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Étudiants IDE-AS-AES Pour les étudiants infirmier, aide soignant et AES

Etude de Situation DC3 7 Exemples

DC3: Coopérer avec l’ensemble des professionnels concernés

Exemples Etudes de situations Présentation d’au moins une étude de situation vécue en stage ou sur le lieu d’exercice professionnel en lien avec la spécialité choisie.

La soutenance repose sur la présentation d’un écrit de 2 à 3 pages et d’un échange avec le jury et/ou avec les autres candidats, selon les modalités prévues par le centre de formation.

Coefficient 1 

L’épreuve orale d’une durée de 30 minutes est organisée en cours de formation par l'établissement de formation.

 

La méthodologie est différentes selon les centres de formations, mais le contenu sera toujours le même, à savoir :

 1 partie :

Le contexte de la situation : Lieu ? Dans quelle unité intervenez-vous ? Moment?Personnes concernées ?

Présentez brièvement la ou les personnes concernées par cette étude : âge, situation familiale, caractère, pathologie ou handicap, besoins et attentes de la personne.

Information à recueillir sur le projet personnalisée du patient, auprès du patient ou de la famille, des membres de l'équipe

Anonymat des personnes ex Mr T

2 partie : 

L'analyse de la situation, description: Expliquer la demande ou le besoin de la personne, votre intervention, que faites vous

La communication professionnelle est la base de ce DF ne l'oubliez pas ! Expliquez le déroulement de la réunion (brièvement, vous donnerez tous les détails à l'oral).

3 partie :

Comment comprenez-vous la situation? Pourquoi? énoncer les hypothèses possibles.,quels moyens mettez-vous en place pour atteindre l'objectif souhaité par la personne ou par le projet déjà en place ?

4 partie :

Évaluer votre travail sur ce projet, avez-vous dû réajuster votre projet?(ex : le patient à changer son comportement) (ex: faire intervenir l'équipe)

Autre méthodologie pour le DC3
L'intitulé du DC3 est : coopérer avec l'ensemble des professionnels
Cela veut dire que l'accompagnant éducatif et social doit non seulement identifier les différents niveau de l'organigramme mais aussi les fonctions et compétences de chaque professionnels qui interviennent dans la structure 
L'écrit du DC3 n'est pas noté, par contre l'oral est noté, il dure 30 minutes (coef 1) et probablement vous ferez votre exposé devant votre promo, pour l'oral Il ne faut pas que celle-ci soit trop longue et empiète sur le temps d'échanges.Il ne faut pas non plus qu'elle soit trop courte, ce qui allongerait le temps de réponses aux questions posées.
Vous allez vous présenter, Nom, Âge, etc, pourquoi vous faite cette formation (votre projet professionnel) 
Puis vous allez entrer dans le vif du sujet 
1) Présenter succinctement votre lieu de stage exemple :  EHPAD situé à ........agréé par l'ARS pour xx résidents, je suis en stage dans le service ............................... le service est composé de xx aide soignant,  xx ide xx ash
2) J'ai choisie de vous présenter l'étude de situation suivante xxxxxxxxxxxxxxxx

Présentation biosocial de la personne xxxxxxxxxxxxxxxxxx

A partir de maintenant tout votre exposé doit tourner sur :

Déroulement de la réunion de synthèse, de coordination, de transmission 

Les fonctions et rôle de chaque professionnel qui interviennent autour du projet personnalisé  

Les outils utiliser 

-Le projet personnalisé du ou de la résident(e) choisi,

-Dossier de soin

-Cahier de liaison

Mercredi 9 septembre 2004, il n'était que 7h30 du matin. Mme C. n'arrêtait pas de sonner ce qui m'obligeait à me rendre plusieurs fois dans sa chambre et donc, d'interrompre mon travail auprès des autres résidents.

 

Elle a toujours quelque chose à demander.

 

Mme C. est une résidente âgée de 85 ans. Elle vit complètement dans sa chambre et prend également ses repas.

 

Cette personne est très directive. Dès que j'entre, les ordres fusent.

 

En fait, je me suis rendue compte qu'il était plus facile pour elle de commander que de se déplacer ou de tenter de le faire malgré les efforts que cela lui demanderait. Cela est peut-être dû à sa vie passée et à son caractère plutôt autoritaire.

 

J'en étais arrivée à appréhender ses coups de sonnette et entrer dans sa chambre. J'étais envahie par ces demandes répétitives. Cela me prenait beaucoup de temps et elle n'était jamais satisfaite malgré ma bonne volonté.

 

Avec peu d'efforts, Mme C. aurait pu retrouver une certaine autonomie après en avoir discuté avec l'équipe médicale et kinésithérapeutes.

 

J'ai donc essayé, à partir de cette information, de l'inciter et la stimuler à faire certains actes à sa portée, bien sûr, et ce à plusieurs reprises, mais à chaque fois sa réponse était la même : « Non, je ne peux pas »

 

Elle passe donc toute la journée en chemise de nuit allongée ou en fauteuil roulant à regarder la télévision dans sa chambre. Elle vit repliée sur elle-même et aggrave sa dépendance.

 

A partir de ce constat, l'équipe soignante a décidé qu'il serait préférable que Mme C. prenne, au moins, les repas à midi, en salle à manger avec les autres résidents. Décision prise dans l'intérêt de la voir s'ouvrir aux autres, de discuter

Mme C., bien entendu, a assez mal réagi à cette nouvelle mais l'équipe a maintenu cette décision pour son bien-être et contre sa volonté.


Au début et à notre grande surprise, elle a exprimé un certain plaisir de se retrouver parmi les autres, puis, rapidement, celui-ci s'est transformé en contrainte et au fil des jours, elle le vivait de plus en plus mal.


Cela a provoqué une lassitude de sa part et ses exigences répétées se sont nettement accrues à l'extrême limite du tolérable.


Le fait d'inciter Mme C. contre son gré à une vie plus sociable et, notamment, de partager le repas avec les autres résidents, a peut-être accentué ses crises répétées.

 

Nous avons obtenu, en fait, le comportement inverse de ce que l'on souhaitait pour elle.


Quels autres moyens pouvons-nous envisager pour rompre l'isolement de Mme C. ?


Ces demandes, ces appels de sonnette ne cachent-ils pas une grande détresse morale ?


Mon rôle d'Accompagnant Éducatif et Social. est avant tout d'être à l'écoute, de veiller au confort physique et moral de Mme C. Cependant, la difficulté avec ce type de résidentes est de pouvoir instaurer des limites à ses habituels et répétitifs appels.


Je vais donc devoir travailler le développement d'une relation de confiance par le dialogue, clans mon rôle de veiller à ce qu'elle soit satisfaite, mais instituer dans la mesure du possible, des règles de vie

 



 

Exemple Etude de situation structure collective

Je suis accompagnante éducatif et social  en stage dans un EHPAD .

Les EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) sont des structures médicalisées qui accueillent des personnes âgées en perte d'autonomie physique et/ou psychique qui ont besoin d'une assistance constante et d'une surveillance médicale.

La loi no 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l'action sociale et médico-sociale changent le statut des maisons de retraite médicalisées pour devenir des EHPAD

Les EHPAD s’adressent à des personnes âgées de plus de 60 ans qui ont besoin d’aide et de soins au quotidien.

Ces personnes peuvent être partiellement ou totalement dépendantes de l’aide de quelqu’un dans les actes de la vie quotidienne, c’est-à-dire en perte d’autonomie pour des raisons physiques ou mentales.
Les EHPAD sont à même d’accueillir les résidents atteints de la maladie d’Alzheimer et de maladies apparentées.

Les EHPAD sont soit des établissements publics, autonomes ou rattachés à un hôpital, soit des établissements privés à but non lucratif (fondation, association loi 1901) ou privés à but lucratif, appartenant à des groupes ou à des personnes morales.

J'interviens avec une aide soignante sur le service du 1 er étage, la situation que je vais vous présenter concerne  Madame R. personne âgée de 61 ans, elle est entrée en maison de retraite dans l'année 2000, elle est née en Algérie, et n'y vit plus depuis 1962.

Madame R. est veuve, a trois filles dans la région, avec lesquelles elle entretient des relations moyennement bonnes. Ses filles la contactent par téléphone et viennent lui rendre visite rarement, car celle-ci ayant une déficience mentale modérée, cela provoque des difficultés de dialogue entre eux.

Madame R est elle-même atteinte de psychose avec épisode délirant, à savoir qu'à certain moment, elle perd contact avec la réalité et s'imagine avoir des relations avec Dieu ; parfois aussi elle a des troubles de l'humeur, et peut être parfois confuse, avec des hallucinations visuelles et auditives. Elle a un traitement adapté afin d'éviter les crises d'angoisse et lui permettre d'avoir une vie correcte.

Dans sa jeunesse, elle était coiffeuse et aimait beaucoup son métier. Elle a fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique, Madame R est une dame assez corpulente, ce qui ne l'empêche pas d'être très coquette et féminine. Elle va régulièrement chez la coiffeuse et l'esthéticienne de l'établissement.

Madame R aime communiquer avec le personnel et les résidents. Madame R se montre très avenante, est en recherche d'échange. Il lui arrive de rendre service à certaines personnes, par exemple elle oriente et guide ceux qui s'égarent au sein de l'établissement, elle participe aussi à toutes les activités proposées, en particulier les après-midi dansantes.

Parfois à cause de sa psychose, elle peut être agressive, délirante, très dépressive ou très agitée, c'est pourquoi elle a été mise sous tutelle depuis 1995.

