Accueil
 
Contact
 
Témoignages
 
Mon compte
 
 

Nos formations

 
Étudiants IDE-AS-AES Pour les étudiants infirmier, aide soignant et AES

Communication non verbale : exercices corrigés Module 6 DEAS

Programme DEAS · Bloc 3 Module 6

FICHE B3-M6-1

Communication verbale
et non verbale

Relation et communication avec les personnes et leur entourage

   

La communication est le premier outil du soignant. Avant même d'agir, tu communiques par ta présence, ta posture, ton regard. Maîtriser les deux registres verbal et non verbal est indispensable pour établir une relation de confiance avec les patients.

La communication verbale

Le ton de voix - calme, posé, adapté à l'état du patient. Un ton ferme peut rassurer ; un ton précipité peut angoisser.
Le vocabulaire adapté - éviter le jargon médical avec les patients. Utiliser des mots simples, reformuler pour vérifier la compréhension.
L'écoute active - écouter sans interrompre, laisser des silences, reformuler ce que dit la personne pour lui montrer qu'elle est entendue.
La reformulation - répéter avec ses propres mots ce que la personne a exprimé. Cela valide son ressenti et clarifie la communication.

La communication non verbale

Ce que tu transmets

Posture · Regard · Distance physique · Expressions du visage · Gestes · Toucher · Silence

Ce que ça change

55% du message perçu par l'interlocuteur est non verbal. Tu rassures ou tu inquiètes avant même d'avoir parlé.

La relation d'aide - écouter sans résoudre

La relation d'aide ne cherche pas à résoudre le problème du patient - elle l'accompagne. Être présent, écouter, accueillir la détresse sans la minimiser ni l'amplifier.

Les valeurs fondamentales : respect, discrétion, écoute sans jugement, confidentialité.

? Lien vers cette fiche sur soignantenehpad.fr - à intégrer ici lors de la mise en ligne.

 En stage : Observe comment tes encadrants s'adressent aux patients. Note ce qui rassure, ce qui crée de la confiance. La communication professionnelle s'apprend aussi par imitation des bonnes pratiques.

soignantenehpad.fr · Programme DEAS Blocs 1 à 5

Communication non verbale : exercices corrigés DEAS Module 6 | soignantenehpad
Programme membre - DEAS Blocs 1 a 5

Communication non verbale : exercices corrigés Module 6 DEAS

Module 6 DEAS - Bloc 3 · Programme complet · Décodage et posture soignante

Gisèle Cabre formatrice IFSI IFAS
Gisèle Cabre - Formatrice IFSI IFAS En stage et à l'oral du DEAS, savoir lire les signaux non verbaux d'un patient est une compétence attendue. Ces exercices t'entrainent à observer, interpréter et adapter ta réponse soignante face à des comportements non verbaux concrets. Lis chaque situation attentivement avant de répondre.
Rappel express - les 5 canaux non verbaux
RegardContact visuel, fuite du regard, yeux fermés
Posture / gestuelleCorps fermé, crispation, agitation, immobilité
Expression facialeGrimace, sourire, visage figé, pleurs
ProxémiqueDistance acceptée ou refusée avec le soignant
ToucherAccepté, rejeté, subi, recherché

Partie 1 - Décoder les signaux non verbaux (4 situations)

Situation 1 - M. Dumont, 74 ans, EHPAD Au moment de la toilette matinale, M. Dumont, atteint d'une démence modérée, ne parle plus depuis plusieurs semaines. Quand l'aide-soignante s'approche avec le gant de toilette, il se raidit, serre les poings, ferme les yeux et tourne la tête vers le mur.
Raidissement du corps, poings serrés, yeux fermés, détournement de la tête.

Question 1a - Que signifient ces signaux non verbaux ?

Bonne réponse : B. Le raidissement, les poings serrés et le détournement de la tête sont des signaux clairs de refus ou d'anxiété. Chez un patient dément qui ne peut plus verbaliser, le corps devient le seul canal d'expression. Ces signaux doivent être pris au sérieux au même titre qu'un refus verbal.

Question 1b - Quelle est la réponse soignante adaptée ?

Bonne réponse : B. Marquer une pause respecte l'expression non verbale du patient. On peut dire : "Je vois que vous n'êtes pas à l'aise ce matin, je reviens dans un moment." Reporter ne signifie pas ne pas faire - cela signifie trouver le bon moment. Cette observation sera transmise en relève.
Poursuivre un soin malgré des signaux de refus non verbaux clairs constitue une atteinte à la dignité du patient et peut déclencher une réaction agressive.

Situation 2 - Mme Leroy, 58 ans, chirurgie orthopédique Mme Leroy vient d'être opérée d'une prothèse de hanche. Lors de la prise en charge du matin, elle répond "ça va" aux questions de l'aide-soignante, mais son visage est crispé, ses sourcils froncés, elle parle d'une voix très basse et évite le regard.
Discordance verbal/non verbal, visage crispé, sourcils froncés, voix basse, fuite du regard.

Question 2a - Comment interpréter cette discordance entre ce qu'elle dit et ce qu'elle montre ?

Bonne réponse : B. La discordance entre le message verbal ("ça va") et les signaux non verbaux (crispation, voix basse, regard fuyant) est un signal fort. Beaucoup de patients minimisent leur douleur ou leur détresse par peur de déranger ou par pudeur. Le soignant doit faire confiance aux signaux non verbaux plutôt qu'aux paroles de façade.

