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Dossier Pratique Professionnelle DC2 8 Exemples
DC2: Accompagner la personne au quotidien et dans la proximité
Ce dossier portera sur un accompagnement lors d'un temps clé du quotidien selon le lieu de votre stage qui correspondra à la spécialité que vous aurez choisie.
Vous devrez présenter un dossier écrit (dactylographié) de 5 à 8 pages.
Ce dossier sera suivi d'une soutenance orale de 30 minutes.
Important :Vous devrez suivre la méthodologie qui vous sera remise par votre centre de formation.
En général, le dossier se construit en suivant ces 4 étapes :
1 - La présentation du contexte :
de votre intervention (lieu de stage), le public rencontré, le personnel, (attention à respecter l'ANONYMAT : aucun nom, cela peut vous valoir une très mauvaise note). Vous devez dans cette partie explique les motivations pour le choix de la situation exemple : la situation entraîne des interrogations personnelles, vous êtes confronté à des difficultés particulière (refus de la personne, sentiment d'échec etc... ) Cette partie doit être assez courte (1 page).
2 - La présentation de la personne :
Recueil des données (âges, origine sociale, personnalité, pathologie, dépendance, aides humaines et financières...). Vous pouvez recueillir ces données auprès de la personne, des professionnels, dans le projet personnalisé, auprès de la famille. (1 à 2 pages).
L'évaluation de la situation: à partir des données recueillies et de vos connaissances, vous devez montrez vos capacités d'évaluations des besoins de la personne , mettre en évidence la problématique (ex pourquoi la personne refuse votre aide, cernés les besoins de la personne, prendre en compte ses ressources et ses limites, son niveau d'autonomie ou de dépendance, sa participation possible, il va vous falloir aussi mesurer les possibilités de changement, de développement ou de maintien de l'autonomie
3 L'intervention :
la description de votre accompagnement dans un temps clé du quotidien. Soyez précise, attentive à la personne, respecter les notions essentielles d'hygiène, de sécurité, de respect de la personne dans son intimité, sachez vous adapter à la personne en fonction de son potentiel. Respectez ses goûts, choix et désirs. Vous devez faire ressortir les éléments suivants (4 pages minimum).
Quels sont mes objectifs ?
Comment je prépare mon intervention ?
Quels sont les moyens que j'utilise ?
Avec qui j'interviens ?
Comment je fais participer la personne ?
Comment je communique ?
Sur quoi je suis vigilant ?
4 - La conclusion : que vous a appris ce stage et cet accompagnement personnellement et professionnellement. Cette partie doit permettre de montrer votre capacité à analyser votre intervention pour la ou les personnes accompagnée(s). Vous pouvez vous posez les questions suivantes
Les objectifs ont-ils été atteints?
Quels sont les effets sur la personne?
Si les objectifs n'ont pas été atteints, quelles peuvent en être les raisons?
Si c'était à refaire que changeriez vous et pourquoi
N'oubliez pas que le jury va évaluer l'acquisition de vos compétences ( mettre donc en évidence ce que vous apporte cette expérience, quelle capacité vous avez développé, en quoi cette intervention à été formatrice pour vous, exemple ( faire part de vos difficultés, de vos interrogations, afin de permettre au jury d'apprécier votre capacité d'analyse et de juste distance)
Exemple 1
Présentation de la structure/ dispositif/ établissement scolaire
Présentation de la personne
Projet personnalisé et accompagnement au quotidien
Présentation de la structure/ dispositif/ établissement scolaire
Présentation de la structure/ dispositif/ établissement scolaire
Pour ma période de stage de pratique professionnelle, j’ai intégré un établissement scolaire. Ils’agit d’un collège à la charge du conseil Général, qui en assure la construction la reconstruction,l’extension, les grosses réparations, l’équipement et le fonctionnement. Ce dernier est situé dans le nord un peu en retrait du centre ville. Le budget est géré par le Chef d’établissement.
Lui seul a autorité pour engager une dépense ou affecter une recette dans la limite des autorisations votées par le conseil administratif. L’équipe pluriprofessionnelle est composée de :
La Principale, La Principale-adjointe, Le Directeur de La Section D’Enseignement Général et Professionnel Adapté, 2 Conseillères Principales d’Education, 2 Coordinateurs en dispositif ULIS, 9 AESH, une infirmière, une assistante sociale, un psychologue, le Personnel Administratif et de Vie Scolaire. Environ 750 élèves de la classe de 6ème à la classe de 3ème et une cinquantaine de professeurs
le composent.
Le projet d’établissement pour les années 2019-2022 est basé sur 3 axes principaux :
- Créer les conditions favorables à la réussite de tous
- Aider les élèves à construire leur citoyenneté et développer l’action culturelle
- Ouvrir l’établissement sur son environnement et améliorer la communication interne et externe.
Au sein de cet établissement, il existe deux dispositifs ULIS – Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire -et une SEGPA - Section d’Enseignement Général et Professionnel et Adapté-. Le dispositif ULIS a été créé dans le cadre de la loi du 11 février 2005 qui pose le principe du droit à la scolarisation de tout enfant, adolescent ou jeune adulte en situation de handicap dans un établissement le plus proche de son domicile.
L’établissement accueille les élèves du lundi au vendredi de 6h45 à 12h05 et de 13h15 à 16h30. Un service de restauration permet aux élèves inscrits de se restaurer de 12h05 à 13h15. Les élèves doivent porter un uniforme jean bleu et tee-shirt blanc avec le logo de l’établissement-. Chacun doit rester le protocole sanitaire en place – lavage régulier des mains, port du masque et distance sanitaire-.
Au sein de cet établissement, les appareils électroniques, comme le téléphone portable et l’ordinateur sont des outils de communication largement utilisés pour les envois de mails permettant notamment les échanges entre les membres de l’équipe pluriprofessionnelle. Le papier et le stylo sont très généralement employés pour une transmission écrite informelle entre 2 professeurs, par exemple : le numéro de téléphone d’un parent ou l’heure d’une réunion communiqué sur 1 post-it durant le temps de l’interclasse, dans la salle des professeurs ou dans la cour de récréation. En termes de moyens de communication, évidemment Internet permet les envois de mails. Les mails dits « académiques » sont les échanges entre la Principale du collège et l’Inspecteur de l’Education Nationale.Le carnet de correspondance et le logiciel PRONOTE sont le lien entre le Personnel Educatif (enseignants, coordinateur ULIS, Conseiller Principal d’Education) et les familles, ils permettent de transmettre à ces dernières des informations concernant la scolarité de l’élève, les évènements importants à l’écrit et de façon formelle. Vu la situation sanitaire actuelle, les « rencontres parents-professeurs » n’ont pas eu lieu, les bulletins de notes trimestrielles ont été remis aux parents par la CPE dans le cadre de rendez-vous individuels.
Par le biais de la « fiche de suivi d’inclusion ULIS », l’enseignant de la classe d’inclusion communique le bilan trimestriel de l’élève à la coordinatrice de l’ULIS ; y sont notifiés les domaines d’inclusion, les compétences travaillées, les adaptations mises en place pour l’élève, le bilan de la période évaluée. Les coordinateurs des différents dispositifs ULIS se réunissent 2 fois par semaine – le mardi et le jeudi-, dans le cadre de réunions de synthèse et de coordination, pour établir un bilan et échanger sur un éventuel réajustement des moyens d’adaptation.
Les Equipe de Suivi de Scolarisation –ESS- ont été créées par la loi du 11 février 2005 pour la mise en œuvre et le suivi du Projet Personnalisé de Scolarisation de chaque élève. L’ESS se réunit au moins une fois par an avec la famille. L’équipe est composée du Chef d’établissement, du Médecin de l’Education Nationale ou Infirmier, du Psychologue Scolaire, de l’Assistante Sociale, du Coordinateur de l’ULIS et du Maître Référent. En plus de l’équipe éducative intervenant au sein de l’établissement scolaire, une équipe pluridisciplinaire du Service d’Education Spéciale et de Soins à Domicile peut être amenée à participer à l’accompagnement de l’élève en tant qu’intervenants extérieurs. Cette équipe pluridisciplinaire peut être composée d’un Orthophoniste, d’un Psychologue, d’un Educateur Spécialisé...
Tous ces professionnels avancent ensemble vers le même objectif : La réussite de l’élève
Présentation de la personne
W a intégré un dispositif ULIS en classe de 6ème, il est maintenant en 4ème. W est un adolescent de 15 ans, il est de taille moyenne, 1, 60 m environ, il est mince. Il vit avec son père et sa mère, est l’ainé d’une famille de 3 enfants. Il est de nationalité française. Son PPS - Projet Personnalisé de Scolarisation- établit pas la Commission Des Droits à l’Autonomie des Personnes Handicapées propose une scolarisation en dispositif ULIS-collège de 2019 à 2023.
Aucune pathologie n’est mentionnée sur le PPS.
En termes de capacité d’apprentissage, W a une compréhension plus rapide dans l’apprentissage des mathématiques du niveau CE1, il reste concentré un peu de temps et effectue l’exercice si il a un accompagnement de proximité et continu. Il a réussi son Attestation Scolaire de Sécurité Routière.
En termes de difficultés d’apprentissages, W a des lacunes en lecture, en expression orale, une mémorisation déficiente, des troubles de la concentration et de la compréhension (troubles des fonctions cognitives).
J’ai noté des difficultés d’articulation et d’élocution chez W. Il parle très doucement, toutefois il fait des efforts quand il est stimulé. Il balance ses bras et sautille quand il parle. W se couche souvent sur la table pour écrire et sa chaise est très éloignée de la table. Il ne travaille pas en autonomie, reste dans l’attente de l’adulte. Il a souvent l’air rêveur quand il n’est pas accompagné. Il a du mal à raisonner pour trouver la solution à un problème quand l’énoncé a changé (il redonne la réponse de l’exemple donné en amont). Il mémorise difficilement les consignes. W est très proche d’un camarade avec lequel il est scolarisé depuis la maternelle, ils sont toujours ensemble ; se disent « frères ». Ils ont les mêmes centres d’intérêt ; les filles et les voitures. Ils s’envoient des vidéos et des messages via les réseaux sociaux. Il n’a pas un échange régulier avec les autres élèves cependant il n’est pas spécialement timide étant donné qu’il n’hésite pas à parler quand il a quelque chose à dire. Il m’a dit qu’il joue régulièrement au football et à la « playstation 5 » avec son cousin. Il aime dessiner, réalise de belles créations. Ses classes d’inclusion sont les arts plastiques, l’éducation physique, l’éducation musicale, l’anglais, Sciences de la Vie et de la Terre.
Il est totalement autonome dans les actes de la vie quotidienne.
Les éléments du recueil de données m’ont permis d’aboutir à l’analyse suivante concernant les besoins perturbés de W :
| Besoins perturbés |
Signes Difficultés Manifestations |
Causes | Conséquences | Objectifs pour l’AES |
Comment ? Par qui ? |
| Communiquer avec ses Semblables |
- A du mal à s’exprimer de façon compréhensible et claire |
-Il prononce
|
Risque de difficultés d’insertion sociale et professionnelle Risque d’isolement, risque de perte de l’estime de soi |
-L’aider à acquérir du vocabulaire -Favoriser son expression orale |
-L’aider à acquérir du vocabulaire -Favoriser son expression orale |
|
S’occuper en
|
-A du mal à
|
Les Troubles
|
Risque de repli
|
L’encourager
|
Création de bande Puzzles, « ti pwen- proposer du |
|
Le besoin
|
Oublie les
|
troubles des
|
Risque
|
L’aider à
|
Utiliser des |
Domaine de Compétence 2 : Accompagner les personnes au quotidien et dans la proximité
Projet personnalisé et accompagnement au quotidien
Les difficultés d’élocution de W et le fait qu’il parle très doucement sont un obstacle à une communication orale efficace avec ses semblables car il a du mal à se faire comprendre et entendre. De plus, W ne reste pas concentré durant le cours s’il n’est pas accompagné. Il ne travaille pas en autonomie.
Il évolue très peu dans ses apprentissages, il reste sur la réponse de l’exemple alors que l’énoncé du problème a changé. Sa mémorisation est très limitée d’autant plus s’il n’est pas intéressé par le cours.
W a du mal à s’exprimer à cause de ces difficultés de prononciation et de son manque de vocabulaire ce q ui perturbent inévitablement le besoin de communiquer chez lui, selon les 14 besoins deVirginia HENDERSEN, c’est-à-dire sa capacité à être compris grâce à l’attitude, la parole ou un code.
J’ai axé mon accompagnement « sur » le besoin de communiquer avec pour objectif général « Permettre à W de gagner en estime de soi en expliquant à un camarade la méthode pour effectuer une
soustraction avec des jetons ».
Afin d’atteindre l’objectif général, j’ai mis en place une grille d’évaluation qui m’a permis d’évaluer chaque objectif opérationnel fixé
Afin que W se sente à l’aise, qu’il soit disponible donc coopérant, et que mon accompagnement soit efficient, j’ai opté pour un temps-clé d’apprentissages en mathématiques, vu que W a plus de potentiel dans ce domaine. Pour se faire, je profite des exercices de pratique que l’enseignante propose après le cours. L’apprentissage du jour est basé sur les soustractions avec retenue.
Tout d’abord, je propose à W de m’installer à côté de lui pour que nous travaillions ensemble, puis je lui demande d’améliorer sa posture en rapprochant sa chaise de la table et en se redressant afin d’éviter d’éventuelles douleurs au dos.
Après quelques exercices de mise en pratique et de mémorisation, j’ai droit à la fameuse expression « c’est facile ! » qui m’assure qu’il maitrise le sujet.
Nous pouvons alors passer à l’objectif du jour ; expliquer à un camarade la méthode pour faire une soustraction avec des jetons. Je lui demande qui, selon lui aurait besoin d’un « petit coup main ».
Après un temps d’observation dans la classe pour repérer les élèves non accompagnés qui semblent ne pas réussir à réaliser l’exercice, nous nous arrêtons sur T, qui se trouve être le meilleur ami de W.
Ce qui rend la situation d’autant plus favorable. Je l’encourage à partager avec T ce qu’il vient d’apprendre en lui précisant que tout comme je lui demande son avis avant de venir m’assoir à ses côtés, il doit s’assurer que son ami est d’accord à ce qu’il s’assied à côté de lui. W demande à T si il a compris l’exercice, qui lui répond « awa ». Il lui propose son aide qui est acceptée.
Je lui rappelle la nécessité de demander l’autorisation de la coordinatrice avant de se déplacer.
Autorisation lui est accordée.
Je reste à ma place et motive W à aller vers T, je ne manque pas de lui rappeler son objectif afin d’éviter que l’échange tourne finalement autour de la dernière BMW ! La mise au point faite, W se déplace vers T, il s’installe sur la chaise et avec un air de professeur, lui dit de reposer la soustraction « au propre » afin qu’il commence les explications. Il lui conseille l’utilisation des jetons qu’il a lui-même été récupéré sur le bureau de la coordinatrice. Il n’a pas hésité à reprendre l’exercice autant de fois que nécessaire avec des mots simples : « Prends 8 jetons », « enlèves 5 jetons », « Combien de jetons qui restent ? », jusqu’à ce que T y arrive seul. Il a quand même voulu s’assurer de la réussite de sa démarche en lui posant la question « tu as compris maintenant ? »
A travers cet accompagnement, W a gagné en estime de soi car il participe au cours et n’hésite plus à s’exprimer. Il a également pris conscience de ses capacités.
Analyse
Au regard du référentiel relatif à l’accompagnement de la personne au quotidien et dans la proximité, avant de commencer l’accompagnement je me suis assurée que les conditions de sécurité et de confort étaient en place. Toujours en lien avec le référentiel, une de mes missions est de faciliter l’expression du jeune, l’aider à communiquer. N’étant pas professionnelle de santé pouvant lui apporter une aide à son problème d’élocution, j’ai porté mon intérêt à la personne de W, appliquant ainsi les trois attitudes fondamentales d’aide à la personne que propose Carl ROGERS, thérapeute en communication
à savoir. ;
- La congruence : en se positionnant comme une professionnelle tout en gardant son identité personnelle. Déontologie et éthique.
- Le regard positif inconditionnel : ne pas être dans le jugement, relever et travailler les capacités de la personne.
- La compréhension empathique : écouter, tenter de comprendre comme si nous étions à la place de la personne.
La mise en pratique de la Zone Proximale de Développement, selon le psychologue pédagogue VYGOTSKY, a favorisé l’autonomie de W dans ses relations avec l’autre. Une écoute active, une
attitude stimulante et encourageante, une posture bienveillante sans oublier un zeste d’humour, ont contribué à la réussite de cet accompagnement.
Un enseignement adapté, allier à un accompagnement utilisant des méthodes d’aide adéquates sont les critères de qualité pour l’épanouissement de l’élève.
Evidemment les 15 mois de formation théorique ne sont qu’un début de connaissances à avoir.
Pour garder son identité professionnelle l’Accompagnant d’Elèves en Situation de Handicap se doit de rester dans une dynamique continue de formation.
Exemple 2 Dossier de Pratiques Professionnelles
Pendant des années, j'ai travaillé dans l'animation auprès des enfants, notamment dans l'animation de loisirs avec les enfants.
C'est un métier qui me plaisait beaucoup, mais je voulais faire un travail en direction de personnes en réelles difficultés.
J'ai alors intégré cette formation d'AES afin d'intégrer le milieu médico-social qui m'a toujours particulièrement intéressé.
Il est important pour moi de donner du sens à mon travail, et de ne pas le faire sans motivation, mais en sachant pourquoi je le fais et dans quel but.Pour mon deuxième stage, j'ai choisi de travailler auprès de personnes âgées dans un EHPAD.
En tant qu'accompagnant éducatif et social, notre objectif est le maintien et le développement de l'autonomie de la personne dans une relation humaine et bienveillante.
1) Présentation du lieu d'intervention
Type de structure, population :L'établissement est un EHPAD, « Etablissement d'Hébergement de Personnes Âgées Dépendantes ».
On y accueille 128 personnes âgées qui peuvent être valides, semi valides ou non valides.
La maison de retraite dispose également d'une unité de vie spécialisée de 12 lits « xxxxx », dans laquelle j'interviens en tant que stagiaire AES, et qui accueille des personnes dépendantes, en perte d'autonomie psychique, présentant différents types de pathologies déficitaires, dont Alzheimer.
'L'équipe:
L'ensemble du personnel a pour objectif principal de maintenir et/ou de restaurer l'autonomie des Résidents et de leur donner un cadre de vie agréable, confortable, animé et ce dans le respect de la Charte des Droits et Libertés de la Personne âgée Dépendante.
Pour cela, l'établissement dispose d'une équipe pluridisciplinaire composée de :
- un pôle Administratif : Directeur, deux attachés de Direction, deux secrétaires.
- un pôle Soins : un médecin coordonnateur, des médecins spécialistes (cardio,ophtalmo, dermato, psychiatre, neuro, O.R.L,...), des médecins traitants généralistes,une infirmière coordinatrice, une infirmière réfèrent (e), des infirmiers DE salariés, des Aides-Soignant(e)s, des Aides Médico-Psychologiques, des kinésithérapeutes, une orthophoniste.
- un pôle Hébergement : deux gouvernantes, des agents de service, des veilleuses de nuit, une équipe d'entretien, une diététicienne.
- Un pôle Vie Sociale : deux animatrices, une psychologue, une coiffeuse, une pédicure.
Temps clef du quotidien : « Le repas »
2) Présentation du temps clef du quotidien : « Le repas »
Le temps clef du quotidien est un moment qui revient de manière répétitive chaque jour.
Ce moment est un support important pour nous accompagnant éducatif et social dans les dimensions affectives, sociales, éducatives et culturelles de la personne accompagnée.
J'ai choisi de présenter ce temps clef car le repas est un moment privilégié et important du quotidien.
Selon la pyramide de Maslow, s'alimenter est un besoin fondamental pour l'être humain.
L'alimentation est le domaine de tout ce qui se rapporte à la nourriture permettant à un organisme vivant de fonctionner'.
Elle est la base de notre santé.
Une nourriture équilibrée est indispensable à une croissance normale et au bon fonctionnement de notre corps.
Mais aussi, et surtout, le repas reste un plaisir du goût, un moment convivial à partager en famille ou entre amis.
• Motivations du choix
Mon choix s'est donc porté sur le moment du repas qui reste une difficulté au quotidien pour le personnel qui travaille dans le service spécialisé dans lequel j'évolue.
En effet, ce service accueille des personnes aux pathologies différentes (autisme, démence psychologique, démence frontale, Alzheimer, ... ) et qui ont, pour la majorité, une déambulation importante.
Notre mission en tant qu'accompagnant éducatif et social ou personnel soignant est, entre autre, d'apporter des repères, des ancrages à ces personnes qui en ont besoin.
Ce temps clef du repas en est d'autant plus important.Pour l'accompagnant éducatif et social, c'est un moment qui permet d'observer le groupe et chaque résidant en particulier. C'est un moment où l'on peut dépister des troubles alimentaires qui sont souvent liés à d'autres causes.
Toute une rééducation peut être mise en oeuvre, tant sur le plan technique (savoir se servir d'une cuillère, d'une fourchette, ...) qu'au niveau d'une attitude, d'une conduite sociale dans le respect de l'autre.
De plus, j'ai remarqué plus particulièrement le comportement de M. lors du repas.
Il m'a semblé que ce moment était vécu par M. comme une difficulté majeure, un stress.
Déroulement du temps clef (le repas)
Dans le service, nous disposons d'une salle à manger d'une capacité de 16 personnes réparties autour de 5 tables.
Les places sont attribuées selon les affinités de chacun et par rapport à ce que l'équipe a pu observer.
Cela permet aux résidents également d'avoir des repères.
Certains nécessite de l'aide dans la prise des repas, mais la plupart peuvent manger seuls.
L'équipe veille : à aider ceux qui en ont besoin, aux régimes particuliers (mixé, entier, sans porc, sans sucre, ... ).
Pendant ce moment, nous sommes trois : un agent de service, une AMP et moi même, faisant fonction d'AES.
Présentation des dimensions de ce temps clef
Les dimensions affectives :
Le goût, les odeurs ont une dimension affective.
Depuis l'enfance, on s'identifie aux plats, aux goûts, et on a des préférences pour certains plats.
