rapport 2014 Euthanasie

extrait du rapport

LES AFFECTIONS A L’ORIGINE DES EUTHANASIES

Toutes les affections qui ont donné lieu à une euthanasie étaient, au moment de celle-ci, conformément aux exigences légales, incurables et graves.
La grande majorité d’entre elles (2356 soit 73% du nombre d’euthanasies pratiquées) étaient, comme dans les rapports précédents, des cancers (cette dénomination comporte toutes les affections malignes : tumeurs solides malignes, leucémies, myélomes, etc.). La plupart des patients avaient subi de multiples traitements à visée curative et/ou palliative.
Le second diagnostic, en terme de fréquence (184 soit 6% du nombre d’euthanasies pratiquées) qui a été à l’origine des euthanasies est celui d’affections neuromusculaires évolutives (sclérose en plaques, sclérose latérale amyotrophique, maladie de Parkinson, etc.).

LA MANIÈRE DONT A ÉTÉ PRATIQUÉE L’EUTHANASIE ET LES PRODUITS UTILISÉS

Le présent rapport confirme les données publiées dans le rapport précédent. Dans la très grande majorité des cas (99%), le décès a été obtenu en induisant d’abord une inconscience profonde par anesthésie générale, le plus souvent par injection de 1 à 3 gr de Thiopental ou, plus rarement, par d’autres anesthésiques généraux 17en I.V. directe ou dans une perfusion. Sauf dans le cas où le décès survenait spontanément en quelques minutes, ce qui est fréquent avec le Thiopental, une injection I.V. d’un paralysant neuromusculaire ( Norcuron 20 mgr, Tracrium 50 mgr, etc.) a été ensuite pratiquée. La mention d’un décès calme et rapide par arrêt respiratoire en quelques minutes, obtenu par cette technique, est fréquemment rapportée par le médecin dans la déclaration.

LA NATURE DES SOUFFRANCES

Chez la plupart des malades, plusieurs types de souffrances, tant physiques que psychiques, étaient présents simultanément. Les souffrances les plus fréquentes, qui ont toutes été décrites comme constantes, insupportables et inapaisables, sont énumérées dans les tableaux statistiques de la section 1.Il faut rappeler ici que la question de l’estimation du caractère insupportable ou inapaisable de la souffrance a fait l’objet d’une mise au point dans la brochure d’information destinée aux médecins, qui est jointe
en annexe au présent rapport. De plus, certains cas examinés par la commission ont fait apparaître que l’estimation du caractère insupportable et inapaisable de la souffrance devait parfois tenir compte de l’âge du patient.
Un consensus s’est dégagé pour reconnaître que le caractère inapaisable de la souffrance doit faire l’objet
d’une concertation approfondie entre le patient et le médecin

ESSENTIEL D’UN DOCUMENT DE DÉCLARATION
(À TITRE D’EXEMPLE)
Diagnostic :

Homme de 54 ans atteint d'une pathologie neurologique ( sclérose en plaques). Sa demande d'euthanasie est dictée par une dégradation physique, y compris de la vue, croissante, allant de pair avec des troubles cognitifs. Il a de plus en plus besoin d'aide. Il fait savoir qu'il ne veut plus continuer à vivre dans ces conditions.

Nature de la souffrance constante et insupportable:

Son déficit physique croissant se caractérise par de l'ataxie, de la dysarthrie, une perte de la force musculaire, des troubles de la vision. Le recul de ses facultés cognitives inclut des difficultés à participer activement à une discussion et des pertes de mémoire. Quelques situations gênantes lui font éviter le contact avec autrui.

Raisons pour lesquelles cette souffrance a été qualifiée d'inapaisable :

Aucune amélioration n’est à attendre par les médicaments. Il ne veut pas dépendre de tiers. Il refuse une rééducation ambulatoire et/ou résidentielle, parce que ces traitements ne donneront aucune amélioration définitive.

Procédure suivie:

Le médecin déclarant a eu 9 entretiens avec le patient à propos de sa demande. Le patient avait signé une déclaration anticipée en 2012 et introduit une demande actuelle écrite d'euthanasie en 2013. Deux neurologues indépendants ont été consultés et tous deux ont rendu un avis favorable. La procédure suivie a été consignée dans le dossier médical.

 

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Commentaires (1)

sam
  • 1. sam | 29/08/2014

J'ai du mal à croire à tant d'aspect positif ,tant de sérénité dans le rapport , pas de regret ou de remord de devoir abandonner la vie ,pas de culpabilisation des familles, et la lourde responsabilité des médecins , un rituel s'impose donc avec une procédure , avec des protocoles d' injection, et la cérémonie d'adieu, la famille réunit autour du lit attendant le dernier soupir ,qu'elle image funeste

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Date de dernière mise à jour : 02/03/2016

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