Question 2b - Que dit l'aide-soignant pour ouvrir la communication ?

Bonne réponse : B. Nommer ce qu'on observe ("vous semblez tendue") sans l'interpréter de façon définitive ouvre un espace d'expression. La question ouverte qui suit laisse le patient libre de confirmer ou d'infirmer. Les réponses A, C et D ferment la communication : A acte le mensonge, C banalise, D rassure de façon prématurée.

Situation 3 - M. Ndiaye, 81 ans, médecine interne M. Ndiaye, d'origine sénégalaise, hospitalisé pour décompensation cardiaque. Quand l'aide-soignant entre dans sa chambre pour l'aide au repas, M. Ndiaye baisse les yeux dès qu'on lui parle et ne maintient jamais le contact visuel. L'aide-soignant interprète cela comme un manque d'intérêt ou de la méfiance.
Absence de contact visuel systématique, regard au sol lors des échanges.

Question - L'interprétation de l'aide-soignant est-elle juste ?

Bonne réponse : B. Dans de nombreuses cultures, baisser les yeux face à un adulte ou à une personne en position d'autorité est un signe de respect et non de méfiance. Interpréter les signaux non verbaux sans tenir compte du contexte culturel du patient est une erreur fréquente. Le soignant doit rester prudent dans ses interprétations et s'appuyer sur d'autres indices avant de conclure.
La communication non verbale n'a pas de signification universelle. Un même geste peut signifier des choses opposées selon les cultures.

Situation 4 - Mme Blanc, 67 ans, soins palliatifs Mme Blanc est en phase palliative avancée. Elle ne parle plus depuis 48 heures. Quand l'aide-soignante lui tient la main en silence pendant le soin de bouche, Mme Blanc desserre légèrement les doigts et son visage se détend.
Relâchement de la main, détente du visage.

Question - Que signifient ces signaux et que doit faire l'aide-soignante ?

Bonne réponse : B. Le relâchement de la main et la détente du visage sont des signaux d'apaisement. Mme Blanc exprime non verbalement que la présence silencieuse de l'aide-soignante lui apporte du confort. En soins palliatifs, la présence et le toucher sont des soins à part entière, même - et surtout - quand les mots ne sont plus possibles.

Partie 2 - Identifier le bon signal (4 questions)

Question 1 - Un patient répond "non" à voix ferme mais hoche la tête de gauche à droite tout en souriant. Quel signal prend le dessus ?

Bonne réponse : B. Selon les travaux d'Albert Mehrabian, en cas de discordance, le message non verbal est perçu comme plus fiable que le message verbal. Le soignant doit nommer la discordance : "Vous dites non mais vous souriez - je veux m'assurer que j'ai bien compris."

Question 2 - Lors d'un soin, l'aide-soignant se penche très près du visage du patient pour lui parler. Le patient recule légèrement la tête. Que signifie ce recul ?

Bonne réponse : B. Le recul de la tête est un signal proxémique : le patient indique que la distance intime a été franchie sans son accord. Le soignant doit réajuster sa position et respecter l'espace personnel du patient, sauf contrainte technique du soin.

Question 3 - Un patient atteint d'aphasie de Broca (il comprend mais ne parle plus) agite la main quand l'aide-soignante lui pose une question. Que fait-elle ?

Bonne réponse : C. Un patient aphasique de Broca comprend mais ne peut pas formuler. Poser des questions fermées (oui/non) auxquelles il peut répondre par un signe de tête ou un geste de la main est la technique adaptée. Parler plus fort ne change rien - le problème n'est pas auditif.

Question 4 - Un patient tend spontanément la main vers l'aide-soignante pendant un soin difficile. Que signifie ce geste ?

Bonne réponse : B. Tendre la main est une demande de contact et de réassurance. Le soignant peut y répondre en tenant brièvement la main du patient tout en continuant à nommer ce qu'il fait. Ce geste est une invitation à renforcer la présence soignante, pas un signal d'arrêt.
Gisèle Cabre formatrice IFSI IFAS
Gisèle Cabre - Formatrice IFSI IFAS soignantenehpad.fr · Programme DEAS Blocs 1 a 5 · Module 6 Bloc 3

Programme DEAS module 6

L'hexamètre de Quintilien appliqué aux soins - Module 6

Utiliser l'hexamètre de Quintilien (Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?) pour structurer une situation de communication en soins. Module 6 DEAS. Programme membre.

Méthodologie de la démarche réflexive - Module 6 DEAS

Comment rédiger une démarche réflexive en DEAS : choisir la situation, décrire, analyser ses émotions et dégager les apprentissages. Méthode pas à pas. Module 6. Programme membre

Le deuil et le travail de deuil - Module 6 DEAS

Définition du deuil, étapes du processus selon Kübler-Ross, rôle de l'aide-soignant auprès d'un patient endeuillé et de sa famille. Module 6 DEAS Bloc 3. Programme membre.

Droits des patients en fin de vie et loi Léonetti - Module 6

Loi du 4 mars 2002, loi Léonetti et loi Claeys-Léonetti : droits du patient en fin de vie, directives anticipées, sédation profonde. Module 6 DEAS Bloc 3. Programme membre.
Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Anti-spam