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Pharmacologie pour les aide-soignants DEAS module 4

Notion pharmacologie

Dans un petit village niché entre les montagnes  un jeune pharmacien du nom de benjamin , faisait face à un défi inattendu.

Une famille de touristes,  arrivant d’un pays lointain, entra précipitamment dans son officine.

L’enfant, pâle et fiévreux , avait besoin d’un médicament urgent.

Mais son père, visiblement inquiet , ne connaissait que le nom de marque utilisé dans son pays d’origine.

Benjamin, formé à la rigueur des sciences pharmaceutiques , esquissa un sourire rassurant .

Il savait que chaque médicament avait une DCI (Dénomination Commune Internationale), un langage universel instauré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) .

Il tapota sur son clavier ⌨️ et retrouva la molécule active du médicament en question.

Grâce à cette connaissance, il put proposer une alternative locale , évitant ainsi un double emploi ou une interaction médicamenteuse dangereuse ⚠️.

Le père de l’enfant soupira de soulagement .

"Merci ! Nous aurions pu nous tromper et donner plusieurs fois le même médicament sans le savoir !"

 

Mais la route d’un médicament jusqu’à une pharmacie comme celle de Léo est longue et complexe ⏳. Chaque molécule, avant de devenir un médicament reconnu et sécurisé, doit passer par de nombreux obstacles . Tout commence dans les laboratoires de recherche , où des scientifiques consacrent dix à quinze ans  à développer une nouvelle molécule prometteuse.

 

Une fois qu’une substance semble efficace ✅, elle doit subir des tests rigoureux, Ces essais commencent en laboratoire avec des tests précliniques , puis s’étendent à des essais cliniques sur des volontaires sains et ensuite sur des patients atteints de la pathologie ciblée . L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) veille à chaque étape , s’assurant que les essais respectent des protocoles stricts  et que les lieux de réalisation garantissent la sécurité des participants .

 

Puis vient le moment crucial  : la demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) . Un dossier colossal est soumis aux autorités sanitaires, contenant toutes les données sur la tolérance, l’efficacité et la fabrication du médicament . Une fois l’AMM obtenue, le médicament peut enfin être commercialisé , prêt à rejoindre les rayons des pharmacies et à venir en aide aux patients du monde entier .

 

Ce jour-là, dans son officine de montagne , Léo n’était pas simplement un pharmacien ?‍⚕️. Il était le dernier maillon d’une chaîne de recherche et de rigueur qui s’étendait sur des années ⏳. En expliquant à cette famille l’importance de la DCI et en leur fournissant un traitement adapté , il illustrait à quel point la pharmacologie était une science essentielle, reliant les patients aux avancées de la médecine moderne .

 

Et tandis que le père remerciait chaleureusement Léo , l’enfant, désormais pris en charge, esquissa un sourire . Grâce aux connaissances et à la vigilance du pharmacien, un simple nom international avait suffi à garantir un soin efficace, où que l’on se trouve dans le monde.

 

 

La pharmacopée cinétique

Imaginons un voyageur intrépide, le médicament, qui entreprend une aventure captivante à travers le corps humain.

Ce périple se déroule en quatre étapes passionnantes :

 

1. Absorption :

Le voyage commence lorsque le médicament est administré, par exemple, en avalant un comprimé.

Il traverse alors les barrières du système digestif pour rejoindre la circulation sanguine, son grand réseau de transport.

 

2. Distribution :

Embarqué dans le flux sanguin, notre voyageur est acheminé vers diverses destinations : organes, tissus et cellules.

C'est là qu'il rencontre des récepteurs spécifiques, comme des serrures attendant leur clé, pour déclencher les effets thérapeutiques souhaités.

 

3. Métabolisation :

Arrivé au foie, véritable centre de transformation, le médicament subit des modifications chimiques.

Ces transformations peuvent activer le médicament, le préparer pour son élimination ou, parfois, produire des métabolites actifs.

 

4. Élimination :

Enfin, après avoir accompli sa mission, le médicament et ses métabolites sont excrétés hors de l'organisme, principalement via les urines, mais aussi par les selles, la sueur ou d'autres voies.

