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Étudiants IDE-AS-AES Pour les étudiants infirmier, aide soignant et AES

Temps clés au quotidien

L'accompagnement au quotidien nécessite de construire un environnement et une relation optimisée avec la personne pour mettre en oeuvre cette démarche, vous allez, selon la situation de la personne organiser et structurer votre intervention au cours de la journée en prenant en considération son rythme de vie.

Vous aurez pris soin de le repérer et d'interroger, chaque fois que c'est possible, la personne sur ses horaires de vie habituels.

Lorsque la personne vit dans une structure collective il vous faudra mettre en place, dans la mesure du possible une organisation souple qui ne contraigne pas le rythme individuel de la personne

«La toilette en institution est une situation où l’intimité du patient est mise à nue.  Il faut que le contact et les échanges entre le patient et le L'AES soient de qualité optimale pour que le soin se déroule bien à la fois pour le patient et l'AES.»
La toilette doit être faite totalement tous les jours en institution. Bien qu’il soit recommandé de donner une douche tous les jours, chez certains patients opposants, on peut choisir parfois une toilette complète au lavabo s’il est trop difficile de les doucher.
Patiente opposante et délirante
Il faut inciter le patient à faire tout ce qu’il peut encore faire, même s’il n’en a pas envie, au besoin en initiant les gestes et en le stimulant
Lorsque la patiente est souvent opposante, (car délirante et ne voulant plus rien faire seule), il faut essayer qu'elle participe à nouveau à sa toilette. L'AES doit la féliciter quand elle fait toute seule à nouveau certains gestes.»
Conseils
«Il est parfois utile d’habiller le haut du corps qui vient d’être lavé, avant de commencer la toilette intime pour des questions de nudité et d’intimité, et pour que le patient n’ait pas froid.»
Lorsque la patiente est raide
«Il est conseillé de faire cette toilette est faite à deux, car la patiente est très raide, elle a un grasping (aggrippement). Pendant qu'un AES capte l’attention de la patiente  l’autre lave le patient sans interagir avec lui. Certains patients sont opposants et ont un grasping qu’ils ne contrôlent pas, il est alors nécessaire d’être deux pour faire leur toilette. Il s’agit d’une  technique de diversion : une AES agit pendant que l’autre lui parle pour détourner son attention ». On lui fait ouvrir la main qui agrippe et on lui donne un objet de transition. Pendant la toilette, on lui propose de tenir un objet : exemple une serviette de toilette.»
Conclusion
Certains soins de bien être permettent aux patients de se relaxer ou d’améliorer leur image : par exemple, la coiffure, les soins de peau (crèmes et lotions), le maquillage,…
Pour que les patients gardent leur estime de soi, il est important de stimuler le corps «plaisir» et de privilégier les activités valorisant l’image corporelle. L'atelier esthétique est proposé en priorité aux patients anxieux ou agités, car le fait de les toucher, de les masser, les calme et les apaise. 
Le patient  à qui on a proposé un bain de pieds, (pédiluve) a une démence sévère mais semble cependant encore prendre du plaisir et participer. Quand les gestes ne sont pas compris on peut les montrer et en stimulant le patient, cette soignante arrive à obtenir que le patient, seul,  fasse le geste qu’elle demandait.

 

 
  • Installation au repas
  • Prévention des fausses routes
  • Prevention de la deshydratation

L'instalation doit assurer le confort physique, psychologique et environnemental de la personne

Le personnel : il doit être souriant, chaleureux et accueillant.  Il doit porter une tenue adaptée ainsi que son badge.

L'installation : aider le résident à s'avancer vers la table et à s'installer. . Veiller à son périmètre de marche. Dans l'espace nécessaire à table, tenir compte des différents types et tailles de fauteuils roulants. Si possible, installer le résident sur une "vraie" chaise de table.

 La place du résident : elle doit être étudiée selon plusieurs critères : les aides dont il a besoin, son niveau de dépendance, les affinités avec d'autres résidents, sa personnalité (solitaire ou affable ?), ses troubles du comportement, la perte du sens des convenances (bave-t-il ?, crache-t-il ? mange-t-il avec les mains ?), son agitation, une agressivité verbale ou physique latente, sa tendance à la déambulation, des compulsions éventuelles...

La lumière : elle doit être suffisante pour bien voir, mais non agressive.