Elle a de très bon rapport avec sa tutrice et peut la joindre très facilement par téléphone lorsqu'elle le souhaite, celle-ci est disponible pour elle, une réelle complicité s'est créée entre elles. Madame R, sait qu'elle peut compter sur sa tutrice lorsqu'elle en a besoin.

En 2001, Madame R. a été opérée pour avoir la pose d'une prothèse de hanche, ce qui l'a amenée à suivre une rééducation motrice et à se déplacer en fauteuil roulant qu'elle a gardé jusqu'en 2005.

Mon choix s'est porté sur Madame R. car sa chambre est située sur l'étage où je travaille, l'équipe médicale étant plutôt pessimiste quand à son projet de marcher avec un déambulateur, cela m'a donné envie de m'investir et de montrer que toute situation n'est pas perdue d'avance. Le projet personnel de Madame R était de lui faire quitter le fauteuil roulant et plus précisément de retrouver une certaine autonomie avec un déambulateur.

Dans un premier temps, en accord avec la diététicienne nous lui avons proposé un régime adapté afin qu'elle puisse perdre un peu de poids. Vu l'intérêt qu'elle porte à son apparence, je lui explique que si elle maigrissait, elle pourrait porter des vêtements beaucoup plus seyants et cela faciliterait les efforts qu'elle fournit lors des séances de kinésithérapie.

Dans un deuxième temps, en tant qu'accompagnant éducatif et Social, je me suis demandé comment l'aider à retrouver une indépendance motrice, j'ai cherché des conseils auprès du kinésithérapeute qui s'occupe d'elle. Ce dernier m'a expliqué que pour les petits déplacements, il serait judicieux dans un premier temps d'utiliser le déambulateur afin de la sécuriser. Et aussitôt, j'ai appliqué tous ses conseils. Petit à petit, on lui a redonné confiance, et elle y a mis beaucoup de bonne volonté.

En ce qui concerne l'utilisation du déambulateur, lorsque j'étais avec Madame R, j'ai attiré son attention sur les résidents qui se déplaçaient avec, en soulignant qu'avant, ils étaient comme elle en fauteuil roulant. Au fur et à mesure, cela lui a donné envie d'essayer à son tour d'utiliser le déambulateur et l'a persuadé qu'elle aussi pouvait y arriver.

De ce fait, je lui ai proposé de le prendre pour les petits déplacements, exemple : de la chambre aux toilettes, et progressivement, en fonction de ses progrès, les trajets sont devenus plus importants et c'est ainsi qu'elle a pris confiance en elle, et s'est sentie en sécurité avec le déambulateur.

L'équipe médicale, constatant les efforts évidents de Madame R., a décidé de lui faire faire des chaussures adaptées.

Le projet est qu'elle puisse descendre seule en salle à manger, aidée par son déambulateur. Je l'ai encouragée à participer à plus d'activités en l'incitant à y aller par ses propres moyens, ce qui lui a permis de progresser.

C'était difficile au départ mais progressivement, la confiance s'est installée entre elle et moi. Elle est arrivée ainsi à moins utiliser son fauteuil roulant dans lequel elle se sentait tant en sécurité. Après 6 mois, Madame R. n'a plus utilisé son fauteuil roulant, et maintenant se déplace seulement avec son déambulateur. Elle est devenue plus autonome et a perdu du poids ce qui facilite la progression. Le projet que nous avons eu pour Madame R. a abouti grâce à la cohésion et la cohérence du travail entre les différents intervenants de la maison de retraite.

J'ai pu aider Madame R., car c'est quelqu'un qui a de la volonté et qui communique, mais je pense aussi que mes encouragements et mon accompagnement répétitif durant des semaines ont permis de l'aider à progresser.

Elle m'a fait confiance tout comme au reste de l'équipe, Madame R., a pu donc retrouver une certaine confiance en elle.

Quand je la vois se déplacer, heureuse, je me dis que tant qu'il y a de l'espoir, il faut essayer,il suffit de le vouloir pour le pouvoir.

Exemple Etude de situation Mas structure collective

Je suis AES en stage dans un Mas

La maison d'accueil spécialisée propose un hébergement permanent à tout adulte handicapé gravement dépendant dont les capacités de décision et d'action dans les actes de la vie quotidienne sont altérées.

Ce type d'hébergement peut proposer des activités quotidiennes d'éveil ou occupationnelles (musique, relaxation, activités manuelles...), et être structuré autour d'unités de vie comprenant 8 à 10 chambres individuelles.

J'interviens en binôme avec une éducatrice spécialisé dans un groupe de 6 personnes de 18 à 28 ans
La situation que je vais présenter concerne Tiphanie, âgée de 22 ans, elle se déplace seule en fauteuil. elle a une dysarthrie qui rend son élocution très difficilement compréhensible.

Son épilepsie est relativement stabilisée grâce à un traitement quotidien.

Sa déficience intellectuelle ne lui a pas permis de faire des acquisitions scolaires.

Ses parents s'inquiètent de son avenir. Ils souhaitent qu'elle intègre un établissement  proche  de chez eux.

Tiphanie me fait comprendre qu'elle aimerait bien rejoindre sa copine, Elisa , qui vient d’intégrer un FAM en externat. En principe, le foyer d'accueil médicalisé (Fam) accueille des personnes un peu moins dépendantes que la population hébergée en maison d'accueil spécialisée (Mas), mais dans la pratique, les publics sont sensiblement les mêmes.
Le souhait de Tiffany est différent de celui de ses parents elle voudrait être avec sa camarade en externat de semaine. les parents de
Tiphanie sont âgée et se disent qu'ils ne seront pas là un  jour pour s’occuper de leur fille
Tiphanie comprend t-elle ce que signifie être en externat Étant donné qu'elle a toujours été en internat
Qu'elle type de structure conviendra t-il le mieux à Tiphanie, car il existe différente structures pour adulte handicapé, foyer de vie, Foyer d'accueil spécialisé, maison  d'accueil spécialisé, l'attente sera sans doute longue.

Comment Tiphanie va-t-elle vivre cela?

Chaque semaine une réunion de synthèse réunit l'ensemble des intervenants concernés par la situation de la personne hébergé dans la Mas 

Chaque semaine sont abordées les situations de  deux personnes 

Le directeur et le chef de service éducatif animent la réunion, chaque membre de l'équipe présente une synthèse de ses observations sur la personne en fonction de son domaine d'intervention

En ce qui concerne Tiphanie, sont présent : 

Le médecin de rééducation fonctionnelle et l’infirmière, l'orthophoniste, le psychomotricien, l'ergothérapeute et le kinésithérapeute

L'éducatrice spécialisée et moi même

L'assistante sociale

Tiphanie n'est plus scolarisée, l'enseignant de l'établissement n'est donc pas présent.

Afin de préparer mieux cette réunion, je décide de rédiger un bilan qui servira de support à mon exposé pendant la réunion et que je pourrai éventuellement communiquer  à l'assistance sociale pour le dossier d'orientation, pour ma part je ferai un bilan sur les capacités de Tiphanie à communiquer oralement et sur son niveau d'autonomie, ses besoins d'aide dans les actes de la vie quotidienne et sur les potentialités et les difficultés de Tiphanie, tandis que l'éducateur spécialisé qui travaille dans le groupe se chargera de décrire la situation de Tiphanie dans les activités éducatives et ses relations sociales avec ses camarades

Tiphanie est prévenue que nous allons discuter de son orientation. Elle a réitéré sa demande d'être avec Elisa.

Le jour de la réunion chaque intervenant présente son bilan, lorsque vient mon tour , je fais part de mes observations

Concernant la dysarthrie de Tiphanie il est très difficile de la comprendre lorsqu'on est pas habitué, elle est capable de se faire comprendre pour ce qu'elle veut ou ne veut pas faire, comme pour les habit par exemple et pour ce qui lui plait de manger , elle refuse d'utiliser les pictogrammes.

Elle arrive à manger seule de sa main gauche avec une cuillère adaptée et à boire avec un gobelet à bec

Elle se lave seule la figure mais doit être accompagnée pour le reste de la toilette.

Pour l'habillement elle participe de son mieux.

Elle demande à aller aux toilettes

Elle se déplace seul dans tout l'établissement et connaît tous les intervenants et résidents

Puis la question de l'orientation est débattue

Le handicap de Tiphanie et ses capacités lui permettrait d'intégrer un FAM

L'assistante sociale présente les différents FAM de la région qui pourraient correspondre aux besoins de Tiphanie

Le FAM dans lequel vit Elisa qui est située à une dizaine de kilomètres du domicile des parents.

L'assistante sociale prévient que pour faciliter l'intégration dans cette FAM de Tiphanie il va falloir qu'elle acquiert plus d'autonomie et de meilleurs repères dans l'espace.

Le directeur me demande si Tiphanie peut progresser sur ces points et si je peux l'y aider.

Je vais discuter avec elle 

L'assistante sociale se charge de faire le dossier de demande d’orientation en foyer d'accueil médicalisé à la maison départementale des personnes handicapées avec les parents.

La question de l'internat ou de l'externat devra être réfléchie avec Tiphanie et ses parents.

Afin de préparer au mieux Tiphanie à sa future orientation, il est décidé que je travaille avec elle son orientation dans l'espace. De plus, j'irais visiter le FAM avec Tiphanie, ses parents et l'assistante sociale. Cela me permettra de mieux me rendre compte de ce qui est attendu du résident en FAM et ainsi mieux préparer Tiphanie à sa nouvelle vie.

