peut être ouverte mais repartais s’asseoir dans le salon, résigné, mais pour m r G... nouveau dans cette unité, la volonté de franchir cet espace était forte , il tapais  avec la force de ses mains  les panneaux de la  porte de sortie  , le bruit été fort,assourdissant au point de résonner en écho  dans la petite unité , les résidents été groupé autour de lui, ils  avait trouvé un leader , il cristallisait à lui tous seul une volonté collective , j'été désemparé , mon binôme une autre AS assez fluette,  me fait hola la la de la main, elle compte sur moi , mais moi je n'ai pas forcément la solution ni la formation pour ce genre de situation, et si je me prend un coup de poing , j'ai vécu une situation assez traumatisant dans un autre UPPD d'un  ehpad ,un résident assez agressif envers le personnel m'avait scotché au mur ,je commencé dans ma tête à compter le nombre de jours AT qu'il me faudrais pour guérir , je n'ai due mon salut que grâce à l'intervention de l'IDEC qu'il lui à mis un plat de la main sur le visage afin qu'il dessert ses doigt de mon cou , ce fut radical . après cette épisode j'ai donné ma démission , et voila que je dois à nouveau intervenir dans une situation dont je ne connais pas l'issue, allez j'y vais,je me jette ,je m'interpose entre la porte et les résidents , un brouhaha indiscriptible, des insultes, des poing fermés ,des visages serré, ils m'entourent, demandes des comptes, les raisons de leurs présences ici, je leurs adressent un visage coupable, rempli de regret , je temporise je ne peux rien faire messieurs dames, a mon niveau, on va demander une réunion , des explication a la direction, ils sentent que je suis de leurs côté,que  je les comprend , d'ailleurs moi aussi je suis là, enfermé comme eux , je leurs proposent de téléphoner à tours de rôle à leurs familles , il acceptent enfin , une lueur d'espoir dans leurs yeux, le premier à s'emparer du tel c'est messieur A..... à l'autre bout du fil sa fille sur paris , allô B..... c'est ton père , je suis à Draguignan au commissariat ,il  m'ont pris mes papiers et ne veulent pas nous laisser sortir , s'ensuit des explications de la part de sa fille , Messieur A ....lui demande de venir le chercher , sa voiture est à la fourrière, elle lui demande de me  passer le combiné, je me confond en excuse, j'explique la situation ,elle me rassure , me conforte dans mon idée de faire teléphoner son père afin de rassurer se dernier, bien sur en cas de nécessite, m'encourage , me remercie ,et raccroche , j'appelle l’infirmière afin de le calmé avec quelque goutte de tiapridal, les autres résident  en abondoné, dépité assis attendant le déjeuner , sauf le nouveau, Mr G...... qui s'en prend à présent à la baie vitré , essayant de la  franchir, tel un métronome tape une premiere fois la tête sur la vitre  ,recule , tape la tête sur la vitre, recule , je vole  à son secours  l’oriente vers le long couloir de l'unité ,ouf...! je m'assied enfin, un peu de calme  ma collègue me fait remarquer que tous se sont assis sans respecter le plan de table qu'importe à leurs places j'en aurais marre d’être assis continuellement à la même place à table. 

Le déjeuner se passe plutôt bien, notre chef cuisinier est un vrai chef, il confectionne de véritable plat pour gastronome , goûteux , bien présenter , diversifier , les résidents apprécient d’ailleurs je me demande si ce n'est pas la seule chose qu'il apprécie de cet unité qui est  plutôt bien décoré et chaleureuse , car  à chaque  fois c'est dans un silence réglé et religieux,que  les résidents se mettent à table sans aucune sollicitation de la part du personnel aussi bien pour  le déjeuner que pour le dîner de 19h sauf pour le nouveau  mr G....qui continue à déambuler entre les tables .