L'environnement : éviter la musique et la télévision de manière à limiter les distractions. Eviter les interpellations et discussions entre collègues. Veiller à supprimer toute source de mauvaise odeur.

Les menus : afficher le menu de la semaine dans le restaurant et poser le menu du jour sur la table. L'aide hôtelière peut présenter oralement le menu et, le cas échéant, les choix de plats.

La table : même pour les personnes présentant des troubles du comportement, le fait de prendre un repas sur une jolie table est important : soigner le nappage, la vaisselle (qu'elle soit normale ou adaptée), de même que le mobilier de la salle à manger. Si possible, placer un chevalet nominatif à chaque place.

Les plats : ils doivent être présentés à l'assiette, de manière appétissante (quelle que soit la texture) et proposés les uns après les autres (même le fromage et le dessert).

Les rituels : maintenir des horaires réguliers et attribuer si possible toujours la même place au résident. Respecter les rituels (religieux), les habitudes : café sucré ou non, vin ou non, poisson le vendredi, apéritif le dimanche...

Le lieu du repas : choisir la salle à manger la plus adaptée au résident s'il en existe plusieurs. Dans ce cas : voir qui décide, qui aide, qui accompagne à table, de quelle manière (à pied, en fauteuil ?). Il est vivement conseillé de privilégier les services à table plutôt qu'en chambre, sauf indication médicale particulière

Un patient atteint de démence  ne se nourrit plus correctement et ne mange parfois  plus que ce qu’il aime, il court un plus grand risque de développer des carences nutritionnelles qu’un sujet non dément. par contre le patient peut éprouver des difficultées à planifier les différentes séquences et actions à réaliser au cours d’un repas.
Parfois le patient ne mange plus que des sucreries.
Il faut rétablir chez lui, en séquençant ses repas, une nutrition plus équilibrée, même si au cours du repas il est opposant.»
Il faut inciter le patient à manger, et parfois  fractionner les repas, et le stimuler sans faire à sa place.
Au cours du repas, certains patients oublient de manger : il faut leur redonner l’objectif du repas. 
Pour rappel, les besoins nutritionnels varient peu avec l’avance en âge et on sait qu’au cours des démences, le manque de protéines entraîne une fonte musculaire.
Le suivi mensuel du poids et des masses musculaires (circonférence du mollet et du quadriceps) permet de surveiller le patient.
Le poids seul est souvent trompeur.

 
 

Un petit pas pour la personne mais un grand pas pour son moral

«Il est à  noter qu’un patient qu’on accompagne ne doit pas être tiré par la main, mais que l’on doit marcher à sa hauteur, en lui prenant le bras, à son rythme et en le sécurisant avec l’autre main si nécessaire.»
Lutter contre la fonte musculaire «Il est toujours souhaitable pour lutter contre la fonte musculaire de faire marcher tous les jours  les patients qui le peuvent, même si c’est difficile,  plutôt que de céder à la facilité d’accompagner tous les patients en fauteuil roulant.»

Quand la personne en perte d’autonomie ou dépendante reste immobile, le monde continue à tourner sans elle à moins qu’on ne l’aide à tourner aussi.
Bouger même tout doucement favorise le ralentissement de la dépendance, d’éviter l’engourdissement des membres souvent immobilisés, parfois douloureux.

Les gestes justes

Toutes ces interventions prennent en compte le confort, la douleur, la sécurité de la personne. La personne en perte d’autonomie retrouvera non seulement des repères dans le temps mais aussi dans l’espace. L’accompagnant éducatif et social saura prendre le temps et évaluer la distance pour ne pas trop fatiguer ou décourager !

 
 

Lutter contre l’incontinence «Il est utile pour ces patient de leur proposer régulièrement (toutes les deux heures) d’aller aux toilettes et de les accompagner aux toilettes, même s’ils ont des protections. Il faut choisir des modèles de protection qui ressemblent à des culottes et que les patients peuvent baisser eux-mêmes». 