La nourriture est chargée d'affect, elle nous rappelle d `où on vient, elle nous réveille des souvenirs d'enfance, bons ou mauvais.Beaucoup de résidents, et M. également, préfèrent le sucré.
Il est vrai que l'on constate ça beaucoup chez les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.
Et puis comme tout le monde, ils ont des préférences, des goûts.
Certains n'aiment pas les épinards, d'autres les pommes de terre par exemple.
Même s'ils n'ont pas toutes leurs capacités mentales, certains ont encore la mémoire du goût.
La nourriture peut réveiller chez les personnes des souvenirs d'enfance, bons ou mauvais, rappeler d'où on vient...
Les dimensions sociales :
Le repas dans notre société est pris en privé ou en public.
Il peut être pris chez soi ou dans un restaurant, dans une cantine ou une salle à manger, ...
Les repas peuvent correspondre à un moment de convivialité intense, tels que les repas d'anniversaire, d'autres, une forte valeur symbolique ou religieuse comme « Noel » ou « l'Aïd el-Fitr» par exemple.
Pour les résidents, le temps du repas est un moment où ils peuvent partager, échanger autour d'une table.
Manger est un acte social, et donc très important pour ces personnes largement , qui ne sortent jamais de l'institution.
Les dimensions éducatives :
Depuis notre enfance, nos parents nous apprennent qu'il existe des règles de vie à respecter.
Le moment du repas exige, dans notre société, le respect des règles d'hygiène comme se laver les mains avant de passer à table, ne pas parler la bouche pleine.
On apprend aussi à manger avec une cuillère et plus tard avec une fourchette et un couteau.
Chez ces personnes désorientées qui, pour la plupart, souffrent de la maladie d'Alzheimer, maladie neuro-dégénérative, il faut parfois tout réapprendre et notamment comment manger.
Ils ont besoin d'être tout le temps stimuler au risque d'oublier les gestes, la manière de s'alimenter.
Les dimensions culturelles :
Selon les lieux géographiques et la culture de chaque société, l'aliment est chargé de valeurs, de sens.
Nous ne mangeons pas tous la même chose à travers le monde.
Nous mangeons avec des fourchettes alors que d'autres mangent avec les doigts ou des baguettes par exemple.
Chez les résidents, il y a une personne qui ne mange pas de porc, certains qui aiment avoir un verre de vin en mangeant, c'est leur patrimoine culturel.
En tant qu'AES nous devons veiller à ce que le modèle alimentaire de chaque personne soit respectée.
L'accompagnement individualisé
Présentation de l'accompagnement individualisé
Présentation de la personne dans ce temps clef
M. est une personne octogénaire.
Il n'a plus beaucoup de famille si ce n'est une sœur, qu'il ne voit jamais, et une nièce qui s'occupe de temps en temps de certaines démarches concernant son oncle.
Il aime la musique, qu'on lui chante des chansons, danser et n'aime pas le bruit, qu'on le touche ou qu'on le mouille.
Il est atteint d'une maladie d'Alzheimer sévère probable et présente des troubles psycho comportementaux perturbateurs associés à des troubles de la vigilance, alternant des phases d'hypersomnies et d'excitabilité.
Comme je l'ai dit précédemment, j'ai observé le comportement de M. lors de ce moment du repas et remarqué qu'il semblait vivre ce moment avec stress ou anxiété.
Cela se manifeste par une certaine agressivité parfois envers le personnel ou même les résidents, un refus de s'alimenter.
M. crie beaucoup, a du mal à s'exprimer et est très agité.
Il n'aime en aucun cas le fait d'être touché.
Rien que le fait de venir le chercher pour le repas semble vécu par M. comme une agression.
Lorsque nous arrivons à le convaincre de passer à table, il arrive fréquemment que M., comme d'autres résidents, se lève de table.
En plein milieu du repas et parfois même dés le début.
Comme l'ensemble de ses convives, M. nécessite une attention toute particulière et a besoin d'être mis en confiance et de manger dans un climat calme et serein.
Face à cette situation, je me suis posé la question de savoir pourquoi de telles réactions de la part de M. ?
Est-ce un trouble du comportement dut à sa pathologie?
Peut être n'aime t'il pas la compagnie de certains résidents qu'il n'apprécie pas?
En effet, plusieurs fois, en tentant de le canaliser et de lui faire prendre sa place en salle à manger, il m'a montré un résident en disant « non, pas lui ! ».
Est-ce les horaires qui ne lui correspondent pas ?
Est-ce simplement qu'il n'a pas faim ?
Plusieurs raisons peuvent être la cause de son comportement et comme M. ne possède pas toutes ses facultés mentales, il est très difficile de le savoir.
Cependant, nous pouvons intervenir afin de lui rendre ce moment plus agréable et afin que le repas soit, pour lui, comme pour tous, un plaisir.
Présentation de mon intervention en tant qu' accompagnant éducatif et social
Une fois que le couvert est mis, nous proposons aux résidents de passer à table.
La place de chacun a son importance et je veilles à ce que chacun prenne la leur.
J'aide et accompagne les personnes en fauteuil roulant et à mobilité réduite.
Pour certaines personnes, je leur chante des chansons ou leur dit des mots gentils, par exemple. Cela les rassure et les incite à venir manger.
Lors du repas, je fais attention à l'installation des résidents et propose un accompagnement adapté à chaque personne.
Naturellement, je respecte le rythme de chacun, et m'assure qu'ils aient une bonne posture (tête verticale légèrement penchée en avant) afin d'éviter une fausse route.
Ce temps du repas est un moment d'échanges.
Aussi, je les invite à communiquer, s'exprimer, leur demande si ils aiment ce que l'on mange, ...
Lorsque vient le moment de passer à table, j'invite calmement M. à m'accompagner.
Lorsqu'il refuse et qu'il devient un peu agressif, j'essaye de lui chanter une chanson ou de le raisonner en disant que c'est important de bien manger, que je resterais à ses côtés,...
Quand M. accepte de venir manger avec l'ensemble des résidents, je dois être serein et l'encourager à manger en valorisant le menu, en lui affirmant que c'est très bon. Bien sûr, comme chacun, M. a des goûts.
Par exemple, il n'aime pas trop les légumes et préfère le sucré.
Dans ce cas, je lui dis de manger ce qu'il aime et de laisser de côté ce qu'il n'aime pas.
J'essaie de privilégier ma relation avec M. afin d'instaurer une confiance mutuelle et atténuer ses angoisses pendant ce temps du repas.
Enfin, comme avec les autres résidents, je sensibilise M. sur l'hydratation et l'incite souvent à boire.
L'objectif consiste donc à minimiser les troubles du comportement de M. et sa déambulation, ainsi que son stress lors du repas afin qu'il puisse s'alimenter correctement et de façon équilibrée.
Lorsque M. refuse de rejoindre la salle à manger avec les autres résidents, je «passe la main » à une collègue qui aura peut-être plus de chance.
Sinon, j'ai sollicité l'équipe afin d'essayer de faire manger M. dans une salle attenante (le salon).
Cela peut lui apporter la tranquillité et la sécurité qu'il désire.
Je lui apporte alors son repas sur un plateau et l'invite à manger quand il le souhaite sans réellement le forcer.
Parfois ça marche, parfois non.
Le but étant surtout qu'il puisse s'alimenter correctement et avoir les nutriments, les protéines nécessaire à sa santé. Dans le cas où M. ne mange rien, je veille à lui donner d'avantage au moment du goûter afin de pallier à ce manque..
Conclusion
Réflexions sur ce temps clef:
Il existe dans une journée, des moments clefs qu'il est important de faire respecter à M. au même titre que les résidents, par exemple, le temps du repas, mais aussi, le lever, le coucher, les activités, la toilette, ....
Chacun de ces temps clés du quotidien possède des dimensions affectives, éducatives, sociales et culturelles qui leur est propre.
Il est important de prendre en compte ces dimensions lors de notre accompagnement au quotidien.
Cela nous permet d'adapter nos interventions en fonction de chaque résidant et de ne pas oublier que chaque personne a sa propre histoire, sa propre culture.En ce qui concerne M., ainsi que les autres résidents, je pense que mon action, en équipe, lui apporte une sérénité et une tranquillité dont il a besoin.
Cependant, cela nécessite une présence qui est possible lorsqu'on est plusieurs soignants au moment du repas. Hors, quand je ne suis pas là, il ne reste plus qu'un soignant avec l'agent de service (qui doit servir les repas), ce qui rend difficile cette présence.
D'autant plus que la spécificité des pathologies des résidents implique de l'attention, du temps, qui n'est pas possible lorsque l'on manque de personnel.
C'est, malheureusement, souvent le cas dans les maisons de retraite, ce qui est regrettable, car notre action s'en retrouve limitée.
Propositions d'amélioration:
Afin d'améliorer la qualité de notre action lors de ce temps clef qu'est le repas, un effort pourrait, peut-être, être fait dans la présentation et l'installation.
En effet, rendre plus chaleureux le décor de la salle à manger, proposer des serviettes personnalisées pour chaque résidant, changer les chaises pour d'autres plus confortables, sont autant de choses qui pourrait améliorer la qualité de ce temps clef.
Seulement cela,nécessite un certain budget que l'établissement n'a pas forcément
Exemple 3 Dossier de Pratiques Professionnelles
I Introduction
A) Présentation de la structure
B) Présentation de la personne
C) Les raisons de mon choix
II - Histoire de vie
III - Présentation des capacités et difficultés de la personne
A) Moteur
B) Cognitif
C) Communication
D) Social
E) Affectif
F) Habitudes, goûts, centres d’intérêts
IV - Projet personnalisé
A) Sensoriel
B) Caractère, attitude, comportement
V - L’AES dans la réalisation du projet personnalisé
A) Ma participation dans l’élaboration du projet
B) ma participation dans la mise en œuvre du projet
C) Le suivi du projet
D) L’évaluation du projet personnalisé
VI - Conclusion
I - Introduction
A) Présentation de la structure
J’ai effectué mon premier stage au sein du Foyer xxxxxx , situé sur la commune d’xxxxxx, c’est un établissement de l’A.R.A.I.M.C. (association régionale d’aide aux infirmes moteurs cérébraux) association à but non lucratif régie par la loi 1901. L’A.R.A.I.M.C.regroupe sept établissements, tous consacrés à la prise en charge des personnes atteintes d’infirmité motrice cérébrale.
La tutelle est le Conseil Général qui finance également le prix journée qui est d’un montant de 116,21 euros. Leurs studios (45 mètres carrés) étant considérés comme leur résidence principale, les résidents payent un loyer dont le montant est proportionnel à leurs revenus.
Les résidents accueillis ont une pathologie motrice non évolutive sans déficience intellectuelle importante. Ils sont tous travailleurs de l’ESAT. (Etablissement et Service d’Aide par le Travail).
L’équipe est composée de : un chef de service, une psychologue, deux éducateurs spécialisés, 12 AMP.
Dans le cadre du Projet d’Etablissement, la mission du Foyer est de favoriser l’insertion de travailleurs handicapés (adultes de 18 à 60 ans) dans la ville par l’intermédiaire d’un logement et d’un accompagnement adaptés en visant à développer leurs capacités et leur participation sociale. Préparer ces personnes en situation de handicap à quitter le contexte institutionnel pour vivre en milieu ordinaire. Préparer les personnes rencontrant des difficultés en hébergement ordinaire à une réorientation vers une structure plus adaptée.
B) Présentation de la personne
Melle I. est une jeune fille de 24 ans, atteinte d’infirmité motrice cérébrale sans déficience intellectuelle. Elle à intégré le Foyer xxxxxxxx à l’âge de dix huit ans puis le Foyer xxxxxx dès son ouverture en 2009. Elle travaille à l’ESAT (établissement et service d’aide par le travail) aux ateliers bois et papèterie, elle est polyvalente sur ces deux poste, avide d‘apprentissages elle essaye tous les nouveaux postes. Elle bénéficie du statut de travailleur handicapé et d’une AAH (allocation adulte handicapé) ainsi que de l’APL.
C) Les raisons de mon choix
Après observation de l’ensemble des résidents du Foyer xxxx , j’ai choisi Melle I. avec son accord car nous avons eu un très bon contact, j‘ai été très surprise de ses capacités lors de notre première rencontre. Une relation de confiance mutuelle s’est instaurée peu à peu, elle m’a permis de prendre place auprès d’elle en tant que future AES, m’a guidé dans mes premiers pas, fait prendre conscience de mon rôle, m’a fait comprendre que l’institution n’avait aucuns mystères pour elle.
II - Histoire de vie (Anamnèse)
Melle I. est Originaire du xxxxx, elle est née au domicile. Elle a quitté le xxxx à l’âge de trois ans, a été accueillie au CAMSP (Centre d’action Médico Sociale Précoce) de xxxxxx, puis au centre xxxxxx à l’âge de six ans. Elle est présente au Foyer xxxxx depuis son ouverture en 2009.
Melle I. est atteinte d’IMC (Infirmité Motrice Cérébrale) et d’un handicap d’origine inconnue, dont les causes vraisemblables, seraient périnatales (anoxie) Elle présente une dystonie généralisée qui est apparue progressivement avec une marche acquise seulement à l’âge de cinq ans.
En 1997, aggravation, de sa dystonie généralisée, à la suite d’un accident de la voie publique avec polytraumatisme et notion de traumatisme crânien.
Lors de cette accident, elle se trouvait avec sa maman dans la voiture, celle-ci est décédée des suites de ses blessures.
Melle I. est issue d’une fratrie de 9 enfants (sachant que son papa s’est remarié).
Sa scolarité, au centre xxxxxx , s’est effectuée normalement malgré les nombreuses interventions chirurgicales au niveau des hanches, des genoux, des pieds…
Agée d’une dizaine d’année et suite à une nouvelle intervention chirurgicale au niveau de la hanche droite, la consigne médicale était d’éviter la marche mais sa volonté et la force de caractère de Melle I. ont fait qu’elle n’a pas respecté la consigne.
Elle m’a expliqué s’être enfermée à clefs le soir dans sa chambre afin de se soustraire aux regards de sa famille pour s’exercer à la marche et ce malgré la douleur. Elle ne voulait pas perdre sa possibilité de station debout. D’après ses médecins, elle aurait bien fait, sinon après une trop longue immobilisation la marche aurait été perdue.
Vers l’âge de sept huit ans Melle I. voyant ses frères, sœurs et camarades de classe apprendre à dessiner, écrire, elle a par elle-même décidé de faire la même chose mais avec ses pieds ! Elle a réussit ! Il est très impressionnant de voir Melle I. remplir un chèque, fouiller dans son sac, cuisiner ou faire son ménage uniquement grâce à ses pieds.
Melle I. a fait un jour ce qu’elle appelle « une bêtise», en cuisinant pour sa famille elle s’est brûlé le pieds droit. Elle a subit une intervention chirurgicale avec greffe de peau.
IIII - Présentation des capacités et difficultés de la personne
A) Moteur
Melle I. peut marcher de façon autonome, la dystonie est généralisée mais très prédominante au niveau des membres supérieurs à droite ainsi qu’au niveau facial et cervical. La marche provoque une grande fatigabilité mais Melle I. est très fière de «se débrouiller » seule. Il est très impressionnant de la voir faire, il semble que son équilibre soit précaire, mais elle connait ses limites et possibilités.
Dans les activités de la vie quotidienne, Melle I. utilise principalement ses pieds pour, s’habiller, se déshabiller, préparer ses repas, manger, avec une préférence pour le droit. Elle sait jongler entre ses deux pieds pour utiliser celui qui est le plus approprié selon l’activité. Elle sollicite quelques fois l’aide d’une AMP pour quelques préparations culinaires, mais ses besoins son vraiment minime.
Son poste de travail au sein de l’ESAT ainsi que son appartement ont été adapté spécifiquement pour ses besoins. (cuisine et placards sont situés à une hauteur de soixante centimètres à peu près).
Elle sollicite l’aide d’une infirmière le soir pour sa toilette (c’est elle qui a fait ce choix), le matin cette aide est apportée par une AMP.
La majeure partie du temps, Melle I. se déplace grâce à un fauteuil électrique dont les commandes sont aux pieds, elle est très agile et rapide.
B) Cognitif
Melle I. a une très bonne faculté d’apprentissage, elle sait lire, écrire, compter. Elle a su développer ses capacités intellectuelles malgré ses nombreuses hospitalisations. Elle a une très bonne conception de l’environnement et sait s’adapter aux différentes situations.
C) Communication
Melle I. présente des difficultés dans la coordination pneumo-phonique, elle doit travailler sa respiration pour posée sa voix. Elle reste néanmoins très compréhensible et garde son calme quand nous ne la comprenons pas, (ce qui arrive lorsque elle est très fatiguée).Elle n’hésites pas à répéter.
D) Social
Melle I. est une jeune fille charmante, avenante, souriante, toujours de bonne humeur et aimant très profondément la vie. Elle attache une grande importance à sa tenue vestimentaire, coiffure, parfum… Elle a des amis à l’intérieur et à l’extérieur du complexe, et se rends souvent au restaurant. Petite anecdote à laquelle j’ai pu assister concernant ses sorties au restaurant, Melle I. monte son fauteuil électrique afin que ses pieds soient au niveau de la table vu qu‘elle mange avec. Elle s’amuse des regards des autres clients, ce qui à été très étonnant pour moi, et m’a fait réfléchir sur ce que peuvent ressentir comme émotions les personnes assistants à cette exploit...
E) Affectif
Melle I. n’a pas de carences affectives. La fratrie au complet de Melle I. est très proche d’elle, ce sentiment est réciproque. Elle se rends au domicile de son père une fois par mois, elle souhaiterait s’y rendre plus souvent, mais il semble que le transport soit difficile. Elle est aussi très attachée aux valeurs familiales. Elle est de confession musulmane et se rends, une fois l’an au Maroc, visiter la famille restée là bas. Elle pratique le ramadan au risque de mettre sa santé en péril, mais ce jeûne est très important pour elle. Elle ne se met néanmoins pas en danger et sait « gérer » si des prises de repas sont nécessaires selon son état de fatigue.
Elle reçoit régulièrement ses amis dans son appartement et aime préparer les plats de son pays d’origine.
Melle I. avait un petit ami qu’elle a quitté récemment car celui-ci était d’un tempérament jaloux, ce qui rendait la relation conflictuelle.
F) Habitudes, goûts, centres d’intérêts
Melle I. a une vie bien réglée, le soir, nous pouvons la voir régulièrement transporter son linge à la buanderie (machines à laver et séchoirs sont à disposition des résidents). Elle est de ce côté la tout à fait autonome aussi.
Melle I. est une bonne cuisinière et passe beaucoup de temps à préparer ses plats à l’avance puis les congeler.
J’ai pu la voir faire des frites, ce qui aurait pu être dangereux dans la mesure ou elle a déjà subis des brulures aux pieds.
Du fait de sa coquetterie, elle aime aller « en ville » avec ses amies faire des achats, toutefois assez mesurés et qui ne portent pas atteinte à son budget.
Melle I. a ses programmes fétiches à la télévision, très régulièrement elle ferme sa porte afin d‘être tranquille pendant ce visionnage.
Elle pratique le foot fauteuil, ce qui l’oblige à certains déplacements à travers la France, ceux-ci se font avec les véhicules de l’association et les accompagnateurs nécessaires.
IV - Projet personnalisé
Basé sur la synthèse de, référentiel, synthèses, réunions d’équipe, projet personnalisé et échanges avec les référents et l’équipe, le projet personnalisé est le moteur du fonctionnement du Foyer. (loi 2002-2)
A) Objectifs
Consolider l’autonomie de Melle I. dans son quotidien, principalement la marche qu‘elle a acquis par sa force de volonté. Maintenir ses liens privilégier avec ses proches.
Continuer son apprentissage à la gestion de ses comptes, Melle I. gère depuis longtemps ceux-ci avec l’aide des AMP mais nécessite néanmoins d‘être sollicité.
Le principal pour Melle I. étant d’être au maximum de ses possibilités autonome afin d’intégrer un logement en milieu ordinaire, puis de travailler une semaine par mois en « détachement » en entreprise extérieure.
Melle I. souhaiterais passer son permis de conduire à l’aide d’un véhicule adapté à son handicap.
V - L’AES dans la réalisation du projet personnalisé
A) Ma participation dans l’élaboration du projet
En tant qu’AES dans ma pratique professionnelle, j’ai observé Melle I., et pris le temps d’échanger avec elle, l’écouter m’expliquer ses besoins et attentes actuelles et futures. J’ai pu ainsi recueillir beaucoup d’informations en lui posant des questions ainsi qu’à l’équipe pluridisciplinaire. Outre son désir d’intégrer un logement en milieu ordinaire, Melle I. souhaite passer son permis de conduire.
B) ma participation dans la mise en œuvre du projet
Au cours de la réunions hebdomadaire avec l’équipe pluri-professionnelle et la référent de Melle I., j’ai sollicité une autorisation de faire les recherches nécessaires pour l’obtention d’un permis de conduire. L’équipe a souhaité que je partage mes informations avec elle au fur et à mesure de mes recherches.
C) Le suivi du projet
Il existe à Marseille quatre auto-écoles adaptées pour les personnes en situation de handicap, aucune d’elles n’est équipées pour la conduite uniquement avec les pieds.
J’ai pris rendez-vous avec le moniteur spécialisé et Melle I. afin de passer un test d’évaluation à la conduite sur le parking de l’établissement. Après ses observations le moniteur a décelé la difficulté de faire une marche arrière et l’attention à tenir pour conduire. La posture et la mobilité de sa tête limite considérablement ses champs de vision, ce qui est un problème pour la conduite.
J’ai néanmoins trouvé sur internet un véhicule équipé pour être totalement conduis avec les pieds, mais la faisabilité de ce projet est impossible dans un premiers temps, parce que les possibilités physiques de Melle I. l’empêche et dans un second, le prix de ce véhicule est inaccessible à Melle I., aucunes aides financière n’est possible dans ce domaine.
D) L’évaluation du projet personnalisé
Les conclusions des professionnelles rencontrés exposent l’impossibilité pour Melle I. de passer son permis de conduire, tant sur le plan physique que matériel.
En équipe, nous avons conclu qu’il n’est pas envisagé d’entreprendre une visite médicale auprès de la Préfecture du fait des conclusions du moniteur d‘auto-école. Cependant si Melle I. en fait la demande, l’équipe est d’accord d’y répondre de façon positive et de l’accompagner à une visite médicale. L’équipe voudrait que Melle I. prenne conscience de cette impossibilité et qu’elle fasse le deuil de se projet.
