Accueil
 
Contact
 
Témoignages
 
Mon compte
 
 

Nos formations

 
Étudiants IDE-AS-AES Pour les étudiants infirmier, aide soignant et AES
L'accès à cette page est réservé aux membres.

AES : Comment reconnaître la douleur chez la personne accompagnée

La douleur

Comment reconnaître la douleur chez la personne accompagnée en DEAES ?

Réponse rapide : La douleur est une expérience désagréable qui peut avoir des répercussions importantes sur la santé, le bien-être et la qualité de vie. Certaines personnes expriment clairement leur douleur, tandis que d'autres ne peuvent pas la verbaliser. L'accompagnant éducatif et social (AES) doit donc être capable d'identifier les signes verbaux et non verbaux de la douleur afin de transmettre rapidement ses observations à l'équipe.

Le référentiel du DEAES insiste sur la reconnaissance des signes de douleur, notamment chez les personnes qui rencontrent des difficultés de communication ou qui ne peuvent pas exprimer directement leur souffrance.

Type de signe Exemples Action de l'AES
Verbal Plaintes, gémissements, demande d'aide Écouter et transmettre
Facial Grimaces, visage crispé Observer et signaler
Comportemental Agitation, agressivité, repli Analyser le changement
Physique Boiterie, protection d'un membre Décrire précisément
Sommeil Réveils fréquents, insomnie Transmettre à l'équipe

Définition de la douleur

La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion réelle ou potentielle.

Chaque personne ressent et exprime la douleur de manière différente.

La douleur ne doit jamais être minimisée, même lorsqu'aucune cause visible n'est immédiatement identifiable.

Pourquoi la reconnaissance de la douleur est-elle essentielle ?

Une douleur non prise en compte peut entraîner :

  • une souffrance importante ;
  • une perte d'autonomie ;
  • des troubles du sommeil ;
  • une diminution de l'appétit ;
  • de l'anxiété ;
  • un isolement social.

Repérer rapidement une douleur permet d'améliorer la qualité de vie et de favoriser une prise en charge adaptée.

Les différents types de douleur

La douleur aiguë

Elle apparaît brutalement et constitue souvent un signal d'alerte.

Exemples :

  • fracture ;
  • brûlure ;
  • plaie ;
  • infection.

La douleur chronique

Elle persiste ou se répète pendant plusieurs mois.

Exemples :

  • arthrose ;
  • polyarthrite ;
  • douleurs neuropathiques ;
  • certaines pathologies chroniques.

La douleur physique

Elle concerne directement le corps et les fonctions biologiques.

La douleur psychologique

Certaines souffrances émotionnelles peuvent également avoir des répercussions importantes sur le bien-être de la personne.

Les signes verbaux de la douleur

Lorsque la personne peut s'exprimer, elle peut manifester sa douleur par :

  • des plaintes ;
  • des gémissements ;
  • des cris ;
  • une demande d'aide ;
  • la description d'une sensation douloureuse.

L'AES doit écouter attentivement ces informations et les transmettre.

Les signes non verbaux de la douleur

Certaines personnes ne peuvent pas exprimer leur douleur verbalement.

L'observation devient alors essentielle.

Les signes du visage

  • Grimaces.
  • Front plissé.
  • Mâchoires serrées.
  • Regard inhabituel.

Les signes comportementaux

  • Agitation.
  • Agressivité inhabituelle.
  • Repli sur soi.
  • Refus de soins.
  • Pleurs.

Les signes physiques

  • Boiterie.
  • Difficulté à se déplacer.
  • Protection d'une partie du corps.
  • Rigidité.

Les signes liés au sommeil et à l'alimentation

  • Insomnie.
  • Réveils fréquents.
  • Perte d'appétit.
  • Refus de manger.

La douleur chez les personnes ayant des difficultés de communication

Certaines personnes âgées, atteintes de troubles cognitifs, de handicap sévère ou de troubles neurologiques ne peuvent pas verbaliser leur douleur.

L'AES doit alors être particulièrement attentif aux changements de comportement et aux réactions inhabituelles.

Tout changement soudain doit être considéré comme un signal potentiel nécessitant une évaluation.

Le rôle de l'AES dans l'observation de la douleur

L'AES ne réalise pas de diagnostic médical.

Son rôle consiste à :

  • observer la personne ;
  • repérer les signes de douleur ;
  • écouter les plaintes exprimées ;
  • surveiller l'évolution des symptômes ;
  • transmettre les informations à l'équipe.

Sa présence quotidienne lui permet souvent d'identifier rapidement les changements significatifs.

Comment transmettre une observation de douleur ?

Une transmission efficace doit être précise et objective.

Il convient de décrire :

  • ce qui a été observé ;
  • le moment de l'observation ;
  • les circonstances ;
  • les réactions de la personne ;
  • l'évolution constatée.

Exemple de transmission

« À 14 h 00, Madame B. présente des grimaces lors des déplacements. Elle refuse de marcher et se tient la hanche droite. »

Cette transmission permet à l'équipe d'évaluer la situation rapidement.

Exemple concret de pratique professionnelle

Monsieur D., 88 ans, atteint de la maladie d'Alzheimer, ne verbalise jamais de douleur.

Depuis deux jours, l'AES observe qu'il refuse les déplacements, grimace lors de la toilette et dort difficilement.

Ces observations sont transmises à l'infirmière.

Après examen médical, une infection urinaire est diagnostiquée.

Le repérage précoce des signes non verbaux a permis une prise en charge rapide.

Erreurs fréquentes

  • Penser qu'une personne qui ne se plaint pas n'a pas mal.
  • Minimiser les signes observés.
  • Interpréter sans transmettre.
  • Attendre plusieurs jours avant de signaler une douleur.
  • Négliger les changements de comportement.

Conseils pratiques pour le DC1 DEAES

Lors de l'épreuve, montrez que vous savez :

  • observer les signes verbaux et non verbaux ;
  • repérer un changement inhabituel ;
  • décrire objectivement vos observations ;
  • transmettre rapidement l'information ;
  • participer à la prévention de la souffrance de la personne.

Le jury apprécie les exemples concrets démontrant votre vigilance et votre capacité d'observation.

FAQ

Quels sont les signes d'une douleur non verbalisée ?

Les grimaces, les pleurs, l'agitation, le repli sur soi, les troubles du sommeil ou le refus de soins peuvent révéler une douleur.

Comment repérer la douleur chez une personne atteinte de troubles cognitifs ?

L'observation attentive des comportements et des changements inhabituels permet souvent d'identifier une douleur.

Quel est le rôle de l'AES face à la douleur ?

L'AES observe, repère les signes de douleur et transmet ses observations afin de favoriser une prise en charge adaptée.

Quelle différence entre douleur aiguë et douleur chronique ?

La douleur aiguë apparaît brutalement alors que la douleur chronique persiste ou se répète sur une longue durée.

Quand transmettre une observation de douleur ?

Toute douleur observée ou suspectée doit être transmise rapidement à l'équipe compétente.

À retenir

La reconnaissance de la douleur constitue une compétence essentielle du DEAES. Certaines personnes expriment leur douleur verbalement, tandis que d'autres la manifestent uniquement par des signes non verbaux.

Grâce à son observation quotidienne, l'AES joue un rôle majeur dans le repérage de la douleur et la transmission des informations nécessaires à une prise en charge adaptée.

Gisèle Cabre
Formatrice IFSI IFAS

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Anti-spam