Les conditions favorables à l'élimination

L'AES veillera à:

Répondre rapidement aux appels

Installer confortablement la personne pour l'élimination en position allongée

Stimuler l'autonomie de la personne et respecter sa pudeur

Respecter l'hygiène des manipulations et de l'entretien du matériels (bassin, urinal)

Lui proposer de se laver les mains et se laver les mains

Certaines personnes incontinentes utilisent des changes à usage unique. Ces changes (ou protections permettent de diminuer la quantité de linge souillé donc de vivre mieux l'incontinence et améliorent le confort de la personne. Avant de proposer un change l'AES doit avec l'équipe

Se demander si la personne en a réellement besoin (lui demander son avis)

Retenir que l'usage du change ne règle pas le problème de l'incontinence, il le rend seulement supportable

Solliciter la personne pour aller régulièrement aux toilettes et ne pas la faire attendre lorsqu'elle demande à y aller

En entrant dans la chambre du patient ou du résident, on frappe à sa porte et on attend qu’il nous dise d’entrer. Il faut commencer à se mettre à son rythme. Il convient de toujours appeler les patients ou résidents par leur nom de famille afin de leur montrer notre respect et de garder une certaine distance.
La communication avec le patient doit être permanente durant le soin : le faire parler et l’écouter en sont les clefs essentielles.
Les échanges entre le soignant et le patient doivent être rassurants, encourageants, adaptés au rythme du patient et à ses capacités. Quelque soit le degré de sévérité de la démence, le patient doit être averti de chaque geste, afin de pouvoir y participer et devenir acteur du soin, à la mesure, bien sûr, de ses capacités. 
Se mettre au tempo, plus lent du patient. «Il faut que le soignant reste dans le temps du patient et qu’il ne soit pas tout de suite à dire pour le patient, à faire à la place du patient... Il doit lui laisser le temps de répondre par lui même et de faire par lui même.»

Le sommeil état psychologique qui se caractérise par une absence toal ou temporaire de la vigilance

Nouveau née 20 h
Jeune enfant 12 à 15 h/ par nuit
Enfant 10 h / par nuit
Adolescent 8 à 9 h /par nuit
Adultes 6 à 8 h /par nuit
Personnes âgées 5 à 7 h /par nuit

 Le rythme circadien (rythme sur 24 h)c'est l'alternance de périodes de veille et de périodes de sommeil

2 types de sommeil

4 stades

  • Sommeil lent (7 mn les paramètre vitaux sont normaux 
  • Sommeil léger
  • Sommeil profond
  • Sommeil plus profond (les paramètres vitaux baissent (pouls, respiration, tension, muscles relâchés) sauf le tube digestif

Le sommeil est une étape de récupération de la fatigue physique

Les facteurs alternants le sommeil 

Facteurs psychologiques

  • Peur de tomber
  • Que l'on ne les entende pas
  • Environnement nouveau
  • Inquiétude
  • Solitude
  • Changement dans nos habitudes
  • Peur de la maladie ,du devenir

Facteurs environnementaux

  • Bruit dans le service
  • La lumière

Rôle de l'acompagnant éducatif et social

Facteurs physique 

  • Douleur 
  • Maladie

L'insomnie

Altération du sommeil qui provoque des difficultés d'endormissement ,des réveils nocturnes ou précoces.

Elles peut  provoquer des états de somnolence dans la journée

Lire le recueil de données pour connaitre les habitudes de la personnes (tisane, literie, couverture)

Préparer la chambre et l’installée (être propre,éliminer, confort ,sécurité)

Lutte contre les nuisances qui perturbent le sommeil

Règles à respecter

  • Respecter le sommeil de la personne
  • Limiter les bruits
  • Eteindre les lumiére
  • Maintenir une demie obscurité
  • Ne pas parler à haute voix
  • Répondre immédiatement à une sonnette
  • Regrouper les soins à faire sur la personne 
  • Ne pas réprimander le patient quand il sonne
  • Inciter le patient qui n'ose pas déranger
  • Ne pas le réveiller si cela n'est pas nécéssaire
  • La sonnette à portée de main du patient

TRANSMISSIONS

Sur la demande du patient en médicaments

Sur la description de la nuit

Sur les facteur empêchant le sommeil du patient


 

 

Lorsque les échanges sont de bonne qualité avec l'accompagnant éducatif et social , la toilette est un moment propice pour repérer et/ou observer la douleur, notamment au moment des transferts. Le soignant peut en effet repérer une attitude ou une mimique évocatrice de la douleur.
C’est également un temps fort pour aider à restaurer l’image du patient et sa confiance en lui. La sélection des habits est une occasion de laisser le patient choisir, de le réorienter dans la saison et de lui rappeler son programme de la journée.
 

