Comment prévenir les risques de la vie quotidienne dans l'accompagnement AES ?
Réponse rapide : La prévention des risques consiste à identifier les dangers susceptibles de compromettre la sécurité de la personne accompagnée et à mettre en place des actions pour éviter les accidents. L'accompagnant éducatif et social (AES) joue un rôle essentiel dans la prévention des chutes, des accidents domestiques, des brûlures, des intoxications et des situations de maltraitance.
Le référentiel DEAES prévoit explicitement le repérage des situations à risque, la mise en œuvre d'actions de prévention et l'alerte adaptée en cas de danger.
| Risque |
Exemple |
Prévention |
| Chute |
Tapis glissant |
Retirer l'obstacle |
| Brûlure |
Eau trop chaude |
Contrôler la température |
| Intoxication |
Produit ménager accessible |
Ranger dans un placard sécurisé |
| Fausse route |
Troubles de déglutition |
Respecter les textures prescrites |
| Maltraitance |
Comportement inadapté |
Signaler immédiatement |
Définition de la prévention des risques
La prévention des risques regroupe l'ensemble des actions permettant d'éviter ou de limiter les accidents et les situations dangereuses.
Elle vise à protéger la santé, la sécurité et le bien-être de la personne accompagnée tout en favorisant son autonomie.
Pourquoi la prévention est-elle essentielle ?
Les personnes âgées, en situation de handicap ou de dépendance sont souvent plus vulnérables face aux accidents du quotidien.
Une prévention efficace permet :
- de réduire les accidents ;
- de maintenir l'autonomie ;
- de préserver la qualité de vie ;
- de sécuriser l'environnement ;
- de rassurer la personne et ses proches.
Les principaux risques de la vie quotidienne
Les chutes
Les chutes représentent l'un des risques les plus fréquents chez les personnes âgées.
- Sol encombré.
- Tapis glissants.
- Mauvais éclairage.
- Chaussures inadaptées.
- Troubles de l'équilibre.
Les brûlures
- Eau trop chaude.
- Plaques de cuisson.
- Boissons brûlantes.
- Radiateurs accessibles.
Les intoxications
- Médicaments mal rangés.
- Produits ménagers accessibles.
- Produits périmés.
Les fausses routes
Elles concernent particulièrement les personnes ayant des troubles de la déglutition.
Les situations de maltraitance
L'AES doit rester attentif aux signes pouvant évoquer une maltraitance physique, psychologique, financière ou institutionnelle.
Comment identifier les situations dangereuses ?
L'AES observe l'environnement et les habitudes de vie de la personne.
Il repère notamment :
- les obstacles au sol ;
- les équipements défectueux ;
- les comportements à risque ;
- les difficultés de déplacement ;
- les situations inhabituelles.
L'observation régulière permet d'anticiper les dangers avant qu'un accident ne survienne.
Les actions de prévention mises en place par l'AES
- Sécuriser l'environnement.
- Informer la personne des risques.
- Encourager l'utilisation des aides techniques.
- Respecter les protocoles de sécurité.
- Signaler les situations dangereuses.
- Participer aux actions de prévention de l'équipe.
Prévention des chutes chez la personne accompagnée
La prévention des chutes est une priorité dans l'accompagnement.
Mesures simples à mettre en place
- Retirer les tapis instables.
- Libérer les zones de passage.
- Assurer un bon éclairage.
- Vérifier les chaussures.
- Encourager l'utilisation du déambulateur ou de la canne.
- Veiller à la bonne hauteur du lit ou du fauteuil.
Prévention des risques à domicile
Au domicile, l'AES peut participer au repérage des dangers :
- fils électriques apparents ;
- escaliers non sécurisés ;
- salle de bain glissante ;
- absence de barres d'appui ;
- mauvaise organisation des espaces.
Les observations sont transmises afin d'envisager des aménagements adaptés.
Conduite à tenir en cas de danger
- Identifier le danger.
- Protéger la personne.
- Sécuriser l'environnement si possible.
- Alerter les professionnels compétents.
- Transmettre les informations utiles.
- Surveiller l'évolution de la situation.
Exemple concret de pratique professionnelle
Lors d'une intervention à domicile, l'AES remarque plusieurs tapis glissants dans le couloir emprunté quotidiennement par Madame R., 89 ans.
Cette dernière présente déjà des troubles de l'équilibre.
L'AES informe la personne des risques, signale la situation à sa responsable et propose le retrait des tapis.
Cette action simple contribue à réduire significativement le risque de chute.
Erreurs fréquentes
- Ignorer un danger identifié.
- Ne pas transmettre une situation à risque.
- Attendre qu'un accident survienne.
- Sous-estimer les risques domestiques.
- Oublier d'associer la personne aux mesures de prévention.
Conseils pratiques pour le DC1 DEAES
À l'oral ou dans un dossier professionnel, montrez votre capacité à :
- repérer les risques ;
- analyser les conséquences possibles ;
- mettre en place des mesures préventives ;
- alerter les professionnels compétents ;
- garantir la sécurité tout en respectant l'autonomie de la personne.
FAQ
Quels sont les principaux risques de la vie quotidienne ?
Les principaux risques sont les chutes, les brûlures, les intoxications, les fausses routes et les situations de maltraitance.
Comment prévenir les chutes chez une personne âgée ?
Il faut sécuriser l'environnement, favoriser l'utilisation des aides techniques et supprimer les obstacles pouvant provoquer une chute.
Que faire si l'AES repère un danger ?
L'AES doit protéger la personne, sécuriser la situation si possible et transmettre rapidement l'information aux professionnels concernés.
Quels risques sont fréquents au domicile ?
Les tapis glissants, les fils électriques, les escaliers non sécurisés et les produits dangereux accessibles sont parmi les risques les plus fréquents.
Pourquoi signaler une situation dangereuse ?
Le signalement permet de prévenir les accidents et de mettre en place des mesures correctives adaptées.
À retenir
La prévention des risques fait partie intégrante des missions de l'AES. Grâce à son observation quotidienne, il identifie les dangers, participe à la sécurisation de l'environnement et transmet les informations nécessaires pour protéger la personne accompagnée.
Prévenir vaut toujours mieux que guérir. Une vigilance constante contribue à préserver la sécurité, l'autonomie et la qualité de vie de la personne.
Gisèle Cabre
Formatrice IFSI IFAS