Tiffany est d'accord pour passer une nuit à l'internat, ses parents également.

Après cette première expérience, il sera peut-être possible d'envisager des séjours plus longs

L'accompagnement de Tiphanie ma permit de participer à la vie du service et d'aider pour l'orientation de Tiphanie vers une structure proche du domicile des parents comme ils le souhaitait mais également d'écouter la demande de Tiphanie de se rapprocher de sa camarade Elisa

Ce stage m'a permis de transmettre mes observations à mon encadrement, je suis arrivée à me situer dans une place constructive dans la participation au projet personnalisé

 
 

Exemple Etude de situation en SPASAD vie à domicile

Je suis  AES en stage en SPASAD,  (services polyvalents d’aide et de soins à domicile) qui dépend de la  loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement)

Le SPASAD est un service assurant à la fois les missions d’un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile) et celles d’un service d’aide à domicile. Ils proposent à la fois des soins infirmiers et des aides à domicile.

Pour bénéficier de l’intervention d’un SPASAD pour des soins infirmiers, il est nécessaire d’avoir une prescription médicale, comme dans le cadre d’un recours à un SSIAD. Il faut également être âgé de plus de 60 ans ou être en situation de handicap

Dans le cadre de mon stage j'interviens avec une  AES de 8 h à 10 h du lundi au vendredi au domicile de personnes âgées pour l'aide à la toilette, à la préparation des repas,  et à l'entretien du cadre de vie. Une autre AES intervient aux même horaire le week-end 

Il est 8 h. Nous sommes au domicile de Mme S. pour commencer notre première toilette.
Mme S. est âgée de 74 ans. Elle est paraplégique et lorsqu'elle est en crise, cela dure environ 3 jours pendant lesquels elle ne mange plus, ne parle pas et veut se laisser mourir.

En dehors de cet épisode, elle est encore moralement active et accepte mal de vieillir.

Elle a encore, malgré le fauteuil roulant, une apparence agréable qu'elle essaie d'entretenir.
J'entre et j'aperçois Mme S. assise au bord du lit.

Je lui dis bonjour, lui demande si elle a bien dormi et entame un dialogue auquel elle participe agréablement. Je lui donne la raison de notre présence, à savoir qu'aujourd'hui, nous sommes chargées de sa toilette et particulièrement de la doucher.


Elle paraît satisfaite et me répond : « Ah ! , je suis content car l'autre jour c'était un monsieur et j'étais un peu gênée » Je la regarde et tente d'ouvrir le dialogue sur la mixité du personnel soignant tout en ménageant sa sensibilité et souligner que les attentions et les égards sont les mêmes à l'attention des résidents.

Lors de la réunion pluridisciplinaire qui se déroule tous les vendredi, j'évoquerais la gêne de Mme S d'être prise en charge par un homme et l'alternative que nous pouvons mettre en place.

Pour l'instant, il n'est pas question de la bousculer moralement, ni de la froisser mais, en douceur, lui faire entendre certains aspects de notre profession mixte qui seront encore à travailler avec elle.


Sur ce, je l'aide à se déshabiller dans la salle de bain attenante à sa chambre et l'installe pour la douche. Je m'inquiète de la température de l'eau et la règle à sa convenance.


Après l'avoir mouillée, je lui demande si elle souhaite que je lui lave les cheveux et elle me répond, avec un grand sourire: «oui ».

Je prends le gant, la savonne dos, bras, jambe et lui pose la question si elle souhaite que je la lave sur les autres parties du corps (seins, fesses et sexe). Elle répond fermement qu'elle veut se laver seule sur ces parties-là.

J'ôte mon gant, le rince et règle l'eau pour la rincer. Je l'essuie, l'aide à s'habiller, lui sèche les cheveux, la coiffe et la parfume.


Elle a l'air satisfaite, détendue et mon binôme l'invite à  prendre le petit-déjeuner qu'elle lui a préparé


Je la regarde et me demande comment l'aborder pour ne pas provoquer chez cette résidente, cette gêne lors de la toilette intime ?

Quelle attitude avoir ? Quels sont les gestes justes et les paroles adaptées à ce type de situation ?

Lors de la réunion pluridisciplinaire réunissant tous les intervenant du SPASAD ( cadre de santé, infirmier, aide soignant, accompagnant éducatif et social , psychologue) j'ai évoqué la situation rencontré avec Mme S notamment la gène de Mme S de recevoir le soin par un homme mais aussi comment préserver autonomie, ne pas toujours  faire à sa place, la psychologue m'a expliqué que la problématique de Mme S dans la toilette n'était pas due à la personne intervenante mais, plus a une forme d'autonomie (morale') liée au respect de son corps, sa pudeur, son intimité et ainsi de se préserver

Cette situation évoquée m'a fait prendre conscience qu'une personne âgée, d'autonomie réduite, n'accepte pas toujours que l'on fasse tout « à sa place » et se réserve encore l'usage de certains actes.


Je pensais, en tenant compte des propos de Mme S., que mon intervention serait moins gênante pour elle et ce n'était pas le cas..
A ma prochaine intervention auprès de Mme S., j'attendrai qu'elle me sollicite pour laver certaines parties de son corps, je n'imposerai pas mes gestes comme je l'ai fait.

Si Mme S. n'accepte pas de se voir « livrée » par son handicap à la toilette intime et malgré ses difficultés à faire certaines choses, je respecterai ses besoins et essaierai de l'accompagner plus que diriger.


Comment lui faire assimiler que mon rôle d'A.E.S. n'est qu'une intervention dans les toilettes et non pas une violation de son intimité et de sa dignité que je respecte profondément ?
Comment a-t-elle perçu mon rôle d'Accompagnante éducatif et social ?
Je dialoguerai plus avant la prochaine toilette et adopterai une autre façon de faire afin de la préserver.

 

Exemple Etude de situation structure collective

Je travaille à la maison de retraite « ??????? » depuis 12 ans. J'occupais un poste d'Agent de Service qui a été transformé en fonction d'A.E.S.

Dans ce cadre, je m'occupe des résidents dans l'aide au maintien de l'autonomie et j'essaie de pallier leurs difficultés liées à diverses pathologies ou au simple vieillissement.
voici plusieurs semaines que j'observe Mme L. et m'occupe d'elle au quotidien.

Cette dame s'est installée chez nous après une longue hospitalisation dans un service de psychiatrie.

Le diagnostic posé est celui de la dépression chronique qui passe par des moments d'isolement et des moments d'enthousiasme, presque d'euphorie.
Mme L. passe ses journées dans sa chambre, ne montrant aucun intérêt pour les autres résidents, le personnel ou la vie de l'institution.

Elle « n'a envie de rien » me dit-elle ce matin-là. « Ni de (se) lever, ni de (se) laver, ni de s'habiller, ni de voir qui que ce soit » Je m'occupe d'elle en essayant de me poser près d'elle.

Je lui explique l'intérêt de sortir de cette façon de penser. J'essaie de la motiver en lui proposant juste une « toilette de chat », histoire de se rafraîchir. Elle accepte sans grand enthousiasme, passive.
Je fais cela plusieurs fois dans la semaine et je m'inquiète beaucoup pour elle. Je le lui dis. Lorsque je parle de cet état dépressif à l'équipe, chacun me dit qu'il l'a remarqué mais qu'elle refuse chaque chose.

L'infirmière dit qu'elle refuse même son traitement, qu'elle doit négocier avec Mme L. à chaque fois. Nous sommes tous inquiets.

Je prends souvent du temps pour parler avec Mme L. et un jour, elle me dit: « les autres ne m'écoutent pas, me forcent, me menacent. Je m'en moque. Vous, vous restez avec moi. Avec vous, j'essaie. Je veux pas le faire avec les autres »


Je suis assez étonnée de cette réponse car l'équipe essaie sincèrement de l'aider. Chacune à ses méthodes. Il est vrai que grâce à la formation, j'essaie d'être plus dans l'écoute que dans l'action.

Cette attitude semble plus être ce qu'attend Mme L. En même temps, je m'inquiète de l'attachement que Mme L. exprime à mon égard. Plusieurs collègues m'ont dit que lorsque je n'étais pas là, elle demandait mon planning et retournait se coucher.


J'explique à Mme L. que nous sommes tous là pour nous occuper d'elle, que chacun d'entre nous a envie qu'elle se sente mieux dans la maison.

Elle ne veut rien savoir, se ferme. Je me pose alors beaucoup de questions sur mon attitude. Est-ce que je suis trop « maternante ou affective''?

Est-ce que je devrais plus la forcer à faire les choses ?

Est-ce que je dois être plus distante pour lui permettre d'accepter les autres soignants ? Est-ce que je ne rajoute pas de difficultés à son intégration dans la Résidence ?


Je vais voir l'infirmière chef et lui exprimer tout cela. Elle me rassure et me dit que je fais correctement mon travail mais que si je sens que cette patiente s'accroche trop à moi, je dois effectivement installer une distance.


Je travaille donc à cela car l'équipe réagit comme l'infirmière.

Pour le bien de Mme L., je lui apprends à accepter les autres.

Cela passe par beaucoup de discussion, de travail en binôme pour la toilette et puis, peu à peu, une distance s'est installée avec l'aide de la psychologue de l'établissement.

