Pharmacologie par systèmes IDE
UE B.1 Sciences biomédicales - Pharmacologie par systèmes
Pharmacologie théorique organisée par systèmes anatomiques - Arrêté du 20 février 2026
Organisation de la pharmacologie dans l'UE B.1
Conformément au référentiel infirmier (Arrêté du 20 février 2026), la pharmacologie de l'UE B.1 est organisée de façon systémique : chaque famille thérapeutique est abordée en lien avec le système anatomique concerné et ses pathologies prévalentes. Cette logique facilite l'intégration clinique des savoirs pharmacologiques dans la pratique infirmière.
Pour chaque système : mécanismes d'action, indications principales, effets indésirables à surveiller, et points de vigilance infirmiers.
Accès rapide aux 9 systèmes
Pharmacologie du système cardio-pulmonaire
Anticoagulants
Les anticoagulants réduisent la coagulation sanguine pour prévenir ou traiter les thromboses. On distingue les héparines injectées (HNF, HBPM), les anti-vitamines K (AVK : warfarine) par voie orale, et les anticoagulants oraux directs (AOD : rivaroxaban, apixaban). Surveillance infirmière : signes hémorragiques, INR pour les AVK, rotation des sites d'injection.
Antiagrégants plaquettaires
Aspirine à faible dose, clopidogrel. Indiqués en prévention secondaire cardiovasculaire. Vigilance : risque hémorragique, ne pas arrêter brutalement, signaler avant tout geste invasif.
Statines
Atorvastatine, rosuvastatine : inhibent la HMG-CoA réductase et réduisent le cholestérol LDL. Effets indésirables : myalgies, élévation des CPK. Prise le soir de préférence.
Diurétiques
Diurétiques de l'anse (furosémide), thiazidiques, épargneurs de potassium (spironolactone). Surveillance : ionogramme (hypokaliémie avec anse et thiazidiques), poids, diurèse.
Antihypertenseurs
IEC (ramipril), sartans (losartan), bêta-bloquants (bisoprolol), inhibiteurs calciques (amlodipine). Points clés : mesure de la TA avant administration, risque d'hypotension orthostatique, ne jamais arrêter brutalement les bêta-bloquants.
Antiarythmiques
Amiodarone, digoxine, vérapamil. Surveillance : fréquence cardiaque avant administration, ECG, toxicité de la digoxine (nauses, troubles visuels, bradycardie). Fenêtre thérapeutique étroite pour la digoxine.
Bronchodilatateurs
Bêta-2 agonistes de courte durée (salbutamol) et de longue durée (formotérol), anticholinergiques (tiotropium). Point infirmier : vérifier et corriger la technique d'utilisation de l'inhalateur à chaque consultation.
Cas clinique - Système cardio-pulmonaire
Situation : M. P., 71 ans, hospitalisé pour insuffisance cardiaque décompensée. Son traitement comporte : furosémide 40 mg par jour, ramipril 5 mg par jour, bisoprolol 5 mg par jour, spironolactone 25 mg par jour, aspirine 75 mg par jour, atorvastatine 20 mg par jour. A l'admission : TA 90/60 mmHg, oedèmes des membres inférieurs importants, dyspnée de repos. Kaliémie : 3,1 mmol par litre.
Questions de réflexion :
- Quel ou quels médicaments ne doivent pas être administrés devant une TA à 90/60 mmHg ? Justifiez.
- La kaliémie est basse. Quel médicament peut l'aggraver ? Lequel la corrige ?
- Décrivez votre surveillance infirmière du furosémide pour ce patient.
- Pourquoi le bisoprolol ne doit-il pas être arrêté brutalement même en cas de bradycardie ?
Quiz - Système cardio-pulmonaire
Pharmacologie du système nerveux
Antiépileptiques
Ils stabilisent la membrane neuronale ou potentialisent l'inhibition GABAergique. Molécules principales : valproate, lamotrigine, lévétiracétam, carbamazépine. Surveillance : efficacité (absence de crises), dosages plasmatiques. Le valproate est formellement contre-indiqué chez la femme enceinte en raison de sa tératogénicité (malformations, troubles du neurodéveloppement).