VI - Conclusion
Depuis la loi de 2002, rénovant l’action sociale et médico-sociale, la personne est au centre du projet personnalisé permettant un accompagnement global incluant tous les acteurs médicaux et sociaux des institutions.
En tant que future AES, j’ai pu observer tout au long de mon stage, l’importance de l’application de cette loi dans la construction de l’accompagnement de chaque résident dans son quotidien et ses projets de vie, ses besoins et ses attentes.
Le travail de recherche des informations concernant Melle I. m’a amené à rencontrer des professionnels éducatifs et accompagnants, des membres du personnel médical, médico-social. Participer aux réunions deux fois par semaine m’a montré l’implication et la relation de confiance nécessaire entre les membres de l’équipe, afin d’aller dans le sens de cette loi.
Cette étude m’a permis de prendre du recul dans mon travail d’accompagnement ainsi que dans ma posture professionnelle. Connaitre Melle I. plus profondément m’a apporté des informations importantes sur son l’histoire de vie que j’ai pu d’ailleurs transmettre à l’équipe au cours des réunions.
Par contre en tentant d’aider Melle I. dans son projet de passer son permis de conduire, j’ai eu peur de la mettre en situation d’échec. L’équipe et son référent m’ont au contraire encouragé à continuer mes recherches malgré l’impossibilité manifeste pour Melle I. Je me suis sentie mal à l’aise de contribuer à cette acceptation qu’elle doit
Exemple 4 Dossier de Pratiques Professionnelles
Sommaire
1 Présentation du lieu d'intervention
• Type de structure
• Population
• Mode d' accueil
2 Présentation du temps clefs du quotidien
• Motivations du choix
• Déroulement du temps clef
• Présentation des dimensions de ce temps clef: affective, sociale, éducative, culturelle
3 Présentation de I' accompagnement individualisé
• Présentation des personne dans ce temps clef
• Présentation de l' intervention de I' AES
4 Conclusion
• Réflexion sur le temps clef
• Proposition d' amélioration
1 Présentation du lieu d'intervention
Je travail dans un établissement pour personnes âgées dépendantes ou semi dépendantes, situer au coeur d'un petit village appelé xxxxxxxxxx.
Cet résidence est une maison de retraite médicalisée (EPHAD),conventionnée au titre de l'aide sociale selon la loi du 2 Janvier 2002.
En Janvier 1993,25 places de cures médicales se sont crées et 25 autres places supplémentaires en Juin 1997 portant la capacité à 128 lits dans l'établissement.
En décembre 2006,cette maison fut racheter par un groupe venu de Hautes Savoie nommé( xxxxxxxxx) et depuis Janvier 2007,l'entité chargée de la gestion des résidences est devenue xxxxxxxx.
Le 15 Avril 2008 cet maison signe une convention tripartie avec le préfet des 'xxxxx département xxxx,et le conseil générale ceci a permis a cette maison de devenir un (EHPAD) et d'être conforme à la loi du 24 Janvier 1997.
J'ai intégré cet (ehpad) en Février 2005, ma fonction est celle d'AES et mon rôle et d'accompagné les personnes dans les gestes de la vie quotidienne.
Population accueillie
Le public que j'accompagne quotidiennement à l' EHPAD, ont un age compris entre 60 et 100 ans,la plupart d'entre eux présente des signes de démences tels que la maladie d'Alzheimer ou la maladie de Parkinson, certains résidents sont aussi atteints d'hémiplégie à cause des (AVC) accident vasculaire cérébrale.
La maladie d'Alzheimer: Est une maladie cérébrale caractérisée par la dégénérescence et la mort des cellules nerveuses.
C'est une démence progressive,elle se manifeste par des troubles de la mémoire,du langage et de la pensée.
Les principales manifestations sont la désorientation temporo-spatiale et une altération des fonctions intellectuelles tels que:
Aphasie: perturbation du langage.
Apraxie: Altération de la capacité à réaliser une activité motrice malgré des fonctions motrices intactes.
Agnosie: Impossibilité à reconnaître ou à identifier des objets malgré des fonctions sensorielles intactes.
Perturbation des fonctions exécutives (faire des projets ,organiser,ordonner le temps,avec une pensée abstraite.
Les AVC: (accidents vasculaire cérébrale)
L'accident vasculaire correspond a un arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau du cerveau.
Les (AVC) sont la plupart du temps dus soit à un caillot dans l'artère,soit à une hémorragie du à une rupture des parois es vaisseaux. Certaines personnes ayant eu des (AVC) peuvent subir certaines formes de paralysies qui peuvent être passagère ou définitive entraînant souvent une certaine dépendance au niveau des soins,des déplacements ou niveau de l'alimentation.
2 Présentation du temps clefs quotidien
Motivation du choix.
C'est le 6 besoin parmi les 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson qui sont une liste ordonnée de concepts qui définissent l'autonomie des individus sur les plans physiques, psychologiques et sociaux. et ce besoin est à la base de la pyramide de Maslow les besoins physiologiques de tous individu ,Le besoin de dormir et de se reposer est la nécessité pour chaque individu, de prévenir et réparer la fatigue, diminuer les tensions, conserver et promouvoir l’énergie
J'ai choisi comme temps clef le moment du coucher, car c'est un moment très important car il est nécessaire d'apaiser les tensions de la journée et de s'endormir dans une certaine harmonie du corps et de l'esprit,pour passer une nuit calme et sereine ,ce qui est parfois déterminant pour le bon fonctionnement du jour suivant.
Mon rôle est donc de veiller à ce que les résidents soient rassurés,accompagnés au moment du coucher,avec des gestes et des paroles délicates et que le rythme de chacun soit respecté.
J'ai choisi ce moment car je pense qu'il définit bien le rôle de l'accompagnant éducatif et social. Le moment du coucher permet un rapport privilégié avec les résidents,il crée un échange c'est aussi un moyen de faire le point individuelle sur ce que le résident a vécu de sa journée,c'est aussi l'un des moments ou nous leurs consacrons beaucoup plus de temps avec la toilette ce qui nous permet de discuter avec eux et nous permet aussi de recueillir des informations sur leurs état physique ou mentale.
Mais pour que se moment se passe bien je dois adapter mes paroles, mes gestes ,mon regard pour chaque personnes afin que ce moment puisse se passer dans les meilleurs conditions possible,car pour chaque résident l'accompagnement au coucher se fait de manières différentes.
Déroulement du temps clef.
Dans le service ou je travail les résidents prennent le dîner à 18 h 30, jusqu'à 19 h 00 pour ceux qui mange seule voir 19 h 15 pour ceux que nous devons aider car nous devons aller à leurs rythme car la plupart des personnes accompagnées ont des régimes spéciaux donc il faut prendre le temps avec eux car se sont des personnes sujettes aux fausse route.
Donc nous commençons à coucher les résidents pour ceux qui le désir entre 19 h 15 et 20 heures car c'est l'heure ou l'équipe de jour termine sa journée.
Dès que le dîner est terminer,ma collègue et moi allons cherché les résidents qui prennent leur dîner en salle à mangé afin de les transféré dans leurs chambre ou sur l'étage pour ceux qui le veulent. Une fois que tout les résidents sont arrivés sur l'étage nous commencions toujours par les résidents qui ont plus besoins de notre aide et ceux qui sont plus autonomes nous faisons plus un travail de surveillance afin de voir s'ils leurs manque rien,ou s'ils ont besoin de quelques choses de particuliers.
La plupart des résidents que j'accompagne au moment du coucher sont en chambre double,la majorité du temps j'effectue les derniers soins dans la salle de bain c'est a dire le brossage des dents et le nursing afin de préservé l'intimité de la personne ,car même si ce sont des personnes du même sexe il est primordiale de préservé cette intimité,car au moment du dernier change de la protection cela reste quand même un moment relationnelle très privilégié et pour que cet instant se passe bien il est important que le résident se sente en confiance et rassuré.
Une fois ses soins terminer,je l'accompagne jusqu'à son lit en la faisant participer le plus possible selon ses capacités,c'est une façon pour moi de les revalorisé,ensuite j'ai toujours tendance à rester 5 à 10 minutes avec eux afin de parler de leur journée de se qu'il son fait ou pas ou de faire le point sur leur état de santé,il y en a qui me parle des progrès qu'il on fait avec les intervenants extérieurs (kinésithérapeute,orthophoniste),d'autres qui me parle de leur angoisse,de leur crainte et bien sur d'autre qui me parle de leur douleur qu'ils ont ,car j'ai souvent remarqué qu'au moment du couché les résidents ont tendance à se décontracté car il se retrouve dans son espace à lui et que bien souvent c'est ainsi que nous détectons des signes de douleurs ou de mal être car souvent dans la journée les résidents sont tendus et stressé et ne laisse pas paraître ses signes.
Pour les résidents qui sont plus autonomes et que j'accompagne régulièrement j'ai pu observé qu'ils aiment qu'ont leurs accorde du temps et particulièrement au moment du couché,car sans même sans rendre compte dans notre rôle d' accompagnent y a un coté « maternant » même si se sont des personne âgées le fait de rester un instant auprès du résidents et lui montré de l'attention,que l'on veille a ce qui se couche dans de bonnes conditions,peut évoquer chez certains des souvenirs lointains ou ils avaient quelqu'un;peut être un membre de leur famille qui venait tout simplement leur dire bonne nuit.
Présentation des différentes dimensions(éducative,affective,sociale,culturelle)
Dimension affective.
Le moment du coucher implique le caractère intime puisqu'il renvoie a un espace réduit propre au résident.
C'est son univers,sa chambre peut être le seul endroit vraiment à lui dans l'institution. Ils ont dans leurs chambres des objets personnels(cadres ,photos etc,,,),si le résident donne à l'accompagnent le droit d'accéder à cet espace intime au moment du coucher
c'est qu'il a une certaine confiance en lui et qu'il veut peut être lui en témoigner,ou bien approfondir une relation qui lui est bénéfique et rassurante.
Dimension sociale.
La plupart des résidents ont avec eux un colocataire (chambre double),nous devons être attentifs au rythme de chacun et que le résident lui même respecte le rythme de l'autre. Certains,selon les traitements s'endorment beaucoup plus vite il faut donc que Ceux qui vieille tardivement ne perturbe pas le sommeil de leurs camarades,autant dans les chambres que dans les couloirs.
Des tisanes sont généralement proposée avant le coucher ce qui permet un dernier instant partagé en collectivité avant de s'isoler pour dormir.
C'est a travers cela que les résidents observent le caractère universel du sommeil, puisqu'il concerne tout a chacun et qu'il devient a son tour un accompagnent dans cette phase pour ses camarades,car souvent certain résidents se réunissent pour regarder la télévision,fumer ou simplement discuter avant que chacun aille se coucher.
Dimension culturelle.
La manière dont on dort,dont on se dit « bonne nuit » résulte de notre vécu,ou de ce part quoi on a été conditionné;quoi qu'il en soit chacun a une façon d'appréhender le moment du couché selon sa propre perception.
Quelqu'un qui a peur du noir par exemple aura tendance à laisser la porte ou les volets ouverts,alors que que pour les musulman il est préférable de ne pas laisser passer les « djinn »(mauvais esprit) donc eux ils auront tendance à tout fermer.
Ce que l'on accroche au dessus de son lit aussi détermine une appartenance qui implique une différenciation dans les rites qui accompagne le sommeil comme la manière de prier par exemple:
les chrétiens suspendent souvent une croix et récite le »je vous salut Marie » les deux mains jointes alors que le musulmans priera agenouillé sur un tapis.
Accompagner l'autre au moment du coucher,c'est respecter sa culture,ses valeurs ou croyances même si c'est dans le simple fait de vouloir s'endormir avec un fond de musique,c'est l'aider à allier l'utile à l'agréable,faire d'une chose naturelle et essentielle un moment privilégié.
Dimension éducative.
Nous devons expliquer aux résidents que le repos est un besoin vital chez l'être humain. Lui expliquer que le sommeil est réparateur puisqu'il permet à nos cellules de se régénérer.
Nous essayons de travailler avec certains résidents sur les différentes phase du sommeil et nous leurs montrons les signes de fatigue tel que le bâillement,le picotement des yeux et parfois le fait d'être irritable quand on est fatigué,,,, Il est important que les résidents arrivent a mettre en place un processus tend vers le calme,l'apaisement,ce qui est nécessaire pour passer une bonne nuit; puis il y a aussi tout se qui précède le couché,tel que veiller à dormir dans des draps propres,être attentif à l'hygiène bucco-dentaire et aussi au type de vêtements utilisé afin que le résident ne se sente pas compresser ou étouffé,ou qu'il est trop chaud ou trop froid.
3 Présentation de l'accompagnement individualisé.
Présentation des personnes dans ce temps clef.
Je vous présente MR F qui est né Oran et qui est âgée de 72 ans,il réside dans cet EPHAD depuis 2003,il est divorcé et na pas d'enfant.
MR F est atteint de troubles du comportement ,il est atteint aussi de diabète de type 2 (insu-lino dépendant) .
Il y a un an de sa MR F a eu un AVC (accident vasculaire cérébrale) qui lui a paralysé tout le coté droit (hémiplégie droit).
MR F est un homme très exigent, dès qu'il a fini de manger, il fait un résident ou sa compagne le monter dans sa chambre afin qu'il puisse se coucher,c'est un homme d'une forte corpulence et qui est très grand donc pour pouvoir le couché il faut la plupart du temps utilisé le lève malade.
Lorsque j'accompagne MR F à se coucher je lui demande toujours s'il a passé une bonne journée et si le repas du soir lui a plu ,ensuite je l'accompagne dans la salle de bain afin de lui faire les soins bucco-dentaire (brossage de dents et bain de bouche) ensuite je le met au toilette afin qu'il fasse ses besoins,en attentant j lui prépare son pyjama,lui ouvre le lit et mes sa télévision sur sa chaîne préféré et je lui rapproche aussi sa radio et sa bouteille d' eau sur la table de chevet, car MR F a besoin de toute cette attention afin de pouvoir se coucher sereinement.
Une fois qu'il a finit je lui demande toujours s'il veut que je le couche avec le lève malade ou s'il préfère que je l'accompagne jusqu'à sont lit,ce n'est jamais moi qui décide, c'est une manière de lui laisser le libre choix et de le revalorisé car je pense quand le faisant participé cela permet de maintenir les acquis qu'il a et en même temps c'est aussi pour lui une manière de me montré les progrès qu'il fait chaque jour avec le kinésithérapeute car l'objectif de MR F est de pouvoir se déplacer tout seul;
MR F est une personne qui aime bien rigolé souvent avant de le laisser dans son intimité ,nous plaisantons ensemble sur n'importe quelle sujet comme sa cela lui permet de se détendre et évacuer le stress afin d'aborder la nuit dans les meilleurs conditions possible. A mon niveau j'ai remarqué que cela lui était bénéfique car souvent quand je lui dit que le jour suivant que je serais de repos et que ce n'est pas moi qui l'accompagnera MR F se dit déçu car il trouve que je prend le temps avec lui et que surtout je le fait rigolé et que je prend le temps de l'écouter.
MR F a toute ses facultés cognitive et comme il le dit souvent ce n'est pas évident ce n'est pas évident de discuter avec les autres résidents de la maison car la plupart des pensionnaires sont atteint de maladies qui vont que des fois la communication n'est pas adapté,donc quand il se retrouve avec les professionnels il en profite pour pouvoir parlé et discuter même si cela ne dure pas longtemps ,mais il dit que cela lui fait beaucoup de bien.
MM B est née le 25 juillet 1948 à ESBLY, elle est âgée de 63 ans et a une de fille de 37 ans.
MM B est atteinte d'un cancer de la peau, qui a suscité une greffe partielle du coté gauche du visage, de plus MM B est atteinte de diabète de type 2 et est allergique au poisson, c'est aussi quelqu'un qui a eu des épisodes dépressif dans sa vie car selon les dire de sa fille cela fera bientôt quatre ans que MM B n'est pas rentré chez elle suite à tout ses problèmes de santé, ce qui a conduit ses proches à prendre la décision de la placé dans la structure afin d'être accompagné médicalement et psychologiquement. MM B est une personne très difficile à accompagné, car elle se dispute souvent avec les infirmiers et les aides soignants, c'est une personne très agressif et qui n'hésite pas à frappé le personnels.
Elle est l'une des seule résidente à choisir la personne qui s'occupera d'elle, chose qui n'est pas évidente à géré pour l'institution et pour l'équipe médicale .
MM B, dîne le soir dans sa chambre c'est une personne qui n'aime pas être mise au lit dès quelle à finit de manger, il faut lui laisser un petit quart d'heure avant de l'accompagné au lit. Lorsque j'aide MM B pour le couché, tout mes gestes sont fait avec beaucoup de
délicatesse car c'est une dame qui n'aime pas être brusqué et comme elle a des plaies au visage il faut lui retiré les habits doucement afin de ne pas lui faire mal car c'est plaie sont très fragile.
Une fois MM B est installé dans son lit il y a tout un rituelle a faire pour quelle puisse s'endormir sereinement, tout d'abord il faut lui rapproché sa télévision au maximum car elle a des problèmes de vue et ses le seul moyen dit elle pour quelle puisse percevoir les images,ensuite il faut lui donner son téléphone portable dans la main ainsi que sa télécommande,et bien sur lui poser son sac a main sous son oreiller.
Une fois que je lui est tout posé dans le lit, je lui prend la main pour la guider afin de lui montré ou j'ai posé le reste de ses affaires quelle a besoin pour la nuit exemple ses lingettes,son déodorant, sa bouteille d'eau et de lait et aussi l'appel malade, ses gâteaux et ses mouchoirs tout en faisant cela je discute avec elle car c'est quelqu'un de très solitaire,j essaie donc de lui faire comprendre que ce serai bien quelle participe aux animations, j'essaie de la stimulé en lui demandant ses goûts et ses envies afin de mettre en place un projet en route pour elle afin quelle ne puisse pas s'isoler, je m'appuie sur la bonne relation que j'ai avec elle afin quelle puisse accepter certain soins dont elle refuse et qui lui seront pourtant bénéfiques.
Je profite du moment du couché pour expliquer tout cela à MM B car malheureusement je n'est pas trop le temps de discuter avec elle la journée et parce que une fois que MM , à eu les soins du matin (toilette) c'est une dame qui mène sa petite vie de solitaire. Si toute ses petits attentions ne sont pas faites au moment du couché de MM B, il est sur que le soir elle sera très énervé, voir irritable, ce qui compliquerait deux fois plus le soin du lendemain car en général comme tout être humain lorsque MM B passe une mauvaise nuit du au manque d'attention, ou parce que il lui manque quelque chose cette dame refuse catégoriquement tout les traitements ainsi que les soins, et il arrive même quelle soit agressif envers sa fille d' ou l'importance de bien veiller à ce quelle ne manque rien et surtout bien verbalisé nos faits et gestes.
4 Conclusion
J'ai commencé à travaillé dans cette EPHAD en 2005, je travaillait en collaboration avec des infirmiers et des aides soignants donc j'étais plus axé sur le coté médical donc j'avais tendance a faire les choses de façon basique ou comme je l'avais appris sur le terrain ma manière d'accompagné les résidents était un peu identique car je ne savait pas l'impact que cela pouvait avoir sur eux.
Aujourd'hui avec un peu plus de recul, je me rend compte qui il y a des jour ou l'accompagnement se passait vraiment mal car je pensait bien faire les choses en faisant pour eux voir en décidant pour eux car dans ma logique c'était des personnes fragiles, fatigués et qui avait besoin d'aide.
- Après avoir suivi la formation d'A.E.S je me suis rendu compte que j'étais pas tout à fait dans le vrai car je ne pouvais aider et accompagner les personnes de la même manière grâce à ses théories acquise j'ai réajuster ma façon de travaillé en regardant et en observant beaucoup plus le résident et bien sur en communiquant le plus possible afin d'installé une relation de confiance et surtout afin d'apprendre à les connaître un peu plus,en agissant comme cela je me suis rendu compte que les choses se passait beaucoup mieux car a ce jour j' agit en fonction des besoins et des envies des personne et non aux miens ou à celui de l'établissement.
Exemple 5 Dossier de Pratiques Professionnelles
Je vous présente mon dossier de pratique professionnelle (DPP)dans le cadre de la certification du DC 2 du diplôme d'état d'accompagnant éducatif et social
J'ai choisi la situation de Madame X car elle me parait représentative de l'intervention de l'AES en EHPAD
Durant ma formation j'ai eu l'occasion de faire un stage d' Accompagnant éducatif et social (AES) en EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes )
Les missions de L'AES en structure collective
- D'organiser et d'assurer le suivi de mon intervention en fonction des objectifs définis dans le projet personnalisé
- Favoriser et préserver l'autonomie de la personne en repérant et en développant ses potentialités
- En prenant soin et en veillant au bien être de la personne dans un contexte d'accompagnement de proximité
- D'accompagner la personne dans ses activités ordinaires et la gestion de son quotidien
- D'accompagner la personne dans les activités d'apprentissage pour maintenir ou développer ses capacités
Chacun de mes stages ma permis d'acquérir une posture professionnelle
I Cadre professionnel
Les EHPAD sont des maisons de retraite médicalisées qui proposent un accueil en chambre. Ils s'adressent a des personnes âgées de plus de 60 ans qui ont besoin d'aide et de soins au quotidien, j'ai souhaité effectuer mon stage dans une unité de vie protégée.
Celle ci est située dans un établissement d'une grande agglomération. L'unité accueille 14 résidents souffrant de DTA ( démence de types Alzheimer) ainsi que de DCL (démence à corps de Lewy)
La maladie d'Alzheimer est une affection neuro-dégénérative qui entraîne une détérioration progressive et définitive des cellules nerveuses provoquant la forme la plus commune des démences. Cette maladie est fréquente chez les personnes âgées. La maladie d'Alzheimer n'est pas une conséquence du processus normal du vieillissement. Elle est due à une accumulation de protéines anormales dans le cerveau. On ne connaît pas exactement toutes les causes de cette maladie
La maladie a corps de lewy, aussi appelée démence à corps de Lewy (DCL) , est une forme de trouble cognitif caractérisée par des dépôts anormaux d'une protéine appelée alpha-sinusienne qui se forme a l'intérieur des cellules cérébrales
La démence à corps de Lewy affecte surtout les parties du cerveau liées aux fonctions cognitives et au mouvement. Le terme de démence qualifie un état de dégradation des facultés intellectuelles qui finit par entraîner une perte de l'autonomie
L'établissement n'emploie pas encore d'aide médicaux psychologique , je suis donc sous la responsabilité de la psychologue, en collaboration avec deux équipes composées chacune d'une aide soignante et d'une auxiliaire de vie ainsi que tout le corps médical (médecin, infirmière, kinésithérapeutes, orthophonistes...)