Mme L. a du mal à accepter mais elle fait de petits efforts. Elle se montre plus agréable, plus ouverte et les autres membres de l'équipe ont moins de mal à aller vers elle.

 

Exemple Etude de situation en foyer

 

J’arrive au Foyer xxxxxxxx  où je suis stagiaire AES. Je n’ai pas de tâches bien précises à effectuer, les résidents viennent vers moi s’ils en ressentent le besoin et s’ils se sentent bien avec moi.

            Je suis encore très réservée auprès d’eux, je ne veux rien « bousculer », j’ai le sentiment qu’ils ont leurs habitudes, surtout dans les actes qui touchent à leur intimité.

            Monsieur I. est un jeune homme de 26 ans atteint d’IMC (Infirmité Motrice Cérébrale) avec troubles associés (athétosique) il se déplace à l’aide d’un fauteuil manuel. Ce jour-là il se dirige vers moi. « Annie, je vais avoir besoin de toi si tu as le temps !»  Je lui réponds que bien sûr j’ai tout mon temps pour lui. Je suis étonnée c’est la première fois qu’il me sollicite, il me donne rendez-vous chez lui dix minutes plus tard.

   Monsieur I. est très coquet et prend grand soin à son apparence, choix de parfums, etc.

            Je me rends donc chez lui où une « bonne » surprise m’attend.

« Annie, je voudrais que tu me rases, j’ai essayé de me laisser pousser une barbichette mais ça ne pousse pas partout, alors tu comprends ce n’est pas beau, je ne peux pas rester comme ça ! »

Alors I, je suis disponible pour t’aider, mais je dois t’avouer que je n’ai jamais eu l’occasion dans ma vie de raser un homme. Si tu es d’accord, si tu veux bien me guider, fais-le.

            Je suis étonnée car il me répond de façon enjouée voir moqueuse, « allons-y » !

            Il m’a guidé face au miroir, j’étais désolée de devoir passer et repasser au même endroit plusieurs fois, j’avais l’impression de lui arracher la peau. Il rougissait de plus en plus. Malgré tout, mes gestes commençaient à se faire plus précis sous son impulsion.

            Une fois terminé il était ravi et me dit « tu vois, c’était rien »!!!, je pense qu’il se moquait de moi et de ma maladresse.

            J’ai été étonnée que Monsieur I. me sollicite et accepte mon aide malgré mon inexpérience, j’ai eu très peur de « mal faire » ou « faire mal ». Je suis contente de l’avoir vu heureux de m’apprendre ces gestes qui paraissent simples pourtant.

            Je suis allée voir l’équipe car je voulais savoir si une solution avait été réfléchie afin qu’il puisse se raser seul, il s’avère que du fait de ses gestes athétosiques (il boit avec une paille), aucunes solutions n’est possible, il aura toujours besoin d’une tierce personne pour se raser. Un test a été fait avec un rasoir électrique, celui-ci n’a pas été concluant. En réunion nous décidons de guider Monsieur I. vers l’ergothérapeute.

 

Exemple Etude de situation en foyer

Mme M.  52 ans est atteint d‘infirmité motrice cérébrale, sa situation et son projet diffèrent des autres résidents dans la mesure où le Foyer  est un « retour » à la vie en collectivité. Elle vivait en appartement à xxxxxxx  et était accompagnée par le SAVS (Service à la vie sociale), mais elle a souhaité réintégrer l’institution.

            Mme M. travaille à l xxxxxxx atelier métallurgie, son poste a été particulièrement aménagé pour elle. C’est une personne souriante, enjouée, elle est dotée d’un humour décapant à tendance moqueuse,  elle a un fort caractère. Je l’apprécie beaucoup.

 Ses besoins d’accompagnements sont surtout la préparation aux repas.

            Je suis beaucoup intervenue auprès d’elle dans les premiers temps de mon stage, en effet elle était aisément  abordable ce qui fût pour moi plus facile car j‘étais  encore très réservée. Son caractère enjoué m’a facilité son approche.

Mme M. me demande régulièrement de venir lire ses poèmes. L’équipe m’a informé qu’elle aimait bien les nouvelles personnes.

            A partir du moment où elle a commencé à me solliciter de façon plus pressante, j’éludais sans précisément réfléchir au pourquoi.

            J’explique cette invitation qui me semble insolite à l’équipe en précisant que cela faisait plusieurs fois qu’elle me faisait cette proposition. L’équipe me répond de prendre ce temps d’écoute et de découverte plus intime de Mme M.

            Un week-end présente sur le site, Mme M. me sollicite pour l’aider à ranger son armoire de linge au complet, afin de pouvoir faire sa valise le week-end prochain puisque elle part en vacances.

            J’accède à sa demande et nous nous mettons toute deux à cette tâche dans la joie et la bonne humeur. Pendant ce temps j’observe l’ordinateur (adapté à son handicap), ouvert sur un texte en gros caractères, un poème bien sur ! Sur le tabouret proche un énorme classeur ouvert, poèmes bien sur !!!

            Le temps que nous avons pris ? Plus d’une heure à lire et ranger dans le classeur ces superbes textes.

            Mme M. guettait mon visage et attendait le moindre commentaire, que je ne manquais pas de lui faire. J’ai appris beaucoup de choses sur la sensibilité de Mme M. J’ai été très touchée par ce qu’il ressort de ces textes… Ses manques et aspirations…

            J’ai été très touchée, je suis allée voir ma tutrice de stage A.E.S. et à ma grande surprise elle ne fût pas étonnée et me dit : «J’ai bien vu que tu tombais dans son piège, elle fait ça à toute les nouvelles, je ne te dis pas de ne plus intervenir chez elle mais repositionnes toi.»

            Le risque chez cette personne : il est très important de garder ses acquis mais en étant trop proche d’elle, elle est beaucoup plus en demande d’aide.

            Tout en continuant d’apprécier sa jovialité et son humour je suis un peu moins intervenue chez elle j’ai dû passer le relais à ma référent(e).

            Pendant quelques temps, je ne suis pas beaucoup intervenue auprès d’elle est-ce un hasard ? Les autres demandes m’éloignaient d’elle, était-ce la peur d’être dans l’affect ? J’ai discuté avec ma référent(e) qui m’a dit de prendre mon temps et d’y aller quand je serais prête à avoir une attitude professionnelle.

            Ce qui je pense m’a retenu de venir plus tôt lire les poèmes de Mme M. c’est la peur de me rapprocher d’elle, d’avoir trop d’affect, de connaitre son moi profond, ses joies et souffrances.           

 J’ai compris grâce à cette expérience que je peux donner un temps très personnel aux personnes, tout en restant professionnelle, garder en tête le risque de « transfert affectif ».

            En réunion, j’ai parlé à l’équipe pluridisciplinaire de cette expérience qui me semblait insolite. L’équipe a trouvé la solution d’inscrire Mme M. à un club d’écriture afin qu’elle puisse partager et échanger avec d’autres personnes.

            Les affects surviennent obligatoirement dans l’exercice de la fonction d’A.E.S, tant côté résident que professionnel. Le professionnel dispose de plusieurs outils pour se « protéger » et de ce fait protéger le résident. Les temps de paroles avec l’équipe pluridisciplinaire sont à mon sens des moments importants pour analyser les situations ou l’affect à pris une place trop importante dans la relation avec un (une) résident.

            Je pense que lors d’une relation avec une personne en situation de dépendance si l’affect, l’émotion ont pris une trop grande place, mon regard d’'A.E.S sera certainement faussé, je dois penser à me remettre en question, penser au passage de relais.

 

Exemple Etude de situation structure collective

 
il est 7 h. du matin et je commence ma journée à la Maison de Retraite.
Je vais voir Mme B. qui souffre d'une fracture du col du fémur depuis environ une semaine.
Je frappe à la porte de sa chambre, c'est sa voisine, Mme N., qui m'invite à entrer.
A ma grande surprise et frayeur, Mme N. est en train de laver Mme B.
Je lui demande d'arrêter immédiatement.
 
Elle me regarde tranquillement et répond : « j'ai l'habitude, je sais ce que je fais.
Toute ma vie, j'ai fais ça !!! Je vais vous aider. »
 
Je la remercie de sa bonne intention et lui explique que c'est à moi de faire les toilettes des résidents.
Je suis là pour cela, lui dis-je.
Apparemment, il lui arrive souvent d'avoir ce genre de comportement.
Il faut savoir que Mme N. a travaillé comme Aide-soignante pour des organisations humanitaires pendant toute sa carrière.
Elle a consacré toute sa vie à son métier.
Je me rends compte que, de plus en plus, Mme N. n'arrive pas à faire la part des choses.
Elle pense être encore dans la vie active.
Elle refuse l'idée d'être résidente et que d'autres Accompagnant Éducatif et Social s'occupent d'elle.
Il semblerait qu'elle n'ait pas bien pris ses repères dans son nouveau lieu de vie.
Elle est dans le déni, celui de la perte de sa position sociale.
C'est étonnant car elle a, seule, décidée de vivre là depuis le décès de son mari.
Elle occulte le fait qu'elle n'est pas embauchée au sein de l'établissement mais qu'elle est cliente/résidente.
 
Après plusieurs discussions à son sujet avec l'ensemble de l'équipe, nous avons réfléchi à la manière dont nous allions pouvoir l'aider à se « recadrer ».
Elle est dans une unité où les personnes sont très dépendantes par faute de chambre libre.
Elle est très autonome et dynamique.
Elle s'ennuie et pour pallier cet ennui, elle « fait des toilettes ».

