N°3 Étude de cas DC5

BC5 DEAES
Étude de cas écrite (sur table)  Secteur domicile

Énoncé  Étude de cas pratique BC5 (secteur domicile)

Contexte professionnel

Vous êtes Accompagnant Éducatif et Social (AES) au sein d’un SAAD (Service d’Aide et d’Accompagnement à Domicile).
Vous intervenez au domicile de Monsieur D., 79 ans, vivant seul. Une équipe pluri-professionnelle intervient également : infirmier(ère) libéral(e), médecin traitant, kinésithérapeute, coordinatrice du SAAD.

Situation professionnelle

Monsieur D. présente :

  • un diabète de type 2,
  • une insuffisance cardiaque,
  • une fatigue importante et une mobilité réduite (se lève avec difficulté, se déplace lentement).

Lors de votre intervention du matin (aide à la toilette et à l’habillage), vous observez :

  • que Monsieur D. est très essoufflé après quelques pas,
  • qu’il a les chevilles gonflées (œdèmes),
  • qu’il dit avoir eu des étourdissements dans la nuit,
  • que son logement est encombré (tapis + objets au sol), avec un risque de chute,
  • qu’il vous dit : « Je n’ai pas très faim, je n’ai presque rien mangé hier soir ».

Vous devez partir rapidement pour une autre tournée. Vous transmettez oralement à la coordinatrice « il n’était pas bien ce matin », sans détails. Aucune transmission écrite n’est saisie.

L’après-midi, l’infirmière libérale vous appelle : Monsieur D. a fait une chute en se levant et a été hospitalisé pour décompensation cardiaque. L’infirmière indique qu’elle n’avait pas été alertée sur l’essoufflement et les œdèmes.

Travail demandé (questions)

  • Analysez la situation : quelles informations pertinentes auraient dû être transmises, et à qui ?
  • Expliquez l’importance des transmissions (orales et écrites) pour assurer la continuité au domicile.
  • Identifiez les risques liés à une transmission incomplète dans cette situation.
  • Proposez des actions concrètes, dans le rôle AES, pour améliorer la communication et prévenir les risques.

Méthode de rédaction pas à pas 

Étape 1  Repérer les informations clés (surlignage)

Surligne 4 catégories :

  • Personne / contexte : âge, vit seul, pathologies, autonomie.
  • Signes observés (nouveaux / inhabituels) : essoufflement, œdèmes, étourdissements, baisse d’appétit.
  • Risques immédiats : chute, malaise, aggravation état général.
  • Communication / transmissions : à qui ? comment ? écrit/oral ? urgence ?

Objectif : identifier ce qui est prioritaire.

Étape 2  Faire une mini introduction (3 lignes)

Tu annonces :

  • le contexte (domicile + SAAD),
  • l’enjeu principal (continuité + sécurité),
  • ton plan (infos à transmettre → importance transmissions → risques → actions).

Étape 3  Partie 1 : Informations à transmettre (toujours structurées)

Classe en 3 blocs :

  1. Contexte habituel (pathologies, isolement, autonomie)
  2. Signes d’alerte observés (faits précis, pas “il n’allait pas bien”)
  3. Conséquences possibles / urgence (risque de chute, décompensation) + professionnels à alerter

Astuce : noter l’heure, la fréquence, l’intensité (“essoufflé après 3 pas”, “œdèmes visibles”, etc.).

Étape 4  Partie 2 : Importance des transmissions

Deux mini-paragraphes :

  • Oral : alerte rapide, coordination immédiate.
  • Écrit : traçabilité, continuité, partage d’info fiable, suivi.

Mot-clé BC5 : qualité / sécurité.

Étape 5  Partie 3 : Risques si mauvaise transmission

Tu relies l’absence de précision à des conséquences :

  • retard d’alerte IDE/médecin,
  • chute / malaise,
  • aggravation pathologie,
  • mauvaise coordination (perte d’info).

Étape 6 — Partie 4 : Actions AES (concrètes et réalistes)

Structure efficace : Alerter / Tracer / Prévenir / Coopérer

  • Alerter : qui ? quand ? pourquoi ? (IDE/coordinatrice)
  • Tracer : transmissions ciblées avec faits.
  • Prévenir : sécuriser domicile, conseils simples, surveillance.
  • Coopérer : respecter circuit d’info, transmettre consignes reçues.

Réponse rédigée complète (modèle BC5  secteur domicile)

Introduction

Dans cette situation au domicile de Monsieur D., plusieurs signes inhabituels sont observés lors de l’intervention du matin (essoufflement, œdèmes, étourdissements, baisse de l’alimentation) dans un contexte de pathologies chroniques et d’isolement.

