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Aide au repas module 1 DEAS

Sommaire

  • Matériels spécifiques
  • Installation au repas
  • La bonne installation du résident et du soignant
  • Le résident à table 
  • Le résident au lit
  • Le soignant
  • Distribution du repas
  • La distribution
  • Prévention des fausses routes
  • Origine des fausses routes
  • Situation à risques
  • Physiologie de la déglutition
  • Consignes pour l'aide au repas
  • Durant le repas
  • Manifestation et conséquences des fausses routes
  • Les risques de déshydratation

Matériels spécifiques

Assurez-vous que les ustensiles sont propres. Utilisez un tapis antidérapant pour fixer les ustensiles sur la table pour faciliter l’alimentation. Remplacez les ustensiles cassés.

Choisissez des ustensiles d’alimentation appropriés. p. ex. fourchette ou cuillère au lieu de baguettes.

Utilisez de plus petites cuillères pour contrôler la quantité d’alimentation et minimiser le risque d’étouffement.

Utilisez des pailles ou des tasses spécialement conçues pour contrôler la quantité et l’écoulement des liquides pendant la consommation.

Consultez l’ergothérapeute si nécessaire pour obtenir des conseils sur le choix des dispositifs d’alimentation, par exemple une cuillère et une fourchette avec poignées agrandies, des baguettes adaptées, un bol avec une lèvre courbée surélevée qui améliore l’écorchage des aliments.


Installation au repas

L'installation doit assurer le confort physique, psychologique et environnemental de la personne

Le personnel : il doit être souriant, chaleureux et accueillant.  Il doit porter une tenue adaptée ainsi que son badge.

L'installation : aider le résident à s'avancer vers la table et à s'installer. . Veiller à son périmètre de marche. Dans l'espace nécessaire à table, tenir compte des différents types et tailles de fauteuils roulants. Si possible, installer le résident sur une "vraie" chaise de table.

 La place du résident : elle doit être étudiée selon plusieurs critères : les aides dont il a besoin, son niveau de dépendance, les affinités avec d'autres résidents, sa personnalité (solitaire ou affable ?), ses troubles du comportement, la perte du sens des convenances (bave-t-il ?, crache-t-il ? mange-t-il avec les mains ?), son agitation, une agressivité verbale ou physique latente, sa tendance à la déambulation, des compulsions éventuelles.

La lumière : elle doit être suffisante pour bien voir, mais non agressive.

L'environnement : éviter la musique et la télévision de manière à limiter les distractions. Eviter les interpellations et discussions entre collègues. Veiller à supprimer toute source de mauvaise odeur.

Les menus : afficher le menu de la semaine dans le restaurant et poser le menu du jour sur la table. L'aide hôtelière peut présenter oralement le menu et, le cas échéant, les choix de plats.

La table : même pour les personnes présentant des troubles du comportement, le fait de prendre un repas sur une jolie table est important : soigner le nappage, la vaisselle (qu'elle soit normale ou adaptée), de même que le mobilier de la salle à manger. Si possible, placer un chevalet nominatif à chaque place.

Les plats : ils doivent être présentés à l'assiette, de manière appétissante (quelle que soit la texture) et proposés les uns après les autres (même le fromage et le dessert).

Les rituels : maintenir des horaires réguliers et attribuer si possible toujours la même place au résident. Respecter les rituels (religieux), les habitudes : café sucré ou non, vin ou non, poisson le vendredi, apéritif le dimanche

Le lieu du repas : choisir la salle à manger la plus adaptée au résident s'il en existe plusieurs. Dans ce cas : voir qui décide, qui aide, qui accompagne à table, de quelle manière (à pied, en fauteuil ?). Il est vivement conseillé de privilégier les services à table plutôt qu'en chambre, sauf indication médicale particulière.


La bonne installation du résident et du soignant


Le résident à table
Veiller à ce qu'il ait les mains propres.
Il doit être assis près de la table, les pieds au sol. Sa tête doit être légèrement penchée en avant (menton en direction du sternum), le dossier de son faute redressé.
Il doit avoir une serviette de taille, voire de matière, adaptée.
Si nécessaire, selon son degré de dépendance, il peut disposer d'un matériel adapté : tapis antidérapant sur le siège de son fauteuil, couverts ergonomique assiette avec contour, assiette chauffante, verre à découpe nasale.


Le résident au lit
Son buste doit être relevé (jusqu'à 1 heure après la fin du repas), avec un coussin derrière la tête.
Ses bras doivent être posés sur sa tablette, angle à 900.