Il serait peut-être plus judicieux de l'intégrer avec des personnes aussi autonomes qu'elle pour qu'elle puisse faire des activités intéressantes.

Il faudrait travailler avec elle l'idée qu'elle a droit à un repos professionnel.

Qu'elle peut utiliser ce temps libre pour elle et lui faire comprendre qu'elle paie pour qu'on s'occupe d'elle.

Il faut l'amener, petit à petit, à comprendre qu'elle est _ résidente, pensionnaire dans son nouveau lieu de vie qui est la Maison de Retraite.
— Avec l'équipe, l'aide du médecin gériatre et le psychologue, nous décidons de travailler dans ce sens.
Dans un premier temps, nous allons lui proposer d'intégrer un autre bâtiment, celui où les personnes âgées sont plus dynamiques.
Nous nous inquiétons de ne pas trop la perturber quant à ses repères.
Ces décisions vont être discutées avec elle et nous agirons par paliers jusqu'à ce que Mme N. fasse le travail de deuil quant à la perte de son statut de salarié actif. Mme N. a toute ses facultés intellectuelles ; son jugement est correct.
Il me semble que tout cela ne sera que bénéfique pour elle.
A partir du moment où elle comprendra le projet qui est fait pour elle, elle acceptera certainement de faire les différentes démarches.
En attendant, la psychologue ira la voir régulièrement et la recevra dans son cabinet. Nous échangerons nos impressions et constats au fil des jours.
 


 

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I.                  Présentation de la personne :

J’ai choisi de vous présenter la situation de Mme L. car les premières interventions ont été très compliquées, Mme L était en total refus d’aide. Dans un premier temps, elle était dans le déni de la maladie et dans un second temps le plan d’aide n’était pas adapté à ses besoins et ses attentes.

Mme L est veuve depuis l’année dernière. Elle a eu un accident de voiture, à la suite de cela elle est restée plusieurs mois en maison de repos. Nous avons commencé à intervenir lors de son retour à domicile.

Mme L a une démence de type Alzheimer, elle n’a plus de mémoire immédiate. Elle n’a pas d’enfants. Sa cousine lui rend visite tous les WE et l’appelle tous les jours avant de partir travailler. Elle a également un neveu médecin qui réside à l’étranger et qui la contacte par téléphone tous les dimanches

Le plan d’aide au départ consistait à venir tous les jours du lundi au dimanche pour l’aide au repas. Elle a le portage des repas. Notre rôle était de veiller à la prise du repas.

Le plan d’aide n’est pas renseigné, je me suis basée sur la trame de l’association pour montrer à quoi il ressemblerait s’il était complété (cf annexe 1)

II.               La présentation du projet personnalisé établi pour/avec cette personne :

Les premières semaines d’interventions ont été très compliquées. Mme refusait notre présence et selon les intervenantes pouvait se montrer agressive. Après avoir observé quel était le moment opportun pour entrer en communication avec Mme L, j’ai pu récolter les problèmes et difficultés ressenties par Mme :

Problématiques exprimées par Mme :

•       Elle était l’aidante de son mari et à la suite du décès de Mr, sans transition elle est passée de l’aidant à la personne aidée

o  objectif: permettre l accepatation de l aide et sa legitimation

Actions : Lui expliquer les bénéfices de l’aide apportée par les différents professionnels (portage de repas, préparation et prise de médicaments par les infirmières et aide au quotidien apporté par les AES

o   Evaluations/constats : A encore du mal à accepter le fait d’avoir le passage infirmiers 3 fois par jour (contrainte horaires)

AES : ne pas porter de blouse blanche privilégier le tablier pour ne pas être assimilé aux infirmières (perte de repères)

•       Elle souffre de mémoire immédiate de ce fait lors de son passage de la maison de repos au domicile, Mme L n’avait pas pris conscience et intégré les symptômes dont elle souffrait. Elle a l’impression de ne plus avoir de prise de décisions, tout est décidé à sa place

o   objectif: donner des repères et des elements d appropriation de la situation

Actions : Médecin fait des visites à domicile, la vieille, j’ai préparé avec elle toutes les questions qu’elle se posait afin qu’elle comprenne les raisons de cet accompagnement à domicile.

o   Evaluations/constats Mme est apaisée, suite entretien médecin, elle a intégré qu’elle souffrait de mémoire immédiate et qu’au quotidien elle devait se marquer sur des penses bêtes les informations importantes.

Cela a également permis d’enclencher la relation de confiance avec Mme L, c’est à partir de ce moment qu’elle a commencé à se confier au quotidien sur ses difficultés, angoisses, peines…

 

•       Elle est angoissée à l’idée de ne pas savoir qui vient chez elle, de ne pas reconnaitre la personne, trop d’intervenantes différentes (AES)

o  objectif: Repondre a la demande d identification des intervenants 

Actions : Appel Localei, demander qu’il n’y ait que 2 intervenantes principales pour aider Mme L à trouver des repères et accepter notre présence

o   Evaluations/constats : Positif : la communication a été facilité, Mme est apaisée, le lien a pu se créer petit à petit, elle nous accueille maintenant avec plaisir

 

•       Elle ne comprend pas pourquoi nous intervenons au moment du repas étant donné qu’elle bénéficie du portage de repas et qu’elle est capable de manger toute seule

o Objectif: donner de la coherence aux besoins et attentes de Mme

  Actions : Mme L a écrit un courrier pour demander une modification des interventions avec un passage 2 fois par semaines pour une aide-ménagère

o   Evaluations/constats : Mme L n’a pas de problème pour s’alimenter pour le moment, Mme est autonome et en capacité de faire seule. Elle a organisé un étage dans le frigo pour chaque jour de repas, pas de risque pour le réchauffage il se fait au micro-ondes (gaz coupé)

Continuer à vérifier l’organisation des repas pendant nos passages

Vérification du poids constants auprès du personnel infirmiers

Proposition d’aide aux courses car risque d’épuisement, Mme L n’est plus véhiculée, elle s’y rend à pied (pas de désorientation dans l’espace pour le moment)

Ces observations ont été retranscrites avec l’accord de Mme L et de manière factuelle dans le cahier de transmission (DUCD) à disposition de l’équipe pluridisciplinaire et famille.

III.             L'évaluation

Au fils des mois, l’état de Mme L s’est dégradé, elle est de nouveau angoissée, triste, elle exprime pour la première fois le fait de se sentir seule. Elle a encore son jugement et cela l’affecte beaucoup de ne plus se souvenir des personnes ou moments importants, d’égarer des objets... Elle a besoin de plus de soutien au quotidien. Après en avoir discuté avec Mme L, j’en ai informé la famille, les infirmiers et ma collègue lors de nos rencontres au domicile (nous n’avons pas de réunion pluridisplinaire pour le moment) et après avoir partagé nos observations, le plan d’aide a été modifié par la responsable de secteur. Le PAP n’est pas encore mis en place (cf Annexe 2) mais voici les objectifs :

Objectif général :

Ø  Prévenir la perte d’autonomie et la dégradation de la mémoire

Objectifs opérationnels :

Ø  Stimuler la mémoire de Mme L avec des activités du quotidien

Ø  Apporter un soutien moral, lien social, compagnie

Ø  Prévenir et évaluer les difficultés rencontrées au quotidien rencontrées par Mme L

Ø  Soulager l’aidant (cousine qui ne peut pas être présente au quotidien la semaine)

Stratégies :

Ø  A partir des ces centres d’intérêts, stimuler et apporter une écoute active à Mme L par exemple lors de la lecture du journal, du jardinage, une promenade ou échanger autour d’un café sur ses souvenirs d’enfances ou expériences professionnelles (Mme L a une très bonne mémoire ancienne, cela la valorise de parler des ses expériences passées et minimise ses échecs sur le moment présent au quotidien)

Moyens :

Ø  Privilégier des temps d’échanges l’après-midi en semaine car après analyse c’est surtout sur ce temps-là que Mme s’ennuie et ressent de la solitude

Ø  Passer à un passage tous les jours de la semaine car avec seulement 2 passages/ semaines, Mme se retrouve trop longtemps toute seule à gérer le quotidien et s’épuise face à toutes les petites difficultés du quotidien

Ø  Préserver le WE pour les visites familles et habitudes de vies de Mme L (messe le dimanche, marche jusqu’au cimetière)


ETUDE DE SITUATION

DF3 

Coopérer avec l’ensemble des professionnels concernés
DIPLOME D’ETAT D’ACCOMPAGNANT SOCIALE ET EDUCATIF

SOMMAIRE :

INTRODUCTION :