Antidépresseurs
ISRS (sertraline, fluoxétine), IRSNa (venlafaxine), antidépresseurs tricycliques. Délai d'action de deux à quatre semaines. Risque suicidaire en début de traitement. Ne jamais arrêter brutalement : syndrome de sevrage.
Antipsychotiques
Bloquent les récepteurs dopaminergiques D2. Classiques (hal opéridol) et atypiques (rispéridone, olanzapine). Effets indésirables : syndrome extrapyramidal, dyskinésies tardives, syndrome malin des neuroleptiques (urgence médicale).
Benzodiazépines - Anxiolytiques et hypnotiques
Diazépam, lorazépam, zolpidem : potentialisent le GABA. Usage limité dans le temps (dépendance, tolérance). Surveillance : sédation, chutes chez la personne âgée, jamais d'arrêt brutal.
Thymorégulateurs
Le lithium est le thymorégulateur de référence dans les troubles bipolaires. Fenêtre thérapeutique étroite : lithémie entre 0,6 et 1,2 mmol par litre. Toxicité : tremblements, confusion, insuffisance rénale. Dosages réguliers et hydratation correcte obligatoires.
Cas clinique - Système nerveux
Situation : Mme D., 34 ans, épileptique traitée par valproate 1000 mg par jour depuis trois ans, vient d'apprendre sa grossesse de six semaines. Elle est également sous sertraline 50 mg par jour depuis six semaines pour un épisode dépressif. Elle signale des nausées depuis dix jours et demande si elle peut arrêter ses traitements.
- Quel risque majeur le valproate représente-t-il pendant la grossesse ? Quelle est la conduite à tenir infirmière immédiate ?
- Pourquoi ne faut-il pas arrêter brutalement la sertraline ? Quel syndrome peut survenir ?
- Le délai d'action de la sertraline est-il compatible avec une efficacité déjà présente à six semaines ? Justifiez.
- Quelle est votre priorité de transmission dans ce contexte ?
Quiz - Système nerveux
Pharmacologie du système locomoteur
Antalgiques palier 1 - Non opioïdes
Paracétamol : dose maximale chez l'adulte 4 g par jour (3 g par jour chez la personne âgée ou insuffisante hépatique). AINS (ibuprofène, kétoprofène) : anti-inflammatoires non stéroïdiens. Contre-indications AINS : insuffisance rénale, grossesse au troisième trimestre, ulcère gastrique, insuffisance cardiaque.
Antalgiques palier 2 - Opioïdes faibles
Codéine, tramadol, dihydrocodeïne. Effets indésirables : nausées, constipation, sédation, risque de dépendance. La codéine est métabolisée en morphine : variabilité génétique possible.
Antalgiques palier 3 - Opioïdes forts
Morphine, oxycodone, fentanyl. Surveillance infirmière : score de douleur (EVA), fréquence respiratoire (dépression respiratoire si inférieure à 10 par minute), constipation à prévenir systématiquement par laxatif, score de sédation, disponibilité du naloxone (antidote).
Traitements de l'ostéoporose
Bisphosphonates (aléndronate) : inhibent la résorption osseuse. Administration stricte : à jeun le matin avec un grand verre d'eau, rester debout trente minutes après. Calcium et vitamine D en association systématique.
Cas clinique - Douleur et antalgiques
Situation : Mme R., 78 ans, ostéoporotique, est hospitalisée après une fracture du col du fémur opérée. Elle est sous morphine LP 30 mg deux fois par jour et morphine IR 10 mg à la demande. Ce matin : fréquence respiratoire 8 par minute, SpO2 91 %, score de sédation 3 sur 4, EVA 2 sur 10. La nuit, elle a reçu trois interdoses.
- Quels signes évoquent une dépression respiratoire aux opioïdes ? Quelle est votre conduite à tenir immédiate ?
- Qu'est-ce que le naloxone ? Dans quelles conditions l'infirmier ou l'infirmière peut-il ou peut-elle l'administrer ?
- Quel traitement adjuvant doit systématiquement accompagner la morphine ? Pourquoi ?
- Que signifie trois interdoses en une nuit pour l'antalgie de fond ? Quelle transmission faites-vous ?
Quiz - Système locomoteur
Pharmacologie et système urinaire
Le rein comme organe d'élimination des médicaments
La majorité des médicaments sont éliminés par voie rénale. En cas d'insuffisance rénale, la clairance est réduite : les médicaments s'accumulent et leur toxicité augmente. Le DFG (débit de filtration glomérulaire) est l'indicateur de référence pour adapter les posologies.
