PROGRESSION DES SYMPTÔMES
1. tout débute par une visée grandiose de perfection, tôt ou tard, l’élan enthousiaste se voit confronté à une frustration ou à un sentiment d’échec
2. Plutôt que de renoncer au projet grandiose ou de le relativiser dans des proportions plus réalistes, le sujet n’assume pas sa déception mais la projette et il s’entête à vouloir
réussir. Le voilà donc cynique, amer, mais encore zélé, c’est la stagnation.
3. Le mal de vivre s’installe et l’évitement qui procure un soulagement commande une démotivation temporaire.
4. La rage et dépersonnalisation persistent ; le mal de vivre s’estompe et voilà que refait surface la visée narcissique de perfection.
5. La course reprend mais l’énergie se perd.
6. La frustration, la désillusion quant au projet grandiose est à nouveau ressentie et le sujet fait à nouveau le choix de ne pas renoncer à son plan mais il éprouve de la rage.
7. L’énergie s’épuise, le sujet n’a plus la force de s’actualiser, il se désengage par l’évitement.
8. Le projet grandiose est en veilleuse, mais comme l’épuisement émotionnel se fait complet, il ne reste plus d’énergie pour le reprendre et la frustration devient maximale.
Au fil de la progression de l’épuisement, l’aphathie, la démoralisation, les symptômes deviennent de plus en plus sévères. En fait, cet
état affecte la santé physique, l’humeur, les cognitions et le comportement.
Au plan physique :
les perturbations du sommeil apparaissent comme étant un premier signe. La fatigue chronique s’installe et les problèmes psychosomatiques se manifestent en s’accentuant.
Au début, il peut s’agir de tensions ressenties (céphalée, dorsalgie) mais ceci évolue vers l’atteinte de systèmes :
gastro-intestinaux, pulmonaires, cardio-vasculaires, immunitaire, etc. Plus l’épuisement se fait ressentir, plus l’atteinte est sévère (Pines, Aronson et Kafry, 1981).
Les troubles de comportement se manifestent par l’absentéisme accru, l’isolement, l’instabilité et la toxicomanie.
Les troubles émotionnels incluent le doute de soi, la négation de ce qui fait mal, la projection de la souffrance sur l’environnement, la méfiance, la rigidité, le sentiment d’être abandonné. Les relations interpersonnelles se détériorent, un désintérêt s’installe et les idées suicidaires surviennent.