A chacun de ses passages je lui tend un sandwich (deux tartines avec du jambon ) , puis un autre avec du fromage , il apprécie mais avale trop vite , je m'apercois qu'il à du mal à déglutir,  ses yeux devienne hagard, ses main se portent a son cou , son tein deviens rouge, il s'affese de tous son poid ,je me précipite vers lui met un doigt dans sa bouche pour tenter de récupérer ce qui bloque je ne sent rien, vite la méthode hamlich , je le met assis au sol , c'est dans ces situation qu'on s'apercoit vraiment que c'est difficile de passer de la théorie à la pratique , dans notre formation on nous à enseigne et présente cette méthode comme pouvant sauver une vie à  la survenue d'une fausse route et je suis sur que beaucuop de soignants angoissent un petit peu à l'idée d'etre confronter un jour à cette situation et de la facon dont on peut la gére, prévenue l'infirmiere se porta, au secour du résident avant que je puisse commencer la méthode, elle aussi enfourne  le doigt dans la bouche ,avec plus de chance , retira , un amas compact  de pain de mie trop vite avalé , soulagement, il se redresse, aprés avoir repris ses esprits ,m'adresse un clin d'oeil complice , je léve les yeux au ciel et lui et lui adresse un hochement de t^éte ainssi qu'un sourire crispé, on venait d'éviter le pire, c'est comme si il nous avais fait une mauvaise blague , c'est quelqu'un ce mr G....

 le reste de l'aprés midi le nouveau résident ,mr G..... est resté dans sa chambre confortablement instalé sur un fauteuil relax à faire la sieste .

cette aprés midi nous recevons deux nouvelles résidentes la premiere arrive à 14 h , sa fiche d'entrée indique un gir niveau 4 ce qui apriori  permet une prise en charge moins lourde pour le soignant, un gir 1 ou 2 c'est une prise en charge plus importante , un coup de fil m'annonce sa venue elle est là ,elle franchit la porte accompagné par son fils souriant tou les deux enfin une admission qui ne se fait pas dans la douleur, le monsonge , la culpabilisation, dérrriere eux  l'idec , la gouvernante les escortes elles ont le sourire aussi, je serre les mains , je sourit ,je me présente, je souhaite la bienvenue dans l'unité protégé j'insiste sur unité protégé  histoire de bien lui faire comprendre ou elle va séjournez , elle répond  oui monsieur c'est pour mon bien que je suis là mon fils m'a tout expliqué , etonnant , une admission avec l'accord du patient c'est rare en maison de retraite, la personne âgée percoit le placement en ehpad comme le dernier domicile , la maison de retraite n'a pas bonne presse elle sont considéré comme des mouroir, pourtant  d'aprés une  enquete mené par un grand groupe prive de maison de retraite auprés des résident et des familles le taux de satisfaction atteins 97% , elle est contente de découvrir sa chambre , déja elle se sent  chez elle, s'assoit sur le lit le trouve confortable , viste la salle de bain ,commence déja à ranger ses affaires  de toilette, son fils sourit ,rassuré , m'envoie un signe, le pouce relevé , fais la bise à sa mére, pretexte un rdv, promet de revenir la voir , sort de la chambre , on reste tous les deux seul, je lui demande si la chambre lui plait , lui explique qu'elle pourra l'agrementer à son gout , elle hoche de la tête, je sens moins de motivation , je sens plus de peine , elle me demande si je peux la laisser se reposer , je lui propose de diner le premiers soir dans sa chambre elle accepte , me racompagne à la porte, balbutie un merci , se retourne et s'assoit sur le fautueil , livide , résigné , abondoné , je sens que je suis de trop , inutil de parler, certaine fois il faut mieux se faire petit .

15H la deuxieme résidente arrive , une grande famille l'entourent , il sont 6 à soutenir leurs mére, l'un porte les bagages, deux autre la soutiennent par les bras ,elle à des difficultéé à marcher, on à l'impression qu'ils la traine, les trois autres on apporté des meubles et des tableaux comme pour se persuader que s'est définitif qu'il ne reviendront plus en arriére on place la mére , car le domicile ce n'est plus possible , trop dangereux, elle à besoins de surveillance en continu, la difficulté avec les familles c'est que le soignant à autants d'interlocuteur que de menbres , il est important de désigner le tuteur , la personnes référente afin de s'adresser à elle seuls sinon le soignant va au devant de difficulté difficilement gérable et contre productif car il régne une cetaine cacophonie entre les frére , soeur, fils etc...! bref personne n'est d'accord c'est à celui qui aura le dernier mots celui ou celle qui culpabiliseras le plus et qui fera le plus de bruit pour attirer l'attention , donc c'est avec une certaine méfiance que je vois arriver cette nouvelle famille , d’ailleurs il n'ont pas besoin de moi , ne me salue pas, on déjà les clefs de la chambre, s'engouffre dans la futur demeure de leurs mère. 

