Bonjour M

 

Accompagner un enfant autiste

C’est l’enseignant de la classe qui fixe les actions de l'AES en accord avec le Projet Personnel de Scolarisation. L’accompagnant ne doit pas se substituer à l’enseignant auprès de l’enfant.

Au préalable, quelques conseils :

L’autisme est un handicap difficile à comprendre et à accompagner :

il peut arriver que la personne qui accompagne l’enfant soit remise en cause dans son fonctionnement, c’est pourquoi il ne faut pas rester seul(e) avec son questionnement et échanger le plus possible.

L’AES doit toujours veiller à prendre du recul par rapport à sa fonction (surtout au départ).

Elle ne doit pas se sentir culpabilisée si cet enfant n’a pas le comportement souhaité : il parle fort, fait du bruit, crie ….

L’AES devra prendre conscience qu’il aura besoin de temps, de patience, et de fermeté raisonnée pour que l’enfant puisse peu à peu comprendre ce que l’on attend de lui et comment il doit s’y prendre.

L’autisme est un trouble relationnel ainsi le lien relationnel, affectif (gratifiant pour l’adulte) sera plus difficile à établir.

De même, il faudra du temps à l’enfant pour qu’il intègre une nouvelle personne dans son environnement. 

Accompagner un enfant atteint d’autisme demande : 

- dans un premier temps, de s’informer sur les caractéristiques de l’autisme :

Voir Document CDCPH (Handiscol) Loire sur le site de l’Inspection Académique (Adaptation et scolarisation des élèves en situation de handicap, ASH) :

COMPRENDRE POUR MIEUX ACCOMPAGNER.

- dans un deuxième temps, d’apprendre à connaître cet enfant en particulier :

En demandant à l’enseignant de pouvoir lire les comptes rendus des Equipes de Suivi de Scolarisation,

En se posant certaines questions à son sujet,

Les parents, l’enseignant de la classe et votre observation vous permettront peu à peu d’y répondre.

Les réponses permettront d’établir un portrait de cet enfant particulier et de connaître ainsi ses besoins.

Ce guide pourra vous donner des pistes de réponses possibles aux besoins de ces enfants.

Mise en garde : Attention les difficultés repérées ainsi que les aides proposées ne peuvent être généralisables à tous les enfants atteints d’autisme.

Il convient de les manier avec précaution.

Chaque enfant a ses propres besoins et peut n’être réceptif qu’à certaines aides. Ils sont tous différents !!! 

COMMUNICATION - INTERACTIONS SOCIALES

Parce que « le vivre ensemble » pourra être épuisant pour lui, il aura besoin dans l’espace-classe d’un lieu pour se reposer et se ressourcer, pour se renforcer et pouvoir plus tard rejoindre les autres :

Un coin « refuge » ou « ressource »

Où se trouve :

- son jouet préféré ou quelque chose qui l’apaise, en rapport souvent avec un centre d’intérêt, une passion (ex : des dinosaures) …

- un coin sensoriel :

avec de l’eau, du sable …. une boîte en plastique avec des grains de semoule à manipuler,

Quand il est plus grand :

ce lieu ressource peut se transformer en la possibilité de se replier sur son activité favorite … :

un jeu sur l’ordinateur, une recherche sur internet portant sur son intérêt restreint …

 

COMMUNICATION EXPRESSIVE :

Comment l’enfant s’exprime-t-il oralement et physiquement ?

Attention ce n’est pas parce qu’un enfant ne parle pas qu’il ne comprend pas. 

Pour guider les observations de l’AES La posture de l’AES : en fonction de vos observations, déterminer les besoins de l’enfant
Possède-t-il une communication verbale ?

Répertorier son niveau de vocabulaire et d’expression,

Bien utiliser les mêmes mots que lui pour se faire comprendre (s’ il dit « fâché » ne pas dire « furieux » par exemple, ou bien en le collant à l’autre mot au départ pour qu’il voit que cela a le même sens ) L’inciter à parler, à prendre la parole, à imiter,

Lui proposer des phrases modèle,

Poser des questions toujours très précises et s’assurer qu’elles soient comprises.

Communication non verbale : l’enfant ne parle pas ou peu, l’enfant est mutique 

Pour se faire comprendre lui proposer des pictogrammes (une image du crayon, pour le dessin etc…).

Lorsqu’il les utilise pour se faire comprendre, l’adulte doit toujours verbaliser sa demande.