Classes à adapter en insuffisance rénale
Antibiotiques (aminosides, vancomycine), HBPM, metformine (contre-indiquée si DFG inférieur à 30 mL par minute), antiviraux, digoxine, lithium. Règle infirmière : vérifier systématiquement la créatinine et le DFG avant administration des médicaments à marge thérapeutique étroite.
Médicaments néphrotoxiques
AINS, aminosides, produits de contraste iodés, ciclosporine. Prévention : hydratation correcte avant et après les examens avec produit de contraste, surveillance de la diurèse et de la créatinine, éviter les associations néphrotoxiques.
Surveillance infirmière spécifique
Diurèse des 24 heures, bilan entrées et sorties, créatininémie, ionogramme, pesée quotidienne. Chez le patient dialyé: certains médicaments sont épurés par la dialyse (à administrer après la séance).
Cas clinique - Insuffisance rénale et médicaments
Situation : M. B., 65 ans, diabétique de type 2 sous metformine 1000 mg deux fois par jour, est admis pour artériographie des membres inférieurs nécessitant un produit de contraste iodé. Créatinine 180 micromoles par litre, DFG 28 mL par minute. Il prend aussi de l'ibuprofène 400 mg par jour en automdéication pour des lombalgies.
- Pourquoi la metformine doit-elle être arrêtée avant l'injection de produit de contraste ? Quel risque existe ?
- L'ibuprofène est-il approprié chez ce patient ? Justifiez en utilisant les données biologiques.
- Quelles mesures de prévention infirmières mettez-vous en place avant et après l'artériographie ?
- Quand peut-on réintroduire la metformine ? Quelle condition biologique est requise ?
Quiz - Système urinaire
Pharmacologie du système digestif
Laxatifs
Quatre types : de lest (psyllium), osmotiques (macrogol, lactulose), stimulants (bisacodyl, usage court), lubrifiants (paraffine). Indication principale infirmière : prévention systématique de la constipation sous opioïdes et en cas d'immobilisation prolongée.
Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)
Oméprazole, pantoprazole, ésoméprazole : bloquent la pompe H+K+ATPase des cellules pariétales gastriques. Très largement prescrits (reflux, ulcère, gastroprotection sous AINS). Vigilance : prescription souvent prolongée sans réévaluation, risque d'hypomagnésémie et de fractures osseuses à long terme.
Antiémétiques
Métoclopramide (antagoniste D2 et procinetique), ondansétron (anti-5HT3 utile en chimiothérapie). Précaution : métoclopramide contre-indiqué si syndrome parkinsonien ou traitement par neuroleptique.
Traitements des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
Mésalazine pour la rectocolite hémorragique. Corticoïdes en poussée. Immunosuppresseurs (azathioprine) et biothérapies (anti-TNF) pour les formes sévères. Surveillance : risque infectieux accru sous immunosuppresseurs.
Cas clinique - Système digestif
Situation : M. C., 58 ans, hospitalisé pour lombalgies aiguës. Il est sous ibuprofène 600 mg trois fois par jour depuis cinq jours et se plaint depuis deux jours de douleurs épigastriques et de nausées. Il prend également de la morphine LP 10 mg deux fois par jour depuis 48 heures. Il n'a pas eu de selles depuis trois jours et aucun IPP n'est prescrit.
- Expliquez le mécanisme par lequel les AINS provoquent des douleurs épigastriques.
- Quel médicament manque dans l'ordonnance compte tenu du traitement par AINS ? Que signalez-vous au médecin ?
- Quelle est la cause la plus probable de l'absence de selles ? Quel traitement proposez-vous ?
- Ces deux problèmes ont-ils un lien avec les traitements prescrits ? Argumentez.
Quiz - Système digestif
Pharmacologie du système endocrinien
Insulines
Quatre catégories selon la durée d'action : rapides (lispro, asparte : trois à cinq heures), intermédiaires (NPH : douze à dix-huit heures), lentes (glargine, détémir : vingt à vingt-quatre heures). Points critiques infirmiers : délai repas-injection, rotation des sites, conservation (ne pas congéler), signes d'hypoglycémie.
