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Soignants.....! courage fuyez votre EHPAD.

LA CONVENTION DE RUPTURE DU CONTRAT DE TRAVAIL :  Epuisés, trop stressé, une organisation déshumanisante, un travail d’équipe laborieux Le brun out vous guette, avant de se mettre en    maladie, préférez la convention de rupture du contrat en CDI, la loi de modernisation du travail, vous permet de démissionner, et cerise sur le gâteau de percevoir des indemnités chômage, en attendant de trouver une structure qui réponde à vos attentes. lire le dossier►

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr  

Accueillir les personnes âgées séropositives en EHPAD

Le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans porteur du VIH s'accroit en France ,

 Il est temps de trouver des alternatives d'accueil afin de ne pas les laisser sur le banc de la société ,

 Les EHPAD doivent s'adapter et proposer une organisation qui crée des conditions d'accueil et de prise en charge satisfaisante,

  Mais les obstacles et les réticences crées à partir de préjugé et de cliché rendent la tâche difficile mais pas insurmontable

Accés au dossier►

 

 

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CCU l'augmentation de la honte

Une surprise vous attend sur votre bulletin de salaire du mois d’avril 2011.

 Une augmentation dérisoire de nos salaires, pas plus que 0.5 euros !

 De 6.78 euros, il passe à 6.83 euros : ce point est à multiplié par votre coefficient* pour déterminer votre salaire brut

 A titre d’exemple

 

Une AS ou une AMP est au coefficient 220 multiplié par 6.83 cts d’euros = 1502.6 euros brut

 Que faut-t-il penser de cette augmentation, alors que l’inflation prévue  est de l’ordre de 2 % pour 2011 ?

 

  • Tout augmente essence, gaz, produit de première nécessité, nos salaires ne suivent même pas cette progression des prix.
  • Nous travaillons dans un secteur d’activité (maison de retraite) ultra subventionné.
  • La sécurité sociale prend en charge nos salaires à hauteur de 70%, le solde est payé par notre employeur.
  • Un résident d’une maison de retraite privé paye sa chambre 2200 euros en moyenne, obligé parfois de puiser sur son patrimoine ou de vendre ses biens pour vivre en maison de retraite médicalisée.
  • Bien souvent, une participation financière de la famille du résident est demandée.
  • Tout y passe : les économies d’une vie, la pension retraite, les allocations logement l’APA.
  • La loi Scellier permet d’investir dans les chambre d’EHPAD, un dispositif efficace pour lever des fonds importants,

Où va tout cet argent ? Qui en tire les bénéfices ? Pourquoi les soignants n’ont-ils pas un salaire décent ?

Pourquoi la prise en charge de nos ainés doit-elle être, encore,  l’objet d’appétits financiers de la part des banques et des assurances ?

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr  

Le profit socialement responsable des EHPAD privés

Afin de se débarrasser d’une image de marque « de faiseur de fric », les grands groupes opérateurs d’EHPAD privé, devraient communiquer sur des slogans plus vertueux,

Autrement que par leur cours en bourse ou leurs parts de marché en nombre de lit d’EHPAD.

Qu’est-ce que c’est le profit socialement responsable, c’est gagner de l’argent, ni trop, ni trop peu.

Car toute entreprise pour être viable économiquement doit dégager du bénéfice, sans trop jouer les philanthropes, ils devraient s’engager dans une charte commune afin d’utiliser les deniers du contribuable à des soins équitables et décents pour la personne âgée dépendante.

Certes les ARS veillent au grain pour que cet objectif soit poursuivi.

 

L’INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE en EHPAD privé

Ils leurs restent à inventer ce slogan, car en marge du débat sur la dépendance ou la principale question est l’argent, carte bleu ou carte vital comme le dirait notre ministre de la santé, qui se préoccupe actuellement de construire de nouvel structure d’accueil de la personne âgée, qui s’en préoccupe, plus préoccupé à annoncer des chiffres dramatique sur le coût de la dépendance et sur la démographie futur de la France.

Je choisi les initiatives qui avance, qui font preuve d’action loin des polémiques légitimes, de la convergence tarifaire entres autres,

Chaque construction nouvel d’EHPAD contribue à crée des emplois directement ou indirectement, est à assuré l’accueil décent des futurs personnes dépendantes, dans les meilleures conditions.

Comme l’argent public est rare, l’opérateur privé se tourne vers l’investissement privé ou institutionnel car il est urgent de créer des places en EHPAD.

Créer là aussi un label d’un investissement socialement responsable c’est donner la possibilité à tous un chacun de participer à la cause commune en faveur de nos aînés.

 

UN MÉTIER QUI DOIT ÊTRE RECONNU UP "Utilité public"

Les collaborateurs et en particulier les soignants des EHPAD ont besoin de reconnaissance, d’être revaloriser et motiver dans leurs métiers, malheureusement l’actualité préfère, plus parler de maltraitance dans les EHPAD que de mettre à l’honneur le travail considérable accompli auprès de nos aîné, tous au plus nous avons des éloges pour notre métier, mais là aussi diffusé avec parcimonie par les média.

Il est urgent de reconnaître l’utilité du service rendue par la filière soin des EHPAD privé et public au citoyen âgé dépendant.

 

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr

Quand je serai vieux....!

 

 

QUAND JE SERAI VIEUX.....!

Je serai un vieil acariâtre, qui n’aimera pas rencontrer d’autres vieux et n’aurai pas d’autres objectifs

et motivations dans sa vie que de profiter de sa retraite pour regarder la télé et se reposer d’avoir bossé toute sa vie.

J'en voudrai aussi à mes enfants de m'avoir placé dans cette maison de retraite , après m'avoir menti en me

disant que c'étais une maison de repos, d'ailleurs lorsqu'ils viendront me voir, je leur ferai porter le poids de la culpabilité.