Ma place en tant qu'AES est alors à faire choses toujours pas facile à faire car je dois justifier certaines de mon intervention en m'appuyant sur mon référentiel de compétences
L'EHPAD est une société Anonyme a responsabilité limitée, des prestataires viennent y dispenser leurs services (coiffeur, orthophoniste, au même titre que
bénévoles (famille et autre) viennent régulièrement animer la structure
II La personne
J'ai fait le choix de Madame X car elle a été hormis une dame bien plus autonome) La personne qu'il m'a été donne d'accompagner le plus régulièrement en début de stage . De ce fait , j'ai été confronte à ses oppositions et à ses élans de participation. Il a donc été nécessaire de faire de nombreux réajustements, un lien s'est progressivement établi .
Concernant la toilette, elle est notée 1/4 sur un graphique estimant ses différentes capacités d'autonomie figurant dans son dossier d'admission , il en est de même pour l'habillage. Il s'agit pour moi de l'accompagner dans le rétablissement d'une certaine forme d'autonomie, j'ai pleinement conscience de mon rôle d'AES dans ce temps d'accompagnement avec elle
Je suis intervenue auprès de Madame X qui est la doyenne de l'établissement. Elle est âgée de 88 ans, et était déjà dans l'EHPAD en 2005. Elle réside aujourd'hui dans la chambre 107 de l'unité de vie protégé . Elle mesure 1.54 m, elle est veuve, a un fils unique et une petite fille qui lui rendent visite. Il s'agit d'une femme très maternelle et généreuse . Elle incarne à mon sens, la vrai Marseillaise par son caractère et ses expressions. Elle était secrétaire
Santé
Elle porte des lunettes, un dentier .Au sein de la structure elle est suivie par un , orthophoniste, un kinésithérapeute, ainsi qu'un médecin généraliste. Selon son évaluation de 2014, elle est en perte d'autonomie dans le cadre d'une maladie à corps de Lewy. Des troubles cognitifs modérés justifiaient la poursuite de la prise en charge en orthophonie. La présence des troubles de la marche et de l'équilibre nécessitait la présence d'une tierce personne pour les déplacements en raison , de risques de chutes
A cela s'ajoutent entre autres, une HTA hypertension artérielle et une polyarthrite . Lors de son bilan orthophonique de 2008, on peut lire que madame X a d'abord été diagnostiquées DTA (démence de type A Alzheimer en progression d'après l'atteinte mnésique des 4 mémoires ainsi que de l'atteinte du langage . Cependant pas d'atteinte gnostique , phasique ni psycho-comportemental
III Évaluation
Il convenait donc déjà à cette époque de travailler avec madame X sur ce qui était encore préserve, afin que l'altération se produise le plus tardivement possible. En juin 2008 elle est classe en GIR 6 * .En septembre 2008 GIR 4, et aujourd'hui elle est en GIR 2.
Le GIR 2 correspond dans le cas de madame X aux personnes dont les fonctions mentales sont gravement altérées mais qui ont conserve leurs capacités a se déplacer.
Les omets choisis sont le temps de la toilette et le temps de repas qui peuvent être significatif de son degré d'autonomie
Un temps clef du quotidien est un moment récurrent et indispensable au bon équilibre de la personne. Il correspond à un des 14 besoin fondamentaux de Virginie Henderson et figure a la base de la pyramide de Maslow. Ces temps réunis sont garant du bon état de santé selon l'OMS La santé est un état de complet bien-être physique, mental, et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ,mais ils sont aussi des outils essentiels qui font support a la relation dans le cadre de l'exercice AES
Dans des institutions ou la personne subit la collectivité, les temps clef deviennent alors des temps privilégies, du fait que l'accompagnant se consacre exclusivement a l'accompagne. Ces temps ne sont plus institutionnels mais celui du résident, il se déroule à son rythme. Ce qui permet une réelle rencontre au-delà de sa pathologie.
Par ailleurs, la disponibilité dont bénéficie le professionnel à cet instant lui permet une observation plus fine qu'il pourra analyser avec l'équipe afin d'ajuster singulièrement la pratique si nécessaire. On sait que les aptitudes des personnes sont variables selon le contexte .
Je fais le choix de réaliser mon DPP sur deux temps clés. l'un correspond au 8 me besoin qui est celui d'être propre, soigne et protéger ses téguments, d'avoir une apparence soignée et de maintenir la peau saine afin qu'elle puisse jouer son rôle de protection contre toute introduction dans l'organisme de poussières, de microbes
L'autre correspond au deuxième besoin qui est celui de boire et manger c'est une nécessite pour tout organisme d'ingérer et d'absorber des aliments de bonnes qualité, en quantité suffisante pour assurer sa croissance, l'entretien de ses tissus, et maintenir son enneige indispensable a son bon fonctionnement
IV L'intervention
L'objectif premier de mon intervention est de retarder la perte d'autonomie par le maintien des capacité restante cet accompagnement permet également d'aborder un travail sur l'image de soi, et par dessus d'établir une relation Pour cela je me réfère au projet personnalise (PP) de Madame que j'ai consulté dans le bureau de l'infirmière (avec son accord) Très vite je m'aperçois que travailler sur l'autonomie auprès de madame fait partie de son PP je soumet donc mon interner à l'équipe d'accompagner madame
Lampes suggère notamment de respecter l'intimité corporelle du résident en :
- Respectant les choix vestimentaires, les modalité décidées avec la personne, de l'aide a apporter lors de la toilette, participe a la quille de la vie
- Prendre en compte les besoins mais aussi les attentes de la personne concernant l'aide a la toilette et a l'habillage et les formalise dans le projet personnalise
- Protégeant la personne du regard des autres
- Lui permettant d'exercer un choix sur le moment et les modalités de toilette
Chaque jours lors de mon arrivée, je prend connaissance des transmissions, échange un instant avec l'équipe qui m'indique mes tâches et je passe saluer chacun des résidents (j'accompagne 12 résidents seulechaque matin) Je prend un temps pour connaître leur état du jours (comment se sentent-ils ? Comment s'est passe la nuit? Ainsi j'entre en relation pat l'intérêt et l'écoute que je leur porte. Il arrive que ceux-ci s'oppose a la douche, je mise donc sur notre relation de confiance afin qu'ils soient davantage coopérants. En quittant les chambres j'informe que l'on est amenés à se revoir par un à tout à l'heure. A fin de ne pas interrompre brutalement ce petit moment . Ainsi la personne est mieux disposée à mon égard ce qui peut diminuer son éventuelle opposition
Je commence mes soins de nursing par madame X ', La porte de la chambre est entrouverte mais je frappe systématiquement en m'annoncent, d'une part par respect de son intimité (Elle y est chez elle dans cette chambre)mais aussi pour ne pas la surprendre et je me présente car la pathologie faisant que je suis susceptible à tout instant d'être une parfaite inconnue, car rendrait impossible son consentement au partage de son intimité
J'ai pris soin de mette sur mon guéridon de soin 2 gants un pour le haut l'autre pour le bas, des serviettes de toilette, une protection, un sèche cheveu ainsi que mon équipement une paire de gant en latex et un tablier plastique
Expérience faite d'apparaître déjà équipe des gants latex, madame X m'avait vigoureusement repoussé par l'expression faciale, verbale et corporelle . J'en avais conclu qu'elle l'avais vécue comme une agression, un empressement, une contrainte peut être\Dorénavant, je dépose le tout dans la salle de bain, je viens me placer à sa hauteur et poursuivons notre échange verbal précédemmentamorcé . J'adopte un positionnement chaleureux, bienveillant je me met à sa hauteur ,je lui tiens la main, je parle à voix suffisante qu'elle m'entende, bien articule avec douceur et sourires.
Je lui annonce que je suis revenue pour l'accompagner à se préparer pour cette nouvelle journée
J'alterne flatterie, encouragement, regards intéressés et surpris par son discours, bien que celui-ci soit incohérent,ainsi je perçois qu'elle se lie de confiance, nous entrons en relation. Je lui propose de choisir ses vêtements. Je prends soin de sélectionner deux tenues en amont, car il lui est compliqué de faire des choix selon le trouble de la maladieà corps de Lewi . Elle tient beaucoup à mon approbation que je lui donne de façon très convaincue, cela renforce sa confiance en elle-même, je suppose que cela participe a nourrir l'image qu'elle a d'elle-même... Je prépare le matériel en maintenant le contact par un échange verbal constant en détaillant, expliquant chacun de mes gestes réalisés ou avenir :
"J'accroche vos vêtements dans la salle de bain, pour que vous ne preniez pas froid en sortant"
"J'enfile les gants afin de respecter votre intimité"
La fois précédente je n'étais pas parvenue à la faire se lever, elle était en totale opposition, j'ai donc échangé et observer les différentes méthodes de l'équipe.
La première étant de lui dire que son fils est dans la salle d'eau.
Mal à l'aise avec ça, j'ai plutôt tenté de lui dire que son fils allait peut etre lui rendre visite et qu'il aurait plaisir a la voir bien apprêté . Ensuite je procède a un enchaînement de geste technique en lien avec l'humanitude et la bien traitance
Je sort de sa chambre avec un grand sourire et l'invite a venir écouter la lecture du journal pour stimuler sa mémoire
Vient ensuite le temps du repas, madame faisant partie des résidents que j'accompagne je m'intéresse à elle durant le temps du repas
Madame n'a pas de régime particulier, elle est relativement autonome pour la prise des repas, mais je reste en veille durant ce temps.
Je m'attache à comprendre les enjeux du rituel culinaire.
En vieillissant, le goût pour les saveurs sucrées à tendance à dominer, les résidents sont contents lorsqu'au menu, on leur sert des pâtisseries, des glaces madame aime particulièrement "la compote faite maison" je lui propose donc une activité de temps à autre pour faire avec elle cette compote tant appréciée qu'elle peut partager. Le petit café en fin de repas est un rituel attendu et très apprécié
Je tache de connaître les conséquences du vieillissement sur la gustation de madame par l'échange avec l'équipe et la lecture de son PP
Je m'attache à maîtriser les éléments essentiels d'une repas thérapeutique en suscitant maintenant l'envie, le plaisir et le désir de manger de madame. J'essaie de limiter l'apparition des troubles du comportement durant les temps de repas
V Bilan
Au regard des objectifs qui étaient pour cet accompagnement de maintenir les capacités, Il est difficile d'évaluer mon accompagnement sur 8 semaines de stage . Cependant sur les différents temps que j'ai été amené a réaliser avec madame X, j'ai pu évaluer l'un après les autres mes propres erreurs et ainsi réajuster ma pratique. Le temps se prépare et commence largement avant l'entrée en salle de bain et se termine bien après sa sortie, il en est de même pour le repas.
Chaque intervention avec une autre personne est unique, je constate que rien n'est acquis, rien n'est figé. Réfléchir au sens de l'action proposée même si celle-ci est répétitive et quotidienne permet d'offrir aux résidents un accompagnement personnalisé. Réajuster son intervention me semble essentiel et ne peut se faire qu'après questionnement. L'écriture du DPP m'a permis de poser une analyse fine sur mon intervention et de prendre du recul
VI Conclusion
Je saisis toute l'importance de la disponibilité tant au niveau du temps que de l'attention, dont doit faire preuve l'AES afin de mener un accompagnement sincère et efficace. Je perçois chaque réajustement, comme un progrès et considère l'importance des transmissions dans l'équipe qui permettent de faire du lien sur les méthodes utilisées avec Madame. Ainsi ne pas se rendre irremplaçable dans cette relation afin que le relais s'opère de façon continue et progressive, assurant ainsi au résident quelque soit le positionnement de chacun des professionnels de bénéficier d'une même qualité de soin. J'appréhendais beaucoup la technique, bien qu'elle se doive d'être maîtrisé elle n'est pas la seule base d'un bon accompagnement. Je suis en effet convaincue que technique et relation sot indissociable pour un accompagnement de qualité.
Exemple 6 Dossier de Pratiques Professionnelles
J’effectue mon stage dans un Foyer accueillant des personnes atteintes d’IMC.
C’est un EPHAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) ouvert depuis 2002.
Il est signataire de la convention tripartite (Etablissement, Conseil Général, ARS, Agence Régionale de Santé).
Certifié xxxxxxxxx label récompensant la qualité de toutes les prestations. (L’accueil, l’animation, la restauration, le soin, l’entretien).
Le Projet d’Etablissement est principalement basé sur la philosophie de L’HUMANITUDE qui permet d’accompagner les personnes âgées dans la tendresse et le respect de l’autre. Le personnel est régulièrement formé à la méthodologie de l’humanitude.
Sa capacité d’accueil est de 90 résidents et nous pouvons accueillir jusqu’à 6 personnes en journée, (accueil de jour).
Parmi ces résidents 20 personnes sont en secteur protégé dit CANTOU (Centre Activité naturelle Tiré d’Occupations Utiles). C’est principalement dans ce secteur que j’effectue mon stage. Dans le CANTOU se trouve des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et/ou de troubles du comportement.
MALADIE ALZHEIMER
C’est une démence sénile caractérisée par la notion de perte : (4 A)
- Amnésie - Perte de mémoire
- Apraxie - Incapacité à effectuer des mouvements sur consigne (coordination des mouvements)
- Aphasie - Trouble du langage
- Agnosie - déficit de la capacité de reconnaissance et de compréhension.
L’équipe pluridisciplinaire se compose de plus de 40 professionnels ainsi que nombreux intervenants extérieurs.
Le personnel est constitué de - La Directrice, La sous-directrice, 2 secrétaires,
- 2 médecins, 1 psychologue, 1 ergothérapeute, 1 infirmière référent(e), 5 infirmières, 2 animateurs, 23 aides soignants et AMP dont 2 la nuit, 14 agents de service hospitalier dont 2 la nuit, 1 chef cuisinier, 2 cuisiniers, personnel de blanchisserie.
Les intervenants extérieurs - Médecins généralistes et Spécialistes, les Kinésithérapeutes, Orthophonistes, Ambulanciers, Aumônier, Coiffeur, Pédicure, Esthéticienne, Pressing.
/1 repérer les dimensions éducatives, affectives, sociales et culturelles des temps clés du quotidien.
Éducatives : J’explique aux résidents chaque geste que je fais et pourquoi je le fais.
Après le goûter je mets en place des activités ludiques telles que le dessin, le jeu de dominos couleurs, nous écoutons de vielles chansons Françaises ou certaines personnes participent et se remémorent certains airs.
J’ai été plusieurs fois surprise des possibilités de certains résidents, telle Mme X, qui a su recopier son prénom, une autre personne qui aime dire l’alphabet, Mme C. qui dessine très bien et qui est très calme lors de cette activité.
Quand je dois accompagner un résident dans ses déplacements, je lui explique ou je l’emmène et pourquoi faire.
Affectif : Lors de mon 1 er stage j’aidai régulièrement 1 résidente atteinte d’Infirmité Motrice Cérébrale à se maquiller. Nous avons partagés à ses moments là des fou-rires, des moments de complicité, mais je gardais ma posture professionnelle.
- Ce fût un peu plus difficile avec la résidente à qui j’ai proposé de participer à mon « étude de cas ». Cette jeune femme atteinte d’IMC a des problèmes importants de santé qui prennent beaucoup de place dans sa vie. J’aurai pu être affectée par ses nombreux soucis, sa souffrance… Je l’ai été !
J’ai appris grâce à l’équipe et à ma formation à adopter la distance professionnelle. Je savais être présente pour l’accompagner sans m’impliquer affectivement. Nous sommes des êtres humains donc l’affect est présent mais il ne doit pas être le seul moteur de ce métier.
Dimension Sociale et Culturelle :
chaque pays a ses habitudes alimentaires et ses coutumes, qui contribuent à la construction de l’identité des personnes
Lors d’activités j’adapte mes jeux aux intérêts culturels, intellectuels de chacun, goût pour la lecture, la géographie, la cuisine, les sports…
J’ai accompagné au stade un groupe de résidents, cela leurs à permis de passer un super moment et d’être intégré à la vie citoyenne. Je ne suis pas adepte du foot, mais cette soirée c’était que du bonheur.
Pour la nourriture et afin de respecter les droits fondamentaux de la personne, il est important de faire attention aux habitudes alimentaires de chacun selon sa tradition culturelle (pas de porc, pas de viande le vendredi…) Je rappel toujours à Monsieur B. que son repas ne contient pas de porc, car il est possible qu’avec sa pathologie il l’ait oublié.
S’adapter à tous moment à la personne, se servir de ses aptitudes, accompagner la personne dans sa globalité.
2/2 Repérer et évaluer les besoins et les capacités de la personne aidée dans les actes de la vie quotidienne.
Le moments des repas sont des moments importants, conviviaux et chaleureux. En laissant faire les personnes elle-même je participe au maintien de leurs autonomie. Pour cela il est important d’observer, écouter les personnes.
Monsieur D pend son pain seul, je découpe sa viande afin d’éviter les fausses route. Sa fille m’a aidé en m’expliquant les habitudes de vie de son papa. Il est important aussi d’être à l’écoute des proches qui donnent des détails, des habitudes des résidents. De même, en tant qu’AMP mon rôle est aussi de recueillir les informations et de les transmettre à l’équipe pluridisciplinaire.
(définition fausse route) C’est un trouble de la déglutition. Les aliments ou liquides se dirigent vers les voies respiratoires et les poumons, trachée puis les bronches, au lieu de prendre la voie digestive, œsophage. Provoque un risque d’infection pulmonaire, une détresse respiratoire peut aller jusqu’à la mort.
S’adapter à l’évolution des capacités et à la perte d’autonomie des résidents.
Il faut s’attacher à respecter l’individualité de chaque résident, chaque personne est unique, c’est un respect très important c’est notre rôle de soignants.
2/3 Établir une relation d’aide dans les actes de la vie quotidienne, associant aspects éducatifs et/ou relationnels et techniques
Tenir compte des capacités et difficultés de chacun pour ne pas le mettre en situation de difficultés. Lorsque j’accompagne au repas un résident, je lui explique ce qu’il va manger. Je lui nomme 1 par 1 les aliments, ainsi que les objets, verres, assiettes, bol, couverts.
J’évite sauf si la personne le demande de mélanger les aliments pour qu’elle garde le gout des saveurs.
J’ai repéré que Mme N mangerait peut être très bien seule grâce à une assiette adaptée. J’en ai parlé avec l’ergothérapeute, qui a mit en place l’assiette au repas suivant. Elle arrive à manger seule.
Ainsi j’ai appris que des outils simples permettent de faciliter les gestes de la vie quotidienne des personnes.
- Lorsque je fais la lecture du journal, j’approche de moi certaines personnes afin qu’elles m’entendent mieux.
Ce sont de petits détails qui peuvent faire toute la différence et permettent à la personne de mieux s’intégrer et évoluer au sein d’un groupe.
2/4 Satisfaire aux besoins fondamentaux et veiller au bien être et au confort de la personne.
Au moment de l’accompagnement de la mise aux toilettes , j’explique à Mme L. pourquoi je lui change sa protection, si je dois le faire. Ceci permet de diminuer son angoisse et ses éventuels troubles du comportement.
Pour le repas ou goûter je fais attention à ce que chacun soit bien installé pour éviter une fausse route, je veille à ce que ça se passe dans le calme.
C’est en veillant aux besoins de chacun que peut se créer une relation de confiance, rassurer, apaiser, les personnes est une chose importance en secteur protégé (comme partout d‘ailleurs).
Le confort physique est important mais le confort psychique l’est tout autant.
Pour moi déplacer une personne sans lui expliquer l’action que je vais faire doit être rassurant pour personne.
(définition fausse route) C’est un trouble de la déglutition. Les aliments ou liquides se dirigent vers les voies respiratoires et les poumons, trachée puis les bronches, au lieu de prendre la voie digestive, œsophage. Provoque un risque d’infection pulmonaire, une détresse respiratoire peut aller jusqu’à la mort
4/2 Utiliser l’activité quotidienne comme support à la relation.
La toilette est un moment intime, important, en acceptant d’être lavé, la personne accepte que le soignant entre dans son intimité.
Ça peut être un moment éducatif tout en restant un geste technique. Ce sont des moments privilégiés ou je peux observer toute anomalie cutanée, rougeurs, ongles des mains et des pieds. Quelques fois après avoir bien séché j’applique une crème sur le visage, ce qui déclenche un beau sourire, sans oublier la crème pour les fesses , les pieds, les points d’appuis pour la prévention d’escarres. Tout ceci en expliquant mes gestes. Ce qui amène souvent une discutions sur l’hygiène. Je ne manque pas de référer à l’équipe si quelque chose me semble différent de d’habitude.
Je tente chaque fois de faire participer la personne, soit sous la douche, soit au moment du brossage de dents.
Lors de mon premier stage Foyer d’Hébergement accueillant des personnes atteintes d’Infirmité Motrice Cérébrale, j’ai fait mes premières aides à la toilette avec l’utilisation d’une chaise percée. Après qu’elle ai accepté mon intervention j’ai expliqué à la personne que je n’avais pas beaucoup d’expérience et que j’avais besoin qu’elle me guide.
Elle a été étonnée et reconnaissante de ma franchise car m’a-t-elle dit : « de toute façon, je m’en serais aperçue ».
Tout en l’aidant à la douche nous avons discuté à bâtons rompu, tout semblait naturel, elle est devenue plus souriante avec moi par la suite.
Ici aux Jardins de xxxxxxxx, j’ai modifié un peu mon approche, j’utilise beaucoup plus la communication non verbale, le regard, le toucher, la parole douce...
4/3 Détecter les signes révélateurs d’un problème de santé ou de mal être et prendre les dispositions adaptées
J’ai appris à faire attention aux changements de comportement des personnes. Il faut bien sur les connaitre, se renseigner auprès de l’équipe, savoir si tel ou tel comportement est normal ou inquiétant.