Antidiabétiques oraux
Metformine (première intention dans le DT2) : contre-indiquée si DFG inférieur à 30, à arrêter 48 heures avant produit de contraste. Sulfamides (glibenclamide) : risque d'hypoglycémie. Gliflozines (empagliflozine) : inhibent la réabsorption rénale du glucose. Analogues du GLP-1 (liraglutide) : injectables.
Lévothyroxine
Traitement substitutif de l'hypothyroïdie. Administration : le matin à jeun, trente minutes avant tout repas ou autre médicament (absorption perturbée par le café, le calcium, le fer). Dose ajustée sur la TSH. Surdosage : tachycardie, tremblements, insomnie, perte de poids.
Cas clinique - Insuline et hypoglycémie
Situation : Mme F., 68 ans, diabétique de type 1, hospitalisée pour pyélonéphrite. Schéma insulinique : glargine 18 UI le soir et lispro selon schéma basal-bolus. Ce matin à 7 heures, avant le petit-déjeuner : glycémie capillaire 0,58 g par litre. Elle est pâle, transpirante, tremblante, mais consciente et capable d'avaler.
- Définissez l'hypoglycémie et classifiez sa sévérité dans cette situation.
- Quelle conduite à tenir immédiate selon les recommandations (resucrage oral) ?
- Doit-on administrer la lispro prévue au petit-déjeuner ? Justifiez.
- Quelles informations transmettez-vous dans votre relève infirmière ?
Quiz - Système endocrinien
Pharmacologie du système immunitaire et des pathologies infectieuses
Antibiotiques
Classes : bêta-lactamines (pénicillines, céphalosporines, carbaénèmes), fluoroquinolones, aminosides, macrolides, glycopeptides (vancomycine). Règles infirmières : respecter horaires et voie, interrogatoire allergie systématique, hémocultures avant première dose si possible, signaler tout rash. Ne pas interrompre le traitement : lutte contre l'antibiorésistance.
Antiviraux
Aciclovir (herpès, zona), antiviraux VIH (antirétroviraux : tenoforvir, efavirenz), antiviraux VHC (sofosbuvir), oseltamivir (grippe). Points clés : les antirétroviraux nécessitent une observance stricte, interactions médicamenteuses majeures.
Corticoïdes systémiques
Prednisolone, méthylprednisolone. Effets indésirables : hyperglycémie (surveiller la glycémie), hypokaliémie, risque infectieux, ostéoporose si prolongé, insuffisance surrénalienne si arrêt brutal. Prise le matin avec le repas.
Immunosuppresseurs
Méthotrexate, azathioprine, ciclosporine, biothérapies anti-TNF (infliximab). Surveillance : NFS (neutropénie), bilan hépatique, risque infectieux majeur, pas de vaccins vivants attenués.
Cas clinique - Antibiothérapie
Situation : M. A., 45 ans, hospitalisé pour pneumonie franche lobaire. Traitement prescrit : amoxicilline 1 g IV trois fois par jour. Lors de la préparation de la première injection, le patient déclare une allergie à la pénicilline (rash cutané il y a dix ans). Le médecin souhaite également des hémocultures.
- Quelle est votre conduite à tenir immédiate face à l'allergie déclarée à la pénicilline ?
- Pourquoi les hémocultures doivent-elles être prélevées avant la première dose d'antibiotique ?
- Citez deux effets indésirables à surveiller lors d'une antibiothérapie par bêta-lactamines IV.
- Quels comportements infirmiers contribuent à prévenir l'antibiorésistance ?
Quiz - Système immunitaire et infectieux
Pharmacologie du système tégumentaire
Antiséptiques cutanés
Chlorhexidine (référence pour désinfection des plaies et sites d'injection), povidone iodée (contre-indiquée sur les plaies chroniques, chez le nouveau-né, la femme enceinte), alcool 70 degrés. Règle absolue : ne jamais associer chlorhexidine et povidone iodée (inactivation mutuelle).
Dermocorticoïdes
Classés en quatre niveaux de puissance. Utilisés dans les eczémas, psoriasis, dermatites atopiques. Règles d'application : couche mince, durée limitée, ne pas appliquer les formulations fortes sur le visage ou les plis. Risque d'atrophie cutanée en cas d'utilisation prolongée.