Je ne veux pas de projet de vie "cache misère" pour justifier auprès de ma famille et de l'ARS

que l'argent est bien utilisé. Bien que mon prénom a une consonance étrangère ne me privez pas de saucisson

car j’adore ça. J’espère que mon aide soignant ne sera pas un stakhanoviste des mises à la douche tous les jours,

j’ai horreur de ça. Je ne veux pas être un vieux dynamique et efficace, avoir des objectifs et des motivations,

faire des ateliers d'animation infantilisants et que le personnel m'appelle "mon trésor" ou "mon chéri".

SVP Mesdames et Messieurs les soignants, ne vous justifiez pas auprés de ma famille ,dites leurs que je suis un viel emmerdeur,

soyer franc, n'agissez pas sans me demander mes souhaits, ne prenez pas des initiatives à ma place.

QUAND JE SERAI VIEUX, J'AIMERAI QU'ON ME LAISSE TRANQUILLE.

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr  

 

 

 

 

 

Le larbin des EHPAD...!

 

C'est vrai que c'est un titre un peu fort , vexant, mais c'est la réalité d'une profession qui a perdu de son lustre.

Pourtant il n'y a pas si longtemps, je me rappelle, on  a été recherché, courtisé, valorisé,  c'était du temps de la pénurie de soignants  dans les maisons de retraite.

Depuis les directions des EHPAD ont préféré recourir pour moitié de leur effectif en personnel ayant des compétences naturelles au détriment de la compétence professionnelle, reconnu par un DE.

Parfois, j'entends certain directeur d'EHPAD dire  : "on n'a  pas besoin d'un diplôme  d'aide-soignant pour faire  prendre des douches aux  personnes âgées"

 je me pose des questions sur l'avenir de ma profession, qui est devenue une profession fourre tout en EHPAD.

              Pourtant  c'est une profession qui gravite au centre de l'organisation de travail d'un EHPAD. Tour à tour, la profession emprunte :

les galons de l'IDE "distribution de médicaments, soins dermato,pansement dextro, bobologie"

l'agent du service hébergement " qui met la table du midi, sert le déjeuner, débarrasse les couverts,passe la serpillère, devient à l'occasion

lingère qui range les armoires , range le linge, recoud les boutons et au besoin

met le bleu de travail de l'homme d'entretien  qui nettoie les fauteuils roulants , remplace les ampoules , et débouche les lavabos, approvisionne son service de matériel divers en particulier les protections.

et... le travail administratif:  met des croix , signe, ou rédige des transmissions ciblées sur des fiches appelées traçabilités, et enfin après avoir usé toute son énergie on lui demande de faire de

l'animation l’après midi auprès des résidents.

              Le soin de nursing, valeur intrinsèque du métier d'aide soignant, est devenue secondaire au profit de l'environnement du résident et de la traçabilité : deux notions qui nous éloignent des valeurs auxquelles on croit  et qui sont l'écoute, l'accompagnement,et l'humanitude.

Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr  

 

 

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Trés chères maisons de retraite

 

Très chères maisons de retraite

Une très large majorité de Français préfère être prise en charge médicalement à son domicile, selon un sondage CSA.

Rassurons-nous, notre voeu sera exaucé : le niveau des pensions de retraite est de 1200 euros en moyenne et le prix des places en maisons de retraite est de 2200 euros en moyenne, ces prix devant encore évoluer puisque le prix du foncier évolue chaque année.

Il faut logiquement penser que l'on ne va pas se bousculer aux portillons des maisons de retraite, alors est-ce un privilège réservé aux plus nantis, ceux qui possèdent un patrimoine, des enfants imposables sur leurs revenus , ou avec une pension de retraite confortable ?

Que nenni, sûrement pas ! Il serait naïf de penser que les barons de l'or gris privilège les retraités solvables.

Non, leur seule ambition, c'est de remplir leurs maisons de retraite, d'afficher un taux d'occupation proche de 100% ! Voila leurs objectifs, ensuite, on s'arrange pour les budgets, on les ajuste en fonction des impératifs.

Les résidents solvables payent pour les résidents bénéficiant de l'aide sociale (ceux qui n'ont rien) et ce n'est pas plus mal, ça s'appelle la solidarité grise (excusez moi je n'ai pas pu m'en empêcher !).

Leur second objectif : vendre des chambres sous la fiscalité Scellier ; il faut débourser 125000 euros en moyenne pour une chambre de quelques mètres carrés en maison de retraite et on vous rémunère aux environs de 5% par an avec comme avantage supplémentaire une priorité pour occuper cette chambre par vous ou un proche le moment venu. "Sympa la formule comme pour les caveaux" !

La vente des chambres (on dit des lits) : une bonne affaire pour les banques car derrière tout ce système il y a les banques, "oooui Môssieur paaarfaitement !!" comme dirait l'ami Marius.

Ces dernières tirent les ficelles, bientôt rejointes pour le partage du gâteau par les assureurs privés qui se frottent déjà les mains avec les assurances dépendance que l'on va nous imposer !

Moi, je crois personnellement qu'on ne finira pas tous grabataires ou avec une démence, les jeux sont faits depuis longtemps, juste avant les échéances électorales de 2012, les illusionnistes et les prestidigitateurs sortiront de leurs chapeaux les pilules miracle, restera plus qu'à nous les faire avaler !

Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr  

 

 

Maison de retraite en fête le Synerpa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Canicule ,,,! la psychose des EHPAD

 

images-1-8.jpgcomme chaque année c'est branle bas de combat dans les EHPAD , pour faire face à une éventuel  canicule sauf que depuis 2003 on l'attend toujours cette canicule et de pied ferme !