Un résident a de gros soucis de déglutition, je lui donnais souvent le repas quand un jour il s’est mis à tousser de façon inhabituelle avec les yeux qui commençaient à larmoyer. J’ai immédiatement alerté l’infirmier qui était tout proche de moi et qui n’a rien vu d’alarmant mais m’a demandé d’être vigilante de cette façon pour cette personne.
Dans le secteur CANTOU nous avons 1 personne qui passe uniquement la journée et dors dans les étages. Cette dame au moment du petit repos d’après repas, se lève de son fauteuil et quand je lui demande ou elle va elle me répond « par là ». J’ai constaté en tentant de l’amener aux toilettes qu’en fait, elle à envie d’uriner. Elle ne sait pas le verbaliser de façon systématique, il faut donc bien l’écouter et observer ses grimaces qui indiquent une gène bien naturelle.
J’ai acquis ceci en observant et écoutant et en me renseignant auprès de l’équipe.
Il me semble quelque fois quand arrive la distribution de médicaments qu’il est important de ne pas mettre ceux-ci écrasés au milieu du dessert sucré… une cuillère peut suffire au mélange.
CONCLUSION
Je dirais que ma formation m’a beaucoup apportée et m’a permis de faire évoluer ma pratique, je prends d’avantage de recul et j’ai pris un peu d’assurance.
Je suis très contente d’avoir fait mon second stage ici, vu que je ne connaissais pas trop les EPHAD.
Exemple 7 Dossier de Pratiques Professionnelles
I Introduction
- Présentation du temps de la clé de quotidienne
- Motivation du choix
- Le déroulement de l’intervention
- Présentation de l'accompagnement individualisé
- .La présentation de la personne
- Description de mon accompagnement pour le repas
- L’analyse le sens d’accompagnement AES
IV Conclusion
I Introduction
Je fais ici le lien avec les apports théoriques auxquels j'ai accéder durant ma formation Accompagnement Educatif Social et mes deux périodes de stage, j’ai pu me pencher sur des actes très concrets qui sont réalisé par les accompagnants éducatifs et sociaux durant les moments clé de la vie quotidienne.
J’intervienne auprès des jeunes en difficultés et ayant des besoins, qui ont différentes pathologie qui nécessite une aide spécifiques en fonctions de l’attente de la personne et de leur familles.
En faisant référence à la fiche de fonction de l’AES au sein de mon établissement, je dirais que la fonction de l’AES est de participer à l’accompagnement des usages dans tous les actes de la vie quotidienne, d’apporter une attention particulière aux personnes accueillies, être à l’écoute de la personne, être avec et le faire faire.
J’ai choisi décrire un temps de la vie quotidienne « le repas » c’est un moment incontournable de la journée donc indispensable que ses moment reste des instances de plaisir, d’échange et de communication permettant aux usages d’accepter mieux leur quotidienne.
Actuellement je suis au cour d’emploi on IME (Institut Médico-social) c’est un établissement public conventionnée au titre de l'aide sociale selon la loi du 2 Janvier 2002.. J’ai effectué mes deux périodes de stage dans même établissement , qui accueille des usagers de 12 à 20 ans en situation handicap principalement des jeunes présentant une déficience intellectuelle légère, entraîne des difficultés dans les apprentissages.
L’établissement accueille 61 élèves internes et 20 semi internes répartie sur 4 unités.
L’unité ????????? dans laquelle j’effectue mon stage accueil 10 usagers en semi interne et regroupe des enfants de 11 ans à 13 ans. Leur emploi du temps est composé de temps de classe ; d’atelier d’accueil et de temps Sirius : Il s’agit de proposer aux enfants qui sont dans la plus grande difficulté sociales et /ou intellectuelles un nouveau support d’apprentissage et d’expression.
- Présentation du temps de la clé de quotidienne
- Motivation du choix
Mon intervention porte le choix sur le temps du repas du midi et des actions qui l’accompagner de façon bien être organise et chacun son rôle (mettre la table, débarrasser,…). Aussi un temps acquérir de l’autonomie, des apprentissages pour future orientation quand ils seront adulte.
Mais le temps clé ne faut pas retenir que l’aspect physiologique car le terme « clé » rentre on jeux des autres dimensions éducatives, affectives, sociales et culturelles, que j’ai choisie de décrire leur mon intervention lors du repas.
Ce temps clé quotidiennes répond d’abord au premier besoin de s’alimenter et s’hydrater,
c ‘est un des principaux que l’organisme a besoin pour fonctionner. Une nourriture saine et équilibrée et des apports d’eau suffisants pour garantissent une bonne qualité de vie au bon fonctionnement de notre corps observer dans la pyramide de Masllow.
Mais le repas répond aussi autres besoins fondamentaux lorsque est partager c’est un moment de socialisation pendant lequel en échange ce qui permet au besoin de communique définie par Virginia Henderson, la dimension culturelle que l’être humain cuisine ses alimentes et des spécificités existe selon l’appartenance socio –culturelle.
Ce qui nous ramène à la dimension affective, sociale le repas reste un plaisir du goût, un moment convivial à partager en famille ou entre amis.
Les règles de conduite à table (lavage des mains, façon de tenir,…) constitue les dimensions éducatives, j’ai tenu compte de toutes ses dimensions liée au repas dans mon accompagnement.
- Le déroulement de l’intervention
Dans l’établissement le repas du midi son pris a heures fixes pour l’unité ?????? dans salle a mangé pour douze personne repartie sur quatre table, les places attribue selon l‘affinité de chacun ça leur permet d'avoir leur repère.
Le déjeuner et partagé par les jeunes et les éducateurs en ce moment, nous sommes quatre : deux moniteur, une éducatrice spécialise et moi-même, faisant fonction d'AES., ces repas commence du 12h 25 à 13h00, le menu de la semaine et affiche tous les lundis, chaque jour les jeunes change à leur arrive le matin chacun son tours et énumère avant chaque repas mon action en tant AES commence dès l’annonce du menu. Cette organisation permet au jeune de se repérer dans l’espace et dans le temps.
- Présentation de l'accompagnement individualisé
- .La présentation de la personne
« Pour une question d'anonymat, le prénom cités est fictif ». J’ai choisi de vous présenter Fabio un jeune garçon de 12 ans. Il vit avec ses parents et son frère de 10 ans. Il présente un syndrome de William qui associe une déficience intellectuelle et un retard psychomoteur.
Il bénéficier d’une notification M. D. P. H. (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Avant son arrivée dans l'Institut Médico- Éducatif, il a suivi son cursus scolaire en U. L. I. S. Parallèlement il était accompagné par un SESSAD.
À L’IME Fabio a intégré le groupe pendant le temps de mon déroulement de stage, son emploi du temps est adapté avec des activités qui favorisent à la fois les apprentissages et l’épanouissement personnel. Il a été élaboré à partir de ses centres d’intérêts afin de stimuler et répondre aux axes inscrits dans son projet personnalisé.
C’est un jeune garçon sensible, émotif et toujours souriant, serviable et poli envers l’adulte. Sa relation avec autrui est souvent complique il veut être « copain » avec tout le monde …Il subit souvent moqueries et insultes que j’ai repéré pendant le moment des repas, souvent en décalage avec la conversation qui amenant une conversation parallèle n’ayant aucun lien avec celle de ses camardes ou adulte.
- Description de mon accompagnement pour le repas
Mon intervention pour le repas commence a midi, Fabio arrive à l’unité vers 12 H15 il a un temps libre.
Lors de mes observations on se réfère à son projet, j’ai discuté avec l’équipe on a instauré un timer, Fabio il a une difficulté de repère dans le temps et l’espace. Je me dirige vers lui pour le saluer, Je prends quelques minutes pour discuter afin de savoir comment c’est passé sa matinée, je lui laisse après libre choix de s'occuper tout seul.
Avant de se laver les mains, je prends le temps avec lui pour définir le rôle de chacun pour dresser la table : qui va mettre les couverts, les pichets d’eau … ?
Ce qui concerne l’hygiène je lui rappel souvent Le lavage des mains, je reste à côté de lui car il a du mal à lave les mains correctement…, je me lave les mains aussi en expliquant l’importance de lavage des mains. Une fois c’est fait, je lui propose de se mettre avec les autres camarades on attendant l’heur pour chercher son plateau de repas au self.
Je suis obligée intervenir par plusieurs reprise car Fabio est très envahissant avec ses camarades et avec les adultes le temps d’attente pour lui est très complique. J’ai observé le comportement de Fabio de ce moment du repas et remarqué qu'il semblait vivre ce moment avec stress ou anxiété, semblait angoissée par ce qui l’entourait et ne comprenait pas y faire et surtout pourquoi il devait rester calme Je le rassure en lui expliquant la transition entre le self et le moment de repas à table et surtout lui montre que je suis présente pour lui.
J’’accompagne Fabio il n'a pas de régime particulier mais ne mange pas beaucoup, on l'observant je l’interpelle doucement car au moment de servir il a du mal à choisir il peut prendre deux entre et un dessert son plat principale ou l’inverse avec une grande quantité. Aussi sans forcément manger ce qu’il apprit mais il le fait il a vue les autres camarades, il me semble important que les enfants goûtent de tout mais dans aucun cas nous les incitons à tout manger, ni à les forcer. Le but étant surtout qu'il puisse s'alimenter correctement et avoir les nutriments, les protéines nécessaires à sa santé. Dans le cas où Fabio ne mange rien, je veille à lui donner d'avantage au moment du goûter afin de pallier à ce manque.
Fabio est partiellement autonome pour la prise des repas cela est du en partie à sa maladie, je m'assure qu'il ait une bonne posture, je reste en veille durant ce temps il ne sait pas se servir de ses couverts en cause le manque de force mais je l'aide aide à coupé temps en temps sa viande quand c’est dur à couper, il ne sait pas non plus réguler sa prise du repas. Je dois lui retirer son assiette après 2 ou 3 bouchés car il mange très vite, je l’incite ainsi à faire des pauses entre les plats.
Je dois être serein et l'encourager à manger en valorisant le menu, en lui affirmant que c'est très bon. Bien sûr, comme chacun,Fabio a ses goûts.
Par exemple, il n'aime pas trop les légumes couleur vert ou les pattes trop cuite. Dans ce cas, je lui dis de manger ce qu'il aime et de laisser de côté ce qu'il n'aime pas.
Enfin, comme avec les autres jeunes je sensibilise Fabio sur l'hydratation et l'incite souvent à boire.
Ce temps du repas est un moment d’échange, que j'accompagne calmement.
J'essaie de privilégier ma relation avec Fabio. Afin d'instaurer une confiance mutuelle et atténuer ses angoisses pendant ce temps du repas, et pour d’évite les moqueries de ses camardes aussi, je l’invite à communiquer, s'exprimer, sa demande s’il aime ce que l'on mange.
L'objectif consiste donc à minimiser ses troubles du comportement. Et sa déambulation, ainsi que son stress lors du repas afin qu'il puisse s'alimenter correctement et de façon équilibrée.
Lorsque Fabio. Refuse à mange, je «passe la main » à une collègue qui aura peut-être plus de chance.
La fin du repas et timer qui est mis en place permet à Fabio de savoir l’heure du début et de la fin du repas et pour les autres jeunes aussi.
On a mis aussi à un tableau pour les taches après le repas, Fabio m’interpelle pour savoir ce qu’il doit faire je lui rappel le fonctionnement du tableau en verbalisant avec douceur.
La pédagogie du quotidien du repas représente en effet un levier essentiel du travail mené auprès de ces enfants et adolescents qui développent des comportements nécessitant des repères et un cadre structurant.
- L’analyse le sens d’accompagnement AES
Mon rôle AES a ce temps clé de quotidienne du repas est importent, je peux constater des progrès, repérer tous troubles alimentaires et en cas de conflit par l’observation et la transmission au cahier de liason.
Chaque intervention avec une autre personne est unique, je constate que rien n'est acquis, rien n'est figé. Réfléchir au sens de l'action proposée même si celle-ci est répétitive et quotidienne permet d'offrir aux usages un accompagnement personnalisé. Réajuster son intervention me semble essentiel et ne peut se faire qu'après questionnement
Voir leur évolution, et mettre en place une véritable pédagogie du quotidien qui serve de marchepied à tous. Mais pour cela, il faut avoir des idées, penser les choses et les interventions,
Il faut les associer au projet car le plus souvent, elles sont capables de comprendre que c’est pour leur bien. On peut leur apprendre à ne manger qu’au moment des repas, à ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre, à ne pas se resservir systématiquement, à éviter le grignotage en l’absence de faim, à découvrir de nouvelles saveurs, à manger plus lentement. Il faut leur expliquer pourquoi on fait cela. On peut aussi leur proposer de travailler leur apparence (exemple la coiffure,)
Conclusion
- La cuisine, ce lieu de transformation des aliments, peut être un lieu de transformation de soi ». Isabelle Filliozat Auteure, psychothérapeute
Depuis la loi de 2002, rénovant l’action sociale et médico-sociale, la personne est au centre du projet personnalisé permettant un accompagnement global incluant tous les acteurs médicaux et sociaux des institutions
En tant que future AES, j’ai pu observer tout au long de mon stage, l’importance de l’application de cette loi dans la construction de l’accompagnement de chaque résident dans son quotidien et ses projets de vie, ses besoins et ses attentes.
Lors de ces temps-là j'ai pris conscience de l'importance dans la création du lien, c'est un espace informel ou le jeune est plus détendu et arrive à se confier plus facilement.
En réalisant ce compte rendu j’ai appris à mieux connaitre Fabio, et cela m’a permis de réadapter aussi mon accompagnement quotidien, car j’ai pu analyser des éléments qui passent pour des éléments banals chaque jour mais qui en réalité mon permis d’avoir des hypothèses, d’analyser ma pratique quotidienne, de me poser des questions, de mettre du sens là où je n’en voyais pas.
Une AES n’a pas toujours les réponses. Mais il est essentiel toutefois de toujours se poser des questions.
Chacun répond avec sa sensibilité, ses mots, ses gestes.
Cependant une AES doit toujours être dans le questionnement de sa pratique afin d’apporter aux personnes qu’elle accompagne, des réponses cohérente à leur projet individualisé ou projet de vie, leurs besoins et leurs environnement et accompagnement quotidien.
Cela permet de donner du sens à notre travail, et à être dans le vrai au quotidien, afin de permettre aux usagers de construire des projets et croire en un avenir.
Exemple 8 Dossier de Pratiques Professionnelles
Introduction
1/Présentation du lieu d’intervention
2/ Présentation de l’élaboration et le suivi des projets personnalisés au sein de la structure
3/ Présentation de la personne choisie dans la structure
4 / Présentation de madame B
5 / Les capacités et difficultés de Mme B
6/ Présentation de mon accompagnement à la toilette auprès de la personne
7/ Maintien de l’autonomie B.
8/Estime de soi
9/L’évaluation de l’accompagnement auprès de la personne
10/CONCLUSION
Introduction
Titulaire du titre professionnel d’Assistante de vie aux familles depuis 2014, j’ai travaillé 5 ans à domicile auprès des personnes âgées et en situation de handicap, 1 an en inclusion ,8 mois auprès d’enfants en situation de handicap dans une pouponnière et j’ai fait 2 séjours adaptés en tant qu’accompagnant auprès d’adultes en situation de handicap.
C’est par mes expériences précédentes, que je me suis dirigée vers ce diplôme d'Accompagnement Éducatif et Social spécialité « Accompagnement de la vie en structure collective » pour pouvoir acquérir plus de connaissances et expériences professionnelles auprès des personnes en situation de handicap et pouvoir mettre en lien les théories et les pratiques.
Durant mon premier semestre, j’ai fait mon premier stage en accueil de jour, qui est destiné à des personnes vivant à domicile qui s’adresse aux personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer ou troubles apparentées.
Pour le second stage, je suis partie en Belgique dans un service résidentiel de nuit pour adultes en situation de handicap avec le projet Erasmus qui a été mis en place par le centre de formation.
Je vais donc vous présenter dans le cadre du domaine de compétences du DF2 « Accompagner la personne au quotidien et dans la proximité », je vais vous présenter dans un premier temps : l’élaboration et le suivi des projets personnalisés puis vous présentez la personne choisie dans la structure et afin finir sur la présentation de mes interventions d’accompagnement auprès de la personne.
En tant qu’accompagnant éducatif et social, notre objectif est le maintien et le développement de l’autonomie de la personne dans une relation humaine et bienveillante. Présentation du lieu d’intervention
C’est un établissement pour adultes en situation de handicap. Cette résidence est un Service Résidentiel de Nuit pour adultes qui est agrée par l’AVIQ « Agence pour une Vie de Qualité » organisme public chargé de mener à bien la politique Wallonne en matière d’intégration des personnes avec handicap.
L’accueil au service de nuit est ainsi comme une seconde maison pour eux car la journée, ils sont accueillis en service d’accueil de jour et font diverses activités.
Le public accueilli que j’accompagne quotidiennement sont âgés entre 18 ans et 60 ans qui sont des hommes et femmes présentant des déficiences mentales modérées ou sévères, des troubles graves de la parole, de l’ouïe, de la vue. Six hommes et huit femmes vivent au sein de cette structure.
En ce qui concerne le fonctionnement et les missions de l’établissement : Le service résidentiel de nuit identifie les besoins et les attentes de la personne accueilli à partir de plusieurs sources d’information comme les comptes rendus de réunion des conseils des usagers, les transmissions, le bilan des projets personnalisés.
La mission première de la structure est donc « de leurs offrir un lieu de vie adapté en aidant les résidents à devenir ou à rester acteur de son quotidien dans son lieu de vie et doit favoriser le bien-être physique et psychique, l’autonomie, la socialisation, « créer un climat affectif et socialisant donc une ambiance sereine afin que les bénéficiaires se sentent chez eux et non placés, de maintenir les adultes dans un milieu professionnel ou en service d’accueil de jour pour adultes » l’épanouissement et le maintien des acquis » .
Je travaille auprès d’une équipe socioéducative composée d’un chef d’établissement, d’un coordinateur du SAJA ; d’une chef éducatrice, des éducateurs ; médecins infirmières ; d’un personnel ouvrier ; d’une assistante sociale ; d’une psychologue ; d’une ergothérapeute ; logopède et le kinésithérapeute.
Présentation de l’élaboration et le suivi des projets personnalisés au sein de la structure
Avec les échanges que j’ai pu avoir avec les professionnels ,j’ai compris que le projet personnalisé est le moteur du fonctionnement des établissements.
C’est un document personnalisé définissant l’accompagnement professionnel, social et médico-social d’un bénéficiaire.
Il est rédigé sous forme contractuelle en impliquant le bénéficiaire lui-même.
Le projet personnalisé est un des sept outils de la loi 2002, il doit être revu chaque année.
Ce projet évoque les connaissances de la personne ainsi que ses besoins afin de lui apporter une aide.
Pour l’élaboration du projet personnalisé, la démarche du projet personnalisé doit respecter les attentes du résident et cela passe par plusieurs phases.
Dans la structure il y a tout d’abord un premier contact et un premier recueil des attentes du résident.
Ensuite, et ce en accord avec le résident, le référent organise une rencontre avec les différentes personnes intervenant dans sa vie comme les proches, le médecin, les moniteurs d’atelier, etc… programmer les activités et prestations, et les moyens alloués au projet.
Cette étape est formalisée par une réunion de projet qui aboutit à la signature de toutes les parties d’un contrat.
Pour finir, l’équipe met en œuvre le projet avec des bilans intermédiaires pour ajuster si nécessaire afin de répondre aux évolutions.
Enfin, des évaluations sont faites régulièrement pour procéder à une réactualisation du projet, définir de nouveaux objectifs quand les précédents sont atteints, de modifier les actions proposées et d'ajuster l’accompagnement et de réinvestir le projet voire de proposer une nouvelle orientation si cela est nécessaire.
Ces différentes phases sont toutes indispensables à la dynamique du projet personnalisé. Le résident possède des compétences d’analyse que les professionnels repèrent et dont ils facilitent l’expression.
Ces derniers aident le résident à se situer dans son histoire de vie, à observer les étapes de sa prise en charge, de l’avant-projet au présent, afin de se projeter dans le futur.
Dans certains cas, l’équipe aide le résident à construire une distanciation suffisante avec son vécu afin de l’aider à sortir d’une analyse figée de son histoire et de sa situation.
Dans le cas du projet, l’AES doit être rassurant ; doit pouvoir guider les envies, les besoins et les choix de la personne dans son quotidien ; pour se faire, il doit souvent faire preuve d’empathie, d’écoute et de compréhension.
Après une période d’observation de l’ensemble des résidents du service, j’ai choisi Mme B avec son accord car nous avons eu un très bon contact, j‘ai été très surprise de ses capacités lors de notre première rencontre.
Une relation de confiance mutuelle s’est instaurée peu à peu, elle m’a permis de prendre place auprès d’elle en tant que future AES, m’a guidé dans mes premiers pas, fait prendre conscience de mon rôle, m’a fait comprendre que l’institution n’avait aucuns mystères pour elle.
Avant d’entreprendre la rédaction de cette étude et par respect envers madame B, j’ai pris un temps avec elle et son référent afin de lui expliquer que dans le cadre de ma formation d’AES, je devais rédiger une étude.
Cela consiste à choisir une personne vivant au centre d’accueil de nuit et raconter son histoire de vie. Revenant vers elle, je lui explique que je l’accompagnerai lors de la toilette du matin.
Elle me donna son accord avec un grand enthousiasme. Ne connaissant pas la langue de signes, j’ai pu avec ses gestes la comprendre et demander confirmation avec l’aide de l’éducateur.
3/ Présentation de la personne choisie dans la structure
Lors d’une réunion d’équipe, j’ai demandé à lire le projet personnalisé de Mme B qui a été faite par l’équipe professionnelle, Mme B et sa famille qui est sous la tutelle de son frère.
Ce projet précise certains objectifs qui est de stimuler et l’encourager à perdre du poids qui va lui permettre d’améliorer son estime de soi ; respecter son régime et favoriser la perte de poids,favoriser la communication.
Pour répondre à ses objectifs l’équipe met en œuvre différents moyens à savoir un accompagnement social, psychologique, médical et éducatif par l’élaboration d’un projet personnalisé qui met le bénéficiaire au centre du dispositif et par une participation à des activités socio-éducatives.
Présentation de madame B
Mme B est âgée aujourd’hui de 40 ans, présentant une obésité et de taille moyenne et porté des lunettes de vue. Elle a des cheveux châtains coupés courts.
