Infections nosocomiales : questions réponses DEAS module 8
Cette fiche question réponse permet de réviser les infections nosocomiales dans le cadre du module 8 du DEAS. Elle aide à comprendre la définition, les origines, les facteurs favorisants et le rôle de l’aide-soignant(e).
1. Qu’est-ce qu’une infection nosocomiale ?
Une infection nosocomiale est une infection acquise au cours d’un séjour dans un établissement de santé. Elle n’était pas présente au moment de l’admission du patient.
2. À partir de quand parle-t-on d’infection nosocomiale ?
En pratique, lorsqu’une infection apparaît après environ 48 heures d’hospitalisation, elle peut être considérée comme nosocomiale. Ce délai doit toujours être interprété selon la situation clinique du patient.
3. Quelle est la différence entre infection nosocomiale et infection associée aux soins ?
L’infection nosocomiale concerne surtout les infections contractées à l’hôpital ou en établissement de santé. L’infection associée aux soins, ou IAS, est une notion plus large : elle peut survenir lors d’une prise en charge à l’hôpital, en EHPAD, en soins à domicile ou lors d’un acte de soin.
4. Qu’est-ce qu’une infection d’origine endogène ?
Une infection d’origine endogène vient des propres micro-organismes du patient. Le patient s’infecte avec sa flore habituelle, souvent à l’occasion d’un acte invasif ou d’une fragilité particulière.
Exemples : sonde urinaire, cathéter, plaie opératoire, baisse des défenses immunitaires.
5. Qu’est-ce qu’une infection d’origine exogène ?
Une infection d’origine exogène provient de l’extérieur du patient. Le micro-organisme peut venir d’un autre patient, des mains d’un professionnel, du matériel, de l’eau, de l’air ou de l’environnement.
Exemple terrain : une transmission croisée par des mains insuffisamment désinfectées.
6. Qu’est-ce qu’une infection croisée ?
Une infection croisée correspond à la transmission d’un micro-organisme d’un patient à un autre. Elle peut se faire par les mains, le matériel, le linge ou les surfaces contaminées.
7. Quels patients sont les plus à risque ?
Les patients les plus fragiles sont plus exposés au risque d’infection.
- les personnes âgées ;
- les nouveau-nés, surtout les prématurés ;
- les personnes immunodéprimées ;
- les grands brûlés ;
- les personnes polytraumatisées ;
- les patients atteints de pathologies chroniques.
8. Quels sont les facteurs favorisants ?
Plusieurs éléments peuvent favoriser l’apparition d’une infection nosocomiale.
- l’âge avancé ;
- la dénutrition ;
- la fatigue importante ;
- la baisse des défenses immunitaires ;
- les traitements immunosuppresseurs ;
- les antibiothérapies prolongées ;
- les actes invasifs.
9. Quels actes invasifs augmentent le risque infectieux ?
Certains actes ou dispositifs médicaux créent une porte d’entrée pour les micro-organismes.
- sondage urinaire ;
- pose de cathéter ;
- ventilation artificielle ;
- intervention chirurgicale ;
- perfusion ;
- pansement complexe.
10. Quel est le rôle de l’aide-soignant(e) dans la prévention ?
L’aide-soignant(e) participe directement à la prévention des infections associées aux soins par ses gestes quotidiens.
- réaliser une hygiène des mains rigoureuse ;
- respecter les précautions standard ;
- porter les EPI adaptés ;
- entretenir l’environnement du patient ;
- respecter les circuits du linge et des déchets ;
- surveiller les signes infectieux ;
- transmettre rapidement toute anomalie à l’équipe.
À retenir pour l’examen
Une infection nosocomiale est une infection acquise pendant une prise en charge. Elle peut être d’origine endogène ou exogène. La prévention repose surtout sur l’hygiène des mains, le respect des protocoles, l’entretien de l’environnement et la vigilance de tous les professionnels.
Gisèle Cabre
Formatrice IFSI IFAS