Il faut dire que le plan canicule est déjà très étoffée , rôdé , et opérationnel , chaque collaborateur connaît sa partition parfaitement avec un maître mot, faire boire , faire boire à tout prix, on n'oublie bien souvent que  la pauvre mamie n'a pas forcément envie de boire à outrance d'autant plus que , après la toilette du matin,  elle est conduite systématiquement dans la salle commune climatisée et le rythme de prise liquidienne est la même tous les jours 365/365 Jours et ne différe pas d'une saison à une autre, le matin avec le petit déjeuner le jus d'orange, àprés la toilette le verre d'eau

Vers 10h la collation par l'animatrice, vers midi on remet ça pendant le déjeuner un verre d'eau plus le café sans oublier le goûter etc etc , et la pauvre mamie n'en a pas fini avec la psychose du soignant et vaz-y que je te palpe le ventre à  la recherche de signe de déshydratation, et c'est pas fini on lui demande 10 fois dans la journée de tirer la langue pour voir des fois si elle est pas rôtie "signe de déshydratation" tout  signe de confusion ou d'agitation est attribué à la soif, et malgré toutes  les précautions prises,  il arrive que certain résident présente des signes de déshydratation c'est l'occasion pour le soignant de mettre ses compétences en action , tout est prévu,  protocolisé en 2  ou 3 mouvements,  la pauvre mamie est mise au lit , perfusée , une climatisation mobile à proximité , et comme la perfusion n’empêche pas le fait de boire, on instaure une procédure de prise liquidienne obligatoire, le résident doit faire l'objet d'une surveillance accrue, pas seulement l'été , bien sûr qu'il faut être vigilant et déceler toute perturbation chez la personne âgée vulnérable, mais gardons nous de trop en faire,  proposez les boissons, ne  pas les imposer, mettre les boissons à portée de main pour que le résident puisse boire quand il le souhaite, aidez et  concentrez-vous  sur les plus fragiles,  ceux  qui ne peuvent plus boire tout seul , ne pas être obnubilé par la fiche d'hydratation du résident, qui doit contenir votre signature ainsi que les quantités d'eau obligatoires  que le résident doit prendre par jour, tout le monde prie pour ne pas revivre la catastrophe de 2003, tout le monde retient son souffle, retrousse ses manches, il va y avoir du travail, mais une chose est sûre :  on est prêt.

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr

Maltraitance sous contrôle

 

 

C'est à la suite de plusieurs courriers  anonyme de la part de famille et du personnel d'un EHPAD public situé à kergoff,  que l'agence régionale de santé a diligenté une enquête.

Il s’avère que les faits remontentà l'année dernière,et que le faisceau de présomptions  pour maltraitance verbale sont dirigé contre un aide soignant actuellement en arrêt maladie .

Ce dernier aurait, à plusieurs reprises proféré des insultes à l'égard des résidents de la maison de retraite.

Toujours est -il que la directrice a déjà été mutée, on peut s’interroger sur la gestion en catimini d'un tel évènement,  les fait ont été communiquer à la presse que récement.

Il existe dans chaque Agence Régionale de la Santé un référent bien traitance qui gère les situations de maltraitance dans les EHPAD.

La procédure consiste à transmettre par une procédure type de dysfonctionnement survenant dans un EHPAD ainsi que  tout acte de maltraitance survenant dans une maison de retraite .

Une fois que le nettoyage est fait par le gendarme de l'ARS, et dans ce cadre,

  • la mutation de la directrice,
  • le coupable est  désigné et mis à l’écart,
  • on calme les esprits
  • on laisse refroidir l'affaire et au moment opportun on lache le morceau aux journalistes pour que l'affaire soit rendue publique.

Toute l'affaire est sous contrôle et  ce n'est pas plus mal,   et tant pis pour les journalistes si prolixes à jeter l’opprobre sur des professionnels dont le dévouement à la cause des personnes âgées n'est plus à démontrer

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr

 

 

Y a-t-il un pilote dans l' EHPAD ?

La complexification du secteur d’hébergement de la personne âgée dépendante, les récents cadres réglementaires générés par les politiques publiques ont donné naissance à un nouveau type de directeur.

Ce nouveau directeur est souvent issu des entreprises de commerce ou de conseil dans le cadre, très en vogue, des reconversions.

Où est passé ce dirigeant charismatique d’autrefois, issu des équipes, impliqué et motivé autour des savoirs-faire, à la fois philosophe, penseur, expert en sciences humaines, voire en sciences religieuses ?

Autrefois directeur d’hospice ou de dispensaire, il connaissait le métier depuis le bas de l’échelle, il reconnaissait les besoins et les compétences de tous et chacun.

Or, notre nouveau directeur, propulsé à la tête d’un établissement, n’a pas eu le temps de s’imprégner de l’action, de la motivation de l’équipe des soignants.

Il connaît la législation, les protocoles, les procédures, les plannings, les objectifs... mais de façon théorique.

Pourtant, on entend ce leitmotiv : la santé, ça n’a pas de prix.

Oui, mais elle a un coût. Ce coût, nos dirigeants bien formés, formatés à la gestion, privés d’une culture profonde de clinicien, de pratiquant de soins médicaux et humains savent compter, savent gérer.

Mais comment s’intégrer à une équipe entièrement tournée vers le PATIENT, loin des calculs froids et obtus d’une gestion inhumaine, elle cherche à répondre au mieux aux attentes et aux besoins de LA PERSONNE.

Prendre en compte l’humain, c’est s’inquiéter autant des préoccupations de soignés que des soignants.

Cette façon de gérer et de nommer des directeurs loin de la base ne fera qu’agrandir le fossé entre les directions et les professionnels du terrain.

Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr  

 

 

Hold-up sur la réforme dépendance

 

HOLD UP SUR LA DEPENDANCE

 C’est dans la torpeur de l’été du mois de juillet* que nos élites daigneront nous faire connaître les axes choisis pour « la réforme dépendance ».

 Cette réforme annoncée comme prioritaire en début d’année va-t-elle enfin voir le jour ?

 Elle devait reposer et être l’émanation d’un large consensus démocratique.

 Où en est le débat ?

 On préconise la création d’un cinquième risque.

 On incite à prélever une deuxième journée de solidarité.

 Durant les derniers mois, on a entendu divers courants s’exprimer, et il nous a semblé que la France est devenue un pays au risque accru de personnes âgées dépendantes dans le présent et pour le futur.

 Toujours est-il qu’on nous prévoit la catastrophe, l’hallali !!!

 Les finances de la Sécurité Sociale, celles du conseil général, sont exsangues ; il y a urgence à trouver un financement pour couvrir la solidarité avec le grand âge.

 Notre ministre a promis que c’est la carte vitale et non la carte bleue qui paierait ces frais, or à ce jour, les quelques propositions mises en avant ne sont pas convaincantes.

  •  Je ne crois pas que le prélèvement 1% sur les donations partages suffisent.
  •  Je ne crois pas non plus à cette deuxième journée solidarité, même étendue aux autres professions dispensées pour la première.
  •  Je ne crois pas aux incitations compassionnelles pour valoriser les familles et les proches d’une personne dépendante.
  •  Je ne crois pas non plus qu’on va trouver miraculeusement les moyens et les places pour construire des établissements temporaires à mi-chemin de l’hôpital entre la maison de retraite.

 Non, ce que je crois, c’est qu’en jouant avec la peur des citoyens de devenir un jour dépendant, les oligarchies « assurances privées et banques » n’aient flairé le bon filon pour engranger encore de nouveaux profits.

 Nos concitoyens souscrivent d’ores et déjà des centaines d’euros en prévision de leur avenir de possible « dépendant ».

 Une mesure prise par notre exécutif, pour rendre une assurance universelle dépendance obligatoire est écartée pour le moment.

 Cette mesure aurait rapporté surtout aux assurances et aux banques, pour un sinistre difficilement mesurable et prévisible.

 Même si le scénario d’une assurance universelle est peu probable pour l’instant, on aura assez joué avec la peur de tout un chacun devant sa perte d’autonomie pour que, dans les jours prochains, nous alimentions les caisses des banques et des assurances privées.

 Le comble serait que ces souscriptions volontaires bénéficient d’une réduction d’impôts !!!!

 Oui, je sais, je n’apporte aucune solution, je critique.

 Mais si nous pensions plutôt à la prévention :

  •  - éducation sur la nutrition, prévention systématique, parcours santé obligatoire :
  •  - consultation spécialisée, gériatrie, dentiste, orthophoniste, ...
  •  - combattre l’isolement social, améliorer l’habitat, développer et améliorer l’accueil de jour, créer un réel statut de l’aidant proche de la personne âgée, formée et rémunérée, donner plusd'ambition au CLIC "avec comme mission de guichet unique d'orientation administratif"... Rien de nouveau certes, mais à mes yeux important en terme de considération et de regard que l’on porte sur le grand âge.

 Regard autre que celui qui se borne à parler de pourcentage à prélever sur les salaires de tout actif arrivant à une tranche d’âge à déterminer, sauf qu’à ce jour, ce sont encore les salariés qui seront ponctionnés par une nouvelle citation dès l’âge de 50 ans ( ou peut- être avant)...

 Samir aide soignant désabusé

 *la date d'annonce est repoussé à septembre

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr

ATTENTION TOUTE UTILISATION FAITE SANS L'ACCORD DE L'AUTEUR

CONSTITUERA UN ACTE DE CONTREFACON ET SERA PASSIBLE DE POURSUITES JUDICIAIRES

 

 

 

 

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Les dérives de la traçabilité

 

quelques réflexions d'une psychologue travaillant en EHPAD :

"Je suis habituée depuis plusieurs années à utiliser le dossier patient informatisé.

C'est un excellent outil qui permet des transmissions de bonnes qualités entre les différents professionnels.

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais le mois dernier, j'ai été saisie d'une frayeur...

Je suivais une formation interne qui doit nous permettre d'utiliser de nouvelles fonctionnalités utiles dans le cadre du projet de vie individualisé et de la planification des animations.

Cela m'a semblé de prime abord très positif :

permettre une meilleure connaissance des goûts et habitudes de vie des résidents, les aider à participer régulièrement à des activités qu'ils affectionnent (par exemple, en inscrivant dans

l'agenda du logiciel qu'il est nécessaire de leur rappeler ou de les aider à s'y déplacer ...), mieux adapter le type d'activité proposé et également faire reconnaître le rôle important de

l'animatrice aux autres membres de l'équipe soignante.

Mais cette remarque du formateur m'a fait frémir:

« Grâce à la traçabilité que permet cet outil, vous pourrez justifier à la famille que son résident va bien régulièrement à la messe »

J'ai fait remarquer (et je suis rassurée que mes collègues aient été aussi choquées que moi) que l'on était supposé assurer une certaine discrétion sur la liberté de culte des résidents,

qu'heureusement un résident avait le droit de pratiquer ou pas sans que cela nous regarde.

(Pourquoi pas aussi ajouter une case pour savoir s'il se confesse ou communie régulièrement !)

Réponse du formateur:

«D'accord pour la messe, c'est peut être délicat, mais prenons un exemple plus neutre, vous pourrez justifier de votre activité auprès des familles et prouver que leur parent assiste bien

régulièrement aux ateliers mémoire ».