 

Les voies d'administration :

des chemins variés pour notre voyageur le médicament

 

Voie orale (per os) :

Le médicament est avalé et libère son principe actif dans l'estomac, où il est absorbé pour entrer dans la circulation sanguine.

Les formes galéniques incluent les comprimés secs, pelliculés, lyocs, effervescents et dispersibles.

 

Note : Les comprimés pelliculés ne doivent pas être écrasés, car leur enrobage protège le principe actif de l'acidité de l'estomac.

 

Voie parentérale (injectable) :

Le médicament est administré directement dans les tissus ou le système circulatoire via des injections sous-cutanées (SC), intramusculaires (IM) ou intraveineuses (IV).

Par voie IV, 100 % du principe actif est immédiatement disponible dans le sang, assurant une action rapide sans phase d'absorption.

 

Voie cutanée :

Le médicament est appliqué sur la peau sous forme de pommades, crèmes, gels ou patchs (systèmes thérapeutiques transdermiques - TTS) qui libèrent le principe actif sur une durée déterminée.

 

Voie transmucosale :

Le médicament est administré via les muqueuses, comme la voie sublinguale (sous la langue) ou rectale, profitant d'une riche irrigation sanguine pour une absorption efficace.

 

En comprenant ce voyage fascinant du médicament à travers le corps, on saisit mieux l'importance de chaque étape pour garantir une thérapie sûre et efficace.

 

 

Les classes thérapeutiques

Dans une petite ville paisible, vivait Julien, un formateur dévoué à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI). Chaque jour, il partageait avec passion ses connaissances sur les médicaments et leurs effets avec ses étudiants.

Un matin, lors d'un atelier pratique, Julien décida d'aborder le sujet des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que Voltaren, Surgam et Nifluril.

Il expliqua que ces médicaments étaient couramment utilisés pour soulager les douleurs et les inflammations.

Cependant, il insista sur l'importance de les prendre au cours des repas pour minimiser les effets secondaires gastro-intestinaux.

En effet, ces médicaments peuvent provoquer des troubles digestifs tels que des ulcères, des douleurs épigastriques, des brûlures d'estomac et même des hémorragies digestives. 

Julien partagea également des anecdotes de patients ayant présenté des réactions allergiques, allant de simples éruptions cutanées à des crises d'asthme sévères, voire à un œdème de Quincke.

Il souligna l'importance d'une surveillance attentive lors de la prescription de ces médicaments.

Poursuivant son exposé, il aborda les effets neurosensoriels possibles, tels que les céphalées, les vertiges, l'insomnie, les acouphènes et les troubles visuels.

Il rappela que ces symptômes devaient être rapidement signalés au professionnel de santé.

Julien enchaîna ensuite sur les anti-inflammatoires stéroïdiens, communément appelés corticoïdes.

Il expliqua que, bien qu'efficaces, ces médicaments pouvaient entraîner des effets secondaires tels que l'insomnie, d'où la recommandation de les prendre le matin, la rétention hydrosodée nécessitant un régime sans sel, l'ostéoporose, une hyperglycémie et divers troubles digestifs.

Pour conclure, il détailla les trois paliers de prescription des antalgiques :

1. Palier 1 : Pour les douleurs de faible intensité, utilisant des non-opioïdes comme le paracétamol, l'aspirine, l'ibuprofène et le néfopam.

 

2. Palier 2 : Pour les douleurs modérées, avec des opioïdes faibles tels que la codéine et le tramadol.

 

3. Palier 3 : Pour les douleurs intenses ou résistantes, faisant appel à des opioïdes forts comme la morphine, l'oxycodone, le fentanyl et le buprénorphine.

 

Julien insista sur les effets secondaires potentiels des opioïdes, notamment la constipation, les nausées, les vomissements, les bronchospasmes, la dépression respiratoire, la somnolence, les vertiges, les réactions allergiques, ainsi que les risques d'accoutumance et de dépendance. 

Grâce à des récits concrets et une approche pédagogique, Julien réussit à captiver ses étudiants, les préparant à gérer avec compétence et vigilance l'administration de ces médicaments dans leur future pratique.

 

Sultan Julien Formateur professionnel pour adultes

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Commentaires

  • DENAES

    1 DENAES Le 01/04/2021

    bonjour je trouve se site très enrichissant car je suis actuellement en formation AS est cela m'aide beaucoup

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