A travers les ateliers thérapeutiques, il s'agit de reconstituer une situation la plus proche possible du quotidien du patient de telle façon qu’il puisse de nouveau être dans l’action et avoir l’opportunité de faire.
En institution, où les occasions d’être actif et d’avoir un rôle sont de moins en moins fréquentes, les activités thérapeutiques ou animations permettent de resociabiliser  les patients, de rencontrer les autres résidents et de maintenir des contacts sociaux et des échanges entre eux.
«Les ateliers ou animations sont un lieu où l'accompagnant éducatif et social peut repérer les problèmes éventuels, car ils ont plus de temps pour  observer les patients».

 

L’ atelier pâtisserie 
Cet atelier ne demande pas de technique particulière et peut être réalisé facilement en EHPAD. Il réfère à des gestes bien connus et effectués dans le passé. La participation, même faible, reste une source de plaisir. C’est souvent la veille qu’on choisit en groupe la recette, qu’on peut adapter selon la saison ou le calendrier.
Les étapes proposées pour une meilleure stimulation sont :
1/ Se laver les mains
2/ Protéger les habits des patients
3/ Faire lire la recette
4/ Identifier les ingrédients
5/ Préparer les ingrédients avec les participants
6/ Mélanger, avec plus ou moins d’aide des soignants ou des animateurs
7/ Sentir et déguster
 
L’ atelier chant
Cet atelier peut être animé sans technique de chant. On sélectionne des  patients qui aiment chanter ou qui en ont envie. C’est un  atelier qui donne beaucoup de plaisir aux participants.
Différentes étapes doivent être proposées au cours de l’atelier pour allier une meilleure stimulation au plaisir de chanter.
• Se réorienter dans le temps
• Se présenter les uns aux autres
• Chanter les voyelles pour se mettre en voix
• Travailler l’élocution avec des phrases difficiles à dire
• Laisser l’initiative des chants aux patients (ce sont les chansons de leur temps et non du vôtre)
• Favoriser l‘entraide du groupe
 
Conclusion
La stimulation en se mettant au rythme de la personne qu’on aide : «Cette façon d’être et cette façon de faire avec les personnes âgées nécessitent un apprentissage. Ce n’est pas inné. Chaque aidant de famille ou professionnel  va devoir faire un travail sur lui-même pour devenir compétent dans cette façon de faire, mais c’est à la portée de chacun. Il est important de comprendre que cela s’apprend de regarder quelqu’un, de savoir le toucher et d’être attentif à ce qu’il faut faire. »
 
 
 
 

Les termes d’autonomie et de dépendance ne sont pas opposés car l’autonomie se réfère au libre arbitre de la personne alors que la dépendance est définie par le besoin d’aide. Mais ces deux notions se complètent et sont à prendre en compte pour répondre au mieux au besoin de la personne âgée

L'autonomie

L'autonomie est définie par la capacité à se gouverner soi-même. Elle présuppose la capacité de jugement, c'est-à-dire la capacité de prévoir et de choisir, et la liberté de pouvoir agir, accepter ou refuser en fonction de son jugement. Cette liberté doit s'exercer dans le respect des lois et des usages communs. L'autonomie d'une personne relève ainsi à la fois de la capacité et de la liberté. Lorsque les capacités intellectuelles d'une personne âgée sont altérées, les soins qui lui sont prodigués doivent lui être expliqués. La volonté de la personne ou ses choix doivent primer sur ceux de ses proches. Certaines situations sont complexes : les désirs ou projets d'une personne âgée ne sont pas toujours en adé- quation avec les possibilités d’y répondre. Dans tous les cas, le respect de l'autonomie impose une négociation centrée sur les souhaits de la personne âgée

La dépendance

La dépendance est l'impossibilité partielle ou totale pour une personne d'effectuer sans aide les activités de la vie, qu'elles soient physiques, psychiques ou sociales, et de s'adapter à son environnement.

La grille AGGIR

L’abréviation AGGIR provient des mots Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources.

La grille AGGIR est une grille élaborée à l’échelle nationale, afin d’avoir un moyen d’évaluer le niveau de dépendance d’une personne âgée en maison de retraite ou à domicile. Cette grille mesure la capacité des personnes âgées à effectuer différents actes de la vie quotidienne et plus précisément 17 activités prédéfinies

A quoi correspondent les différents groupes GIR ?