Vous avez dû rencontrer comme moi les enfants d'Albert.

Ils ont été contraints de placer leur papa de 78 ans parce qu'il avait une maladie d'Alzheimer...

Parce que ce n'était plus possible, ils ne pouvaient plus le laisser seul à la maison...

Avant, lorsqu'ils venaient vous (médecin, psy...) voir, vous pouviez entendre leur culpabilité, leur faire prendre conscience de ce qui se jouait, les rassurer en travaillant avec eux pour le bien-être de leur parent...

Maintenant, ils pourront aller voir directement un administratif qui leur sortira un tableau prouvant que leur papa a bien participé au maximum d'activités pendant les trois mois précédents, qu'il socialise, qu'il s'amuse, qu'il vit à fond sa vie d'Alzheimer, que l'argent qu'ils donnent tous les mois est bien employé, que finalement un EHPAD c'est tellement mieux que la maison.

Est-ce que cette réponse va satisfaire la famille ou est ce qu'ils vont venir vous revoir après et vous dire « Tout ça c'est bien, mais est-ce qu'en plus des ateliers mémoire vous pourriez

donner des exercices d'écriture à faire à notre papa ? Ça lui ferait du bien pour son Alzheimer. » Maintenant, je me mets à la place d'Albert : qu'en est-il de son intimité ?

Je ne le connais pas, mais peut être qu'il a envie d'être un vieil acariâtre, qu'il n'aime pas rencontrer d'autres vieux, et n'a pas d'autres objectifs et motivations dans sa vie que de profiter desa retraite pour regarder la télé et se reposer d'avoir bossé toute sa vie. Peut être aussi qu'il en veut à ses enfants de l'avoir placé et qu'il n'a pas envie que ces derniers puissent être aucourant de ses moindres faits et gestes !

Je pense qu'il ne s'agit que d'un outil dont l'existence met en lumière plusieurs dérives sociétales

Celle qui m'inquiète ici :

même les personnes âgées doivent rester dynamiques et efficaces, avoir des objectifs et des motivations, sinon on tombe dans le pathologique et il faut se justifier, agir, mettre des choses en place.

(Cela me laisse la même impression que cet pub télé qui essayait de me convaincre que mon chat, cet animal juste beau et parfaitement inutile, devait désormais « vivre à fond sa vie de chat» et que si ce n'était pas le cas il fallait que je change d'ui ence de marque de croquette.)

J'admire le travail des animatrices que je vois autour de moi et je les ai vues inquiètes également :

jusqu'à maintenant je les vois proposer au résident (mais jamais obliger), essayer de les connaître individuellement pour proposer des choses qui leur plaisent, s'inquiéter si elles les voient en échec... faire des efforts d'imagination pour satisfaire à la fois l'individu et le plus grand nombre.

Pourront-elles toujours avoir la même capacité d'accompagnement lorsqu'on leur demandera une traçabilité de leur travail, de justifier de la rentabilité de certains ateliers, de noter les

résidents « absents » ?

Je m'inquiète que l'on mette ce type d'outils dans les mains d'équipes jeunes, se connaissant peu et n'ayant pas eu de réflexion préalable sur ce que devait être le projet de vie du résident et

la qualité de la prise en charge. Quelle vision leur donne-t-on ?

J'ai confiance en mes collègues, mais pas en l'avenir.

« Ce n'est qu'un outil », mais un outil risquant de provoquer des dérives graves ...

Jomey stéphane

Publication soignant en EHPAD.fr  

Les stakhanovistes de la douche

 

Ce mot est peut-être un peu dur, mais c’est celui qui me vient le matin quand je vois le rituel immuable.

C’est l’heure, en avant : tous les résidents du service y passent.. Il faut dire que mes collègues ne font pas dans la demi-mesure. Ils ont une tâche à accomplir et ne dérivent pas de leur objectif.

Tous les résidents, dont ils ont la charge, doivent prendre la douche, alors, à tour de rôle, selon un scénario bien rodé, ils arpentent les chambres et enchaînent douche après douche.

Je me pose alors quelques questions :

Le bien-être du patient réside-t-il dans la douche matinale ?

La vie en collectivité  l’impose-elle ?

La programmation quotidienne  règle-t-elle ce rituel ?

Est-ce une priorité en lmatière de soins, de traçabilité et de validité des soins de nursing ? 

Je me demande quelle image je donne car  je ne travaille pas de la sorte, je préfère que la personne me le demande, qu’elle en manifeste le désir. Oui, certes, je fais aussi la toilette quand cela s’avère nécessaire mais, loin d’être fainéant ou maltraitant, je pense qu’il est plus important de prendre son temps, parler et plaisanter,

proposer, mettre à disposition gants et serviettes,aider, conseiller et laisser faire au maximum des possibilités de la personne,chercher tant qu’il y a de l’autonomie à inciter à faire sa toilette dans le respect de la sécurité. 

Je ne cherche pas là  à donner des conseils de travail aux autres soignants, non j’essaie juste de traduire mon ressenti devant ces moments qui me semblent déshumanisés ! 

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr

ATTENTION TOUTE UTILISATION FAITE SANS L'ACCORD DE L'AUTEUR

CONSTITUERAUN ACTE DE CONTREFACON ET SERA PASSIBLE DE POURSUITES JUDICIAIRES

réflexion d'un psychologue clinicien sur la maltraitance

Est-ce que la maltraitance vient d'un manque de reconnaissance de la profession soignante en gériatrie ?

Notre société ne véhicule pas de la vieillesse l'image de la sagesse, mais plutôt l'idée d'une charge difficile à supporter, d'un point de vue économique et affectif.