Le soignant
II doit porter la tenue préconisée, sur blouse.
Il doit bien sûr avoir les mains propres.
S'il apporte une aide pendant tout le repas, il doit être assis, de face ou de 3/4 par rapport au résident. Pour une stimulation et une aide plus ponctuelle, il place à côté. Dans tous les cas, il est assis un peu plus bas que le résident.
Utiliser de préférence une petite cuillère, en mettant de petites quantités en bouche et en amenant la cuillère du bas vers le haut.
II doit verbaliser, expliquer ce qu'il donne à manger, nommer ce qu'il demande (ouvrez la bouche, mâchez, avalez...), vérifier que la bouche est vide avant donner une autre bouchée, encourager, stimuler.
Si possible, respecter le rythme du résident.


Distribution du repas

Vérifier si le patient n'est pas à jeun (bloc, escarres  )

Tenue propre, tablier et gants UU

Identité, régime, allergie

Habitudes alimentaires (culture ,religion)

Température , présentation des plats

Aide aux repas

Lavage des mains

Apprécier l'autonomie c à d apporter de l'aide partiel ou totale en fonction de son handicap

Se placer au même niveau que le patient , respecter son rythme, on ne fait pas à sa place pour aller plus vite, ne pas manifester son énervement , faire preuve de patience, en cas de refus de s'alimenter en rechercher la cause, brossage des dents en fin de repas ou de la prothèse, débarrassage du plateau

Communiquez avec les aînés avant, par exemple discutez du menu avec la personne afin d’améliorer leur cognition et de stimuler son intérêt. Pour les aînés ayant une déficience visuelle, guidez-les en les informant des types d’aliments et de la position des aliments et des ustensiles. Assurez-vous que toute la nourriture et les aides alimentaires nécessaires sont à leur portée.

Après l’alimentation, vérifiez la bouche pour les débris alimentaires et appliquer des soins buccodentaire et essuyer la bouche avec une serviette humide afin de maintenir une bonne hygiène. Nettoyez les prothèses dentaires.

Retirer les ustensiles, le tablier et les serviettes. Laissez l’aîné se reposer confortablement.

Évitez de l'allonger juste après l’alimentation. Restez assis en position verticale pendant au moins 20 à 30 minutes pour éviter l’aspiration.

Pour les aînés qui sont particulièrement fragiles, observez leur état mental après l’alimentation et surveillez les signes d’aspiration et d’étouffement.

Transmissions orales/ écrites

Difficulté à la mobilisation ou à l'installation

Comportement du patient par rapport au repas (plaisir, déplaisir, appétit, dégoût, agité, apathique)

difficulté à l'alimentation nausées, vomissements, dysphagies

Noter les quantités objectives, absorbées, aussi bien les liquides que solides


Prévention des fausses routes

On parle de troubles de la déglutition, quand les aliments au lieu de passer par l’œsophage passe par la trachée (voie respiratoire), il y a un risque d'asphyxie, de suffocation

Origine des fausses routes

De l'estomac en cas de vomissements (les aliments remontent)

De la cavité buccal lorsque le réflexe de déglutition est perturbé

Situation à risque

Certaine pathologies neurologiques

Ralentissement de la mobilité digestive e neuromusculaire chez les personnes âgées

Après une anesthésie


Physiologie de la déglutition

La déglutition est l'action initial qui propulse les aliments dans l’œsophage, c'est un acte volontaire qui est efficace si l'organisme peut effectivement avaler quelque chose, par exemple la salive

Consigne pour l'aide au repas

Eviter l'hyper extension  de la tête

S'installer en face du patient

Ne pas le stimuler pour le faire parler ou rire

Durant le repas

 Adapter les aliments et les boissons en fonction du handicap (texture haché ,entier, mixé, liquide gazeux, gélifié)

Créer un climat de confiance pour détendre le patient

Manifestation et conséquence des fausses routes

Fausse-route : passage de liquides ou aliments dans les voies aériennes supérieures, avant, pendant ou après la déglutition.
Toux, pendant le repas ou la nuit.
Gêne pour avaler, voire suffocation (qui devient alors une urgence). O Nécessité de déglutir plusieurs fois la même bouchée.
Présence de restes alimentaires après une déglutition.
Difficultés à avaler des comprimés.
Autres signes d'alerte: infections pulmonaires répétées, perte de poids, fièvre
persistante, refus de s'alimenter ou de boire, bavage (salive non déglutie).

Les causes

Les maladies neurologiques, ORL, œsophagiennes, certains médicaments, la déshydratation et la fin de vie peuvent en être la cause.

L'examen par le médecin traitant ou un ORL, complété par un bilan orthophonique, suffisent au diagnostic.

Les objectifs nutritionnels et de confort seront alors étudiés et établis

Que faire

Servir les repas dans une ambiance et un environnement calmes: ni télévision ni musique forte.

