C'est une épreuve orale ou vous devez présenter un projet favorisant l'animation de la vie sociale et citoyenne de la personne ou des personnes
Le jury va évaluer les capacité de l'étudiant à élaborer et ou participer à un projet d'animation de la vie sociale et citoyenne, l'organisation et la correction sont organisé par l'établissement de formation
Les critères d'évaluation
Vous devez présenter un projet qui favorise l'animation et la vie sociale citoyenne, il faut expliquer d'une façon claire comment vous l'avez promu et quel à été votre place dans la construction de ce projet
Le jury tiendra compte du processus d'élaboration du projet et sa réalisation, de votre implication, de la pertinence du projet au regard du contexte et du public accompagné
Le jury va chercher à comprendre, comment vous avez facilité la vie sociale et citoyenne de la personne, comment vous avez coopéré avec la famille et l'entourage, quelle a été votre place, comment vous avez accompagné la personne dans la mise en œuvre de l'activité en suscitant sa participation.
La socialisation
C'est un processus continu au cours duquel l'individu apprend à vivre en société
Le développement de la socialisation
C'est un processus qui se poursuit tout au long de la vie
Elle commence dès la naissance et se poursuit durant l'enfance et l'adolescence (socialisation primaire)
La famille va avoir un rôle important dans ce processus mais également l'école et les multiples acteurs (média, groupe de pair etc..) auxquels l'enfant à être confronté.
Ces derniers vont lui transmettre des manières de faire, de penser, des normes et des valeurs qu'il va intégrer.
La socialisation est un processus décisif qui permet à l'individu de devenir un être social.
Après cette première phase, la seconde phase va jusqu'à la mort.
Cette seconde phase va être enrichie, prolongée, transformée, tout au long de la vie et va permettre à l'individu de trouver sa place dans la société et de s'intégrer à des groupes.
Le rôle de L'AES dans la socialisation
L'AES doit stimuler la personne dans son désir de maintenir des liens avec son environnement, l'encourager à sortir, lui proposer de l'accompagner pour faire ces démarches, lui proposer de participer aux instances mises en place par l'institution (conseil de la vie sociale exemple)
Dans tous les cas il faut que l'AES soutienne les désir et attentes de la personne en faisant participer à la vie communautaire, sociale et civique
L’accessibilité
Une définition sociologique, à savoir «la capacité d’atteindre les biens, les services ou les activités désirés par un individu» (*).
Une définition associative «l’accès à tout pour tous».
Et surtout une définition juridique dans la loi du 11 février 2005: «Est considéré comme accessible aux personnes handicapées tout bâtiment ou aménagement permettant, dans des conditions normales de fonctionnement, à des personnes handicapées, avec la plus grande autonomie possible, de circuler, d’accéder aux locaux et équipements, d’utiliser les équipements, de se repérer, de communiquer et de bénéficier des prestations en vue desquelles cet établissement ou cette installation a été conçue.
Les conditions d’accès des personnes handicapées doivent être les mêmes que celles des personnes valides ou, à défaut, présenter une qualité d’usage équivalente.»
Cette notion s’incarne par essence dans des champs pluri-thématiques dans la mesure où elle concerne aussi bien l’accès à la scolarisation, au logement, à l’insertion professionnelle, aux pratiques culturelles et sportives, aux loisirs, etc.
Il s’agit ici d’interroger les éléments qui permettront l’effectivité de diverses modalités d’accès:
• un accès physique pour le cadre bâti et l’utilisation des équipements;
• un accès informationnel pour le repérage spatial;
• un accès communicationnel pour la qualité de l’accueil;
• et enfin, un accès organisationnel afin d’offrir une équivalence de prestations par rapport à celles proposées au public valide.
Dans l’esprit, il doit s’agir d’un enjeu de société, à savoir la conception d’un autre cadre de vie à partir de la prise en compte des besoins des plus vulnérables.
Il s’agit donc de développer un «réflexe» pour appréhender tous les types de déficience (moteur, sensoriel, mental et psychique, polyhandicap).
Rôle de l'AES dans l'accessibilité
La loi oblige les établissements recevant du public à respecter les normes d'accessibilité. Celle ci vont permettre aux personnes handicapées de circuler avec la plus grande autonomie possible , d'accéder et d'utiliser les locaux et les équipements, de se repérer et de communiquer
La question de l'accessibilité est en relation directe avec la socialisation de la personne.