L’AES ne peut pas élaborer seul tout un dispositif de pictogrammes mais la famille en a peut être. (voir en annexe, sites proposant des pictogrammes)

Encourager l’enfant à parler, à s’exprimer :

lui proposer des mots, montrer des visages, exagérer

théâtraliser les expressions, proposer des smileys (peur, colère, joie, fatigue …Capturer 7

 

COMMUNICATION RECEPTIVE : ce que l’enfant comprend … Attention : Un élève atteint d’autisme qui parle très bien peut avoir des difficultés de compréhension et peut avoir besoin d’images

Comprend-t-il un message simple ?

(comprendre une phrase simple, et une phrase plus complexe)

Sait-il lire les expressions du visage ?

Parvient-il à interpréter les mimiques ? 

Lorsque l’enseignante donne une consigne collective, l’élève atteint d’autisme ne se sent pas concerné.

Il faut lui attirer l’attention, lui dire d’écouter la consigne et ensuite lui répéter.

On peut accompagner les consignes d’images …

Simplifier au maximum la consigne verbale

Utiliser des supports visuels, étayer le langage oral par l’image, rendre possible les réponses avec le geste ou avec l’image Utiliser un langage simple, concret, répétitif, utiliser un vocabulaire qu’il connait.

Accentuer ce qui est important.

Solliciter l’attention conjointe (le regard + l’écoute si possible).

Ne pas hésiter à répéter et à reformuler.

Fournir une trousse de survie verbale :

prends, pose, donne, encore, attends, assis, debout, oui, non …= une base de compréhension minimale pour mettre en place des activités.

Les questions ouvertes peuvent le mettre en difficulté :

préférer dans un premier temps les questions plus fermées (qui appellent une réponse précise), lui faire des propositions de réponses …

Utiliser les gestes, les pictogrammes pour soutenir la compréhension du langage oral.

Utiliser le langage écrit dès que possible pour compenser l’oral.

Être prudent avec le « second degré » et avec l’humour qui peut ajouter de l’incompréhension

EVITER :

- un bain de langage :

avoir un langage clair, concis, précis et limité

- les phrases ambiguës : « Non ! Viens ici »

- les questions trop larges : « Est-ce que je peux avoir ton numéro de téléphone ? » réponse : « oui » et l’enfant ne le donne pas.

- les expressions imagées : « Donne ta langue au chat »

- les double-sens, l’ironie : « Bravo ! » quand l’enfant fait tomber quelque chose.

- les noms familiers « Mon bout de chou »

Utiliser les pictogrammes, les dessins … : Pour comprendre une consigne :Capturer 8

 

INTERACTIONS SOCIALES
Le contact physique/visuel : Supporte-t-il ou pas Les récréations : des moments difficiles où l’AES doit être présente

le contact ? Évite –t-il ou pas le contact ?

Supporte-t-il l’adulte ?

le groupe classe ?

le petit groupe ?

la relation duelle ?

Supporte-t-il, accepte-t-il le coin regroupement en maternelle ?

Supporte-t-il le temps de récréation ?

Expliciter les comportements sociaux :

- expliquer les intentions sociales

- lui dire ce qu’il doit faire et ne pas faire en situation collective - exercer les conventions sociales (bonjour, merci)

Aider à la reconnaissance des personnes (photos, lieux)

Proposer des stratégies d’interactions aux autres enfants : Lors des récréations organiser un espace « jeu collectif » avec quelques élèves de la classe et l’élève atteint d’autisme.

En classe : lui apprendre les règles d’un jeu et lorsque l’enfant le maîtrise : organiser un atelier jeu en incluant des élèves de la classe. Parfois (si l’enfant le désire), lors des récréations on peut organiser un espace « jeu collectif » avec quelques élèves de la classe et l’élève atteint d’autisme 

 

L’ENVIRONNEMENT- LES PERCEPTIONS

Un grand nombre de personnes ayant des troubles envahissants du développement peuvent être très fréquemment perturbées par des stimuli visuels, sonores.

La vue, l’ouïe, le goût, le toucher, l’odorat, sens qui peuvent être perturbés. Une hypersensibilité comme une hypo sensibilité peut être observée.

Dans le cas d’une hypersensibilité impliquant l’un des sens ou plusieurs à la fois, l’enfant peut être envahi au point de ne pouvoir se concentrer sur une tâche ou de ne pouvoir comprendre une consigne.

Il faut alors le protéger de cette gêne puis lui apprendre à vivre avec, dans la mesure du possible.

Dans le cas d’une hypo sensibilité, l’enfant peut rechercher des stimulations afin de se procurer des sensations.

Cette recherche de sensations peut aussi perturber son attention.