Ainsi, la vieillesse est vécue comme une exclusion, et il arrive encore que les soignants qui travaillent dans les services de gériatrie deviennent aussi les exclus des établissements hospitaliers.

Rares sont ceux qui font le choix de travailler auprès des personnes âgées, et travailler en gériatrie est parfois assimilé à une mesure disciplinaire.

L'image de l'exclusion est alors véhiculée sur les personnes âgées elles-mêmes.

De plus, on entend souvent dire que travailler en gériatrie est peu gratifiant, car peu de soins dits « techniques » sont effectués, ou ils sont routiniers. Enfin, se pose parfois la question de l'utilité des actions mises en place.

Cela m'amène à me demander si la conception qu'a le soignant du soin et de sa profession n'est pas à l'origine de la considération négative du travail en gériatrie ?

Comme je l'ai expliqué précédemment, prendre soin des personnes âgées relève parfois du défi.

La gériatrie est un milieu spécifique dans la mesure où le soignant n'est pas là pour guérir,

comme dans la plupart des services, mais pour accompagner la personne âgée dans sa vie quotidienne et dans la fin de la vie.

L'aide-soignante que j'ai interrogée m'a expliqué que l'institution est un lieu de vie;

Les personnes sont comme chez elles sauf qu'elles ont besoin d'aide, le soignant est là pour la leur apporter.

Il est donc important d'aborder la notion de soin dans toutes ses dimensions :

le décret du 11 Février 2002, relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmier, relève dans l'article 2 que « les soins infirmiers, préventifs, curatifs, ou palliatifs, intègrent qualité technique et qualité des relations avec le malade ».

Il est également précisé que ces soins respectent les droits de la personne.

Le soignant doit donc établir son projet professionnel avec ces notions, ce qui n'est pas toujours le cas. Un projet professionnel non adapté risque alors d'amener à des situations de conflit.

jéremy Grez : psychologue clinicien 

 

La sexualité en EHPAD

 

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La sexualité en ehpad

il faut oser certaine fois s'attaquer à des sujets encore tabou dans une société en retard sur la réalité.

Même si pour les familles qui confie leur proches aux professionnel des ehpad avec la charge pour ces dernier d'être le substitu famillial , d'être le garant moral de la personne confié il n'en demeure pas moins que le regard du soignant à change.

Ainsi il existe une évolution importante de la mentalité des soignants vis-à-vis de la sexualité des personnes âgées celle-ci leurs apparait, normale au grand damne des famillequi voient généralement d’un mauvais oeil la sexualité de leurs parents, ou pire s’autorisent  à faire entrave à la vie sexuelle de leurs parents mais tolèrent mieux la sexualité chez les autres personnes âgées. des avancés significatives de la profession

une récente étude conduite avec comme support un questionaire montre à lévidence un changement de mentalité des soignants,  autrefois considéré comme pathologiques et sanctionnées comme telles…(bromure, psychotropes…) les manifestations sexuelles des personnes âgées vivant en ehpad sont considéré comme phénomène naturel.

elle est le prolongement d’une vie d’adulte, elle n’est pas la traduction d’une évolution démentielle, elle n’est pas un désordre à traiter médicalement.

mais le personnel soignant souligne les difficultés de comprehension rencontré avec les familles.

Il est évident que chaque situation doit être considére avec beaucoup de pragmatisme, ainsi une relation dont l'un des deux adultes ne serait pas consentant verrait l'intervention de l'équipe pluridisciplaire pour en trouver les solutions, à l'instar d'une relation consentante qui serait pour nous tous une lecon que la sexualité ne meurt pas avec l'âge.

Auteur :Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr  

 

 

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Le maton de l'EHPAD

maton-1.jpgLe maton* de l’EHPAD

Je suis aide soignant dans l’UPPD**  d’un EHPAD***.

L’organisation de mon travail ainsi que la mise en œuvre dans la prise en charge des personnes âgées correspond à ce que j’attends de ce métier de soignant.

La structure s’adapte aux résidents et cela se traduit par un rythme de vie qui s’adapte à ces derniers, réveil, toilette, déjeuner, sieste, animation… plus soins bucco dentaires, chose assez exceptionnelle.

Toute la journée est ponctuée autour du rythme de vie du résident et pourtant tout ne va pas pour le mieux pour eux.

Tout pourrait être parfait sauf que …. !

Chaque matin lorsque je prends mon service dans l’enceinte de l’UPPD un comité d’accueil m’attend. Elles sont en général deux ou trois, parfois plus.

Elles sont là debout, habillées, il y a Md G… qui  comme d’habitude a entassé des balluchons de vêtements à ses pieds, il y a aussi Md L…. qui porte des sacs bourrés d’habits et d’affaires,  Md T…. est là aussi, certainement pour prêter main forte,  ou pour  faire pression sur moi. Plus elles sont nombreuses et plus elles espèrent obtenir des choses de ma part. D’ailleurs à quoi pense à cet instant Md T … elle ne parle pas beaucoup mais observe l’œil malicieux. Elle échafaude un plan pour sa future fugue, déjà deux fugues à son actif,  ne dit on pas « jamais deux sans trois ». J’ai intérêt à avoir l’œil sur elle, car c’est la seule des trois qui m’accueille avec un sourire ironique espérant me berner et sortir.