1- PRESENTATION PERSONNELLE

2- PRESENTATION DE LA STRUCTURE

3- PRESENTATION DE LA PERSONNE CHOISIE

4- PARTICIPATION A LA MISE EN ŒUVRE DU PROJET PERSONNALISE

5- L’ENGAGEMENT DE L’AES

6- BILAN DE L’INTERVENTION

7- CONCLUSION

Je suis en formation à la préparation du Diplôme d’Etat d’Accompagnante Educative et
Sociale (DEAES). J’ai débuté ma carrière en tant qu’auxiliaire de vie, fonction que j’ai
exercée durant 10 années.
Dans le cadre de mon projet de réorientation professionnelle. Le choix de cette formation
répond à mon désir de retravailler auprès des personnes à mobilité réduite. J’ai choisi la
spécialité : accompagnement à la vie en structure collective cela me permet de travailler au
sein d’une équipe pluridisciplinaire, aussi de m’occuper de plusieurs personnes.
Je souhaiterais expérimenter cet accompagnement tenant compte des 14 besoins perturbés de
Virginia Henderson qui sont : Boire et manger, de respirer, d’éliminer, se mouvoir et avoir une
bonne posture, d’apprendre, dormir et se reposer donc la personne accompagnée en a besoin,
rencontrer les équipes, familles et résident et réajuster les actions au plus près des besoins
repérés.
Présentation de la structure
La structure dans laquelle j’ai effectué mon stage, est une Maison d’Accueil Spécialisée
appelé la (MAS), en région Parisienne. Cette structure dépend d’une association loi 1901 à
but non lucratif, reconnue d’utilité publique. Elle a capacité de 30 places en internat et
destinée à l’accueil d’adultes en situation de handicap des deux sexes, à partir de 20 ans,
présentant un handicap mental lourd avec ou sans handicap moteur, associé. nécessitant une
surveillance médicale et de soins constants. Les résidents sont accueillis en internat sur toute
l'année, 15 hommes et 15 femmes, dont la moyenne d’âge est de 40 ans à 77ans.
Les missions de l’établissement sont d’assurer :
La sécurité, l’intimité La protection, La communication et la considération.
Les professionnels préservent la dignité des personnes en situation de handicap grâce à la
reconnaissance de chacune dans sa singularité, une dimension relationnelle forte et un projet
personnalisé.
L’équipe de la Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) est composée de :
1- 24 AS/AES
2- 4 Animateurs
3- 3 Infirmières
4- 1 psychomotricien
5- 1 psychologue
6- 1 secrétaire
7- 1 comptable
8- 1 Chef de service et
9- 1 directeur

Choix de la personne :
Le premier jour de mon stage à la Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) après les présentations auprès de l’équipe de l’unité de vie du 2eme étage, mes référents me présentent
aux résidents.
Ils me suggèrent de réaliser l’accompagnement à la toilette de Mme F.
Nos premiers contacts furent chaleureux. Je me suis présentée à Mme F. J’ai pris le temps de lui expliquer tous les gestes que j’allais réaliser durant sa toilette afin qu’elle se sente en confiance et en sécurité, en réalisant des gestes doux et attentif car l’équipe m’a indiqué son hypersensibilité.
Les grands sourires esquissés par Mme F m’ont confirmé qu’elle se sentait à l’aise avec moi.
Toujours souriante et discrète au sein du groupe. Mme F a peu de moyen de communication expressif, mais semblait avoir besoin de communiquer.
J’ai choisi de traiter de la situation de Mme F car nous avons eu un très bon contact. Une relation de confiance s’est instaurée peu à peu ce qui m’a permis de prendre place auprès d’elle en tant que future Accompagnante Educative et Sociale (AES).
Présentation de la personne choisie : Mme F est âgée 53 ans de nationalité Algérienne est la deuxième d’une fratrie de 3 enfants : 2 sœurs et un frère.
Mme F est atteinte d’une déficience intellectuelle avec des troubles associés dont les causes seraient périnatales (anoxie) absence d’oxygène dans l’organisme. Elle présente une
(dystonie) un dérèglement global du système nerveux qui est apparue progressivement et une marche acquise à l’âge de 6 ans. Elle a passé 49 années à domicile avec sa mère. La mère de Mme F était très protectrice vis-à-vis de de sa fille. Elle dormait avec sa fille dans le même lit.
Mme F fut admise à la Maison d’Accueil Spécialisée le 15/04 /2016 car l’état de santé de sa mère s’est détérioré. Sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer, ne pouvait plus la
prendre en charge. Ses sœurs et frère décident de la placer en structure sous leurs tutelles.
La séparation entre Mme F et sa mère fut difficile pour les deux parties.
Les besoins perturbés de Me F sont :
Mme F a peu de langage verbal, elle se nomme à la 3ème personne ou tout du moins n'utilise pas le "je" mais le "moi" à la fin de chaque phrase. Son autonomie dans les actes
de la vie quotidienne est compromise par de nombreuses difficultés. Elle a un mauvais
schéma corporel, et son repérage dans le temps et l'espace est défectueux.
Mme F est une personne sensible qui éprouve des difficultés à maitriser ses émotions et
peut ainsi rapidement s’agiter et uriner sur elle plusieurs fois dans la même journée malgré
l’accompagnement de nombreux accident arrivent. Mme F ne porte pas de protection pour
maintenir son autonomie.
Lorsqu’elle est souillée, une angoisse l’envahie, elle ne supporte pas cette situation
d’inconfort et elle a peur de se faire réprimander. Elle montre un retard important dans son
développement psychomoteur, avec un équilibre instable et insécurisant
Les capacités de Mme F sont :
Mme F se montre compétente dans les activités artistiques. Elle aime le dessin en
collaboration avec des accompagnants. Elle aime la musique, chaque jour lorsque l’on met de
la musique, elle se met à chanter et à danser. Je constate qu’elle est capable de mémoriser des
chansons. Le souhait de Mme F c’est d’aller en Algérie de manger le couscous et de boire du
thé à menthe.
Elle répète cela en longueur de la journée et aussi vouloir manger des bonbons et du chocolat Elle est d'humeur joyeuse, elle participe de façon active à l’ambiance du groupe.
(Par exemple : pour aller aux toilettes, demander un café,) Mme F a une bonne
compréhension des consignes simples). L’accompagnement de Mme F est donc
essentiellement basé sur une présence rassurante permettant la réduction de ses angoisses
ainsi que le maintien de son autonomie quotidienne. Elle doit être accompagnée de façon
très proche par les professionnels.
Dans le cadre de la loi du 2 Janvier 2002-2
Dans le cadre de la loi du 2 janvier 2002-2 rénovant l’action sociale et médico-sociale je
reviens sur la place de la personne fragilisée au sein de la structure. Un projet personnalisé
d’autonomie est mis en place pour chaque résident, j’ai pu le consulter avec l’aide de ma
référente. J’aimerai approfondir mes connaissances dans le milieu sociale et médico-sociale,
en m’imprégnant de tous les outils misent en place selon la loi du 2 Janvier 2002-2 rénovant
l’action sociale et médico-sociale qui place l’usager au cœur du développement de ses droits
et libertés fondamentaux. Cette loi détermine les modalités et met en exergue le droit de
l’usager tel que le Project personnalisé de la personne, Le respect de sa dignité, de son
intégrité, de sa vie privée, de son intimité et de sa sécurité.
Objectif du projet personnalisé de Mme F
1- Maintien : des capacités cognitives
2- Maintien : des acquis moteur (stimulation, kinésithérapie, psychomotricité).
3- Maintien : du lien social favoriser sa socialisation a la participation aux
animations
Pour essayer de lui faire diminuer son stress et l’envie de manger tout le temps.
4- Education : faire respecter à Mme F les règles d’hygiènes de vie en institution.
5- Elaboration a la mise en œuvre du projet personnalisé.
Un des points de vigilance que nous devons avoir avec Mme F concernent la gestion de ses
angoisses, liés pour les toilettes. L’équipe a une attention constante, pour anticiper se
moments d’angoisse en la rassurant voire en l’isolant lorsqu’elle commence à s’agiter.
Mme F est en capacité de dire des mots clés, seulement elle n’ose pas toujours nous
interpeller lorsqu’elle est dans le besoin et rencontre des difficultés à exprimer clairement
ses désirs et ressentis. C’est donc en me montrant quotidiennement à ses côtés, en me
montrant disponible en prenant le temps de parler avec elle tous en l’écoutant et en
l’observant que j’ai appris à la connaitre davantage pour comprendre ses besoins.
Sur l’unité, nous avons un poste radio, dès le matin, Mme F désire que l’on mette de la
musique. Elle vient alors vers l’accompagnant, et le regarde avec insistance. Parfois, elle
nous demande spontanément, mais la majeure partie du temps, nous devons initier sa
demande à travers des questions telle que « que veux-tu Mme F » et elle répond
« musique ». Nous travaillons avec elle sa manière de demander afin qu’elle puisse gagner
en autonomie et faire des demandes seule.
Participation à la mise œuvre du Projet Personnalisé existant (les pictogrammes)
J’ai proposé pour Mme F à l’équipe pluridisciplinaire, de reprendre son projet existant à
savoir le repérage d’objets et d’association d’images aux objets par l’utilisation des pictogrammes. Cette proposition semblait intéressante et convenait à l’équipe et nous avons
établi un planning par apport aux disponibilités de toutes personnes associées. Pour que le
travail mis en place ne soit pas interrompu ou sans suit
Le but était :
1- D’évaluer les outils à mettre en place Soutenir Mme F dans l’utilisation de son
classeur de communication
2- Stimuler ses capacités attentionnelles et la concentration.
3- Evaluer les possibilités de communication de Mme F
4- A favoriser l’articulation et la parole.
En amont avec l’équipe pluridisciplinaire, j’ai confectionné ses supports de communication,
J’avais pris le soin de choisir les pictogrammes en fonction de leur clarté et simplicité, afin de
faciliter l’apprentissage de Mme F. Ces supports devraient aussi être agréables pour stimuler
l’appropriation et la manipulation de cette technique par Mme F Pour son planning de chaque
jour.
Petit à petit, nous avons travaillé les repères grâce à ces pictogrammes. Exemple : Elle
comprend quand on lui montre un pictogramme et sait ce qu’il faut faire. Et puis il lui arrive
de demander à n’importe quel intervenant de jouer avec elle au pictogramme. Elle passe plus
de temps à discuter avec eux de son Algérie natal, du couscous, du thé à la menthe.
Évaluation et Réajustement : 
L’aider à surmonter son état du au stress n’était pas chose facile ni gagné d’avance car dès
que Mme F voyait le classeur des pictogrammes, elle se mettait à demander (par exemple
d’aller aux toilettes, ou demander un café,) Mme F a une bonne compréhension des consignes
simples. Il serait intéressant qu’il y est une continuité de ce projet personnalisé au sein de
l’unité. Parce que j’ai constaté qu’elle avait beaucoup plus de stress et désorienté par moment
et qu’elle répétait les mêmes mots très souvent
Mon engagement en tant que AES :
En tant que AES ma mission est d’apporter une aide visant à compenser un manque
d’autonomie quelles qu’en soit la nature ou l’origine.je suis très contente d’avoir apporté à
Mme F et à d’autres résidents une aide et une attention sur le plan motrice, cognitif et
sensorielle une très nette amélioration sur le stress de Mme F
Bilan de l’intervention :
Le projet a répondu aux attentes de Mme F la beaucoup plu, elle s’y est impliquée et on lisait
la joie sur son visage et était plutôt contente de participer et d’avoir un moment d’échange
avec moi et d’autres résidents, et une semaine de la fin de mon stage j’ai présenté une activité
sur l’association d’images et objet (pictogrammes) avec la plus parts des résidents, Mme F a
bien participé, la communication par pictogramme a donné de bons résultats. Après chaque
repas maintenant, pour me remercier elle dit : Inch’Allah. L’équipe a continué cette activité
pour le bien-être des résidents en modifiant juste les horaires.
Conclusion : Il est important que chaque personne accueillie dans une structure ait un projet personnalisé
adapté à sa situation et réévalué entièrement dès qu’il ya une évolution de la situation au
moins tous les 6 mois, car c’est une démarche de co-construction entre la personne accueillie
et l’équipe pluridisciplinaire pour un accompagnement qui répond aux besoins des résidents.
Le projet mis en place m’a permis en tant qu’AES, de vivre l’accompagnement des personnes
sur le centre d’intérêt bien précis, j’ai pu me réévaluer moi-même comme accompagnante,
vivre la passion, du métier et son utilité dans la société d’aujourd’hui. J’ai l’impression
d’avoir été utile en proposant un accompagnement dont l’objectif est atteint, d’où la
satisfaction professionnelle.