C’est une dame qui a du charme, très polie et très ouverte.
Elle se déplacement difficilement.
Elle présente une surdité bilatérale appareillée dans un contexte de déficit intellectuel modéré, obésité morbide et a une surcharge pondérale avec dépôts graisseux importants localisés aux membres inférieurs jusqu’à la cheville.
Elle est suivie par le kinésithérapeute et le psychologue. Elle ne communique pas verbalement.
Depuis son plus jeune âge ; elle a toujours vécu en internat pour maintenant rejoindre le service résidentiel de nuit pour adultes tout en retournant les week-ends et une partie de vacances chez son frère et sa sœur.
Malgré le handicap occasionné par sa surdité et son accès à un mode de communication suffisamment efficace Mme B a développé de bonnes capacités à l’autonomie ainsi qu’aux relations sociales.
Mme semble équilibrée et heureuse et dispose de ressources insoupçonnées qui lui ont permis de gravir dans l’échelle des besoins vers un niveau assez élaboré (besoins sociaux, besoins d’estime et de reconnaissance, besoin de se rendre utile, besoin d’améliorer son image corporelle).
Le bilan actuel de santé de Mme B est bon mais à un excès pondérale pris en charge.
Elle est suivie par une diététicienne et une kinésithérapeute.
Elle a des séances avec l’orthophoniste, ophtalmologue et psychologue. Par ailleurs elle est suivie par logopédique car elle a une communication exclusivement limitée à la langue de signes et aux mimes.
Les capacités et difficultés de Mme B
J’ai pu lire dans le projet personnalisé , les capacités motrices de Mme B, elle peut marcher seule de façon autonome et a une motricité globale grossière et un manque d’équilibre suite à la surcharge pondérale avec des dépôts graisseux importants localisés aux membres inférieurs jusqu’à la cheville.
La marche provoque une grande fatigabilité mais Mme B est très fière de se débrouiller seule. Il est très impressionnant de la voir faire, il semble que son équilibre est précaire, mais elle connaît ses limites et possibilités. « Référence à son projet de vie ».
Durant les activités sportives, elle est très volontaire malgré son problème de poids, elle est capable d’aller au bout de ses forces par exemple lors d'une activité de marche qu’on fait chaque fin de soirée.
Pour le quotidien a besoin d’aide d’éducateur avant et après sa douche pour se sécher ou laver le dos et les autres parties de son corps. En ce qui concerne les capacités cognitives, Mme B reconnaît les jours de la semaine, repère temporel et sait écrire. Elle a une très bonne conception de l’environnement et sait s’adapter aux différentes situations.
Pour la communication Mme B présente des difficultés dans la coordination pneumo-phonique.
Elle doit travailler sa respiration pour poser sa voix, elle comprend les consignes, capable de faire comprendre par sa propre gestuelle mais reste nécessaire compréhensible mais à tendance à crier en cas de désaccord ou d’incompréhension quand nous ne la comprenons pas et de plus elle est dans la répétition.
Le bilan qu’on peut faire c’est que Mme B est une jeune femme charmante, souriante, toujours de bonnes humeurs et aimant très profondément la vie. Elle a des copines avec qui elle partage sa chambre au service résidentiel de nuit et a beaucoup d’empathie envers les autres résidents et les aident beaucoup. Pour le bilan affectif Mme B n’a pas de carences affectives.
La fratrie au complet de Mme B est très proche d’elle, ce sentiment est réciproque.
Elle se rends au domicile de son frère tous les quinze jours, elle souhaiterait s’y rendre plus souvent.
Elle aime le contact avec les éducateurs et aime expliquer les déroulements de ses journées à l’éducateur. En ce qui concerne les habitudes, goûts, centres d'intérêts Mme B est une personne dont les goûts et les centres d’intérêts sont variés.
Elle aime : Nager ; Mme B fait partie du groupe des résidents qui se rendent à la piscine avec la kinésithérapeute qui est à l’origine de certaines activités ; elle fait de l’aquagym, équitation, gymnastique, bowling et participe aux marches organisées.
Voyager : Mme B a beaucoup voyagé et participe chaque année aux séjours adaptées proposés par le service d’accueil de jour pour adultes.
Mme B a une vie bien réglée, le soir nous pouvons la voir régulièrement transporter son linge à la buanderie machine à laver et séchoir qui sont à leur disposition) prendre sa douche seule mais besoin d’aide pour s’essuyer.
Elle est de ce côté-là tout à fait autonome aussi. Elle prépare ses vêtements seule. Chaque jeudi après-midi à 16h, elle pense à porter ses appareils auditifs pour leur entretien
Présentation de mon accompagnement à la toilette auprès de la personne
Pour ma part, je vais vous présenter qu’un seul axe du quotidien car j’ai effectué mon stage dans un service de nuit et que c’est à ce moment-là que j’ai pu accompagner Mme B à ce moment précis la toilette du matin.
J’ai choisi le temps de l'accompagnement à la toilette car c'est souvent le moment qui débute la journée, j'ai constaté que généralement un bon accompagnement pour ce moment clé conditionne une bonne journée pour la personne.
Par expériences et par échanges avec mes référentes stages, pour moi la toilette est un moment de plaisir ou l'on prend soin de soi et de son image et vise aussi à assurer une bonne hygiène corporelle.
L’ objectif est aussi d'assurer le bien-être et le confort de la personne (rester propre et sentir bon), le temps où l'on prend soin de son image est un moment de valorisation.
Ce sont des moments privilégiés ou je peux observer toute anomalie cutanée, rougeurs, ongles des mains et des pieds, douleur. C'est aussi un moment de partage ou nous pouvons échanger. Je peux déceler l'état psychologique de la personne lors de ce soin qui entre dans l'intimité de la personne (fatigue, tristesse, angoisse), la rassurer tout au long en lui expliquant les différentes étapes du soin.
Ce premier contact doit se faire également dans le respect du corps et de l'intimité de la personne accompagnée.
Maintien de l’autonomie
Mme B se réveille généralement toute seule et rejoint la salle à manger pour déjeuner .
Je vois qu'elle est souillée, je me dirige vers elle, lui dit bonjour et je lui explique qu'avant de pouvoir prendre son petit déjeuner, il faut qu'elle soit propre.
Elle semble accepter facilement car elle ne manifeste aucun refus. En faisant cela je respecte les règles d'usage de la vie en collectivité car il serait gênant pour les autres bénéficieras d'avoir à supporter les mauvaises odeurs. Je raccompagne madame B dans sa chambre.
Je prends de ses nouvelles, lui demande si elle a bien dormi, cela me permet de rentrer en relation avec elle et la parole permet également de l'apaiser car dès le lever elle a un besoin incontrôlable de parler sachant qu'elle n'emploie que le langage des signes, pictogrammes et par écrit.
Nous nous dirigeons dans la salle de bain. Mme B a une autonomie pour se déshabiller, je lui demande donc d’enlever ses vêtements souillés et de les mettre dans le sac de linge sale.
Je prends la précaution de régler la température de l'eau car madame B semble « insensible » lorsqu'elle règle elle-même la température (trop chaud/trop froid) mais par contre c'est elle qui tient le pommeau de douche car elle est en capacité de la faire.
Il me semble en effet très important de laisser madame B effectuer seule ces gestes, afin de maintenir l'autonomie qu'elle a acquise. Idem pour le gant de toilette.
Elle se lave seule, juste pour les parties qu'elle n’arrive pas atteindre que je l’aide, je vérifie juste qu'elle n'oublie aucune partie , je la guide verbalement , visuellement avec les différentes images corporelles mise en place avec elle et avec l'aide de l'équipe.
Le fait de parler à Mme B pendant la douche crée un lien et cela semble calmer un peu son envie de crier et de faire répéter la même chose tous les deux secondes.
De plus, il est important de « verbaliser », de mettre des mots et phrases sur les gestes que je suis amenée à effectuer. Ensuite, une fois séché, elle ouvre le placard où sont entreposés ses vêtements et lui fait choisir sa tenue.
Je précise que son placard reste tout le temps fermé à clé pour éviter que d'autres bénéficiaires viennent lui « voler » des affaires, Mme B ayant la capacité de s’habiller toute seule donc je n'interviens pas, je vérifie tout de même qu'elle ne se trompe pas.
Estime de soi
Une fois lavée et habillée, je lui sèche et brosse les cheveux et la coiffe et je lui mets du parfum.
Je sais que dans son projet il est dit de favoriser son estime de soi et image de soi et que je sais que Mme B se soucie de son apparence (être bien coiffée, sentir bon) mais en tout cas, elle semble apprécier ces petits moments où je m'occupe d'elle.
Elle peut rejoindre le groupe de vie pour le petit déjeuner car elle est à ce moment-là propre et ne causera aucune gêne aux personnes du groupe,
De plus les règles de la vie en collectivité sont ainsi respectées et il me semble également important que Mme B les applique. J'ai de la chance de pouvoir dans un établissement ou le temps de la douche n'est pas réglementé et où l'on peut prendre son temps,
J’ai ainsi tout loisir d'observer comment va Mme B, de décrypter certains comportements, de remarquer des problèmes cutanés, des marques sur la peau et c'est tout autant d'informations que je pourrais transmettre par la suite à l'équipe lors des transmissions écrites ou orales.
En ce qui concerne la dimension éducative ,j’ai axé l’accompagnement à la toilette de Mme B qui a pour objectif un maintien de l'autonomie et favoriser l'estime de soi et image de soi car elle a acquis au fil des années une capacité à faire toute seule.
Ma présence étant souhaitable dans le seul but de guider ses actes , de vérifier que les choses soient faites et d'éviter tous risques de pertes d'équilibre suite à sa forte corpulence.
Je dois aider Mme B à comprendre qu'il doit présenter aux autres une bonne image d'elle au travers d'une hygiène corporelle.
Pour la dimension sociale ,j'ai également pu remarquer que ma présence semblait apaiser Mme B dans ce moment du quotidien et j'en ai déduit l'importance de la parole dans cet accompagnent,
La confiance qu'elle a en moi contribue à accepter cette aide à un acte de soin touchant l'intimité et la pudeur. Cet acte nécessite un lien social établit par la confiance, la parole et les gestes.
L’évaluation de l’accompagnement auprès de la personne
En ce qui concerne l’évaluation de cet accompagnement ,pour ma part la toilette est comme je l'ai expliqué est un moment clé qui est important pour toutes les raisons évoquées : hygiène, bien-être estime de soi pour la personne aidée, souvent premier contact de la journée avec le monde extérieur, maintien des acquis... Tout autant d'aspects qui font de ce moment clé un moment particulier et privilégié.
Au travers de ce deuxième stage j'ai découvert la communication non verbale, celle dont les réponses sont faites des mimiques, des sourires, des grimaces ou des cris qui nécessitent d'effectuer le soin en regardant le plus possible le visage de la personne qui est l’endroit où l'expression du bien-être et du mal être sont les plus visibles.
Dès le début de mon entrée dans ce service de nuit je me suis appliquée à respecter les personnes qui y vivaient en individualisant ce moment clé car on n'accompagne pas Mme B ou autres bénéficiaires de la même façon .
Chaque personne est différente et que le rôle de l'AES auprès de ces personnes est de prendre soin d'elles , cela par une relation de confiance qui n'est possible qu'en les respectant et en tenant compte justement de leur différence.
Notre analyse et nos observations au quotidien vont aussi permettre de renseigner utilement l’équipe, ce qui permettra un meilleur suivi de la personne. Cette proximité nous permettra de réajuster aussi notre accompagnement au quotidien.
L'une des forces du métier de l'AES et je m'en suis bien rendu compte au fil des accompagnements, c’est la proximité que l'on partage au quotidien, Grâce à nos observations fines des personnes accueillies, nous allons pouvoir mieux les accompagner.
En faisant référence à la fiche de fonction de l'AES au sein de mon établissement, je dirais que le fonction de l'AES est de participer à l'accompagnement des résidents dans tous les actes de la vie quotidienne, d’apporter une attention particulière aux personnes accueillies .
CONCLUSION
L’investissement que j’ai pu effectuer pour l’élaboration de cet écrit m’a permis de mesurer toutes les dimensions du travail de l’AES.
Pour moi chaque instant est unique et riche d’informations susceptibles d’instaurer, de maintenir et de renforcer le bien-être physique et moral des personnes auprès de qui l’on travaille. J’ai un rôle d’observateur et de récepteur/ transmettre au sein d’une équipe.
Ma capacité d’adaptation est mise à l’épreuve par le travail pluriprofessionnel et la variété des situations qu’il rencontre.
Pour chacune des personnes accompagnées, je devrai adapter mon langage, trier les informations en fonction de leur utilité, les transmettre au professionnel le plus compétent dans le domaine, mesurer l’urgence des informations qu’il possède et agir en fonction de leur gravité
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Recueil de données de l’élève
Il s’agit d’un collège, un établissement à la charge du conseil Général, sous la responsabilité de la Principale soutenue par l’équipe éducative. Ce dernier est situé dans le nord grande-terre du département, un peu en retrait du centre ville. Au sein de cet établissement, il existe deux dispositifs ULIS – Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire -et une SEGPA - Section d’Enseignement Professionnel et Adapté- . Le dispositif ULIS a été créé dans le cadre de la loi du 11 février 2011 qui pose le principe du droit à la scolarisation de tout enfant, adolescent ou jeune adulte en situation de handicap dans un établissement le plus proche de son domicile. Le projet d’établissement pour les années
2019-2022 est basé sur 3 axes principaux :
° Créer les conditions favorables à la réussite de tous
° Aider les élèves à construire leur citoyenneté et développer l’action culturelle
° Ouvrir l’établissement sur son environnement et améliorer la communication interne et externe.
W a intégré un dispositif ULIS en classe de 6 ème , il est maintenant en 4 ème
. W est un adolescent de 15 ans, il est de taille moyenne, 1, 60 m environ, il est mince. Il vit avec son père et sa mère, est l’ainé d’une famille de 3 enfants. Il est de nationalité française. Son PPS - Projet Personnalisé de
Scolarisation- propose une scolarisation en dispositif ULIS-collège de 2019 à 2023.
Aucune pathologie n’est mentionnée sur le PPS.
En termes de capacité d’apprentissage, W a une compréhension plus rapide dans l’apprentissage des mathématiques du niveau CE1, il reste concentré un peu de temps et effectue l’exercice si il a un
accompagnement de proximité et continu. Il a réussi son Attestation Scolaire de Sécurité Routière –ASSR-.
En termes de difficultés d’apprentissages, W a des lacunes en lecture, en expression orale, une mémorisation déficiente, des troubles de la concentration et de la compréhension (troubles des fonctions cognitives).
J’ai noté des difficultés d’articulation et d’élocution chez W. Il parle plus très doucement, toutefois il fait des efforts quand il est stimulé. Il balance ses bras et bouge ses bras quand il parle. W se couche souvent sur la table pour écrire et sa chaise est très éloignée de la table. Il ne travaille pas seul. Il a souvent l’air rêveur quand il n’est pas accompagné. Il a du mal à raisonner pour trouver la solution à un problème quand l’énoncé a changé (il redonne la réponse de l’exemple donné en amont). Il a du mal à mémoriser les consignes. W est très proche d’un camarade avec lequel il est scolarisé depuis la maternelle, ils sont toujours ensembles ; se disent « frères ». Ils ont les mêmes centres d’intérêt ; les filles et les voitures. Ils s’envoient des vidéos et des messages via les réseaux sociaux. Il ne s’adresse pas spécialement aux autres cependant il n’est pas spécialement timide étant donné qu’il n’hésite pas à parler quand il a quelque chose à dire.
Il m’a dit qu’il joue régulièrement au football et à la « playstation 5 » avec son cousin. Il aime dessiner, réalise de belles créations. Ses classes d’inclusion sont les arts plastiques, l’éducation physique, l’éducation musicale, l’anglais, Sciences de la Vie et de la Terre.
Il est totalement autonome dans les actes de la vie quotidienne.
Les éléments du recueil de données m’ont permis d’aboutir à l’analyse suivante concernant les besoins perturbés de W et de me fixer les objectifs suivants :
| Besoins perturbés |
Signes Difficultés Manifestations |
Causes |
Risques |
Objectifs pour l’AES |
Comment ? Par qui ? |
| Communiquer Avec ses Semblables |
- A du mal à s’exprimer de façon compréhensible et claire |
-Il prononce mal -Il manque de vocabulaire |
-Difficultés d’insertion sociale et professionnelle -Isolement, perte de l’estime de soi, |
-L’aider à acquérir du vocabulaire -Favoriser son expression orale, |
outils pour acquérir du vocabulaire ( baccalauréat, pictogrammes... Jeux de rôles, mimes... |
|
S’occuper en
|
-A du mal à
|
Les Troubles
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Repli social
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Participer aux
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Création de bande |
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Le besoin
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Oublie les
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troubles des
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Risque
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L’aider à
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Utiliser des exemples simples (de la vie courante par exemple), mettre en scène des situations de la vie quotidienne pour l’aider à comprendre un exercice ou trouver une réponse, Jeux de rôle avec dialogues à apprendre, reconnaître un son... |
Les difficultés d’élocution de W et le fait qu’il parle très doucement sont un obstacle à une communication orale efficace avec ses semblables car il a du mal à se faire comprendre et entendre.
De plus, W ne reste pas concentré durant le cours s’il n’est pas accompagné. Il ne travaille pas seul. Il évolue très peu dans ses apprentissages, il reste sur la réponse de l’exemple alors que l’énoncé du problème a changé. Sa mémorisation est très limitée d’autant plus s’il n’est pas intéressé par le cours. W a du mal à s’exprimer à cause de difficultés de prononciation et de son manque de vocabulaire ce qui perturbent inévitablement le besoin de communiquer chez W, selon les 14 besoins de Virginia HENDERSEN, c’est-à-dire sa capacité à être compris grâce à l’attitude, la parole ou un code.
Dans cet objectif j’ai axé mon accompagnement « sur » le besoin de communiquer avec pour objectif général d’être capable d’expliquer à un camarade la méthode pour effectuer une soustraction en utilisant des jetons avec des mots simples et un ton adapté à la situation. Afin que W se sente à l’aise, qu’il soit disponible donc coopérant, et que mon accompagnement soit efficient, j’ai opté pour un temps-clé d’apprentissage en mathématiques, vu que W a plus de potentiel dans ce domaine.
Pour se faire, je profite des exercices de pratique que l’enseignante propose après le cours.
L’apprentissage du jour est basé sur les soustractions avec retenue. Tout d’abord, je propose à W de m’installer à coté de lui pour que nous travaillions ensemble, puis je lui demande d’améliorer sa posture en rapprochant sa chaise de la table et en se redressant afin d’éviter d’éventuelles douleurs au dos.
Après quelques exercices de mise en pratique et de mémorisation, j’ai droit à la fameuse expression « c’est facile ! » qui m’assure qu’il maitrise le sujet. Nous pouvons alors passer à l’objectif du jour ;
expliquer à un camarade la méthode pour faire une soustraction avec des jetons. Je lui demande qui selon lui aurait besoin d’un « petit coup main ».
Après un temps d’observation dans la classe pour observer les élèves non accompagnés qui semblent ne pas pouvoir faire l’exercice, nous nous arrêtons sur T, qui se trouve être le meilleur ami de W. Ce qui rend la situation d’autant plus favorable. Je l’encourage à partager avec T ce qu’il vient d’apprendre en lui précisant que tout comme je lui demande son avis avant de venir m’assoir à ses côtés, il doit s’assurer que son ami est d’accord à ce qu’il s’assied à côté de lui. W demande à T s’il a compris l’exercice, qui lui répond « awa ». Il lui propose son aide qui est acceptée.
Je lui rappelle la nécessité de demander l’autorisation de la coordinatrice, qui évidemment est informée de cet accompagnement « particulier » que j’aurai à argumenter à l’écrit et à l’oral dans le cadre de mon examen. Autorisation lui est accordée. Je reste à ma place et motive W à aller vers T, je ne manque pas de lui rappeler son objectif afin d’éviter que l’échange tourne finalement autour de
la dernière BMW ! La mise au point faite, W se déplace vers T, il s’installe sur la chaise et avec un air de professeur, lui dit de reposer la soustraction « au propre » afin qu’il commence les explications, il lui conseille l’utilisation des jetons qu’il a lui-même été récupéré sur le bureau de la coordinatrice. Il n’a pas hésité à reprendre l’exercice autant de fois que nécessaire avec des mots simples : « Prends 8
jetons », « « enlèves 5 jetons », « Combien de jetons qui restent ? », jusqu’à ce que T y arrive seul. Il a quand même voulu avoir confirmation de la réussite de sa démarche en lui posant la question « tu as
compris maintenant ? »
Cet accompagnement a permis à W d’expliquer avec ses propres mots un exercice qu’il avait compris et lui a surtout permis de constaté qu’il en est capable. Il a également gagné en estime de soi car depuis on l’entend beaucoup plus et mieux car il parle nettement plus fort.
La grille d’évaluation ci-après reprend l’objectif général de cet accompagnement ainsi que les objectifs opérationnels évalués.
OBJECTIF GENERAL : Expliquer à un camarade la méthode pour effectuer une soustraction avec des jetons
| Objectifs opérationnels |
Actions à mener par la personne |
Evaluation | Commentaires | ||
| Etre capable de |
Acquis | Non acquis | En cours d’acquisition |
||
| Choisir un interlocuteur |
Observer chaque élève |
X | Ne s’est pas intéressé aux filles |
||
| Aller vers la personne |
Demander l’autorisation de se déplacer à la coordinatrice |
X | A eu besoin d’être encouragé |
||
| Démontrer du respect à l'autre |
Lui demander s’il accepte de l’aide |
X | |||
| Expliquer la méthode |
Expliquer oralement Avec des mots compréhensibles En utilisant un ton audible |
X | A fait de gros efforts pour être entendu et compris du camarade A lui-même été récupérer les jetons auprès de la coordinatrice pour mener à bien sa « mission » |
||
| Vérifier le résultat de son action |
En posant la question « Tu as compris ? » |
X | Question posée visiblement avec sincérité et gentillesse |
||
Analyse :
● En tant que Accompagnant d’Elèves en situation de Handicap au sein du dispositif ULIS, ma mission est de développer les capacités d’apprentissage de l’élève et de favoriser son autonomie afin de faciliter son inclusion dans les classes ordinaires aujourd’hui et dans la société à l’avenir. La communication avec l’autre ou les autres est très présente dans notre société, même si elle se fait de plus en plus via les réseaux sociaux. Cependant la
communication verbale en « face à face » est pour ainsi dire inévitable et quotidienne. D’où l’objectif de stimuler W dans ses échanges afin qu’ils soient efficaces. L’objectif général a été atteint pour ce qui est de la situation présente. Cependant, j’aurai pu filmer l’accompagnement ainsi nous aurions pu regarder ensemble la scène, ce qui aurait permis à
W de se voir et s’analyser. En conclusion, l’accompagnement n’a pas été entièrement efficient car inachevé.