Toutes les trois ont un seul mot aux lèvres, un seul désir, une seule demande, elles veulent partir, sortir…

Le besoin de retourner chez elles, de retrouver leur maison (car ici ce n’est pas chez elles) est permanent. Md G…. en particulier, qui  depuis son arrivée à toujours ses affaires emballées dans ses valises, prête à partir malgré l’acharnement du personnel à lui ranger ses affaires tous les jours, elle arrive à tout remettre dans ses valises et toute la journée elle me supplie de la faire sortir pour qu’elle puisse retourner chez elle, pour que je puisse lui appeler un taxi…

Pour moi c’est toujours le même supplice à tel point que je ne m’en aperçois même plus, que je ne la perçois plus, je ne la vois plus  parmi les autres. Souvent je  culpabilise, je ne sais quoi répondre à son désir de quitter cet endroit , la rassurer, la prendre dans mes bras, une main sur son épaule, mais lui dire quoi ?

Accuser son docteur qui a fait la prescription d’entrée, c’est si simple de retourner la faute sur les autres et de tourner les talons ; d’autant plus qu’elle n’est pas seule dans cette volonté de fuir, et moi, seul, je dois affronter toute la journée la décision conjointe des familles et médecins :  leurs décisions de placement. Md G….. reste souvent assise devant la porte d’entrée principale de l’unité,  unité fermée par un digicode, et à chacun de mes passages devant elle, elle m’indique que ses bagages sont faits et qu‘elle est prête pour sortir afin de retournez chez elle.

Un jour pendant les soins, Mr L….. me fit cette réflexion : pourquoi je suis ici ? est ce que j’ai fait quelque chose de mal pour me retrouver ici, en prison ? que répondre ? Entendre un résident certifié Alzheimer parler avec autant de lucidité.

C’est violent, déroutant, à cet instant j’aimerai vite trouver un trou de souris pour m’y cacher.

En sortant d’une chambre après un soin, Md  P… m’interpelle « dites moi Mr, comment ont fait pour sortir d’ici ? C’est un piège ici… ! et Md L…. de surenchérir "c’est une honte ce qui se passe ici", et puis s’adresse à Md L…. " il faut voir avec  l‘infirmière pour se tirer d’ici".

Décidément je vais finir par ouvrir les portes de l’unité et voir comment cela va se passer et  voir comment tout ce monde se précipitera dehors pour s’enfuir.

Et si un jour j’osai, histoire de voir la tête du directeur,  lorsqu’il verra passer devant son bureau  une quinzaine de personnes âgées se précipitant vers l’extérieur de l’établissement.

UPPD, CANTOU***, Unité Protégée, ce sont des petites structures au sein des EHPAD qui accueillent entre 15 et 20 résidents dans un lieu surveillé 24 /24H par un personnel formé à l’accompagnement des personnes âgées.

Chacun se relait pour assurer des soins de confort, des soins de vie.

Il faut savoir que pour être admis dans ce genre d’unité, il faut qu’une prescription médicale soit délivrée par le médecin coordonateur.

C’est une contention architecturale, un système carcéral sophistiqué, coloré et habillé de projet de vie individualisé, d’évaluations…

Les unités protégées sont souvent des structures dotées d’un espace sensoriel, ou d’un jardin thérapeutique histoire d’oublier que les portes du monde extérieur se sont fermées à jamais sur eux

*jargon utilisé pour désigné un gardien de prison

**unité pour personne dépendante « Alzheimer ou démence associé »

*** établissement pour personnes âgées dépendantes

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autorisation sur soignantenehpad@gmail.com

 

 

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Le parler pépé,mémé en EHPAD

 

 

 

Bien souvent le personnel des EHPAD   oublie que la maltraitance peut revêtir une forme plus vicieuse, en pensant bien faire, il utilise le côté affect, il nous semble parfois anodin à nous soignant d'appeler les résidents dont on a la charge "ma belle, mamie, ma chérie mon beau, mon chéri".

L’exercice au quotidien des soins de confort, la durée du séjour , les liens qui se tissent,  entrainent  un partage de l'intimité, l'accompagnement dans la vie quotidienne, contribue à renvoyer à un mode de vie familial, le vieillissement lui même modifie la distance dans la communication.

En vieillissant, le toucher est plus aisé pour les personnes âgées comme garder une main qu'ils viennent de serrer, la connaissance des déficits dans la démence enseigne aux soignants la communication non verbale.

Ce parler se caractérise par un rythme plus lent, une intonation exagérée, un ton de voix de hauteur élevée, un volume plus fort, de nombreuses répétitions, un vocabulaire et une grammaire simplifiés, l’utilisation de diminutifs ("mémé", "papy"…), la présence de petites questions ajoutées à la fin d'une phrase ("…, on y va ?"), l’utilisation de pronoms collectifs ( "on va manger") ou encore le tutoiement

Et pourtant en utilisant ce type de communication condescendant/infantilisant, nous pouvons, sans réellement en prendre conscience, renforcer la dépendance et favoriser l’isolement, ainsi que la dépression, une réduction de l'estime de soi au retrait social chez le résident, ainsi qu’une probabilité de résister aux soins (ou de rejeter les soins) s’accroît significativement en présence d’un langage "personnes âgées".» ce qui contribue à une spirale de déclin physique, cognitif et fonctionnel. .

Il existe pourtant des résidents ou résidentes qui souhaitent être appelés par leur prénom, une simple transcription sur le projet de vie, permet de respecter le choix du résident.

Bien souvent c’est aussi à la demande de la famille que le personnel peut appeler le résident par son prénom dans les deux situations le vouvoiement reste de rigueur

Une sensibilisation du personnel peut conduire à modifier le parler "personnes âgées" dans les EHPAD.

 

Auteur : Jomey stéphane

Responsable publication soignant en EHPAD.fr

Besoin psychologique des résidents d'un ehpad

 

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Patrick Zamparini
Aide-soignant en EHPAD
Formations scientifiques et gérontologiques
e-mail : patrick.zamparini@wanadoo.fr

 

BESOINS PSYCHOLOGIQUES DES RESIDENTS D’UN EHPAD ET ACCOMPAGNEMENT MUSICAL

 

Essai d’analyse et d’interprétation des besoins psychologiques des résidents d’un EHPAD au cours de la soirée, par le biais d’un projet d’accompagnement musical.