Installer la personne assise ou demi-assise, tête redressée mais avec une flexion antérieure.

Se positionner à la même hauteur ou un peu plus bas

Eviter de parler avec la personne tant que la bouchée n'a pas été déglutie.

Ne proposer une autre bouchée que si la précédente a été avalée.

La texture des aliments et des boissons doit être homogène, facile à mastiquer et ne pas "s'éparpiller" en bouche (privilégier le mixé lisse, le haché, le tendre).

Le goût doit être franc et prononcé.

Préférer les boissons froides, aromatisées ou pétillantes, en faisant boire par gorgées petites et espacées.

Si besoin, essayer les liquides gélifiés. Ces éléments sont à valider par l'orthophoniste. S'assurer que les aliments ont bien été avalés avant de proposer une autre bouchée. Donner de petites quantités à la fois. Transmission Idem que pour tous repas pris Toux ,vomissements, nausées, cyanose (pâleur), changement de comportement.


Les risques de déshydratation

C'est une diminution du volume liquidien de l'organisme, elle s'accompagne du déséquilibres de substances en solution (électrolytes) dans les liquides de l'organisme

La déshydratation sévère peut mettre la vie des patients, le premier traitement c'est la prévention

En cas de diarrhée ou de vomissements

Les opérés qui sont à jeun avec déperdition de liquides

Sudation augmentés ,exposition au soleil, canicule, hyperthermie, polypnée

Les personnes en perte d'autonomie physique ou psychique

Les enfant en bas âge qui ne savent pas demander à boire

Les personnes âgées, parfois ne ressentent pas la sensation de soif, ou n'aime pas trop boire.


Les actions de prévention

Actions préventives faire boire ( 1 l ou 1 l 5 /jour)

Lors des repas ,entre les repas , fiche d'hydratation, varier les boissons, éviter toute les situations favorisant la déshydratation

Les signes de la déshydratation

Peau sèche, sensation de soif

Langue rôtie, plis cutané persistant

Diminution du volume des urines

Maux de tête, crampe

Trouble de la conscience


Transmission

Notez les quantitées bues

Eventuels signes de déshydratation

Gôut de la personne pour les diverses boissons


par : Sultan julien

Formateur IFSI

Rédaction soignant enEHPAD.fr

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Ce qu'il faut réviser pour le bloc 1 Module 1 DEAS : accompagnement vie quotidienne Méthode du raisonnement clinique Alimentation et hydratation : besoin et surveillance L'élimination et prévention de la constipation Méthode Raisonnement clinique Remplir le tableau CIBLES en DEAS Raisonnement clinique module 1 DEAS : situation 1 Situation clinique 2 Module 1 DEAS Situation clinique 3 module 1 DEAS : Mme V. en EHPAD Situation clinique 4 module 1 DEAS raisonnement clinique Situation clinique 5 module 1 DEAS Mme Bernard Situation clinique 6 module 1 DEAS Analyse de pratique professionnelle DEAS Exercices d'évaluation module 1 DEAS Les 14 besoins fondamentaux module 1 DEAS Le système de santé français Recueil de données aide-soignant Conception de la santé et du soin Recueil données Aide soignant : Mode d'emploi Les soins de nursing en DEAS Les cycles de la vie DEAS Méthode ECORSETH pour les soins Le lavage des mains Lavage chirurgical des mains : technique Lavage antiseptique des mains : 2 techniques Exercice la friction hydro-alcoolique des mains Port des gants : quand les mettre ? Toilette au lit : technique aide-soignant Toilette technique au lavabo module 1 DEAS Soin de bouche aide-soignant Technique du capiluve DEAS Technique du pédiluve aide-soignant DEAS Toilette génito-anale chez l'homme Toilette génito-anale chez la femme Situation clinique DEAS module 1 Aide au repas module 1 DEAS Aide à l'élimination aide-soignant Aide au sommeil module 1 DEAS Exemple évaluation formative DEAS module 1 Exercice corrigé module 1 DEAS QCM DEAS module 1 Prévention primaire, secondaire ,tertiaire module 1 DEAS Les précautions standard module 1 DEAS Prendre soin selon Walter Hesbeen module 1 DEAS Équilibre alimentaire module 1 DEAS Réfection d'un lit inoccupé module 1 DEAS La psychiatrie module 1 DEAS Dépendance Handicap module 1 DEAS Notions sur la maladie module 1 DEAS La pesée mensuelle module 1 DEAS La tutelle des majeurs module 1 DEAS Les signes de déshydratation module 1 DEAS La curatelle module 1 DEAS Prévention de la dénutrition module 1 DEAS Réfection d’un lit occupé par l'AS module 1 DEAS Hydratation de la personne âgée module 1 DEAS Installation et positionnement module 1 DEAS Refus de soins module 1 DEAS Rôle AS: les prothèses dentaires module 1 DEAS Rôle AS : Soins bucco-dentaires Rôle AS : la dysphagie module 1 DEAS
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Commentaires

