Le choc
• Apparaît dés l’instant où quelque chose est arrivé.
• Sentiment de stupeur : le sujet est incapable de réagir.
• Il perçoit la situation comme éminemment menaçante et dangereuse pour lui-même.
• Etat émotionnel intense allant de l’anxiété jusqu'à la panique.
• Il en résulte une atmosphère d’irréalité où tout perd sens.
On parle aussi de sidération
LE DENI
• C’est un mécanisme de défense contre l’angoisse :
C’est une protection involontaire et momentanée
• L’individu ne peut pas intégrer l’information.
Il ne peut pas y croire.
• C’est un mécanisme d’adaptation nécessaire.
La personne a besoin de temps pour intégrer la vérité.
• La personne a besoin de se confronter à la réalité de la
perte et de comprendre ce qui s’est passé, même si cela
est difficile à entendre.
Exemple ce n'est pas possible je ne vous crois pas
Les émotions ressenties
La souffrance : elle est variable dans son intensité et son
expression, elle est propre à chacun . Elle est subjective,
elle survient dés le choc, peut s’intensifier et s’apaise
avec le temps.
La culpabilité : des remords, des regrets
nourrissent ce sentiment de culpabilité.
La colère : Les personnes endeuillées ressentent parfois
une grande colère qui peut se tourner vers les autres :
défunt, soignants …
Le besoin de trouver
un responsable peut protéger
un temps de la douleur.
Exemple je ne peux pas vivre sans lui, j'aurais dû lui dire je n'aurais pas dû m'absenter
L’enfant en deuil
• Le nourrisson : perçoit la détresse et l’émotion des personnes qui l’entourent.
• Jusqu’à 3 ans, l’enfant n’est concerné que par la séparation.
• Jusqu’à 6 ans, la mort est vécue comme réversible.
C’est temporaire, pour lui, cela peut-être une autre façon de vivre.
• Entre 6 et 8 ans : l’enfant intègre le caractère irréversible de la mort.
La mort est reliée à la vieillesse et à la maladie.
• Après 8 ans : l’enfant accède à la pensée abstraite.
Il peut comprendre le caractère permanent de mort. Il comprend que la mort
est universelle, irréversible et que tout le monde mourra un jour.
Selon son âge, l’enfant appréhende la mort de façon
différente et s’y adapte de façon évolutive
Attention aux mots employés !!!!
Exemple ton oncle est parti en voyage égal sentiment d'abandon
Exemple ta grand-mère était vieille et malade égale peur de la maladie
Exemple ton papa c'est endormi pour toujours = trouble du sommeil peur de s'endormir
Exemple elle est allée au ciel égale peur de prendre l'avion
Un enfant en deuil
Ce qui complique le deuil chez un enfant,
ce n’est pas la réalité, mais ce qui est caché.
• Pouvoir parler de la mort avant qu’il y soit confronter !
• Ne pas le mettre à l’écart.
• Il est important de mettre des mots sur ce qui se passe.
• Se montrer disponible, pouvoir répondre à ses questions
sans les devancer.
• Permettre à l’enfant de voir le corps du défunt s’il le
souhaite, en l’informant sur cette présentation et en
l’accompagnant.
• Proposer à l’enfant de faire un dessin pour le défunt.
• Permettre sa venue aux funérailles.
• Le rassurer sur le fait qu’il n’est pas responsable, et qu’il ne
sera pas abandonné.
• Le rassurer sur le fait que la personne morte ne sera pas
oubliée et que l’on peut en parler.
• S’autoriser à exprimer ses émotions pour lui montrer qu’il est
possible de vivre son chagrin
• Le rassurer sur le fait qu’il n’est pas responsable, et qu’il ne
sera pas abandonné.
• Le rassurer sur le fait que la personne morte ne sera pas
oubliée et que l’on peut en parler.
• S’autoriser à exprimer ses émotions pour lui montrer qu’il est
possible de vivre son chagrin
DONNER UNE NOUVELLE PLACE AU DÉFUNT
Manifestations : Dépression , tristesse
Doute, déception, impuissance
Culpabilité, colère
But : S’adapter à une nouvelle vie,
Acquérir de nouvelles compétences, un nouveau statut
Rester à l’écoute par rapport à cette adaptation et
aux difficultés qui surgissent.
Ne pas accomplir cette tâche : Attention aux deuils pathologiques !
Ne pas arriver à s’adapter à la perte.
Refus des contacts, Idéalisation de la personne décédée
ACHEVER LE DEUIL
• Pas de durée prévisible. Minimum un an …
• Le terme c’est « intégrer » et non pas « oublier ».
• Possibilité de repenser à la personne décédée sans ressentir de
douleur intense.
• La tristesse, après une perte, peut revenir lors d’événements
importants (Anniversaire, Noël, mariage..)
• Pouvoir investir de nouvelles relations, réinvestir la vie.
• Etre capable de jouir de petites joies de l’existence.
• Affronter de nouveaux tracas.