Par soirée, on entendra ici, la durée comprise entre la fin du dîner et la phase d’endormissement nocturne.

 Ce moment du nycthémère est marqué par une phase de grande activité juste après le repas, suivie d’une décroissance rapide de celle-ci, assortie d’un effondrement plus ou moins précoce (suivant la saison) de la luminosité naturelle, et de l’installation d’une ambiance sonore de plus en plus en calme.

Le soir après le dîner, les résident/es d’un EHPAD manifestent des besoins variés, auxquels le personnel soignant s’affaire à répondre au mieux.

Les comportements et les attentes sont fort divers. Prolonger la fin du repas pour le finir tranquillement ou discuter, s’attarder un moment dans le salon et regarder la télévision, déambuler librement, être guidé et aidé pour regagner rapidement la chambre, etc., autant de manifestations habituelles caractéristiques de la première partie de la soirée.

Un peu plus tard, la plupart des résident/es ont regagné leurs chambres, et certain/es ont entamé seul/es leurs rituels vespéraux habituels, tandis que d’autres attendent ou bénéficient déjà de l’assistance des soignant/es.

La soirée impose des conditions environnementales qui soumettent globalement les résident/es, à un certain isolement dans l’espace (chambre), visuel (diminution de la luminosité, réduction importante des activités humaines), sonore (autres résident/es, personnel, télévision, bruits extérieurs, …).

De plus, la journée s’achevant, une fatigue normale s’affirme, invitant spontanément les résident/es à un lâcher prise psychomoteur pré-nocturne.

Mais l’ensemble de ces circonstances, mettent à nu le psychisme des résident/es, et les invitent à la réflexion, voire à l’introspection.

Ceci pouvant en faire résulter, de l’ennui ou des inquiétudes, ou bien des interrogations existentielles , voire des angoisses …

Chaque personne âgée résout ses problématiques, à sa manière et en fonction des circonstances particulières.

Dans cet essai, sont d’abord examinés les circonstances vespérales, les manifestations comportementales et psychologiques des résident/es, et ce, à travers l’analyse de multiples observations réalisées dans un EHPAD, au cours de la pratique soignante ordinaire.

Puis, par le biais d’un projet d’accompagnement musical spécifique, tous ces aspects sont rediscutés en corrélation avec l’analyse de l’oeuvre musicale proposée.

Ici, le projet d’accompagnement musical est à comprendre non pas comme un objectif pratique en lui-même, mais bien comme un procédé original pour tenter de mieux comprendre certains aspects des besoins et des attentes vespéraux des résident/es d’un EHPAD.

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état de vieille atténué chez des résidents d'un EHPAD

Patrick Zamparini
Aide-soignant en EHPAD
Formations scientifiques et gérontologiques
e-mail : patrick.zamparini@wanadoo.fr

 

ETAT DE VEILLE ATTENUEE CHEZ DES RESIDENTS EN EHPAD 


APPROCHES PSYCHOLOGIQUE ET PHILOSOPHIQUE


Essai d’interprétation psychologique et philosophique des états de veille atténuée, chez des personnes âgées séjournant en EHPAD, par analogie critique avec des états de « rêveries » décrits par J.J. Rousseau. Intérêt d’une telle approche dans la pratique courante des soignant/es.


Nombreux sont ces résident/es, qui assis dans leurs fauteuils ou allongés dans leurs lits, soit le soir, soit l’après-midi, ainsi d’ailleurs qu’à tout autre moment de la journée, présentent à l’observateur, leurs visages détendus, leurs yeux plus ou moins ouverts, mais paraissant inattentifs à leur environnement, ou bien d’une manière éminemment passive.

Ils sont là, non comme en sommeil véritable, mais laissent plutôt à penser que leurs activités tant psychomotrices que cérébrales pures, soient à ce point amenuisées, que leur observation ne donne à les concevoir que comme « somnolents ».

Sans doute oscillent-ils entre des états de sommeil superficiel et des états de veille ordinaires.

Leurs états demeurent cependant, rétifs à une définition objective, si on ne les crédite pas de suffisamment d’attention.

Pensent-ils ? Rêvent-ils ? Ces moments sont-ils agréables ou contraire déplaisants, ou bien ennuyeux, ou encore neutres ?

La perception du temps est-elle modifiée ? Ont-ils l’impression d’exister moins intensément ?


Serait-il possible qu’à l’instar des descriptions de J.J.Rousseau dans ses « Rêveries d’un promeneur solitaire », les résident/es concerné/es, accèdent à des états particuliers de conscience, au cours desquels leur sensation d’exister est avantageusement exacerbée, au détriment des états de contraintes que leur imposent leurs états de vieillesse et de dépendance ?


A partir d’observations et de dialogues réalisés avec la collaboration de deux résident/es dûment choisis, une analyse d’ordre psycho-philosophique est proposée, en prenant comme référence analogique, certains états de « rêverie » décrits par J.J.Rousseau .

Certains aspects neurophysiologiques et neuropharmacologiques sont également discutés.
L’objectif de l’exposé est d’une part de démontrer la réalité d’états de veille atténuée avec conscience existentielle exacerbée, au bénéfice spontané des concernés, et d’autre part, à illustrer l’utilisation d’une approche méthodologique à priori peu usuelle en EHPAD.

veille-atténuée-des-résidents-d'un ehpad-et-état-de-reveries-jj-rousseau.pdf veille-atténuée-des-résidents-d'un ehpad-et-état-de-reveries-jj-rousseau.pdf