  • Les personnes âgées appartenant au groupe GIR 1 : sont les personnes âgées les plus dépendantes physiquement et psychologiquement. Elles sont alitées et doivent être assistées en permanence.
  • Les personnes âgées appartenant au groupe GIR 2 : ce sont les personnes âgées qui sont dépendantes physiquement mais pas psychologiquement ou l’inverse.
  • Les personnes âgées appartenant au groupe GIR 3 : ce sont des personnes âgées dont les facultés mentales sont conservées mais qui ne sont que partiellement indépendantes au niveau physique, elles ont besoin d’être assistées plusieurs fois par jour.
  • Les personnes âgées appartenant au groupe GIR 4 : ce sont des personnes âgées qui ne peuvent pas assurer seules leurs transferts mais peuvent effectuer des déplacements une fois qu’elles ont été aidées. Elles doivent également être parfois assistées pour s’habiller ou pour faire leur toilette.
  • Les personnes âgées appartenant au groupe GIR 5 : ce sont des personnes âgées qui nécessitent d’être assistées ponctuellement (repas, toilette, ménage).
  • Les personnes âgées appartenant au groupe GIR 6 : il s’agit des personnes âgées étant encore autonomes pour effectuer les actes de la vie quotidienne.

L'importance du classement en GIR est capitale. Il permet notamment de pouvoir attribuer ou non l'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) et de calculer son montant.

Le projet personnalisée va fixer des objectifs qui considèrent les besoins et les attentes de la personne dans sa singularité. Il faudra donc les prendre en compte avant de lui apporter votre aide, et ce quel que soit son niveau de dépendance. Vous veillerez à solliciter la personne de façon adaptée en évitant les sur-stimulation et les mises en échec qui risque d'aggraver ses troubles.

Vous devez être en capacité, à partir des principes ergonomiques que vous connaissez, d'apporter votre aide à la personne afin d'améliorer ses capacités d'autonomie et de bien être.

A partir de vos observations et de celles des autres professionnels intervenants, le projet personnalisé fixera des axes de travail qui peuvent conduire à participer activement à cette prévention ou au maintien des acquis de la vie quotidienne.

Le projet personnalisé résulte d'une démarche de co-construction entre la personne, même si elle est dépendante, et l'équipe pluri-professionnelle, il sera recueilli les informations sur ses condition de vie, ses croyances, ses volontés. Quand elle ne sera pas en capacité de le faire souvent, la personne de confiance, l'aidant, les proches ou le tuteur seront d'une aide précieuse

Qu'elles soient ou non dépendantes la fin de vie des personnes accompagnés peuvent avoir besoin d'une orientation en soins palliatifs. Vous serez amené, de la place qui est la vôtre, à les accompagner

Les soins palliatifs sont des soins actifs, continus, évolutifs, coordonnés et pratiqués par une équipe pluriprofessionnelle. Dans une approche globale et individualisée, ils ont pour objectifs de:

  • Prévenir et soulager la douleur et les autres symptômes, prendre en compte les besoins psychologiques, sociaux et spirituels, dans le respect de la digité de la personne soignée
  • Limiter la survenue de complications, en developpant les prescriptions personnalisées anticipées
  • Limiter les ruptures de prises en charge  en veillant à la bonne entre les différents acteurs du soincoordination

Accompagner une personne vers les soins palliatifs ou la fin de vie n'est pas toujours très facile même si l'on est professionnelle. Dans ce moment particulier, la personne a besoin de sentir que tout ce qui est fait pour elle est au mieux. Vous allez donc être attentif  à lui permettre d'avoir cette perception en intervenant avec bienveillance, rigueur et en prenant soin de son bien être. Vous devez répondre à ces questions et répondre simplement et avec authenticité.