L'AES aura le souci de veiller à cette question de l'accessibilité qui se décline à partir des particularités des public accompagnés et du handicap de la personne
Exemple : bracelet de télésurveillance et pour d'autres , des aménagements pour entrer en communication (pictogramme)
L'AES aura à assurer une veille documentaire afin de se tenir au courant des nouvelles technologies
L'AES devra être vigilant à la sécurité des personnes lors des déplacements ou d'autres activités, l'AES devra être à l'écoute des remarques, observations et commentaires sur cette question ainsi que des proches
La famille et l'entourage
C'est souvent la loi qui donne une place légitime aux membres de la famille (droit de la famille).
Il est difficile d'identifier la place de chacun car la famille conjugale à remplacé la famille paternelle et aujourd'hui la famille contemporaine a pris de multiples formes (famille recomposée, monoparentale, élargie, homoparentale)
Pour ce qui concerne les mineurs, ce sont les parents qui sont titulaires de l'autorité parentale.
Pour ce qui concerne les majeurs, ils ont la capacité juridique et sont porteur de tous leurs droits.Mais ils peuvent avoir une protection juridique et être assistés ou représentés par un curateurs ou un tuteur
Il est important pour l'AES de connaître la place et la fonction officielle de chacune des personnes de la famille
Rôle de l'AES
L'AES devra favoriser l'implication des familles et des proches dans le respect de la dignité et des droits de la personne
Dans tous les cas, L'AES devra les prendre en considération, sans oublier que leur connaissance de la personne, souvent antérieure à celle des professionnelles sera à prendre en considération dans l'analyse de la situation.
Vous devez être attentif à partager des informations, à éventuellement associé l'aidant familiale au projet personnalisé et à son évaluation
L'AES devra expliquer son action et les techniques et outils qu'il utilise, il ne faut pas que l'aidant sente une mise à l'écart .
L'AES va devoir s'adapter à une situation relationnelle et des équilibres qui se sont aménagés au fil du temps, l'AES doit favoriser le maintien et la consolidation de ces liens.
L'AES sera attentif aux possibilités psychologiques, matérielles, financières de la famille
L'AES devra soutenir la famille et l'accompagner car faire face à une situation de handicap ou au vieillissement de ses proches peut générer de la souffrance
La dynamique de groupe et la gestion des conflits
La dynamique de groupe constitue l’ensemble des phénomènes psychosociaux qui se produisent dans les petits groupes (groupes restreints), ainsi que les lois naturelles qui régissent ces phénomènes.
La dynamique des groupes est complexe et elle n'est pas simple de faire fonctionner un groupe.
Un ensemble de personnes, dans un groupe restreint, dans un contexte donné, avec des buts communs, va mettre en oeuvre une dynamique qui lui est propre.Le groupe va avoir son leader et ses bouc émissaires
Les forces au sein d'un groupe s'équilibrent naturellement et contribuent à sa dynamique
Dans la dynamique d'un groupe, il peut y avoir des blocages, des découragements ou au contraire des succès
Le groupe va générer chez ses membres des échanges, des relations affectives, un sentiment d'appartenance qui vont lui permettre d'atteindre les objectifs fixés
Le rôle AES dans la gestion des conflits
L'AES devra apporter des suggestions qui favorisent la dynamique de groupe
L'AES utilise sont savoir faire et savoir être afin que le groupe atteigne ses objectifs
L'AES est attentif aux moment de crises qui peuvent surgir, la crise est le plus souvent consécutif à une tension entre les participants, un simple désaccord qui va jusqu'à s'amplifier et conduire à un rapport de force, à une rupture, il va falloir créer les conditions pour que la crise soit résolu sinon c'est le conflit.
Pour éviter le conflit, il faut adapter la communication car la crise peut être générée par des incompréhensions, des sentiments de mise à l'écart. Par exemple, un usager ou la famille peuvent mal accepter une situation car il y a un décalage entre ce qu'ils ont compris et la réalité.
Face à un conflit qui éclate (comportement, procédurier, invectives etc..)
Rester calme, serein et à l'écoute, dans une juste distance, et la comprendre comme une anémie des relations et des échanges
Il faut rechercher les origines et utiliser sa dynamique pour qu'elle devienne une condition de la restructuration des relations.
Il faut accepter que votre interlocuteur (vide son sac), il faut prendre en considération ses doutes, les sentiments qu'il exprime( injustice, délaissement, souffrance)
Vous pouvez être la source de ce conflit (perte de patience, difficulté à écouter, maladresse, épuisement), il faut accepter cette situation et le reconnaître mais aussi trouver les moyens que cette situation ne se renouvelle pas et rechercher une aide ( encadrement, l'équipe pluri professionnelle, groupe de parole)