Semestre 2 • Domaine E • UE E.1 « Recherche, méthodes, analyse critique et données probantes » (suite) • Premières analyses critiques
Les données probantes dans la démarche clinique
SIR 17. Les données probantes dans la démarche clinique
Le référentiel demande d'utiliser les données probantes dans sa pratique professionnelle et de structurer une démarche de raisonnement et de jugement cliniques. Il précise que les interventions infirmières sont définies, organisées, réalisées et réajustées en se basant sur les données probantes et les préférences de la personne.
Application au raisonnement clinique
Le référentiel demande de structurer une démarche de raisonnement et de jugement cliniques : sélectionner et analyser les données permettant la prise en soin, évaluer une situation clinique et formuler un énoncé de jugement clinique aboutissant au diagnostic infirmier, en utilisant les données probantes disponibles.
Choix d'un soin
Les soins à visée de dépistage, préventive, diagnostique, thérapeutique ou palliative sont mis en œuvre en utilisant des données probantes afin d'assurer un projet de soin adapté à la situation identifiée. Les activités de soins réalisées à partir d'une prescription sont évaluées et réajustées si nécessaire, en s'appuyant sur une démarche de jugement clinique infirmier et sur les données probantes.
Exemple de situation
Pour une personne âgée alitée présentant un risque d'escarre, l'infirmier recueille les données somatiques et l'évalue à l'aide d'outils et de grilles de mesure adaptés, confronte ces données à celles connues issues de publications scientifiques et professionnelles, puis choisit et met en œuvre les mesures de prévention en intégrant les données probantes et les préférences de la personne, avant d'évaluer et de réajuster l'intervention si nécessaire.
Exemple concret
Un patient post-opératoire exprime une préférence pour une gestion de la douleur non médicamenteuse. L'infirmier recherche les données probantes sur les méthodes non pharmacologiques disponibles (relaxation, positionnement), évalue leur pertinence au regard de la situation clinique, puis propose un protocole combinant ces méthodes avec un suivi rapproché de la douleur, en respectant à la fois les données probantes et les préférences du patient.