LES SIGNES QUI DOIVENT M’ALERTER »
Notamment :
- refus de manger et/ou de boire ;
- diminution des quantités mangées et/ou bues ;
- rythme pour manger (par exemple, la personne mange plus lentement) ;
- perte visible de poids.
Ou, à l’inverse :
- augmentation importante des quantités mangées ;
- prise rapide de poids ;
- grignotages fréquents (bonbons, chocolats, gâteaux, etc.).
BON À SAVOIR
Facteurs socio-psychologiques :
• autonomie alimentaire : difficultés pour préparer les repas, à se servir et à les manger ;
• difficultés pour s’approvisionner : difficulté pour se déplacer, pour porter les courses, etc.
• isolement ;
• habitudes de vie alimentaire de la personne : manque de variété des aliments, apports en protéines et vitamines insuffisants (pas assez de fruits, de légumes, de viandes, de fromages, etc.), consommation plus importante d’alcool, hydratation insuffisante (bois rarement de l’eau, du café, des tisanes, de la soupe, etc.), etc. ;
• problèmes financiers.
Facteurs médicaux ou paramédicaux (lorsque ces éléments peuvent être connus du service) :
• difficultés buccodentaires : appareil dentaire perdu, cassé ou mal entretenu, douleur dentaire, etc ;
• difficultés d’assimilation des aliments : problème de digestion, douleur, difficultés pour se servir, manger, mâcher ou avaler, etc. ;
• maladies aiguës infectieuses (en particulier pour l’hydratation) : grippe, angine, gastroentérite, etc. ;
• maladies liées au vieillissement : problèmes liés à la mémoire, à la parole, etc. ;
• perte de goût et de l’envie de boire ;
• souffrance psychique et dépression ;
• régimes alimentaires ;
• prise de plusieurs médicaments à la fois.
Dispositif de veille permettant d'identifier les facteurs de risques
En encourageant la personne accueillie à exprimer ses besoins et ses attentes.
- En observant les évolutions dans les attitudes, les gestes et les paroles de la personne.
- En échangeant avec la personne mais aussi, si la personne est d’accord, avec son entourage, les membres de l’équipe et les intervenants extérieurs qui l’accompagnent (Médecin traitant (MT), SAAD, SSIAD, etc.), afin d’élaborer avec eux ce qui peut être mis en place à partir de la remontée d’information de la personne elle-même, de son entourage et/ou des professionnels de terrain
Partage de l'information
- En échangeant avec la personne ou, le cas échéant, avec le représentant légal, la personne de confiance, son entourage et, selon les besoins, avec l’ensemble des professionnels qui interviennent auprès de la personne (SAAD, SSIAD, SPASAD professionnels libéraux, etc.) dans le respect des dispositions légales en matière de partage d’informations
- En prévoyant des temps et des outils spécifiques de partage d’informations.
- En organisant les remontées d’informations entre les professionnels de la résidence autonomie et, selon les besoins, avec les partenaires extérieurs.
Adopter les réponses lorsque la personne montre des signes mauvaise nutrition, dénutrition et déshydratation
- En recherchant des réponses en équipe et en cohérence avec le projet personnalisé.
- En impliquant la personne et ses aidants dans la recherche de solutions.
- En formalisant dans le projet personnalisé les solutions proposées et les éventuelles difficultés, voire refus.
- En évaluant en équipe les actions mises en place et leurs limites.
- En présentant à l’équipe les principaux facteurs de risques d’une mauvaise nutrition, dénutrition et déshydratation
Fiche repére HAS Mauvaise nutrition, dénutrition et déshydratation
https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2018-03/fiche_repere_mauvaise_nutritiondenutrition_et_deshydratation__volet_resi_aut_decembre_2016_pdf.pdf
https://www.has-sante.fr/jcms/c_2834985/fr/reperage-des-risques-de-perte-d-autonomie-ou-de-son-aggravation-pour-les-personnes-agees-volet-residences-autonomie