Directive anticipé :

Toute personne majeur peut rédiger des directives anticipées pour le cas ou elle serait un jour hors d'état d'exprimer sa volonté. Ces directives anticipées indiquent les souhaits de la personne relatifs à sa fin de vie concernant les conditions de la limitation ou l'arrêt de traitement

LES AIDES POUR AFFRONTER CE TRAVAIL DIFFICILE
  1. Apprendre à se connaître, identifier ses zones de fragilité, ses Iimites. Apprivoiser progressivement ses peurs. Trouver la bonne distance : ne pas se « blinder », apprendre à être touché humainement sans que ça entraîne d’effondrements psychologiques. Sentir lorsqu’on est moins en forme. Respecter cela en n’outrepassant pas ses limites.
  2. S’appuyer sur les collègues. Echanger, parler de ce que l’on éprouve, apprendre à écouter l’autre. Pouvoir décharger ses tensions, dire sa peine, ses découragements, ses difficultés dans le respect les uns des autres. Instaurer la solidarité et la confiance comme valeurs soutenantes dans le service. Savoir déléguer ou prendre le relais selon les situations.
  3. Travailler en équipe. Exposer la situation, ce que dit le patient de son état. Ce qu’on comprend de là où il en est. Exposer la position de la famille. Réfléchir ensemble à l’action à mener, à l’attitude à avoir auprès du patient et auprès de la famille. Trouver un consensus sur la prise en charge et les protocoles à suivre pour offrir une continuité de soins au patient.
  4. Dire au revoir au mort, faire la toilette mortuaire si c’est possible et si c’est un choix, rester un moment en sa présence, assister à la mise en bière, aller à la messe, à l’enterrement... Chacun devrait à sa façon, selon ses convictions et selon ses désirs, pouvoir dire adieu. Certains choisiront de ne pas voir le mort, cela doit être respecté, rien ne doit être forcé dans ce domaine.
  5. Instaurer des rituels (Ils facilitent l’assimilation de la mort et permettent d’enclencher un travail de deuil). Trouver des actions symboliques aidant à accepter la perte, des façon pour vivre « l’au revoir » à la personne investie, pour formuler au moins dans sa tête ce que l’on adresse encore en pensée à cette personne (allumer une petite bougie, adresser une prière, écrire quelques mots, réserver un cahier dans la salle de repos où tous les soignants peuvent inscrire une petite pensée aux personnes décédées, prendre le temps de repenser à ce qu’on a vécu avec cette personne, aux conseils de vie qu’elle nous a peut-être donné ... ).
  6. Avoir un lieu qui fonctionne comme un « sas » de sécurité, de protection, de réconfort où l’on puisse venir se réfugier et se ressourcer en cas de besoin (avoir à disposition tout ze qui peut faire du bien: musiques, lumière douce, plantes, images, « gri-gri» à valeur de soutien, photos, objets rassurants, petits mots d’encouragement, cartes postales de remerciements des familles, citations, huile essentielle pour se déstresser, boissons chaudes, douceurs...). Faire entendre et reconnaître l’utilité de ce lieu: la récupération permettant ensuite de se rendre à nouveau disponible intérieurement et d’étre plus efficace pour la suite
  7. Savoir faire du bien à ce corps qui amortit tout. Prendre le temps de bien respirer à fond avec le ventre dès que le stress ou l’émotion devient trop forte pour rétablir le calme intérieur (cinq respirations profondes ne prennent pas plus de deux minutes et peuvent même être pratiquées pendant un acte qui demande peu de concentration et le résultat est d’emblée observable). Se défouler quelques secondes à l’abri des regards (évacuation de la tension et/ou de la colère par des grimaces, mouvements des bras énergiques...) aide à ne pas garder en soi les charges émotionnelles négatives. Pratiquer des sports â l’extérieur du travail pour évacuer la souffrance morale et récupérer son énergie. Apprendre à se relaxer.
QUELQUES RÉPONSES POSSIBLES ..... aux questions et demandes du résident

Je n’en ai plus pour très longtemps :

  • vous voulez dire que vous vous sentez vraiment très mal ?
  • vous regrettez ce temps qui passe ?

On nous traite comme des chiens :

  • vous voulez dire que nous nous occupons pas correctement de vous, vous ne vous sentez pas correctement accompagné ?

Vous verrez quand vous serez à ma place :

  • vous voulez dire que nous ne nous comprenons pas
  • parce que je ne suis pas à votre place, je ne peux rien faire pour vous aider ?
  • votre place est très difficile ?

Donnez-moi quelque chose pour mourir :

  • ce que vous vivez devient vraiment très difficile? ?
  • vous voudriez être mieux soulagé ?
  • vous souhaitez que l’on parle des difficultés que vous ressentez ?