L’enjeu principal concerne la qualité des transmissions entre professionnels afin d’assurer la continuité de l’accompagnement et la prévention des risques.

Je vais préciser les informations à transmettre, expliquer l’importance des transmissions, identifier les risques liés à leur insuffisance et proposer des actions adaptées dans mon rôle d’AES.

1. Informations pertinentes à transmettre et destinataires

a) Éléments de contexte
Monsieur D., 79 ans, vit seul et présente un diabète de type 2 et une insuffisance cardiaque, avec une mobilité réduite. Le fait qu’il soit isolé augmente sa vulnérabilité en cas de malaise ou de chute.

b) Signes d’alerte observés (faits précis)
Lors de l’intervention du matin, j’observe :

  • un essoufflement important après quelques pas,
  • des chevilles gonflées (œdèmes),
  • des étourdissements rapportés la nuit,
  • une baisse de l’alimentation (peu mangé la veille, pas d’appétit),
  • un environnement à risque (tapis et objets au sol).

Ces éléments sont des informations importantes car ils peuvent indiquer une aggravation de l’état de santé (notamment cardiaque) et un risque de chute accru.

c) À qui transmettre et pourquoi
Ces informations doivent être transmises :

  • à la coordinatrice du SAAD pour adapter le suivi et déclencher, si besoin, une conduite à tenir,
  • à l’infirmier(ère) libéral(e), car les signes observés (essoufflement + œdèmes + étourdissements) sont des signes d’alerte pouvant nécessiter une évaluation clinique,
  • et, selon l’organisation, au médecin traitant via la coordinatrice ou l’IDE si la situation est préoccupante.

2. Importance des transmissions (orales et écrites) au domicile

Les transmissions sont essentielles au domicile car les professionnels n’interviennent pas au même moment et la continuité repose sur un partage d’informations fiable.

Les transmissions orales permettent une alerte rapide, notamment en cas de signes inquiétants. Elles doivent toutefois être précises et factuelles, afin d’éviter les interprétations (“pas bien” n’est pas une donnée exploitable).

Les transmissions écrites assurent la traçabilité et permettent à chaque intervenant d’avoir accès à la même information. Elles servent au suivi, à l’adaptation des interventions et à la sécurisation de la prise en charge. L’écrit est indispensable pour éviter la perte d’informations entre deux passages.

3. Risques liés à une transmission incomplète dans cette situation

L’absence de transmission précise et l’absence d’écrit entraînent plusieurs risques :

  • Risque de retard de prise en charge : l’IDE n’étant pas alertée, aucun contrôle ou avis médical n’a été déclenché malgré des signes d’alerte.
  • Risque de chute : étourdissements, fatigue, essoufflement et logement encombré augmentent le risque.
  • Risque d’aggravation de l’état de santé : les œdèmes et l’essoufflement peuvent être liés à une décompensation cardiaque, qui nécessite une prise en charge rapide.
  • Risque de rupture de coordination : l’équipe ne travaille plus sur une information commune, ce qui fragilise la qualité et la sécurité de l’accompagnement.

4. Actions concrètes à mettre en place en tant qu’AES

Alerter
En tant qu’AES, j’aurais dû alerter rapidement la coordinatrice et/ou l’IDE libérale en donnant des informations factuelles : essoufflement après quelques pas, chevilles gonflées, étourdissements, baisse des apports alimentaires, risque de chute au domicile.

Tracer
Je dois réaliser une transmission écrite complète (outil de traçabilité du SAAD) avec :

  • date et heure,
  • faits observés,
  • propos de Monsieur D.,
  • environnement à risque,
  • actions réalisées (ex. sécurisation immédiate, recommandations simples, alerte effectuée).

Prévenir les risques
Je peux réduire le risque de chute en :

  • proposant de dégager immédiatement les objets au sol avec l’accord de Monsieur D.,
  • signalant les tapis glissants,
  • encourageant Monsieur D. à se lever progressivement, à prendre appui, à garder le téléphone accessible,
  • appliquant les consignes de l’équipe et les protocoles du service.

Coopérer et suivre
Je participe aux transmissions structurées, je m’assure que l’information essentielle est bien reçue (coordinatrice/IDE), et je reste disponible pour compléter si besoin. Je note également les consignes reçues afin de les appliquer aux interventions suivantes.

Conclusion

Cette situation illustre que des transmissions précises, orales et écrites, sont indispensables au domicile pour garantir la continuité, la coordination et la sécurité de l’accompagnement. En tant qu’AES, mon rôle est d’observer, d’alerter, de tracer et de mettre en œuvre des actions de prévention, en lien avec l’équipe pluri-professionnelle, afin de limiter les risques et d’éviter les événements indésirables.

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