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Contention EHPAD : le danger silencieux

Le 11/09/2018 1

lcolere-3.jpga contention physique passive en maison de retraite est le fait d'attacher les personnes âgée sur leurs fauteuils roulants ou de relever les deux barrières de lit au moment du coucher ,  l'objectif est d'empêcher le résident de déambuler, de chuter ou tout simplement de glisser de son fauteuil ou du lit , or, la chute n'est pas une faute professionnelle, c'est la grabatisation

Contention physique passive en EHPAD : danger

Contention physique passive en EHPAD : danger

La contention physique passive en maison de retraite est le fait d'attacher les personnes âgées sur leurs fauteuils roulants ou de relever les deux barrières de lit au moment du coucher. L'objectif est d'empêcher le résident de déambuler, de chuter ou tout simplement de glisser de son fauteuil ou du lit. Or, la chute n'est pas une faute professionnelle, c'est la grabatisation qui en est une.

Cette forme de contention physique dite passive obéit surtout à un réflexe sécuritaire de la part du soignant, seul face à une responsabilité déléguée par les familles et la direction de l'établissement. Ce dernier, qui ne dispose ni de formation ni d'information, choisit le réflexe sécuritaire.

Certes la taie de traversin ou le nœud du drap avec lesquels on attachait le résident ont été remplacés par des ceintures ou sangles homologuées par l'AFSSAPS, devenue l'ANSM. Il n'en demeure pas moins que cela se fait au détriment de l'article 3 de la charte des droits et libertés de la personne âgée.

Bien heureusement, la mise en œuvre de la contention physique se fait selon les recommandations de l'ANESM (prescription médicale, information aux familles, etc.). Mais malheureusement, elle n'est pas suivie d'effet : concertation pluri professionnelle, date de réévaluation, recherche d'alternative, suivi psychologique, suivi kinésithérapeute, et surtout on ne donne aucune explication au résident.

Voilà le quotidien de plusieurs centaines de résidents assignés à immobilisation. Ceux qui peuvent parler manifestent leur mécontentement et obtiennent leur libération, mais pour tous les autres, ceux qui ne peuvent pas parler, ils dérivent entre sentiment de frustration et résignation, et dans le pire des cas, le syndrome de glissement.

Auteur : Jomey Stéphane

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Gisèle Cabre
Gisèle Cabre
Formatrice IFSI / IFAS

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Commentaires

  • fournier

    1 fournier Le 17/09/2012

    Bonjour ...je souhaiterais apporter ma vision des EHPAD actuellement :Ce n est pas le personnel qui est en cause , la grande majoritée est tres humaine et conscencieux...Mais le mode de calcul sur le pathos trop souvent sous estimé et qui sert de calcul pour les tarifs , résultat:Dérives sur les tarifs hébergements ..;celui restant à charge pour les résidants et les familles ..De plus en plus de famille ne peuvent plus payer et récupérent leurs parents dans des habitations non approprié aux pathologies voila la politique que l on subit depuis 2009

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