Les blocages de lycées font la une depuis fin septembre 2026. Un jury ne vous demandera pas votre opinion sur le mouvement. Il peut en revanche vous interroger sur ce qu'il révèle : le bien-être des adolescents, la santé à l'école et la place de l'infirmier auprès des jeunes. Ce devoir chronométré vous y prépare.
Le 21 septembre 2026, un mouvement de protestation démarre dans un lycée de Créteil. En quelques jours, il gagne de nombreuses villes : au 29 septembre, 410 actions sont recensées dans les lycées, selon un décompte relayé par Amnesty International. Les élèves mobilisés dénoncent des classes surchargées, des professeurs absents non remplacés, des bâtiments dégradés et la pression liée à Parcoursup. Ils réclament aussi davantage d'infirmières scolaires et de personnels d'accompagnement.
Le mouvement s'accompagne de tensions. Des blocages ont donné lieu à des incidents et à des interpellations, et Amnesty International signale des blessés parmi des mineurs. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, rappelle de son côté que porter des revendications est un droit, mais que la violence et le fait d'empêcher les autres d'étudier ne le sont pas.
Derrière la colère, une réalité de santé publique. D'après l'enquête EnCLASS 2024, publiée par Santé publique France le 2 juin 2026, 63 % des lycéens déclarent un bon niveau de bien-être mental. Mais 19 % présentent un risque important de dépression : 25,7 % des filles contre 11,7 % des garçons. Près d'un lycéen sur cinq dit se sentir seul. La santé mentale a d'ailleurs été déclarée grande cause nationale en 2025, puis de nouveau en 2026.
Conditions d'étude, pression scolaire, isolement : la santé des adolescents ne se joue pas seulement chez le médecin. Elle se construit aussi, chaque jour, dans l'établissement scolaire.
Écrivez le détail de vos opérations et terminez chaque réponse par une phrase avec l'unité.