 

AVIS ET COMMENTAIRES

La présentation de votre travail est :

Claire

Soignée

Méthodique

Agréable

Vous avez rempli les critères d'accompagnement dans votre étude de situation 

Vous avez défini quel AES vous êtes, le cadre dans lequel vous intervenez.

Vous avez fait référence à l'enseignement reçu au cours de votre  formation (exemple V Henderson).

La communication, le travail d'équipe, le projet personnalisé sont identifiés dans votre document.

L'analyse de la situation est exposé, les enjeux sur la personne et sont projet sont développées

Je vous recommande quand vous faites référence aux différents acteurs de cette situation de citer la fonction des personnes avec qui vous travaillez à la place d'écrire équipe pluri-professionnelle car c'est trop vague ( exemple pour les pictogrammes avec qui les avez vous élaboré et validez )

Vous avez mis en évidence votre participation à la communication et à la coopération entre professionnels.

Je vous recommande de préciser ou de citer les réunions à laquelle vous participez et avec quels professionnels pour les prises de décisions

C'est un bon travail.

DC3 : Coopérer avec l’ensemble des professionnels concernés
Structure inclusive
Dans le cadre de mon stage effectué dans un dispositif d’Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire - ULIS au sein d’un collège, j’ai vécu plusieurs situations de communications ; écrites, verbales, formelles, informelles…
J'ai choisi une situation de communication  orale informelle  au cours de laquelle j'étais en présence de la coordinatrice dans la salle de classe durant le temps de la récréation alors que l'AESH-CO était absente. Je fus à l’origine de ce moment de communication car je souhaitais obtenir des informations complémentaires concernant W me permettant de mieux le connaître, pour mieux le comprendre afin de mieux l’accompagner. L’échange se fait entre la coordinatrice du dispositif ULIS et la mère de W. La coordinatrice de l’ULIS est spécialisée dans l’enseignement auprès des élèves en situation de handicap. Elle dispense un enseignement adapté à l’âge et aux capacités de chaque élève en utilisant les techniques d’apprentissage et les supports de cours adéquats. En parallèle, elle veille aussi à favoriser les temps d’inclusion individuelle de l’élève au sein de la classe de référence.
 Cela faisait environ 3 semaines que j’avais intégré le dispositif. 
 
Au sein du dispositif ULIS W s’adresse très peu aux autres en dehors de son camarade de classe et ami depuis la maternelle, T. Cependant  son attitude, sa tenue vestimentaire (jeans sous les fesses) ne me semblait pas correspondre à l’élève effacé que je retrouvais dans la classe. Quand je le croisais dans la cour, même si il était toujours accompagné  que de T et d’aucun autre camarade, il était toujours souriant et dans l’échange parfois même dans la communication non verbale, mais gestuelle. Il est évident que W a des difficultés d’élocution car on ne comprend pas ou très peu ce qu’il dit, j’ai d’ailleurs demandé à T si il comprenait quand W lui parle, il m’a dit que non. Il lui demande de répéter souvent et passe à autre chose quand il ne comprend vraiment pas.                                                                                                        Mon rôle en tant qu’Accompagnant d’Elèves en situation de Handicap est d’intervenir pour une mission sociale et éducative ayant pour objectif de faciliter l’autonomie et l’apprentissage de l’enfant ou du jeune adulte accompagné, sans pour cela se substituer à lui sauf quand cela est nécessaire. Je contribue à la réalisation du Projet Personnalisé de Scolarisation de l’élève.    
Le Projet Personnalisé de scolarisation est établi par l’Equipe Pluridisciplinaire d’Evaluation  de la Commission Des Droits à l’Autonomie des Personnes Handicapées qui est elle-même attachée à la Maison Départementale des Personnes Handicapées. L’EPE est composée de plusieurs professionnels ; directeurs d’établissements scolaires, socio et médico-sociaux, de médecins (pédopsychiatre, médecin scolaire, médecin MDPH), un (e) psychologue scolaire, personnels de l’Education… L’EPE évalue la situation de handicap de la personne et met en place des Prestations de Compensation de Handicap PCH, financière, humaine, et/ou matérielle ainsi que des aménagements et des adaptations pédagogiques pour favoriser  la réussite scolaire de l’élève.                                                                                                                        Le PPS de W stipule des adaptations pédagogiques telles que ; aider l’élève à exprimer ses émotions et à les manifester de façon appropriée, maintenir l’attention de l’élève par des sollicitations régulières, s’adresser à lui individuellement, valoriser les réussites mêmes partielles…
Savoir dans quel cadre familial évoluait W me paraissait être une information importante voire essentielle afin de contribuer au mieux à la réalisation de son PPS, également l’aider à développer ses capacités d’apprentissages et favoriser son autonomie.
 
 
L’outil de communication utilisé par la coordinatrice est son téléphone portable.
Elle a mis le haut parleur le temps de la sonnerie et l'a tout de suite retiré quand la maman de W a décroché. Cette posture déontologique et relevant d’une certaine éthique a permis de garder la confidentialité des propos du parent. Elle se présente en tant que coordinatrice de l'ULIS et annonce le but de son appel; savoir dans quel cadre familial vit W. Elle n’a pas donné plus d’explication et apparemment le parent n’en a pas demandés non plus. J'ai pris le temps de poser des questions en amont à la coordinatrice. Elle ne les a pas mises à l’écrit, cependant elle n’en a oublié aucune.
 Elle a utilisé des questions fermées : « W vit-il avec ses deux parents ? » « A-t-il des frères et sœurs ? », « Plus grands ou plus petits » ? « Est-ce que W est un enfant renfermé à la maison? »
Je me mets en position d’écoute active en silence pour favoriser une communication fluide et positive. Selon le cours sur les différents types de reformulation de communication, la coordinatrice utilise la reformulation écho c'est-à-dire qu’elle reprend les propos du parent, ce qui facilite ma prise de note. J’ai pris soin de me munir d’un stylo et d’un carnet. L'échange fut cordial et de courte durée.
 
 Au cours de cet échange  la coordinatrice a appris que W vit avec son père et sa mère, qu’il est l’ainé d’une famille 3 enfants et qu’il n’est pas renfermé chez lui. Ces informations révèlent donc que le comportement « effacé » de W au sein du dispositif ULIS n’existe pas quand il est avec sa famille, d’après les dires de sa mère il n’éprouve aucune gêne pour s’exprimer. Cette situation de communication fut très intéressante et très importante car elle démontre qu’il ne faut  pas hésiter à demander (même en tant que stagiaire) des renseignements qui ne sont pas notifiés dans le dossier scolaire et que le coordinateur du dispositif ULIS et l’AESH ne sont pas en mesure fournir et ce afin de recueillir des renseignements concernant la personne accompagnée et mettre à jour son Projet Pédagogique Personnalisé. Le PPP est un document établi
 
Analyse
 
Je n'ai cherché à contacter moi même le parent car je me suis positionnée en tant que stagiaire. Avec le recul, même en tant que stagiaire j’aurai pu demander à la coordinatrice l’autorisation d’avoir cet échange oral téléphonique avec le parent ce qui m'aurait permis d’affirmer mon identité professionnelle. De plus, j’aurai pu poser des questions pouvant compléter mon questionnement concernant W, par exemple si ses proches comprennent aisément quand il s’exprime avec ses intimes.
Le choix de ce moyen de communication n’était pas le mieux adapté car le réseau téléphonique n’était pas performant par rapport à la situation géographique de la salle et le parent aurait être également dans une zone difficilement accessible et donc la communication hachurée et non productive. Le parent pourrait ne pas être disponible tout simplement. De plus, durant le temps de la récréation, la communication  aurait pu être rendu compliquée par l’animation des élèves dans la cour et l’arrivée d’élèves ou de collègues dans la salle de classe.
 