Il faudra alors tenter de canaliser ces besoins de stimuli sensoriels et de proposer des activités répondant à ces besoins.

Des personnes avec autisme qui peuvent l’exprimer témoignent de leurs difficultés à utiliser plusieurs canaux sensoriels en même temps. Selon le contexte, elles sont alors contraintes à n’utiliser que la vue, ou l’ouïe, ou l’odorat…

Il est fort probable que les personnes qui ne disposent pas de moyens de l’exprimer, vivent les mêmes situations. 

Des questions pour guider les observations de l’AES La posture de l’AES : en fonction de vos observations, déterminer les besoins de l’enfant

Supporte-t-il le changement de lieu ?

de personnes ?

Supporte-t-il les changements dans son emploi du temps ?

Peut-il se mettre en danger ?

(escaliers, portes ouvertes, mange tout …)

Sur le plan tactile :

contact non supporté avec certaines textures ? préciser lesquelles ?

Ex : la peinture, la terre, le sable, l’eau, la pâte à modeler, la colle….

Supporte-t-il le contact physique ?

(ex : donner la main … s’asseoir à côté d’un camarade …)

Sur le plan auditif :

A quel bruit réagit-il mal ?

Quel bruit provoque une gêne chez lui ?...

Petits bruits, bruits de fond, bruit répétitif (qui a priori n’est pas dérangeant) = Ex : tic tac d’horloge, un néon qui grésille, un ventilateur, un grincement répétitif ….

Sur le plan visuel :

est-il hypersensible à la lumière ?

est-il sensible à des mouvements ?

ou capté par un détail visuel ?

Ex : le néon, un reflet, la fenêtre, l’écran de veille de l’ordinateur, le feuillage à l’extérieur ... ?

Sensibilité à la douleur :

est-il hypo sensible ou hypersensible ?

Est-il sensible au vertige ?

sur des agrès, sur la poutre …

Structurer l’espace :

même table, même chaise, même voisin ;

espaces d’activités et de rangements toujours identiques.

Structurer le temps :

mettre un emploi du temps visuel pour permettre la prévisibilité et introduire les changements

Chaque changement doit être anticipé et préparé, le rendre visuel

(Ex : si activité de piscine annulée :

pictogramme de la piscine barré sur son emploi du temps individualisé)

Imposer un temps de fin de tâche

Cette gêne est due soit à une sensation de douleur, soit une crainte de se salir …

(Si crainte de se salir : lui laver les mains pour lui montrer que les traces peuvent partir …)

Attention ne pas écarter systématiquement une activité mais il faudra rechercher à apprivoiser l’activité avec lui (ex : la peinture : l’amener progressivement, par étapes.

L’AES peut se salir elle-même dans un premier temps, se laver, puis inciter l’enfant à faire ….)

Pour certains enfants (gêne importante dans le contact physique ) : dans un premier temps ,

l’AES peut se placer entre lui et l’autre et dans un second temps, l’AES cherche peu à peu à l’amener à donner lui-même la main à l’autre …

Repérer le bruit qui provoque la gêne :

- pour les bruits prévisibles (ex : sonnerie) :

anticiper, le prévenir avant en le sécurisant

- on peut lui donner l’image du bruit, le pictogramme du bruit : cela peut l’aider, le sécuriser

- le changer de place pour l’éloigner de la source du bruit

- éviter le bruit (car insupportable) :

possibilité d’utiliser un casque par exemple …

- veiller à l’installation dans la classe (éloignement de la source lumineuse, tourner l’écran de l’ordinateur, …..)

Ne pas évaluer la gravité d’un accident (chute dans la cour …) à la forme de la réaction :

Une douleur importante peut provoquer des réactions très différentes selon les enfants :

absence de réaction visible, réaction appropriée, réaction disproportionnée.

Il est important dans tous les cas :

de mettre des mots sur la douleur, d’utiliser les pictogrammes …

Cet apprentissage peut prendre du temps :

- prendre en compte les craintes de l’enfant et l’inciter à avancer par étape, 

- sécuriser l’enfant en rendant possible la prise de « risque ».

 

Les intérêts restreints et répétitifs
Différentes activités, intérêts restreints et répétitifs (rangement, stéréotypie, centre d’intérêt particulier) peuvent être observés : ils peuvent être envahissants mais aussi apaisants, structurants.

Des questions pour guider les observations de l’AES

 

La posture de l’AES : en fonction de vos observations, déterminer les besoins de l’enfant

Des activités répétitives ?

Des intérêts particuliers ?