Vous n’avez rien d’autre à faire que de me regarder mourir :

  • je n’arrive pas à vous apporter le réconfort que vous souhaiteriez ?
  • voulez-vous m’aider en me disant ce que je pourrai faire pour vous ?
  • vous souhaitez être un moment seul ?


 

Repérer les dimensions éducatives, affectives, sociales et culturelles des temps clés du quotidien

 Educatives : l'AES explique  aux résidents chaque geste qu'il/elle fais et pourquoi il/elle le fais.

Après le gouter L'AES mets en place des activités ludiques telles que le dessin, le jeu de dominos couleurs,  écoute de vielles chansons Françaises ou certaines personnes participent et se remémorent certains airs.

 Quand L'AES dois accompagner un résident dans ses déplacements,  il/elle explique ou il/elle l’emmène et pourquoi faire.

 Affectif : Exemple :Lors de mon 1er stage j’aidai régulièrement 1 résidente atteinte d’Infirmité Motrice Cérébrale à se maquiller. Nous avons partagés à ses moments là des fou-rires, des moments de complicité, mais je gardais ma posture  professionnelle.

- Ce fût un peu plus difficile avec la résidente à qui j’ai proposé de participer à mon « étude de cas ». Cette jeune femme atteinte d’IMC a des problèmes importants de santé qui prennent beaucoup de place dans sa vie. J’aurai pu être affectée par ses nombreux soucis, sa souffrance… Je l’ai été !

J’ai appris grâce à l’équipe et à ma formation à  adopter la distance professionnelle. Je savais être présente pour l’accompagner  sans m’impliquer affectivement. Nous sommes des êtres humains donc l’affect est présent mais il ne doit pas être le seul moteur de ce métier.

Social : Lors d’activités  l'AES adapte les jeux aux intérêts culturels, intellectuels de chacun, goût  pour la lecture, la géographie, la cuisine, les sports…

Exemple : J’ai accompagné  au stade  un groupe de résidents, cela leurs à permis de passer un super moment et d’être intégré à la vie citoyenne. Je ne suis pas adepte du foot, mais cette soirée c’était que du bonheur.

Cultuelle : Pour la nourriture et afin de respecter les droits fondamentaux de la personne, il est important de faire attention aux habitudes alimentaires de chacun selon sa tradition culturelle (pas de porc, pas de viande le vendredi…) l'AES rappel toujours au résident musulman. que son repas ne contient pas de porc, car il est possible qu’avec sa pathologie il l’ait oublié.

S’adapter à tous moment à la personne, se servir de ses aptitudes, accompagner la personne dans sa globalité.

Repéré et évaluer les besoins et les capacités de la personne aidée dans les actes de la vie quotidienne.

Le moments des repas sont des moments importants, conviviaux et chaleureux. En laissant faire les personnes elle-même L'AES participe au maintien de leurs autonomie. Pour cela il est important d’observer, écouter les personnes.

Exemple :Monsieur D pend son pain seul, l'AES  découpe sa viande afin d’éviter les fausses route. . Il est important aussi d’être à l’écoute des proches qui donnent des détails, des habitudes des résidents (Exemple Sa fille m’a aidé en m’expliquant les habitudes de vie de son papa) De même, en tant qu’AES notre rôle est aussi de recueillir les informations et de les transmettre à l’équipe pluridisciplinaire.

 S’adapter à l’évolution des capacités et à la perte d’autonomie des résidents.

 Il faut s’attacher à respecter l’individualité de chaque résident, chaque personne est unique, c’est un respect très important c’est notre rôle de soignants.

 Tenir compte des capacités et difficultés  de chacun pour ne pas le mettre en situation de difficultés. Lorsque l'AES accompagne au repas un résident, il/elle lui explique ce qu’il va manger. il/elle lui nomme 1 par 1 les aliments, ainsi que les objets, verres, assiettes, bol, couverts. L'AES évite sauf si la personne le demande de mélanger les aliments pour qu’elle garde le gout des saveurs.

Exemple L'AES repéré que Mme N mangerait peut être très bien seule grâce à une assiette adaptée. Il/elle en  parl avec l’ergothérapeute, qui a mit en place l’assiette au repas suivant. Elle arrive à manger seule.

 Ainsi l'AES apprend que des outils simples permettent de faciliter les gestes de la  vie quotidienne des personnes.

- Lorsque L'AES fais la lecture du journal, l'AES approche de lui certaines personnes afin qu’elles m’entendent mieux.