Allez je vais voir mr G..... à t il fini sa sieste , il ronfle encore , il fait une sacré sieste, la nuit sera longue pour lui, et pour l'aide soignante, c'est avec un sourire malicieux, que je quitte sa chambre sur la pointe des pieds , j'ai tellement à faire les autres résident on besoin de moi.        

Cela fait bientôt 3 mois que l'UPPD est ouvert , il affiche complet déja , le médecin co ainssi que la psy veulent faire un bilan d'étape et il me sollicite pour un entretien, que leurs dire ? qu'il faut supprimer les UPPD, qu'il faut au préalable une réflexion de toute l'équipe avant de placer un résident en unité fermé ,qu'il faut réevaluer la contention architectural au même titre que la contention physique ,non, non, c'est tellement plus simple d'y mettre des résidents qui ont manifesté leur désir de fugue, ceux qui ne doivent pas altére l'image de marque de la structure ,ceux qui crie toute la journée , ou qui dérange , dans la majorité des ehpad les unité protégé sont devenue des fourre tout , on y met aussi bien des acceuil de jours instable , ceux qui veulent fuguer , ceux qui deambule un peu trop, ceux qui ont un comportement pathologique agité a l'instar des étages ou les résidents, plus calme, présentable font la promotion et represente l'image de l"ehpad, heureusement cette politique n'a pas lieu dans mon ehpad mais ca viendra c'est inéluctable , cela ce passe ailleurs alors , fataliste , moi....! vous plaisantez ,réaliste peut être

En lisant les transmission ce matin , je découvre que mr G..... à fait des dégats cette nuit il aurait décrochez la bouteille incendie décrochez des cadre, tirez les cheveux de l'aide soignante de nuit  et lui aurait même mis un coup de poing ,tous et consigné en noir et blanc , cette fois le medecin co n'a pas d'autres solution que de l'envoyer vers un centre psychiatrique ,l'UPPD n'est pas la solution pour mr G

 

L'ennui en maison de retraite est une chose assez fréquente , le personnel soignant  épuisé aprés les toilettes du matin n'ont pas la force ni la motivation de faire de l'animation jusqu'au déjeuner, alors les résidents somnolent sur leurs chaises, baillent , ou ont le regard perdu dans le vide , on s'ennui vraiment avec cette deuxieme partie de la matinée en EHPAD.

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giordanella
  • 1. giordanella | 04/05/2012

Bonjour, je comprend bien ton ressenti, ayant travaillé 11 ans dans un CANTOU! Je pense que la priorité est de les accompagner, en écoutant leurs plaintes! Pour ma part je leur expliquais qu'il s'agissait d'un endroit sécurisé,car elles avaient rencontré des soucis avec leur mémoire et qu'elles avaient besoin d'être aidées.. Que leur familles savaient ou les joindre, que tout allait bien et que nous étions là pour leur apporter du bien être... Qu'elles ne devaient pas hésiter à faire appel à nous! Bien sur l'apaisement était provisoire et un rien faisait remonter l'angoisse..C'est toujours ainsi tant que la personne est au stade modéré, elle nous semble apte à vivre à l'extérieur, mais c'est illusoire! La personne a perdue ses repères et se met en danger, car ces lieux, ces personnages qui la hante, et qu'elle cherche à retrouver, appartiennent au passé!
Des activités régulières et adaptées permettaient de les distraire, et même de créer des liens nouveau entre elles! C'est un travail quotidien et sans fin, mais il ne faut pas se décourager! Ses personne sont besoin de vous!! Bonne continuation

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