  • Mamasoufari

    1 Mamasoufari Le 15/10/2024

    je suis entrain de faire un travail sur le refus de l'aide total à faire mangé une personne démente , je trouve pas une loi qui parle sue cette problématique spécialement

    merci
    soignant

    soignant Le 15/10/2024

    Il n'existe pas de loi spécifique qui mentionne directement le refus de l'aide totale à faire manger une personne démente, mais plusieurs textes de loi et principes déontologiques peuvent encadrer ce type de situation dans le cadre de la prise en charge des personnes vulnérables, notamment les personnes atteintes de démence. Voici quelques références qui peuvent vous être utiles pour justifier une position dans ce contexte :

    1. Le droit à la dignité et au respect de la personne :
    Le Code de l'action sociale et des familles (CASF) dans son article L311-3 garantit le respect de la dignité des personnes accueillies en établissements sociaux et médico-sociaux. Ce texte impose de respecter les droits fondamentaux de la personne, notamment son droit à l'alimentation, qui constitue un acte essentiel à la vie. Toute forme de négligence, y compris un refus d'apporter une aide totale pour les repas, pourrait être perçue comme un manquement à ce principe.


    2. La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé :
    Cette loi pose les bases du respect du consentement et de la dignité des patients, y compris les plus vulnérables comme les personnes atteintes de démence. Bien que la personne puisse refuser l'alimentation, si elle n'est plus en capacité de décider de manière éclairée, la loi impose de respecter ses besoins fondamentaux, ce qui inclut l'alimentation.


    3. Le droit à la non-discrimination et à l'accès aux soins :
    Le Code de la santé publique (article L1110-1) stipule que toute personne a droit au respect de sa dignité et à l'accès aux soins, sans discrimination. Un refus d'aider une personne à manger en raison de sa pathologie pourrait être interprété comme une discrimination basée sur l'état de santé de la personne.


    4. Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) :
    La HAS publie régulièrement des recommandations sur la prise en charge des personnes âgées, notamment celles atteintes de démence. Ces recommandations soulignent l'importance de l'accompagnement dans les actes de la vie quotidienne, comme l'alimentation, et visent à prévenir la malnutrition et la déshydratation chez ces patients vulnérables.



    En résumé, même s'il n'y a pas de loi spécifique sur le refus de l'aide totale pour nourrir une personne démente, plusieurs textes encadrent l'obligation de respect des droits fondamentaux, de la dignité et de l'accès aux soins.
  • goislardveronica

    2 goislardveronica Le 14/04/2023

    Bonjour.
    Je suis en train de redacter la premier activité rubrique A et B. Et j'ai du mal avec la reformulation, les ponctuations, etc... Je connais très bien mon travail mais mon grand problème c'est le redacter de A à Z. J'ai essayé d'avancer mais je sais pas si cest bien fait ou pas. Il y a des choses que je ne comprends pas au niveau des consignes. Est ce que vous pouvez m'aider s'il vous plait? je vous envoie ce que j'ai redacté et vous pouvez me corriger? pouvez vous me envoyer votre email pour vous envoyer ma situation?. Merci davance
    coordialement Veronica
    sultan-julien

    sultan-julien Le 14/04/2023

    Bonjour
    Par exemple pour l'activité 1 accompagnement de la personne dans la vie quotidienne

    Sur la colonne A vous devez lister les soins que vous avez l'habitude de réaliser

    Exemple :
    Toilette lavabo
    Douche
    Toilette au lit
    Aide à l'alimentation
    Aide au change
    Aide au sommeil
    Etc

    Ensuite sur la colonne B
    Vous reprenez un des exemples ci dessus et vous décrivez par exemple une toilette au lavabo

    Les étapes
    Présenter en une phrase la personne que vous aidez
    Quel soins êtes vous en train de réaliser
    Ou l'action se deroule? à quelle moment de la journée ?
    Comment avez vous réaliser cette toilette au lavabo, quelles règles d'hygiène avez vous appliqué ( lavage des mains FHA), comment avez vous tenue compte du confort de la personne, de l'intimité, de sa pudeur, pourquoi vous réaliser la toilette de cette manière , comment vous avez adapté votre soins ( ce qu'il sait faire, ce qu'il ne sais pas faire)

    La description doit tenir sur le peu de place dont vous disposé sur le livret 2

    Votre document peut être envoyé sur cette adresse mail soignantenehpad@gmail.com

    Nous restons à votre écoute

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