(objets divers, parfois insolites)

Des centres d’intérêts envahissants ?

(rangement obsessionnel, alignement d’objets

Attachement à certains détails …dinosaures, informatique, géographie …. 

Certains intérêts répétitifs

Ne trouve pas toujours du sens à l’activité proposée… :

Prendre comme point d’appui les intérêts particuliers

Au début d’un apprentissage trouver une motivation qui corresponde à ses centres d’intérêts … :

Ce renforcement positif lui permet de faire, de trouver du plaisir et d’y mettre du sens …

de le rassurer par un support connu, de le valoriser auprès des autres

Les centres d’intérêt peuvent être des appuis pour les apprentissages mais attention de ne pas laisser l’élève s’y enfermer

 

LES APPRENTISSAGES

Des constats Des aides

Des difficultés à maintenir l’attention sur la consigne du travail en cours, et tendance à l’oublier

Difficultés à mobiliser son attention (enfant facilement distrait) 

Utiliser des supports visuels :

S’appuyer sur la mémoire visuelle :

il pense en images pas en mots

Verbaliser le moins possible et illustrer par des photos (images, pictos, tableaux, couleurs)

Possibilité d’aménager des documents en fonction des besoins de l’enfant : surligner, aérer, illustrer, …. rendre accessible 

L’enfant peut ne pas réagir à une consigne verbale

Ne pas hésiter à le guider physiquement pour l’aider à réaliser une activité : accompagner son geste (guidance physique)

Favoriser l’imitation : faire avant, donner le modèle de ce qu’il faut faire 

Des difficultés de coordination oculo-manuelle (le regard n’accompagne pas toujours le geste)  Veiller à ce que l’élève regarde ce qu’on lui propose Pour les aider on peut leur dire « regarde » avant de leur montrer un objet ou de leur faire faire quelque chose. 

Des difficultés à s’organiser dans la réalisation des tâches,

Difficulté à choisir une stratégie

Décomposer

le travail en tâches uniques (1puis 2 puis 3) Séquencer :

Photo ou image des différentes séquences d’une activité illustrant l’enchaînement de différentes actions à conduire (récit descriptif des différentes actions à conduire)

Organiser l’espace travail :

Proposer un déroulement chronologique visualisé (si besoin) Aider à la compréhension :

- manipuler, rendre concret, aider à faire des liens avec les connaissances antérieures, verbaliser, rendre explicite les stratégies, lever l’implicite ….

Avec l’enseignante :

établir un code retraçant le degré d’aide de l’AES dans la réalisation de l’activité.

Il a des difficultés à traiter l’information 

Accepter la lenteur d’exécution

Permettre des pauses pour soulager le coût attentionnel, non pour éviter une activité

Il a des difficultés de coordination motrice et graphique  Guidance physique pour la graphie (guider sa main physiquement, puis en décortiquant les différentes étapes …) 

 

LES COMPORTEMENTS INAPPROPRIES

Toujours replacer le comportement inadapté dans son contexte pour bien le comprendre :

rechercher ce qui a déclenché (pour éviter que la crise se reproduise)

Il est important de féliciter l’enfant quand le comportement est approprié :

cela encourage à le réutiliser à l’avenir (renforcement positif :

bravo, récompense, câlin …)

Pour la plupart un simple « bravo » ne suffit pas, il vaut mieux une image, une carte, une étoile sur une fiche prévue à cet effet. (en général ses parents doivent avoir des pistes).

Il ne faut pas trop marquer sa réaction aux comportements inappropriés car cela peut les renforcer.

Il vaut mieux ignorer, rester neutre, ramener à la tâche par un contact physique sans le regarder, ou attirer son attention sur autre chose.

Avec la plupart de ces enfants il est très utile d’avoir des images (en tenant compte de celles utilisées par la famille) ( tête qui sourit, tête qui boude), (pour montrer le oui et le non).

Illustrer les bons comportements à la manière d’une BD est un excellent support .

Il ne faut pas proposer à l’enfant son jouet ou son coin quand il se comporte mal, mais essayer (évidemment c’est difficile) d’anticiper, car sinon il peut mettre en œuvre de mauvais comportements pour obtenir son « refuge ».

On peut par exemple s’il y a une crise, sortir l’enfant dans la cour, plutôt que de lui proposer son coin.

Rester calme et posé pour rester contenant.

Enoncer clairement les règles de vie, comportements autorisés ou interdits, en s’appuyant sur des supports visuels, donner le règlement de la classe sous une version personnalisée ou l’aider à se référer au règlement de la classe.