Ce sont de petits détails qui peuvent faire toute la différence et permettent à la personne de mieux s’intégrer et évoluer au sein d’un groupe.

Satisfaire aux besoins fondamentaux et veiller au bien être et au confort de la personne.

Au moment de l’accompagnement de la mise aux  toilettes , l'AES explique à la résidente. pourquoi il/elle lui change sa protection, si il /elle doit le faire. Ceci permet de diminuer son angoisse et ses éventuels troubles du comportement.

 Pour le repas ou goûter l'AES fais attention à ce que chacun soit bien installé pour éviter une fausse route, il/elle veille à ce que ça se passe dans le calme.

C’est en veillant aux besoins de chacun que peut se créer une relation de confiance, rassurer, apaiser, les personnes est une chose importance en secteur protégé (comme partout d‘ailleurs).

Le confort physique est important mais le confort psychique l’est tout autant.

Pour l'AES déplacer une personne sans lui expliquer l’action qu'il/elle vais faire doit être rassurant pour personne.

Utiliser l’activité quotidienne comme support à la relation.

 La toilette est un moment intime, important, en acceptant d’être lavé, la personne accepte que le soignant entre dans son intimité.

C'est un moment éducatif tout en restant un geste technique. Ce sont des moments privilégiés ou l'AES peux observer toute anomalie cutanée, rougeurs, ongles des mains et des pieds. Quelques fois après avoir bien séché l'AES applique une crème sur le visage, ce qui déclenche un beau sourire, sans oublier la crème pour les fesses , les pieds, les points d’appuis pour la prévention d’escarres. Tout ceci en expliquant les gestes. Ce qui amène souvent une discutions sur l’hygiène. L'AES ne manque pas de référer à l’équipe si quelque chose lui semble différent de d’habitude.

 L'AES tente chaque fois de faire participer la personne, soit sous la douche, soit au moment du brossage de dents.

Exemple: Lors de mon premier stage Foyer d’Hébergement accueillant des personnes atteintes d’Infirmité Motrice Cérébrale, j’ai fait mes premières aides à la toilette avec l’utilisation d’une chaise percée. Après qu’elle ai accepté mon intervention j’ai expliqué à la personne que je n’avais pas beaucoup d’expérience et que j’avais besoin qu’elle me guide.

Elle a été étonnée et reconnaissante de ma franchise car m’a-t-elle dit : « de toute façon, je m’en serais aperçue ».

Tout en l’aidant à la douche nous avons discuté à bâtons rompu, tout semblait naturel, elle est devenue plus souriante avec moi par la suite.

 Ici , j’ai modifié un peu mon approche, j’utilise beaucoup plus la communication non verbale, le regard, le toucher, la parole douce...

Détecter les signes révélateurs d’un problème de santé ou de mal être et prendre les dispositions adaptées

Faire attention aux changements de comportement des personnes. Il faut bien sur les connaitre, se renseigner auprès de l’équipe, savoir si tel ou tel comportement est normal ou inquiétant.

 Exemple :Un résident a de gros soucis de déglutition, je lui donnais souvent le repas quand un jour il s’est mis à tousser de façon inhabituelle avec les yeux qui commençaient à larmoyer. J’ai immédiatement alerté l’infirmier qui était tout proche de moi et qui n’a rien vu d’alarmant mais m’a demandé d’être vigilante de cette façon pour cette personne.

 Dans le secteur CANTOU nous avons 1 personne qui passe uniquement la journée et dors dans les étages. Cette dame au moment du petit repos d’après repas, se lève de son fauteuil et quand je lui demande ou elle va elle me répond « par là ». J’ai constaté en tentant de l’amener aux toilettes  qu’en fait, elle à envie d’uriner. Elle ne sait pas le verbaliser de façon systématique, il faut donc bien l’écouter et observer ses grimaces qui indiquent une gène bien naturelle.

 J’ai acquis ceci en observant et écoutant et en me renseignant auprès de l’équipe.

Il me semble quelque fois quand arrive la distribution de  médicaments qu’il est important de ne pas mettre ceux-ci écrasés au milieu du dessert sucré… une cuillère peut suffire au mélange.

Lucas Dasilva Éducateur spécialisé Formateur sanitaire et social

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Lucas Dasilva

Éducateur spécialisé

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