DC2 à inclure plus tard
INTRODUCTION
Après avoir travailler 22ans dans l’hôtellerie en tant que gouvernante, j'ai choisit de changer de secteur et je me suis diriger vers le médico social , a fin de donner de sens à mon travail et pouvoir m'épanouir;J'ai intégrer la formation d'AES et mon premier stage le mois de juin à septembre
PRESENTATION DE LA STRUCTURE
L'établissement dans la quel j'ai effectué mon premier stage s'est déroulé au sein d'un EHPAD ( établissement, hébergement, personnes handicapés, dépendants), et le
UPHV( unités , personnes , handicapés , en vieillissants ). il y a 72 lits , donc 60 places pour les personnes âgées , 10 places pour le UPHV .
Le SSIAD ( service de soins infirmières à domicile ) a une capacité de 36 places
Le PASA ( pole d'activités et de soin adaptés)
La moyenne d'age des personnes accueillis varie de 60 a 100 ans .
PRESENTATION L'EQUIPE PLURIPROFESSIONNELLE
L’ensemble de personnels ont pour objectifs pricipal de maintenir et de restaurer l'autonomie des résidents et leur donner une cadre de vie agréable , confortable,animé et ce la respecte de la « charte et des libertés de la personne âgées dépendants «
L'établissement dispose d'une équipe pluridisciplinaire composée de:
-Pole administratif : ( la directrice , secrétaire)
-Pole de soins:( cadre de santé, un médecin coordinateur, des médecins spécifique ( , médecins traitants généraliste) , infirmière coordinatrice , des infirmière diplômer (IDE) , aides soignant(es ) , AMP (aide médico psychologique ), Ergothérapeute,
Kinésithérapeute, diététicienne, aides soignantes de nuit .
-Pole hébergement : Agents de services équipes d'entretiens (ASH) , la blanchisserie)
-Pole vie social : trois animatrices , une psychologue , une coiffeuse, une pédicure
Le projet d'établissement est d'assurer l’accueil , l’hébergement, l’accompagnement et le soin des personnes accueillies , la volonté de la structure est de mettre les résidents au cœur du dispositif , en étant acteur de son projet ( la loi de 2002) , projet personnalisé , réglementations .... appliquer et suivre le pyramide de Maslow ( besoins physiologiques, besoins de sécurités , besoins d'appartenance , besoins d'estime , besoin d'accomplissement de soi )
PLACE DE L'APPRENANT AES
En tant que stagiaire AES , mon rôle a été de l'observation dans le premier temps.
Après avoir observation , je me tournée vers les différents professionnels de la structure a fin de pouvoir compléter mes observations .J'ai aussi assisté aux différents
réunions de la transmissions et j'ai pris le temps de consulter les dossiers informatisés des résidents et les protocoles de soin .
Après avoir respecté cet cadre , mon rôle est d’accompagner les personnes dans l'actes de la vie quotidienne ( toilette, douche, habillage , stimulation au repas ) ainsi les
actes occupations ( animations).
PRESENTATION DE LA PERSONNE CONCERNE
Mme X est une dame âgée de 87ans
Elle a intégré l'ehpad il y a de cela 8ans ; à l'age de 70ans , MmeX a été victime d'un AVC ( accident , vasculaire, cérébrale).
Sur le plan professionnel , Mme X a été secrétaire de la mairie pendant années
Mme X est une fille unique , elle a été mariée puis divorcer .De cette union est née son fils qui a aujourd’hui 54ans celui ci vit à l'étranger , et n'a plus contacte avec elle .
Depuis l'AVC MmeX a subi son dynamisme s'est éteint et des difficultés motrices sont apparues ( difficultés à la marche ) .
En effet , Mme X a des séances de kinésithérapie une fois par semaine , ce lui permet de se mobiliser davantage, de par son AVC , elle se déplace en fauteuil roulant .
MmeX participe à différentes activités .
– atelier créatif
– atelier mémoire
– atelier bien-être
– gym douce
– jeux d'adresse
– lecture de journal
PRESENTATION DE LA SITUATION D'ACCOMPAGEMENT
J 'ai observé que MmeX a pris du poids du fait d’êtres arrêt sur son fauteuil roulant , j'ai également remarqué que celle ci portait bien bien souvent des vêtements trop
petits .
J' accompagne Mme X chaque jour lors de la toilette et au fur et a mésure un lien se crée .
Lors d'un temps clé du quotidien , en l'accompagnant à l’habillage , mme X me confie vouloir faire du tri dans son armoire. Pendant une réunion de transmission, je fais
part l'équipe du besoin de Mme X concernant le tri de ses vêtements .
J'ai donc accompagné Mme X dans ce tri et l'a aidé à essayer les vêtements pour ne garder que ce qu'il lui allait , pour avoir davantage de tenues . Sa référente lui commande des vêtements .
BILAN
L’objectif de mon accompagnement est favoriser son bien êtres , l'objectif est atteint puisque j'ai remarquer qu'elle paraissait moins crispé , que ses angoisses étaient
atténuées .
CONCLUSION
Je me suis rendue compte que chaque intervention auprès d'une personne , est unique , je constate que rien n'est acquis , rien n'est figé.
Je saisi toute l'importance de la disponibilité tant au niveau du temps que de l'attention portée aux résidents a fin de mener un accompagnement sincère et efficace.
Je suis bienveillante avec les résidents , tout en respectant leurs intimités, leurs pudeurs , leur bien êtres , leur consentement
Je suis en effet convaincue, que la technique et la relation de confiance sont indissociable pour un accompagnement de qualité .
Correction
- La toilette et l'habillement
- L'alimentation et les repas
- L'entretien de la mobilité physique
- Le sommeil
- La santé
- L'autonomie et la dépendance
- La fin de vie
Comment vous préparez votre intervention sur l'habillement
Quel moyens vous utiliser
Avec qui vous intervenez
Quand et comment intervenez vous
Comment faite vous participer la personne
Bonne journée
Gisèle Cabre
Introduction:
Je suis en formation à la préparation du DEAES (Diplôme D’État d’Accompagnant Éducatif et Social) J’ai commencé ma carrière en tant qu’auxiliaire de vie, fonction que j’ai exercée durant 10 années sanctionnée par un diplôme.
Venir en aide aux personnes en difficultés m’a toujours plu.
L’idée de mettre en place une relation d’aide et de soutien, m’anime car j’ai le sentiment de me rendre utile. La concrétisation d’un projet de création d’entreprise (dirigeante en restauration et en loisir) m'a amené à changer de voie et de secteur.
J’ai exercé dans le domaine de la restauration jusqu'à l’arrivée de la crise sanitaire qui à grandement fragilisée mon activité et m’a conduite à la cesser;
Le secteur de la restauration m’a apporté des compétences en matière culinaire, gestion d’équipe et gestion administrative.
Dans le cadre de mon projet de réorientation professionnelle, je me suis tournée vers les prémices de ma formation initiale.
Je souhaite reprendre et poursuivre le développement de ma compétence dans les secteurs sociaux par la réalisation de la formation d’accompagnante éducatif et sociale. Je souhaite reprendre et poursuivre le développement de ma compétence dans les secteurs social pour acquérir plus de connaissance afin de savoir me positionner comme Professionnelle et qu’elle attitude adopter face à des situations qui se présentent à moi en tant AES d’après la formation que j’ai suivie.
Présentation de la structure
J’ai effectué un stage de 420 heures dans une MAS (maison d’Accueil spécialisée), en région Parisienne.
Cette structure est une association à but non lucratif, reconnue d’utilité publique, Bénéficiaire d’une décision CDAPH d’orientation en MAS. La Fondation Perce-neige est située en région Parisienne a pour but d’accueillir et d’accompagner de façon adaptée les enfants et les adultes touchés par une déficience mentale, un handicap physique ou psychique. Elle a vocation à apporter son soutien aux familles touchées par le handicap et à favoriser la recherche scientifique et médicale.
Elle met en œuvre des actions communes avec des personnes, physiques ou morales, poursuivant des buts similaires. Perce-neige poursuit ainsi le combat initié en 1966 par le célèbre acteur Français, Lino Ventura, dans le respect des valeurs de son fondateur qui avait une fille en situation handicapé mental. Statut : Maison d’Accueil Spécialisée : Ouverture : 2002 Capacité : 30 places Première Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) gérée par la fondation, sous la compétence tarifaire de l’ARS, cet établissement accueille des personnes présentant un handicap mental sévère avec ou sans troubles moteurs associés, La maison s’organise en trois unités recevant chacune dix résidents, certains d’entre eux en fauteuil roulant. Selon leurs besoins, les résidents bénéficient d’une surveillance médicale et infirmière préventive et curative, et d’un suivi en kinésithérapie, hydrothérapie, psychomotricité et ergothérapie. L’objectif est de maintenir les acquis et d’éviter des évolutions défavorables sur le plan mental et moteur. Le Conseil d’Administration : La Fondation est dirigée par un Conseil d’Administration composé de 12 membres et constitué de trois collèges de 4 membres : Le Collège des fondateurs, Le Collège des amis, Le Collège des personnalités qualifiées. Public Accueillie par l’établissement : L’établissement fournit des prestations d’accueil et la surveillance médicale des soins et leur sécurité est l’une des préoccupations constantes du personnel. Elle est un lieu de résidence de 30 personnes en internat sur toute l'année, 13 hommes et 17 femmes, dont la moyenne d’âge est de 40 ans à 77 ans. Le personnel est constitué d’une équipe pluridisciplinaire : Un Directeur 3 infirmières Une cheffe de service Les aides-soignants Un Comptable Les AES Une secrétaire Les animations Des services généraux Une psychologue Tous à temps plein. La psychomotricienne Et des intervenants extérieurs (Psychiatre, Kinésithérapeute, ergothérapeute, médecin) à la demande et aux besoins des résidents. DÉROULEMENT DE L’ACCOMPAGNEMENT DANS LES ACTES DE LA VIE QUOTIDIENNE : En tant qu’AES j’accompagne, j’aide des personnes dans les actes de la vie quotidienne, pour le lever et le coucher. J’effectue des toilettes totale et partielle au lavabo, à la douche ou au lit. Je les amène aux toilettes et leur mets les protections adéquates lorsqu’elles sont nécessaires. Je les habille et soigne leurs images (rasage, coiffure, maquillage) je les accompagne dans leur déplacement en fauteuil roulant. Je distribue et aide à la prise des repas (servir, couper la viande, donner à manger et desservir) et veille à leur bonne hydratation. Je participe à l’animation, j’écoute, j’observe et je communique. J’établis une relation professionnelle avec la personne aidée et son entourage, Prévenir les risques, mettre en place un relais et faire face aux situations d'urgence dans le cadre d’une prestation d’accompagnement, je contribue à l'autonomie physique, intellectuelle et sociale de la personne aidée. Motivation du choix du résident : Dès ma première semaine à la (MAS) Maison d’accueil spécialisé au 2ème étage, j’ai pris le temps d’observer et de m’habituer aux résidents et à leurs comportements. J’ai remarqué Mr B dans son coin très isolé et appris qu’il était muet et non voyant. J’ai tout suite eu un déclic et mon choix s’est porté sur lui. Pour me rendre utile pendant mon stage. Alors j’ai commencé à poser des questions auprès de ma référente et à d’autres intervenants. Par exemple ; aux infirmiers médecin pour connaître son histoire. . Présentation DU RÉSIDENT CHOISI Mr B à 46 ans : né le 9/10/1979 en région parisienne de nationalité Française. Handicapé d’une pathologie grave, (la trisomie 21 ou le syndrome de Down) et d’une cécité importante, n’ayant pas le langage verbal. D’une fratrie composée d’une sœur aînée et d’une mère qui assure sa tutelle, son père étant décédé. Sa mère se trouve dans l’obligation de placer son fils dans une maison spécialisée Il entre à la MAS le 13/03/2003. (Les besoins perturbés de Mr B sont liés à une anomalie chromosomique congénitale) Auditif et visuel occasionnant une cécité totale porte des yoyos (prothèses auditives.) Être propre et protéger ses téguments, Mr B à besoin d’une aide totale pour se laver, se vêtir se dévêtir car il a une incapacité totale à se vêtir mais peut se dévêtir parce qu’il ne supporte pas certains habits sur son corps. Cela signifie une aide complète à la toilette , au déshabillage et encore habillage plusieurs fois dans la journée. Par exemple, dès qu’il est installé aux toilettes, il se déshabille complètement. Objectif étant de maintenir une bonne hygiène corporelle ; protéger son état cutané ainsi que soigner son apparence afin de valoriser son état Comportement, communication et vie collective : Mr B entend ce qu’on lui demande de faire, il peut exécuter des consignes dans un contexte qu’il comprend et qui lui convient en l’accompagnant par des gestes simples. Mr B ne participe pas en tant que tel à la vie collective, il est centré sur lui-même, il se balance et vocalise en vibration dans la solitude absolue. Mr B a quelques repères au sein de l’unité de vie . : il est en capacité de se rendre seul des toilettes du couloir à sa chambre. Il lui arrive parfois de se déplacer seul, lentement en explorant son environnement il a une autonomie partielle. Peut pousser un cri lorsque quelque chose ne lui plaît pas, est en mesure de sourire, et semble manifester son mécontentement en se mettant nu de temps en temps. Jette sa chaise en se levant, surtout le soir, peut-être un moyen pour lui de dire que la journée est finie. Il apprécie en effet d’être dans son lit lors du coucher. Pour signifier qu’il veut aller aux toilettes, il se met debout. Pour dire qu’il a faim, il tape fort sur la table. Difficile d’associer ses cris et ses gestes à une demande ou un besoin, peut-être est-ce aussi de l’autostimulation. Mr B écoute ce qui se passe autour de lui, quand il est à l’extérieur, se tient bien droit semble apprécier. Il patiente davantage, entre les plats, ne fait pas de bruits avec sa bouche . Mr B apprécie particulièrement les massages (crânien, dorsaux), cela l’apaise Par contre, il ne supporte pas les vêtements à manches longues ni chaussettes ni chaussures et reste pieds nus toute la journée. Le rasage est un moment difficile, Mr B enlève toute la mousse à raser, et le brossage des dents est très compliqué et pénible. MOMENT CLÉ DU QUOTIDIEN Définition du temps clé : Le temps clé est un moment essentiel de la vie quotidienne du résident, qui permet de répondre aux besoins fondamentaux sur les plans physiques, physiologiques, et psychologiques. Ces temps clés peuvent être : le lever, la toilette, le repas, l’élimination, ou encore le coucher. C’est un moment privilégié d’écoute, d’observation, d’échange propice à créer une relation de confiance entre l’Accompagnant et le résident ; c’est également un moment pour stimuler ; travailler l’autonomie, donner du sens, animer et apporter du bien être aux personnes accompagnées.
PRÉSENTATION DU TEMPS CLÉ
Mon choix s’est porté sur le temps de toilette, car la toilette constitue avant tout un temps de bien- être physique et psychologique dédié au résident.
C’est un besoin de maintien de la vie et un moment d’accompagnement très délicat c’est aussi un moment de détente pour les résidents
De communication et d’échange entre le résident et l’AES.
Elle favorise l’hygiène, le confort, et permet de constater le progrès et de repérer, de prévenir les dégradations, d’observer et d’évaluer les acquis de la personne, favoriser le maintien et l’évolution de son autonomie.
En tant qu’AES, j’accompagne, j’aide des personnes dans les actes de la vie quotidienne cela permet de créer un lien de confiance qui renvoie des émotions qui peuvent être positives (complicité et reconnaissance,
Négatifs, (rancœur, frustration). Cet accompagnement implique aussi une réaction émotive de la part de celui qui aide en gardant une distance professionnelle, l’AES se doit de la rassurer. Je me dois de respecter les habitudes vestimentaires et d’agir selon les croyances et les valeurs de la personne que j’accompagne qui sont des besoins fondamentaux.
Je le stimule à faire sa toilette pour favoriser son autonomie, en faisant en sorte qu’il maintienne ses acquis. Se laver est une activité intime, mais qui a une résonance sociale, car les odeurs corporelles peuvent isoler une personne, il est plus facile de côtoyer des gens lorsqu’on est propre.
MOMENT CLÉ DU QUOTIDIEN
Définition du temps clé :
Le temps clé est un moment essentiel de la vie quotidienne du résident, qui permet de répondre aux besoins fondamentaux sur les plans physiques, physiologiques, et psychologiques.
Ces temps clés peuvent être : le lever, la toilette, le repas, l’élimination, ou encore le coucher.
C’est un moment privilégié d’écoute, d’observation, d’échange propice à créer une relation de confiance entre l’Accompagnant et le résident ; c’est également un moment pour stimuler ; travailler l’autonomie, donner du sens, animer et apporter du bien être aux personnes accompagnées.
DÉROULEMENT DE L’ACCOMPAGNEMENT
Après observation et analyse de la situation de Mr B, j’ai réfléchi à un accompagnement spécifique et adapté. J’en ai fait part à l’équipe qui l’a évoqué lors d’une réunion pluridisciplinaire et a été validé et mis en place dans son projet d’accompagnement à savoir : (soit une télévision, soit un poste radio).
La musique est un moyen pour lui de vibrer car il a une appétence vers ce qui peut satisfaire ses penchants naturels et sensoriels cela lui donne de la joie.
Mr B a pour habitude de se lever à 8 heures, lorsque je travaille le matin, je le trouve assit sur son lit ou aux toilettes en attendant qu’on vienne s’occuper de lui.
L’infirmière passe lui donner ses médicaments. Avant de commencer, je me lave les mains avec le gel hydroalcoolique, et j’enfile les gants à usage unique.
A 8h 30 pendant qu’il est toujours aux toilettes je le préviens que je suis entrain de faire la réfection de son lit, et je lui rappelle qu’après, je vais l’aider à faire sa toilette, je le rassure en prenant sa main je regarde s’il a fait les selles car Mr B a besoin qu’on le stimule d’abord pour qu’il aille aux toilettes il prend tout son temps il ne faut pas le bousculer. Je le guide vers le lavabo, je lui dis que je vais lui brosser les dents ensuite le raser, puis lui donner sa douche Je le préviens que je vais mouiller son corps, je prends un gant imbibé de gel douche, je commence à le frotter le corps. Je lui explique tout ce que je vais faire pendant ce moment de toilette, il m’écoute même s’il ne peut pas parler.
Je vérifie s’il y’a tout ce qu’il faut pour éviter de faire les aller et retour, avec le 2ème gant je lui fais son shampooing en massant son cuir chevelu Mr B aime bien les massages je rince ses cheveux avec soin en évitant de laisser l’eau entrer dans ses oreilles à cause des yoyos
Je l’installe sur le tapis antidérapant. je rajoute sur le sol les draps de bain pour éviter la chute. Mr B est non voyant, je choisis ses vêtements à sa place en fonction de ce qu’il supporte.
Je lui frotte le dos et les pieds je prends un gant uniquement pour son visage en faisant très attention à ses yeux je ne dois pas les mouiller d'une façon brutale mais les essuyer doucement et avec tendresse car Mr B est non voyant. Une fois bien savonné, je rince son corps.
Ceci terminé, je vérifie que sa peau est bien séchée, je lui mets, le lait de toilette hydratant sur tout le corps à plusieurs reprises, puis son déodorant Je le raccompagne dans sa chambre, pour l’aider à s’habiller je le chausse et je lui mets son parfum et je l’amène à l’unité pour le petit-déjeuner.
PRÉSENTATION DU TEMPS DE REPAS :
Le temps de repas est un moment où l'autonomie du résident est privilégiée, tout le monde mange dans la salle de vie. Nous installons tous ceux qui sont en fauteuils roulants autour de la table, et nous laissons libre choix à ceux qui ne le sont pas de s’asseoir où ils veulent pour favoriser la socialisation et rompre l’isolement chez certains résidents.
Le repas est très attendu par les résidents, et L’AES va intervenir dans ce domaine pour encourager le plaisir de manger chez la personne aidée en veillant qu’elle soit confortablement assise (si besoin à l’aide d’un coussin) et que la table soit à sa hauteur.
Si la personne peut manger seule, lui poser à côté de la main, les éléments qu’elle peut désirer comme (le pain, la serviette, le sel, le poivre, etc.).
Et L’AES reste à sa disposition (par exemple pour couper sa viande servir à boire). Vers 11h45, j’accompagne Mr B pour qu’il se lave les mains et qu’il fasse ses besoins avant le repas. Mr B qui à un régime mixé, a besoin d’un accompagnement particulier, il est très exposé aux fausses routes, il mange seul et très vite ce qui comporte des risques, il boit l’eau gélifiée et apprécie ce moment de repas, il faut une surveillance absolue de L’AES.
L’équipe doit porter attention à tous en même temps. Ils sont tous sujets aux fausses routes raison pour laquelle ils mangent des repas mixés. J’apporte mon aide à ceux qui ne peuvent pas manger et boire seuls. Le personnel se sert en dernier et nous mangeons tous ensemble.
LES DIMENSIONS AFFECTIVES, SOCIALES, ET ÉDUCATIVES :
Le goût, les odeurs, ont une dimension affective on s’identifie aux plats, aux goûts et nous avons des préférences pour certains plats.
Beaucoup des résidents comme Mr B préfèrent le sucré, même s’ils n’ont pas leurs capacités mentales, tous ont le sens du goût.
Le temps du repas correspond au moment où les résidents peuvent se retrouver, partager, et échanger autour d’une table ce qui rompt l’isolement chez certains. On apprend à manger, car il existe des règles de vie à respecter : les règles d'hygiène (se laver les mains avant et après chaque repas) et ne pas parler la bouche pleine.