Des questions pour guider les observations de l’AES Des exemples Repérer les éléments déclencheurs des comportements inappropriés (nous proposons dans ce tableau des exemples, qu’il faut prendre comme des possibles, des hypothèses…)  Des « exemples » de posture de l’AES (attention ce ne sont que des exemples : besoin d’adapter sa posture à chaque élève)
A-t-il un comportement adapté en classe ? Cas de l’enfant qui ne reste pas à sa place (assis) Il crie en plein cours  Il se lève dès qu’il voit un enfant bouger (aller chercher de la colle, aller aux toilettes…) Il est immobile depuis longtemps et nerveux Commencer par lui demander de rester assis des temps courts qu’on allongera (apprécier l’utilisation du timer ou de la montre) Récompense orale ou par une image (smiley) Il a besoin de se ressourcer : Lui proposer le coin refuge. Attention, le sortir peut signifier pour lui « je crie donc je sors » et l’encourager. Essayer de réagir avant, ne pas faire du cri un moyen pour s’échapper de la situation qui pose problème.

Est-il agressif ?

A-t-il des crises ?

Il pousse ou frappe ses camarades … Il se replie, balancements ou agitation, cris excitation. Il cherche à communiquer Il est trop proche des autres Un fait antérieur l’a perturbé … Il est fatigué, voire épuisé … Il a trop de stimuli de l’environnement Il a une douleur physique et ne sait pas l’exprimer  L’aider à établir un contact adapté si c’est le moment. Ne pas crier, rester le plus neutre possible, pas de dialogue de remontrance à ce moment là : Choisir la réponse la plus adaptée : - Contenance physique - Pictogramme de l’interdit
A–t-il des phobies ? 

Une peur particulière : Peur de la sonnerie,

peur de la peinture Autre cas phobies particulières 

Hyper sensibilité sensorielles (sonore, visuelle, toucher, odorat, , …) Un mot, un objet précis déclenchent une crise. 

Dans le cas du bruit : pour accepter ce bruit, expliquer la provenance du bruit, le visualiser, (montrer la source sonore), associer ce bruit à un signe positif. 

Exemple : ça sonne : je te laisse te lever et parler fort, se boucher les oreilles, sortir avant la sonnerie … Les éviter si c’est ingérable. Reconnaître la phobie pour anticiper et l’éviter.

A –t-il des stéréotypies ? Il secoue les bras, les mains il répète des mots sans arrêt…  Soit c’est de l’autostimulation (cela lui procure du plaisir) Soit c’est de l’angoisse…  Apprécier ce besoin : 
Accepter pour qu’il se ressource en fin d’activité, à des moments de transition … Refuser : pendant l’activité (contenir légèrement un des 2 bras ou jambes en action) L’aider à se calmer en s’isolant, en dessinant, en regardant un livre, le distraire. 
Comment réagit-il aux émotions des autres ? Il réagit comme si cela lui arrivait à lui Il est indifférent ou rit quand un autre pleure.  Un élève se blesse, et pleure il hurle il a peur, croit que lui-même est blessé Un élève pleure, il le regarde en riant, il est touché mais ne sait pas décoder sa propre émotion  Le rassurer. Lui expliquer que l’autre est triste, lui montrer une image, bonhomme triste, l’inciter à dire à l’autre une parole gentille.
A-t-il des problèmes de pudeur ?  Recours à la masturbation en public Il se déshabille dans la classe pour aller aux toilettes Il répond à une envie, un besoin, il ne comprend pas les codes sociaux.  L’isoler immédiatement car son comportement est incorrect. Pictogramme de l’interdit (croix rouge) Lui remettre son pantalon. L’amener aux toilettes et lui dire de l’enlever là bas. S’il refuse de se rhabiller, essayer de lui montrer une image « toilettes » et une  image « pantalon »
Respecte-t-il le corps de l’autre ? Il touche les autres de façon incorrecte  Il veut probablement communiquer … L’aider à entrer en contact sans cela : lui proposer un jeu simple, avec la complicité de l’autre enfant, (échange de ballon), ou juste se donner la main dans le rang. 

 

 

Cas Particulier : Il a des gestes d’automutilation (Il se frappe la tête contre les murs, et par terre)

La posture de l’AES : Assurer la protection de cet enfant et des autres Se référer aux consignes de l’enseignant, des parents (protocole d’accueil)

SOURCE COMMISSION EDUCATION C D C P H (Conseil Départemental Consultatif des Personnes Handicapées)

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Date de dernière mise à jour : 22/07/2017