Antifongiques locaux
Miconazole, clotrimazole (crèmes, poudres) pour les candidoses cutanées. Sécheresse et aération des zones touchées indispensables.
Antalgiques topiques et pansements
EMLA (crème lidoïcaine et prilocaïne) pour analgésie locale avant ponctions : appliquer soixante minutes avant. MEOPA pour douleurs procédurales. Pansements : tulle gras, hydrocolloïdes, alginates, pansements à l'argent (plaies infectées).
Cas clinique - Système tégumentaire
Situation : Enfant de quatre ans hospitalisé pour pose de voie veineuse périphérique. La mère souhaite que l'enfant ne souffre pas lors de la ponction. L'enfant présente un eczéma atopique modéré sur les plis du coude traité par dermocorticoïde de classe deux depuis trois semaines. La mère signale qu'elle applique beaucoup de crème car l'enfant est très irrité.
- Quel produit utilisez-vous pour l'analgésie locale avant la ponction veineuse ? Quel est le délai d'efficacité ?
- Quels risques sont liés à une application trop abondante et prolongée de dermocorticoïdes chez l'enfant ?
- Comment éduquez-vous la mère sur la bonne utilisation des dermocorticoïdes ?
- Citez deux règles pour éviter l'atrophie cutanée lors d'un traitement prolongé.
Quiz - Système tégumentaire
Pharmacologie ORL et ophtalmologique
Collyres antibiotiques et anti-inflammatoires
Tobramycine, ciprofloxacine (conjonctivites bactériennes). Collyres à la déxaméthaésone (uvéites, postopératoire). Technique d'instillation : tête en arrière, regarder vers le haut, une goutte dans le cul-de-sac conjonctival inférieur, comprimer le point lacrymal une à deux minutes. Intervalle de cinq minutes entre deux collyres différents.
Antibiotiques auriculaires
Gouttes auriculaires (ciprofloxacine, néomycine) pour les otites externes. Règle absolue : ne jamais utiliser de gouttes ototoxiques en présence d'un tympan perféré. Réchauffer légèrement le flacon avant instillation pour éviter le vertige calorique.
Lavages nasaux et décongestionnants
Sérum physiologique pour nettoyage. Décongestionnants nasaux (oxymétazoline) : durée maximale cinq jours (rhinite médicamenteuse par effet rebond au-delà). Contre-indiqués chez l'enfant de moins de douze ans et le glaucomateux.
Traitements du glaucome
Collyres bêta-bloquants (timolol), analogues des prostaglandines (latanoprost). Vigilance : le timolol peut avoir un passage systémique et provoquer bradycardie et bronchospasme. Informer l'anesthésiste et le cardiologue de ce traitement.
Cas clinique - ORL et ophtalmologie
Situation : M. G., 72 ans, glaucomateux traité par timolol collyre 0,5 % depuis huit ans. Il est suivi pour insuffisance cardiaque (bradycardie à 52 par minute ce matin) et asthme modéré. Il est hospitalisé pour une conjonctivite bactérienne. Le médecin prescrit de la tobramycine collyre. Le patient demande s'il peut utiliser son spray nasal décongestionnant pour son rhume.
- Le timolol collyre peut-il expliquer la bradycardie et les symptômes respiratoires ? Quel mécanisme ?
- Décrivez la technique correcte d'instillation des deux collyres. Dans quel ordre et quel intervalle ?
- Le spray nasal décongestionnant est-il approprié pour ce patient ? Justifiez.
- Quelle information prioritaire signalez-vous au médecin à partir de l'évaluation globale ?
Quiz - ORL et ophtalmologie
Gisèle Cabre - Formatrice IFAS IFSI
UE B.1 Sciences biomédicales - Pharmacologie par systèmes - Arrêté du 20 février 2026 - soignantenehpad.fr
UE B.1 Sciences biomédicales 18 ECTS
Système endocrinien : diabète et pathologies thyroïdiennes
Psychiatrie de l'adulte, de l'enfant et de l'adolescent
Système nerveux : AVC, épilepsie, Parkinson et neuropathies
Développement de l'enfant et pathologies infantiles
Système immunitaire : infections bactériennes, virales et sepsis
Infectiologie et pathologies infectieuses
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