On apprend à manger aussi avec les couverts ; et pour des personnes comme Mr B qui mangent très vite, il faut leur expliquer qu’il faut manger lentement pour éviter des fausses routes. Selon les lieux géographiques, chaque société mange selon sa culture, il y a ceux qui mangent avec une fourchette, d’autres avec les doigts ou encore des baguettes, en tant qu’AES je dois veiller à ce que la culture de chaque résident soit respectée.
BILAN DE L’INTERVENTION :
ÉVALUATION :
Le début de cet accompagnement n’a pas été facile. Lorsque je me présente pour la première fois, Mr B a peur qu'il ne reconnaît pas ce nouveau nom ni cette voix qu’il vient d’entendre. Il faut trouver les mots pour le rassurer, l’aider à surmonter cette peur qui est en lui, parce qu’il ne me connaît pas et de le convaincre de me laisser m’occuper de lui en lui faisant des petits câlins. Une fois le contact établi et que j’ai gagné sa confiance, tout se passe bien.
En tant qu'Accompagnant Éducatif et Social, nous rentrons dans l’intimité du résident ce qui n’est pas chose facile, il y a eu des jours où le résident est totalement dans le refus et très agressif, il faut toujours la patience la douceur et prendre tout le temps qu’il faut pour que le résident soit content et apaiser cela le rassure Il faut rester professionnel et lui explique toujours les bienfaits de la toilette.
CONCLUSION :
La toilette et le repas sont des moments forts de la journée pour les résidents ainsi que pour l’équipe pluridisciplinaire.
En tant qu’AES, je dois respecter le résident, le stimuler, procurer bien- être et confort, l’encourager, pour qu’il garde son estime, répondre à ses besoins, cibler ses craintes dans tous les actes de la vie quotidienne. Mais sans un travail d’équipe dans la continuité des soins, sans transmission, sans empathie, sans cohérence un bon accompagnement ne peut être possible malgré la volonté et la motivation. C’est pour cette raison qu’il faut faire des réunions pour que les résidents aient un accompagnement digne, respectable et humain. Votre document est juste est cohérent, le plan du DC2 est respecté, les apports des cours reçu durant votre formation sont exploité, analyse des besoins perturbés selon Virginia Henderson, mise en place des temps clés au quotidien Les objectifs du DC2 sont atteints Afin de vous aider dans la préparation de votre oral Mon avis Vous avez défini quel AES vous êtes Vous avez situé le contexte de l’intervention Vous avez précisé vos motivations pour le choix de la situation La présentation de la personne concernée permet au jury d’avoir une vision globale Vous n’avais pas assez développé vos sources Alors j’ai commencé à poser des questions auprès de ma référente et à d’autres intervenants. Par exemple ; aux infirmiers médecin pour connaître son histoire.
Exemple sources possibles projet personnalisé, plan de compensation du handicap, le plan d’aide,
Vous avez montré vos capacités d'évaluation des besoins de la personne Vous avez mis en évidence la problématique Vous avez cerné les besoins de la personne Vous avez pris en compte son niveau d’autonomie et de dépendance Vos objectifs ne sont pas assez développés
Vous avez indiqué comment vous préparez votre intervention, comment vous faite participer la personne Vous préciser votre action afin de favoriser le bien être de la personne Vous avez précisez les effets de votre intervention
Est ce que vos objectifs ont été atteint? ou ce n’est pas assez développés
Vous avez mis en évidence ce que vous avez appris de cette expérience et en quoi cette intervention à été formatrice pour vous
Vous avez oublié d’indiquer quelles capacité vous avez développé durant votre formation ou vous n’avez pas assez développé Je suis d'accord avec votre phrase mais elle n'est pas adapté à la situation présente :Selon les lieux géographiques, chaque société mange selon sa culture, il y a ceux qui mangent avec une fourchette, d’autres avec les doigts ou encore des baguettes, en tant qu’AES je dois veiller à ce que la culture de chaque résident soit respectée. En tant que AES vous devez veiller à ce que l’on respecte selon leur religion leurs alimentation Mais vous devez aussi veiller à ce que il puissent s’alimenter selon leurs capacitées, certains ont des problèmes de apraxi (désigne l'incapacité à coordonner les mouvement) et pour ceux qui n’utilisent pas les couverts puissent s’alimenter avec les mains (finger food )
24062021
Introduction :
I- Présentation personnelle------------------------------------------------------------------------1
II- Présentation du choix du métier d’AES--------------------------------------------1
III- Présentation de l'institut d'accueil---------------------------------------------------1
IV- Présentation de mon accompagnement dans les actes de la vie quotidienne--4
V- Motivation du choix du candidat--------------------------------------------------1/2
VI- Présentation de la personne--------------------------------------------------------1/2
VII- Choix du temps clé-----------------------------------------------------------------1/2
VII- Présentation des dimensions affectives sociales culturelles et éducatives de
ce temps clé--------------------------------------------------------------------------1/2
IIX- Déroulement du temps clé---------------------------------------------------------1/2
X- Bilan de l'intervention-------------------------------------------------------------1/2
XI- Conclusion-------------------------------------------------------------------------1/2
Présentation Personnelle :
Je suis en formation à la préparation du DEAES (Diplôme d’État d’Accompagnant Éducatif et Social.)
J’ai débuté ma carrière en tant qu’auxiliaire de vie, fonction que j’ai exercée durant plus de 10 années
sanctionnée par un diplôme d'Etat, venir en aide aux personnes en difficultés m’a toujours plu. L’idée de
mettre en place une relation d’aide et de soutien, m’anime car j’ai le sentiment de me rendre utile. La
concrétisation d’un projet de création d’entreprise (dirigeante en restauration et en loisir) m’a amenée à
changer de voie et de secteur.
J’ai exercé dans le domaine de la restauration et de loisir jusqu’à l’arrivée de la crise sanitaire qui à
grandement fragilisée mon activité et m’a conduite à la cesser. Le secteur de la restauration m’a apporté
des compétences en matière culinaire, gestion d’équipe et gestion administrative.
Présentation du choix de métier :
Dans le cadre de mon projet de réorientation professionnelle, j'ai décidé de me tourner vers mon secteur
de prédilection : celui de l’accompagnement des personnes fragilisées. Je souhaite poursuivre le
développement de mes compétences dans le médico-social par une formation d’accompagnant éducatif et
social. Savoir se positionner et développer une bonne posture professionnelle afin de faire face à toute
situation dans l’accompagnement des personnes fragilisées, me permettrait selon moi d’être une
professionnelle accomplie.
Présentation de l’institution d’accueil
J’ai effectué un stage de 420 heures dans une MAS (maison d’Accueil spécialisée), Perce-Neige en région
Parisienne. Cette structure est une association à but non lucratif, reconnue d’utilité publique, Bénéficiaire
d’une décision CDAPH d’orientation en MAS, ouvert en 2002
Type d’établissement :
La Fondation Perce-neige est située en région Parisienne a pour but d’accueillir et d’accompagner de
façon adaptée les enfants et les adultes touchés par une déficience mentale, un handicap physique ou
psychique.
Elle a vocation à apporter son soutien aux familles touchées par le handicap et à favoriser la recherche
scientifique et médicale. Elle met en œuvre des actions communes avec des personnes, physiques ou
morales, poursuivant des buts similaires
Ses missions et ses objectifs :
Perce-neige poursuit ainsi le combat initié en 1966 par le célèbre acteur Français, Lino Ventura, dans le
respect des valeurs de son fondateur qui avait une fille en situation d’handicapé mental.
C’est la première Maison d’Accueil Spécialisée (MAS) gérée par la fondation, sous la compétence
tarifaire de L'ARS, (Agence Régionale de Santé). Cet établissement accueille des personnes présentant un
handicap mental sévère avec ou sans troubles moteurs associés, de 40 à 77 ans. La maison s’organise en
trois unités recevant chacune dix résidents, certains d’entre eux en fauteuil roulant. Selon leurs besoins,
les résidents bénéficient d’une surveillance médicale, préventive et curative et d’un suivi en
kinésithérapie, hydrothérapie, psychomotricité et ergothérapie. L’objectif est de maintenir les acquis de
les accompagner dans leur développement tout en limitant les involutions sur le plan mental et moteur.
Son financement
Le Conseil d’Administration est composé :
La Fondation est dirigée par un Conseil d’Administration composé de 12 membres et trois collèges de 4
membres et le collège des fondateurs et amis. La Mas est un lieu de résidence de 30 personnes en internat
sur toute l'année, 15 hommes et 15 femmes, dont la moyenne d’âge est de 40 ans à 77ans
• Organisation du personnel :
Le personnel est constitué d’une équipe pluridisciplinaire :
1 Directeur 3
infirmières
1 Une cheffe de service
Les aides-soignants
AES
Un Comptable
Une secrétaire animations
Des services généraux
Une psychologue
La psychomotricienne
Tous à temps plein.
Et des intervenants extérieurs (Psychiatre, Kinésithérapeute, ergothérapeute, médecin) à la demande et
aux besoins des résidents.
PRÉSENTATION DE MON ACCOMPAGNEMENT DANS LES ACTES DE
LA VIE QUOTIDIENNE :
En tant que AES, j’accompagne et aide les personnes dans les actes de la vie quotidienne, en créant un
lien de confiance. Il s’agit pour L'AES d’adopter une juste distance professionnelle qui faciliterait
l’expression et la reconnaissance de ses émotions. Dans mon quotidien professionnel je mets un point
d’honneur à stimuler et non à faire à la place de. Il est important d’aider la personne à garder une place
d’acteur dans les actes de la vie quotidienne. En tant qu’AES je mets tout en œuvre pour favoriser
l’autonomie du résident en faisant en sorte qu’il maintienne ses acquis. Je me dois de respecter les besoins
de la personne les habitudes vestimentaires et d’agir selon les croyances et ses valeurs donc mettre en
place les 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson à savoir : Je les stimule pour maintenir leur
autonomie, et préserver leur intimité. Boire et manger, éliminer, se mouvoir, se laver et protéger ses
téguments, éviter les dangers, communiquer, s’occuper en vue de se réaliser, Apprendre, vêtir et se
dévêtir, dormir et se reposer, prendre leurs médicaments, les aider dans les activités selon leur degré
d'autonomie.
Tout ceci à une résonance sociale dans l'accompagnement des personnes fragiles dans les actes de la vie
quotidienne.
MOTIVATION DU CHOIX DU CANDIDAT ET DU TEMPS CLE
Dès ma première semaine à la (MAS) Maison d’accueil spécialisée au 2ème étage, j’ai pris le temps
d’observer et d’apprendre à connaître les résidents. Mr B. a attiré mon attention car il était
régulièrement en retrait, seul dans son coin. J’ai ensuite pris connaissance de son handicap (cécité
totale et communication non-verbale). Son handicap est venu questionner ma position de soignante sur
l’accompagnement que je pouvais lui proposer en tant qu’AES.
J’ai tout de suite eu un déclic et mon choix s’est porté sur lui, pour me rendre utile pour lui pendant
mon stage. Afin de m’adapter au mieux j’ai tenté de recueillir le plus d’informations possible en
questionnant les professionnels de santé qui participent à son accompagnement. J’ai consulté son
dossier et surtout j’ai passé beaucoup de temps auprès de lui pour créer une relation de confiance en
apprenant à mieux le connaitre.
Choix du temps clé : (la toilette).
J’ai choisi la toilette comme temps clé pour accompagner Mr B. parce que c’est un moment essentiel et
primordial de bien-être physique et psychologique dédié aux résidents.
Outre le fait que ce moment soit l’un des besoins fondamentaux c’est aussi le premier contact que le
résident a avec le monde qui l’entoure. En tant que AES je trouve ce moment essentiel et je dois faire
en sorte que cela se passe pour le mieux. C’est un accompagnement délicat car on entre dans l’intimité
de la personne. Se laver est une activité intime, mais qui a une résonance sociale, car les odeurs
corporelles peuvent isoler une personne, il est plus facile de côtoyer des gens lorsqu’on est propre. Il
n’est pas rare de rencontrer des comportements d’évitement, le résident peut exprimer un refus de soin
ou encore manifester de l’agressivité. C’est aussi un intervalle de détente pour le résident, un espace de
communication et d’échanges entre l’aidé et l’AES. Ce temps permet de constater les progrès de l’état
général de la personne, de repérer et prévenir tout état de dégradation physique, et de maintenir et
encourager la personne dans son autonomie. Durant ce temps, il est nécessaire de questionner sa
posture professionnelle pour s’ajuster au mieux à l’autre.
Présentation de la personne choisis Mr B
Mr B est âgé de 42 ans il vit en région parisienne et est de nationalité Française. Il est issu d’une fratrie
composée d’une sœur aînée. Son père étant décédé, c’est sa mère qui assure sa tutelle. Mr B est porteur
de la trisomie 21 autrement appelé syndrome de Down, il est aussi atteint d’une cécité importante, ne
communique pas verbalement. Dès l’âge de 2 ans, Mr B commence à parler comme tous les enfants de
cet âge en disant « maman » et « papa ».
Et apprenant à faire des phrases un peu plus longues par ses parents. Mais ayant subi plusieurs
opérations des yeux par laser, entraineront la cécité de Mr B en causant un décollement de la rétine.
Vers l’âge de 6ans, les docteurs diront à ses parents que Mr B a perdu la vue ne pouvant plus voir le
jeune B se renferme complètement sur lui et ne s’exprimera plus jamais jusqu’à ce jour.
A l’âge de 7 ans il est placé dans une structure de vie pour enfant trisomique appelée Papillon Vert
(PV) à Rueil-Malmaison ou il restera durant 22ans. La structure a dû fermer car elle ne pouvait plus
survenir aux besoins des résidents. A la suite de cet épisode, Mr B a dû rentrer au domicile familial. A
cette époque, trouver une place dans une structure spécialisée dans sa situation de handicap était
difficile et compliquée. Mr B ne trouve pas une place pour son transfert et sa situation devenant de plus
en plus difficile, l’établissement en voie de disparition, voyant la peine et l’incapacité des parents pour
leur fils, leur propose alors de ramener le jeune B jusqu’à ce que ses parents lui trouvent une place
dans une autre structure.
Les besoins perturbés de Mr B sont liés aux conséquences de son anomalie trisomique 21 congénitale,
pour cela il a besoin qu’on l’accompagne pour les gestes de la vie quotidienne. A savoir : l’aider à faire
son lit, pour prendre sa douche, l’ aider à s’essuyer, le raser, l’aider à se brosser les dents,
l’hydrater par un lait de toilette, choisir ses habits l’aider à s’habiller, et se parfumer. Son repas doit
être mixer à cause de son manque des dents et le risque de faire des fausses routes. Il est porteur de
deux prothèses auditives suite à sa surdité. Toutefois, il arrive à se dévêtir car il ne supporte pas les
vêtements à manches longues, ni chaussettes, ni chaussures et reste pieds nus toute la journée. Mr B a
des particularités et une motricité sensorielle, qu’il a su développer avec le temps au sein de l’unité de
vie. Il lui arrive parfois de se déplacer lentement en explorant son environnement, sans l’aide d’un
soignant pour aller aux toilettes du couloir et du couloir à sa chambre. Quand il est aux toilettes, il se
déshabille plusieurs fois dans la journée.
Parfois il peut exprimer son mécontentement par des cris ou encore répondre par un sourire. Mr B est
en recherche de sensations car je note qu’il se balance et vocalise en vibration quand il est seul.
LES DIMENSIONS AFFECTIVES, SOCIALES, ET EDUCATITIVES :
A travers l’aide concrète que j’apporte en tant que AES, j’établis une relation attentive et sécurisante pour
prévenir et rompre l’isolement des personnes et essayer d’appréhender leurs besoins et leurs attentes afin
d’apporter une réponse adaptée pour soulager leur quotidien. L’AES dois veiller à ce que la culture de
chaque résident soit respectée. Apporter un rôle d’éveil, d’encouragement et de soutien, de la
communication, et de l’expression verbale ou non.
DEROULEMENT DE L’ACCOMPAGNEMENT :
Mr B a pour habitude de se lever à 8 heures. Lorsque je travaille le matin, je le trouve assis sur son lit ou
aux toilettes en attendant qu’on vienne s’occuper de lui. L’infirmière passe lui donner ses médicaments.
Avant de commencer la prise en soins de Mr B, je vais prendre connaissance des transmissions orale et
écrites auprès des professionnels de nuit, s’il a passé une bonne nuit. Ensuite, je me lave les mains avec le
gel hydro alcoolique avant d’entrer dans sa chambre. Je prends le soin de frapper à la porte avant d’entrer,
ensuite je le salue en me mettant devant lui pour qu’il puisse bien m’entendre et sentir la présence de
quelqu’un à côté de lui. Je me présente par mon prénom en lui faisant un petit effleurage crânien. Mr aime
bien le massage crânien.
A 8h 30 pendant qu’il est toujours aux toilettes, Je vérifie si j’ai tout ce qu’il faut les draps de rechange le
sac poubelle, les gants à usage unique, le produit de désinfection et le torchon pour enlever la poussière et
éviter de faire les allers et retours. Mr B étant dans l’incapacité de voir, je choisi ses vêtements à sa place
et précisant les choix des vêtements que je fais. Ensuite je le préviens que je suis en train de faire la
réfection de son lit, et qu’après, je vais l’aider à faire sa toilette. Mr B n’aime pas qu’on le lève des
toilettes face à son refus il faut chercher un moyen de détourner son attention afin de l’inciter à se lever
des toilettes. Pour cela je prends le petit djembé qu’il a dans sa chambre, et je commence à taper dessus le
son l’entraine jusqu’à ce qu’il se lève de lui-même du siège. Je regarde s’il a fait les selles que je
mentionnerai dans ma transmission après. Mr B a besoin qu’on le stimule d’abord avant de prendre sa
douche et il prend tout son temps il ne faut pas le bousculer. Mr B n’aime pas prendre sa douche ne
supporte pas une goutte d’eau sur lui. Il faut aller doucement avec les mots doux par exemple : je lui dis :
« accepte que je t’aide à faire ta toilette car maman va vernir te chercher ou alors tu seras beau et bien
parfumé tu sentiras bon ». Cela peut prendre 15 à 20 minutes.IL faut être patient et continuer à parler avec
lui, j’avais trouvé un autre moyen de détendre Mr B c’est qu’après les présentations, je lui propose de lui
mettre un petit son musical cela l’apaise vraiment. Je commence à chanter à voix basse, en le guidant vers
le lavabo.je lui propose de lui brosser les dents ensuite de le raser. Le rasage et le brossage des dents sont
des moments difficiles pour Mr B, il enlève toute la mousse à raser, je brosse ses gencives avec une
brosse à dents douce et je fais attention de ne pas l’irriter, car n’ayant plus des dents les gencives lui font
très mal. Ensuite j'ouvre le pommeau de douche et je vérifie si la température de l'eau est correcte.
Toujours en lui disant d’avance ce que je vais faire. Je vais commencer à verser de l’eau sur ses pieds et
c'est ainsi que M.B attrape le pommeau de douche violement et fais éclabousser de l'eau dans tous les
sens. M. B est très content d'avoir fait éclabousser de l’eau car il éclate de rire. En tant que AES mon rôle
est de procurer une sensation de bien-être et de confiance pour accompagner au mieux M.B dans ce
moment si privilégié. Je prends un gant imbibé de gel douche, le met dans sa main en le guidant par le
geste mais Mr B devient très violent et jette le gant par terre.je commence à frotter son corps.il m’écoute
même s’il ne peut pas parler, je continue à lui parler Avec le 2ème
gant, je lui fais son shampooing en
massant son cuir chevelu. Je rince ses cheveux avec soin en évitant de laisser l’eau entrer dans ses oreilles
à cause des « yoyos. Je lui frotte le dos et les pieds je prends un 3eme gant uniquement pour son visage en
faisant très attention à ses yeux je ne dois pas les mouiller d’une façon brutale mais les essuyer doucement
Une fois bien savonner je rince son corps. Je le guide pour le sortir de la douche, en lui expliquant
comment se diriger. Puis, l’installe sur le tapis antidérapant Ceci terminé, je vérifie que sa peau est bien
séchée, je lui mets, le lait de toilette hydratant sur tout le corps à plusieurs reprises, car Mr B a la peau
sèche puis son déodorant Je le raccompagne dans sa chambre, pour l’aider à s’habiller. Je lui fais porter sa
culotte, son pantalon, en suite son polo ses chaussettes et chaussures. Je le parfume et l’amène à l’unité de
vie pour le petit déjeuner.
DEBUT DE L’INTERVENTION
Le début de cet accompagnement n’a pas été facile. Lorsque je me présente pour la première fois, Mr B
semble inconfortable et nerveux car il ne reconnaît pas ce nouveau nom ni cette voix qu’il vient
d’entendre. Il faut trouver les mots justes qui vont faciliter la relation dans l’accompagnement. Je prends
contact physiquement pour créer une relation de confiance qui passe par le non verbal). Par exemple :
prendre sa main doucement ou effleurer ses cheveux. Une fois le contact établi et que j’ai gagné sa
confiance, Mr B soupire et se détend tout se passe bien il me laisse prendre sa main plusieurs fois sans la
retirer.
En tant qu’Accompagnant Éducatif et Social, nous rentrons dans l’intimité du résident ce qui n’est pas
chose facile,
Il faut accepter la personne telle quelle est avec ses humeurs qui varient comme tout le monde. Il y a des
jours où tu as envie de parler aux autres, des jours où tu es triste, etc... A nous de nous adapter et de
respecter. Les situations de refus traduisent toujours quelque chose, en tant que professionnelle de
l’accompagnement on se doit de chercher à comprendre quelle est la source du comportement pour
s’adapter toujours mieux et tenter de réduire les inconforts.
Il y a des jours où le résident est totalement dans le refus, il faut toujours preuve de patience et douceur,
prendre tout le temps qu’il faut pour que le résident soit en situation de confiance. Il faut rester
professionnel jusqu’au bout et faire preuve d’empathie afin de lui réexpliquer toujours les bienfaits de la
toilette.
CONCLUSION :
En tant que AES, je dois respecter le résident, le stimuler, et favoriser au maximum son autonomie, lui
procurer du bien- être et du confort, l’encourager, pour qu’il garde son estime, répondre à ses besoins.
Mais sans un travail d’équipe dans la continuité des soins, sans transmission, sans empathie, sans
cohérence un bon accompagnement ne peut être possible malgré la volonté et la motivation.
C’est pour cette raison qu’il faut faire des réunions pour que les résidents est un accompagnement digne,
respectable et humain.
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