 
 
 
De même, il serait plus approprié de préparer cet échange en utilisant un moyen de  communication écrite en amont afin de fixer un rendez-vous avec une date et une heure bien précises avec le parent. Les moyens de communication faisant le lien entre l’équipe pédagogique et les parents sont le carnet de correspondance de l’élève et le logiciel PRONOTE qui est une plateforme d’échanges de données (moyen de communication) au service de la communauté scolaire (Equipe Pédagogique/Parents/Elèves). L’un deux aurait pu être utilisé à cet effet.
L’équipe pédagogique  est composée des personnes concernées par la scolarité de l’élève. Elle comprend le chef d’établissement, l’adjoint au chef d’établissement, les professeurs intervenants auprès de l’élève, le coordinateur de l’ULIS.
 
Les informations relevées durant cet échange téléphonique oral ont cependant  été d’une grande utilité dans l’accompagnement de W. La coordinatrice a partagé oralement et de façon informelle les nouvelles données concernant W avec l’AESH-CO. Suite à cet échange, nous avons coopérer dans l’accompagnement de W, ainsi la coordinatrice, l’AESH et moi avons insisté sur la stimulation et l’encouragement à apporter à W afin de l’aider  à travailler ses besoins perturbés selon les 14 besoins de Virginia HENDERSEN à savoir son besoin de communiquer avec ses semblables, s’occuper en vue de se réaliser et apprendre. L’objectif commun étant de favoriser son autonomie et développer ses capacités d’apprentissage.
Durant les semaines qui ont suivi, les progrès de W ont été manifestes, la coordinatrice a félicité mon implication personnelle dans cet accompagnement et ma perspicacité.
 
 
 
 
 
 

) PRESENTATION DE LA SITUATION (de communication)
a) le contexte de la situation
Je suis AES dans une Mas. La maison d'accueil spécialisée propose un hébergement permanent à tout adulte handicapé gravement dépendant dont les capacités de décision et d'action dans les actes de la vie quotidienne sont altérées.

Ce type d'hébergement peut proposer des activités quotidiennes d'éveil ou occupationnelles (musique, relaxation, activités manuelles...).

J'interviens dans une équipe composé de 2 aides-soignantes dans un groupe de 14 résidents.
La situation que je vais présenter concerne Madame J, âgée de 46 ans. Elle présente une surdité sévère avec angoisse. Elle ne présente pas d’handicap physique, ses difficultés relèvent de la communication. Lors de la réunion pavillonnaire, nous discuterons du projet personnalisé et du projet d’animation mise en place pour Madame J.
Chaque semaine, le mardi, une réunion de synthèse réunit l'ensemble des intervenants concernés par la situation de la personne hébergé dans la Mas.
« L’intimité c’est cet espace privé qui peut être partagé par un autre uniquement avec l’accord de la personne » 
b) Réunion de synthèse
La réunion de synthèse est une réunion professionnelle hebdomadaire au cours de laquelle est effectué collectivement le bilan sur l’évolution, la régression et le changement de chaque résident.  Chaque semaine sont abordés les situations des résidents. 
L’ensemble des intervenants concernés par la situation des résidents participe à la réunion de synthèse. La  cheffe de service et l’éducatrice animent la réunion, chaque membre de l'équipe présente une synthèse de ses observations sur la personne en fonction de son domaine d'intervention. C’est aussi, un temps favorable pour faire remonter les informations, passer également en revu l’avancée des projets et transmettre éventuellement les difficultés rencontrées dans sa pratique.
Lors de la réunion, un personnel encadrant prend des notes sur le cahier de réunion, cela permet aux personnels absents de se tenir informer sur l’ordre du jour et le Tuteur Référent Educateur Spécialisé transcrit un compte rendu de la réunion sur support informatique. 
Quotidiennement, lors des changements d’équipe, nous prenons connaissance des informations notées dans le cahier de transmission. Pour la continuité de l’accompagnement, le professionnel s’informe sur tout ce qui s’est passé pendant son absence ou encore une action à mener auprès du résident. Une réunion informelle commence à la lecture de ces informations.
En ce qui concerne Madame J sont présent : 
→  Cheffe de service : Elle participe activement à la coordination et à l’organisation du service. Elle assure la gestion des personnes d’encadrement et favorise le travail en équipe pluri professionnelle.
→ Educateur spécialisé : Ils assurent en lien avec l’équipe pluri professionnelle : l’animation et la coordination des activités auprès des résidents. Ils coordonnent et participe à l’organisation et à la mise en œuvre, l’évaluation l’actualisation des projets individuels des résidents.
→ Aides-soignantes: Accompagne les résidents dans la prise de soin, l’hygiène, de confort et de bien-être.
 → AES : Il accompagne le résident dans les actes de la vie quotidienne et participe à l’animation de la vie sociale.
 → L’infirmière : veillent sur la santé, ils sont chargés du suivi médical constant. Ils sont responsables de la distribution de traitement médicaux.
→ La psychologue : assure le suivi psychologique des résidents accueillis. Elle apporte sa contribution lors des réunions de bilan ou de synthèse et lors de la mise en place des projets individualisés.
Afin de mieux préparer la réunion, je décide de consulter les collègues et je pourrai éventuellement communiquer sur mes observations, sur son niveau d'autonomie, ses besoins d'aide dans les actes de la vie quotidienne et sur les potentialités et les difficultés de Madame J.
Par rapport à son projet personnalisé qui est de « Favoriser l’expression des besoins de Madame J » par rapport à ses désirs et refus.
Lors de cet échange, j’ai proposé aux collègues l’idée du bien- être, projet intitulé « L’escale bien-être ». J’ai expliqué ma démarche et pourquoi un tel projet. Suite à mes observations, il s’est avéré que la résidente aime tous ce qui est détente et relaxation. Elle aime tout ce qui est le soin des mains (vernis, couper les ongles), les bains relaxant. En Exemple, lors du projet d’animation, j’ai proposé à Madame J un bain relaxant. Elle a beaucoup aimé et vraiment apprécier.
Les collègues ont approuvés mon projet et nous avons continué à débattre dessus.
Les outils utilisés lors de cet échange :
Le projet personnalisé des résidents est également un outil de communication utilisé par cet établissement. Le résident est acteur de son projet de vie. La loi du 02 janvier 2002 / 11 février 2005, correspond aux demandes des personnes accompagnées.
• Le cahier de transmissions « cahier de liaison » est un outil qui nous permet d’avoir des informations sur le quotidien des résidents et de garder une trace écrite. Il est utilisé quotidiennement par tous les soignants de la MAS (AS, AES, infirmière) son usage consiste à relever les différents problèmes des usagers observés aux dates et heures indiqués selon l’importance de l’information communiquée.
• Le cahier de réunion qui reprend de manière synthétique tout ce qui a été dite en réunion hebdomadaire.
Le projet institutionnel de la M.A.S. se formalise sur un ou plusieurs outils de communication écrite ou orale. En ce qui concerne, la communication écrite, il s’agit de documents relatifs aux résidents. C’est-à-dire : Le contrat de séjour, Le document individuel de prise en charge, les bilans de synthèses, Le rapport de situation, et les comptes rendus de réunion...
Aussi, des documents relatifs aux stagiaires : le Guide d’accueil et d’accompagnement des stagiaires.
En ce qui concerne, la communication orale formelle, il est question des différentes réunions de synthèses, les réunions de service, les réunions institutionnelles. Sans oublier les temps de communication informelle, comme le relais à l’occasion de changement d’équipe.
J’interviens au pavillon X les résidents sont partiellement autonome, le langage verbal est présent. Pour certains résidents, pour les accompagner, le personnel communique par un langage non verbal. Nous restons attentives sur les postures, les mimiques, les gestes, le regard, les traits du visage, le langage corporel, les cris…
C) L’analyse de mon intervention
Contrairement au premier stage, je me suis donner les moyens d’aller chercher les informations nécessaires auprès des professionnels concernés (aide-soignante, infirmière, Aes). Afin d’améliorer ma communication, j’utilise des termes appropriés au métier d’AES. Je n’ai eu aucune difficulté à communiquer avec l’équipe. La communication a été fluide par des phrases simples et courtes. L’observation et l’écoute, sont 2 outils capitaux pour rendre efficient l’accompagnement avec le résident et de pouvoir surtout rendre compte de mes observations à l’équipe.
J’ai développé des compétences telles que le travail au sein d’une équipe pluri professionnelle, j’ai su transmettre des informations aux professionnels concernés par rapport à une observation. Grâce à mon observation, j’ai pu collecter des informations sur la situation de la personne. Contribuer à l’évolution du projet personnalisé de Madame J, en incluant son projet d’animation.

 

 

 
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