La Haute Autorité de Santé recommande quatre axes d'action pour les établissements accueillant des personnes fragiles.
1
Mettre en place un dispositif de veille en encourageant la personne à exprimer ses besoins, en observant les évolutions dans ses attitudes, gestes et paroles, et en échangeant avec son entourage et les intervenants extérieurs (MT, SSIAD, SAAD) dans le respect du droit à l'information.
2
Partager l'analyse des signes repérés avec le représentant légal, la personne de confiance, l'entourage et l'ensemble des professionnels concernés (SAAD, SSIAD, SPASAD, libéraux), dans le respect des règles légales de partage d'informations, en prévoyant des outils et des temps dédiés.
3
Adapter les réponses en équipe en cohérence avec le projet personnalisé, en impliquant la personne et ses aidants, en sollicitant les partenaires médicaux (médecin traitant, gériatre, neurologue) et en évaluant régulièrement les actions mises en place.
4
Sensibiliser et former les professionnels au repérage des signes de fragilité, en formalisant les facteurs de risque dans le projet d'établissement, en inscrivant cette thématique au plan de formation et en organisant des échanges réguliers sur les bonnes pratiques.
Le projet personnalisé est le cadre de référence de toute réponse apportée aux troubles du comportement. Toute action doit y être formalisée, y compris les difficultés rencontrées et les éventuels refus de la personne.
Source : Haute Autorité de Santé (HAS), Perte d'autonomie, volet résidence autonomie, décembre 2016.